Archives pour la catégorie plats japonais

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Gomadofu

Du tofu qui n’en est pas… C’est une définition en creux de ce « tofu de sésame » (goma = sésame), petit plat typiquement japonais que j’ai redécouvert pendant mon (court) séjour au Japon, la semaine dernière.

Quel plaisir de retourner là-bas, d’avoir le luxe de flâner, de redécouvrir, de tout (re)goûter… Au retour, histoire de prolonger le voyage, j’ai pris le temps de refaire des recettes que j’avais presque oubliées. Le gomadofu en fait partie. C’est l’un des petits mets typiques de la « shôjin ryôri », la cuisine des monastères nippons, frugale mais raffinée.

gomadofu-petitC’est sa consistance que j’aime le plus : un peu élastique, tendre et moelleuse, elle met en valeur la saveur du sésame et peut s’accommoder en version aussi bien sucrée que salée. J’ai réalisé deux versions (une au sésame noir et une au sésame blanc), et je n’arrive pas à trancher. Si la version « sésame noir » est un peu plus douce, la version « tahin » est peut-être plus savoureuse… Bref, il faut les deux !

Pour la dégustation, j’ai testé la méthode traditionnelle (sauce à base de soja, tiges d’oignons nouveaux hachées, sésame torréfié et broyé) mais également une version sucrée, dans laquelle j’ai mélangé gomadofu, yaourt de soja vanillé, thé matcha et rondelles de banane… Pas orthodoxe mais génial au petit-déjeuner.

Si vous n’avez pas peur des expérimentations, lancez-vous ;) La consistance est surprenante mais complètement addictive. Je suis fan !

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Gomadofu

Pour 8 minis

45g de kuzu*
15g de purée de sésame blanc (tahin)
15g de purée de sésame noir (on peut utiliser uniquement du sésame blanc ou uniquement du noir)
400 ml de lait d’avoine ou de soja
1 pincée de sel
2 c. à soupe de sauce de soja (shôyu)
2 c. à soupe de vinaigre de riz complet
1 c. à café de miel, sirop de riz ou d’agave
Sésame blond toasté
Tiges d’oignon nouveau ou ciboule

Si vous utilisez les deux couleurs de sésame, procédez en deux temps.
Délayer la moitié du kuzu dans une casserole avec un peu de lait, puis incorporer la purée de sésame blanc. Une fois le mélange bien homogène, ajouter progressivement le lait (on en utilise 200 ml dans ce cas) et le sel. Porter le mélange à légère ébullition sans jamais cesser de remuer, et poursuivre la cuisson sur feu doux pendant 5 bonnes minutes. Il est important de remuer sans cesse. Répartir la « pâte » obtenue dans 4 mini moules à muffins en silicone (ou des ramequins huilés).
Procéder de même avec la moitié du kuzu et du lait en ajoutant la purée de sésame noir.
Placer au frais pendant au moins 2 heures.
Démouler et couper en tranches ou en cubes. Préparer une sauce en mélangeant la sauce de soja, le vinaigre et le sirop. Broyer grossièrement le sésame et hacher finement les tiges d’oignon. Servir le gomadofu avec un peu de sauce et décorer d’oignon et de sésame.

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* Kuzu, kouzou ou kudzu : ingrédient japonais indispensable dans cette recette (aucune substitution possible) ! On en trouve dans les bons magasins bio sous la marque Celnat (le mien vient de chez Satoriz). Il s’agit d’une racine réduite en poudre grossière qu’il est nécessaire de diluer dans un peu d’eau ou de lait avant usage.

+ Version « petit-dèj » : couper en tranches 4 mini gomadofus, ajouter 1 banane en morceaux et 1 yaourt de soja à la vanille mélangé avec 1 à 2 c. à café de thé matcha.

+ Version cacahuète : remplacer la purée de sésame par de la purée de cacahuète. On peut bien sûr essayer des versions amande, noisette ou noix de cajou, certainement encore meilleures avec un accompagnement « sucré » ou au petit-déjeuner.

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Sushis végétariens… et design

sushi_bio_vegetarienJuste avant les vacances de Noël, j’ai reçu le frère jumeau de Veggie burger, un très joli livre sur les sushis végétariens paru pile en même temps aux éditions La Plage. But de l’ouvrage ? Démontrer qu’il n’y a pas que le thon et le saumon dans la vie des sushis et que les variations végétariennes peuvent non seulement être délicieuses mais également très jolies, voire carrément design. En plus des tous les basiques à connaître (cuisson et coloration du riz, préparation des pickles, des garnitures), on y trouve une trentaine de recettes très bien expliquées pour rouler « autrement ».

Juste pour vous montrer, j’ai tenté le sushi « carré » de la couverture. Simplissime à réaliser, il en jette quand même beaucoup plus que le maki lambda. L’occasion de faire les présentations avec ma nouvelle garniture préférée, j’ai nommé la salade de chou rouge inspirée de 100% végétal

sushis-carresSushis végétariens au chou rouge

Pour 2 personnes

1 verre de riz à sushi
1 c. à soupe de vinaigre d’umebosis (ou de framboise)
2 c. à soupe de vinaigre de riz
1 petit morceau de chou rouge
2 c. à café de graines de sésame blond toasté
1 pointe de couteau de moutarde
1 c. à soupe d’huile de sésame toasté (ou olive, germe de blé…)
3 feuilles d’algue nori
Sel, sucre de canne blond, sauce de soja

Autres garnitures possibles : bâtonnet de carotte, de daikon, de concombre, de poivron, de tofu, lamelles d’avocat, de poisson cru ou fumé…

sushis-carres2Préparation :

Cuire le riz. Diviser en deux portions. Mélanger une portion avec sel, sucre et vinaigre d’umebosis (ou autre vinaigre rosé). Même chose pour l’autre portion avec 1 c. à soupe de vinaigre de riz. Emincer ulrta finement le chou rouge. Mélanger avec les graines de sésame. Préparer une petite vinaigrette en battant moutarde, sauce de soja, 1 c. à soupe de vinaigre de riz et l’huile de sésame. Mélanger avec le chou.

Montage :

1 – aligner devant soi une feuille d’algue nori et les deux tiers d’une autre feuille (coupée aux ciseaux). Sceller la jointure à l’aide de grains de riz écrasés. Tremper les mains dans un peu d’eau et étaler le riz coloré sur la moitié de la surface d’algues, puis couvrir l’autre moitié avec le riz non coloré. Laisser une bande de 2 cm libre sur le haut de la feuille. Saisir le bord de la feuille de nori devant soi et l’enrouler en serrant bien jusqu’au bout. Couper le rouleau obtenu en quatre dans le sens de la longueur (pas en rondelles), à l’aide d’un couteau tranchant essuyé avec un linge humide.

2 – Souder à l’aide de quelques grains de riz le tiers de feuille de nori restant dans le prolongement de la 3è feuille, puis placer sur la natte en bambou. Déposer dessus, juste devant soi, deux quarts de rouleau, côté coupé dessous, côtés arrondis du nori tournés l’un vers l’autre. Placer de la garniture au chou rouge dans le creux formé entre les deux quarts de rouleau. Poser dessus les deux autres quarts, côté coupé vers le haut, l’ensemble formant un carré avec la garniture au milieu. Saisir la natte entre le pouce et l’index par l’extrémité juste devant soi et enrouler en appuyant délicatement pour conserver la forme carrée.

3 – Placer le rouleau sur une planche à découper, jointure en-dessous. Trancher le rouleau en 8 à 10 pièces à l’aide d’un couteau tranchant essuyé dans un linge humide entre chaque découpe.

Déguster avec de la sauce de soja.

Sushi végétarien, de Brigid Treloar, éditions La Plage, janvier 2014.

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Nouilles soba à l’avocat et au natto

Depuis quelque temps, je suis de plus en plus souvent amenée à déjeuner toute seule chez moi. Et vous savez quoi ? J’adore ça, pour plein de raisons. Pas besoin de chercher à faire plaisir à un moins de 4 ans récalcitrant, ni de mettre en route un triptyque entrée-plat-dessert pour ceux qui ne peuvent se passer ni du début ni de la fin… Il n’y a que moi à écouter, et comme je ne suis pas compliquée, c’est trop facile. Pas d’entrée, ni de dessert (plutôt deux carrés de chocolat noir à 80% et un bon café), et une belle assiette avec tout dedans.

nattomaki

Et puis le top, dans ces moments-là, c’est que je peux sortir tous mes produits fétiches sans lasser ni épouvanter qui que ce soit. Eh oui, ladies and gentlemen, le natto is back ! Dans la perspective de ces nombreux déjeuners en solitaire, je me suis commandé pas moins de 5 boîtes de ce soja fermenté (bio) produit à Draguignan par le Natto du dragon. Elles se conservent parfaitement bien au congélateur, et il suffit que j’en sorte une la veille pour qu’elle décongèle tranquillement au frigo. Une boîte fait facilement une base pour trois repas. Il suffit d’y ajouter un peu de moutarde, de sauce de soja, et de touiller sans faiblir ! (Pour rappel, voir ma description du natto ici)

Mes petites préparations chouchou avec le natto :
– riz bien chaud, salade (ou roquette, mizuna) fraîche, natto – le tout, bien mélangé !
– nouilles soba à la sauce de soja, cubes d’avocat, graines de sésame et natto (avec ou sans roquette ou mizuna) ;
– maki sushis avocat-natto

C’est « umami », ça nappe le palais, c’est régressif dans la consistance, le côté un peu bouillie, c’est bon pour la santé et plein de probiotiques… Bref, c’est tout ce que j’adore !

nattosobaNouilles soba à l’avocat et au natto

Par personne

80 g de nouilles soba (pâtes de sarrasin)
1/3 de boîte de natto du Dragon
1 c. à café de moutarde
1 c. à soupe de sauce de soja
1/2 avocat
1 c. à soupe de graines de sésame

Porter une casserole d’eau à ébullition et y plonger les soba pendant 5 mn, en remuant régulièrement. Pendant ce temps, remuer vivement le natto avec la moutarde et la sauce de soja, à l’aide de baguettes. Couper l’avocat en dés et placer dans une assiette avec les graines de sésame. Egoutter les soba et replacer dans la casserole. Mélanger avec le natto. Verser sur les dés d’avocat, remuer et déguster sans attendre.

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Daikon rice cakes

Suite de mes aventures avec le daikon japonais (tout jeune et tout mignon, donc ultra frais et beaucoup moins piquant qu’un radis noir, je le précise pour cette recette !).

Ceux qui me suivent via Facebook ont pu le constater : je me suis mise au pain express, et notamment aux petits pains vapeur. Dans mon prochain livre, écrit à quatre mains avec ma chère Estérelle, vous pourrez trouver plusieurs petits pains vapeur : au jus de carotte, aux épinards, à la purée de patate douce… Depuis que je me suis penchée sur la question, on ne m’arrête plus : il y a presque tout le temps du pain (ou quelque chose d’approchant) qui lève tranquillement dans mon cuit-vapeur.

Pour ce daikon-ci, pas de pain, mais une autre préparation vapeur appelée « rice cake » en cuisine asiatique – quelque chose à mi-chemin entre le muffin et le gâteau de riz, avec la consistance un peu pâteuse/collante que j’affectionne beaucoup (âmes sensibles dûment prévenues !). Ils sont un peu relevés, parfaits en accompagnement d’un petit plat un peu asiatique, ou d’une simple poêlée de légumes.

Vous n’avez pas de daikon ? Pour cette recette, optez pour du chou-rave ou du navet. Evitez le radis noir qui serait trop fort.

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Daikon rice cakes

Pour 8 mini cakes

200 g de daikon cru râpé
8 gros champignons de Paris ou 4 shiitakés
1 échalote
1 c. à café d’huile de sésame toasté (ou d’olive)
1 c. à soupe de ciboulette hachée
1 c. à café de sauce soja
85 g de farine de riz complet

Placer le daikon râpé dans une casserole avec 1/2 verre d’eau et cuire pendant 10 mn sur feu doux. Peler et émincer les champignons et l’échalote. Faire revenir dans l’huile. Saler, poivrer et mélanger avec la ciboulette et la sauce de soja. Presser le daikon pour récupérer le jus. Ajouter un peu d’eau au jus pour obtenir 200 ml. Placer la farine de riz dans un saladier et mélanger avec le daikon. Ajouter le jus tout en délayant à l’aide d’une fourchette. Incorporer le mélange aux champignons. Répartir le tout dans 8 moules à muffins en silicone. Placer dans le panier vapeur et cuire à la vapeur pendant 45 mn. Servir chaud ou tiède.

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Salade de chou à la japonaise

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Vous savez, « la » salade de chou pas si nippone que ça, que l’on trouve dans tous les restaurants « japonais » de France ? Je n’ose recenser le nombre de mails que j’ai reçus me demandant si j’avais « la » recette… Certes non (il doit y en avoir, des ingrédients pas bien beaux bios, dans la sauce de ces restos !), mais j’en ai une qui s’en rapproche, et qui est drôlement bonne ! C’est « la » sauce qui fait manger du chou à Clea… notez l’exploit !

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Salade de chou à la japonaise

Pour 1 chou blanc/vert pommé gros comme deux poings :

1 c. à café bombée de purée de sésame
1 c. à café de miel ou de sirop d’agave
1 c. à soupe de sauce de soja
2 c. à soupe d’assaisonnement au riz complet
3 c. à soupe d’huile de sésame toasté*
2 c. à soupe de graines de sésame grillées

Laver le chou. Emincer le plus finement possible (un bon couteau est nécessaire !). Pour la sauce, mélanger tous les ingrédients dans l’ordre. Assaisonner la salade, et laisser si possible mariner 12 à 24h au frigo (le chou n’en sera que plus tendre).

* La différence avec l’huile de sésame non toasté est incomparable. Si vous n’en trouvez pas, utilisez une autre huile dont vous appréciez la saveur : noix, noisette, germe de blé, ou même olive.

 

Maki pika pika et don don d’Hissa Takeuchi

Samedi dernier, j’étais invitée par monbento.com à un atelier de cuisine chez Hissa Takeuchi, chef du restaurant Kaiseki, Paris 15è. Ce fut tout une expédition (un an et demi que je n’étais pas « montée » à la capitale, une chaleur écrasante, et seulement 6 heures sur place !), mais une journée dont je me souviendrai longtemps.

Crédit photo : Jullette Valtiendas

Un chef à la casquette vissée sur la tête, assortie d’un grand sourire et de mains magiciennes qui coupent, assemblent et transforment plus vite que leur ombre une simple feuille de salade en une véritable œuvre d’art. Le bonheur de sentir, toucher et déguster des produits de « là-bas » : umeboshi, riz japonica, shiso, jus et écorce de yuzu au piment… D’un coup, avec toutes ces odeurs et ces saveurs, une bouffée de souvenirs est remontée à la surface. Rien que pour ça, ça valait le déplacement !

Ce que je retiendrai à coup sûr de cet atelier :

– Tartiner les maki, c’est plus joli !
Le chef nous a appris à réaliser des maki pika pika et don don. Il s’agit de simples maki sushis inversés garnis de légumes crus. Pour les réussir, il faut simplement utiliser le bon riz, le riz japonais « japonica ». Le petit truc en plus consiste à les tartiner, une fois découpés et tournés dans le sens de la dégustation, de purée d’avocat ou de mangue, puis de framboises écrasées. Il suffit d’étaler les fruits à l’aide d’une spatule métallique, sans s’embêter à les mixer ni à les écraser à la fourchette. C’est joli, frais et délicieux.

Crédit photo : Jullette Valtiendas

– Un riz bien parfumé, c’est meilleur !
Le riz du jour était parfumé au vinaigre de cerises sauvages fait maison. Une pure merveille… Mais si vous n’avez pas pensé à en faire avec votre récolte annuelle, rassurez-vous, tout n’est pas perdu. Utilisez donc du vinaigre d’umebosis, doux et acidulé, qui s’accorde parfaitement avec les fruits.

– Un bento fruité, c’est malin !
Le bento final était constellé de baies rouges et noires (groseilles et myrtilles) – une autre idée à retenir absolument, car ces baies fraîches, qui forment une parfaite alliance avec le poisson, fournissent de la vitamine C et aident de ce fait le bento à bien se conserver.

Le Manuel pratique du bento, Hisayuki Takeuchi, 19 euros.

Toutes les photos sont disponibles en ligne : clic

Soirée temakizushi

Je serai à la Fnac de Grenoble (Victor Hugo) samedi 21 juin pour une signature de mes livres, de 15h à 17h. J’espère vous y (re)voir nombreux, que vous ayez ou non un livre à faire signer ;)

***

Pendant mon voyage au Japon, j’ai fait escale chez une amie japonaise fine gastronome, qui nous avait invités pour une soirée « temakizushi ». Le concept ? Du riz, des garnitures, des feuilles de nori, et chacun peut composer son cornet de sushi en libre service ! Bref, c’est un peu la crêpe party à la japonaise : ça ne demande pas beaucoup de préparation, et chacun arrive à y trouver son bonheur – qui l’omelette, le sashimi de saumon, l’avocat bien fondant…

Mode d’emploi

On commence par poser un rectangle de nori sur la paume de la main. On le couvre de riz sur une moitié seulement. On dispose la garniture choisie sur le riz, et on roule. Souvent, au début, on met trop de riz, trop de garniture, tout déborde, l’algue explose… et la fois suivante, on est déjà un pro.
On déguste, avec sauce soja, wasabi et gingembre mariné.

Liste des courses pour 6 personnes

– 600 grammes de riz japonais ou bien de riz rond blanc
– 3 paquets de 10 feuilles d’algue nori (carrés que vous couperez en deux pour obtenir des rectangles)
– 2 grandes tranches de saumon fumé
– 8 sashimi de saumon surgelés (Picard)
– 1 pavé de thon albacore surgelé (Picard)
– 1 grosse boîte de thon en conserve
– 1 gros avocat mûr à point
– 1/2 concombre
– 1/4 de laitue
– vinaigre de riz, sauce de soja, sucre, sel
– wasabi, gingembre mariné
– 4 oeufs
– options : graines germées, graines de sésame toastées, surimi (faut aimer !)…

Préparatifs

Le matin-même, penser à placer le poisson surgelé au réfrigérateur pour qu’il décongèle pendant la journée.
Deux heures avant que les invités arrivent, cuire le riz (il faut qu’il ait le temps de refroidir un peu avant leur arrivée). Si vous avez un cuiseur à riz, c’est le top, mais sinon, une bonne casserole sera parfaite. Une fois le riz cuit, lui ajouter le vinaigre, le sel et le sucre pour obtenir le riz à sushi (10 cl de vinaigre de riz, 1 c. à café de sel et 1 de sucre).
Pendant la cuisson du riz, laver la salade, couper le concombre en bâtonnets et l’avocat en tranches, découper le pavé de thon en lamelles, mélanger le thon cuit avec un peu de sauce salade (ou mayonnaise, ou moutarde + un peu d’huile…). Pour l’omelette, mélanger les oeufs avec un peu de shôyu, et cuire en deux fois, en enroulant l’omelette sur elle-même pendant la cuisson, avant de la couper en lamelles. Il suffit ensuite de disposer chaque ingrédient dans une petite coupelle.

Ding dong !

Tout doit être sur la table, et chacun pioche à sa guise en composant ses assortiments préférés (et on ne se moque pas !). On a aussi le droit d’inventer un gage pour celui qui laissera choir toute sa garniture dans sa coupelle de sauce soja ;)

Exemples :
– saumon cru + avocat + graines de sésame
– thon cuit + salade + graines germées
– omelette + concombre + surimi…

Et en dessert ?

Comme après une raclette ou une bonne tartiflette des familles, on est calé ! Mais il reste toujours un peu de place pour un bon sorbet maison, une salade de fruits, ou une crème dessert.

Conclusion !

La soirée temakizushi est idéale pour inviter ses amis le soir en semaine, quand on a peu de temps à accorder à la préparation du dîner (2 heures à prévoir tout au plus, à cause de la cuisson du riz).
Bien entendu, il faut choisir ses amis soigneusement : assurez-vous qu’ils sont ouverts d’esprit, prêts à manger avec les doigts, à piocher à la baguette, et à apprécier le poisson cru et les feuilles d’algue…


Lire aussi ma recette sur Goosto

Tout savoir sur les maki sushi

Les maki sushi, c’est un peu une recette-nostalgie pour moi. Il y a trois ans, je publiais ma recette sur ce blog, avec son pas à pas. A l’époque, c’était le tout premier de la blogosphère mais depuis, ils se sont multipliés et vous en trouverez des dizaines, souvent bien plus jolis que le mien ! Alors, quand Goosto m’a demandé de réaliser un dossier « spécial maki sushi », je n’ai pas hésité – c’était l’occasion pour moi de refaire ma recette afin de la peaufiner, et de tester également des variantes plus fantaisie.

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Ainsi, vous trouverez sur Goosto :

Des maki au saumon frais et algue nori
Des maki au saumon fumé et omelette fine
Des maki inversé, dits California rolls
Et des temaki, ou maki en cornet

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Sans oublier mes recettes de sushi sur Clea cuisine

Maki au flétan fumé
Maki en grande quantité
Maki végétariens au riz complet
Nigiri sushi au riz rouge
Onigiri
Recette de base des maki

Et une astuce pour utiliser un reste de riz et de garniture :

– placer un film étirable dans le fond d’un coquetier.
– ajouter un peu de garniture.
– tasser un peu de riz par dessus.
– retourner sur une assiette, ôter le film et… continuer jusqu’à épuisement !

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Le résultat est très mignon, parfait pour décorer des assiettes de maki ou bien pour compléter un bentô, par exemple.

Des questions sur les ingrédients, la technique ? Les commentaires sont à vous !

Porc tonkatsu

Afin de terminer en beauté notre « Semaine japonaise », voici une de mes recettes préférées de mes années au pays du Soleil Levant : le tonkatsu ! Je vous en avais déjà parlé en mentionnant mon restaurant japonais parisien préféré. Cette recette est l’exact opposé de ma cuisine habituelle : de la viande panée et frite ! Comme quoi, parfois les contraires s’attirent, et l’important, c’est bien la variété ;)

Ce plat me rappelle le Japon avec une grande force. Je me revois sur mon petit vélo, à pédaler, souvent sous des trombes d’eau, le parapluie dans une main et le « tonkatsu bento » dans l’autre. J’en achetais souvent dans des petites échoppes de plats à emporter, pour quelques centaines de yens. Le challenge était d’arriver à destination tant que la panure était encore chaude et croustillante, et de ne pas se faire exploser le mini sachet de « sauce Bulldog » à la figure… Cette sauce, à base de fruits, de légumes, de sauce soja, de ketchup et certainement de caramel, est indispensable pour déguster le tonkatsu. On la trouve dans les épiceries asiatiques, assez facilement me semble-t-il.
[Pour les grenoblois : Carrefour asiatique à Saint Bruno, pour les parisiens : Kioko].

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Tonkatsu

Pour 2 personnes en plat principal

Pour le porc :
2 escalopes de porc assez fines
2 c. à café de purée d’ail
Farine
1 oeuf
Panko (chapelure grossière)
½ litre d’huile de friture
Sel et poivre du moulin

Pour servir :
Sauce tonkatsu (dite sauce bulldog)
200 grammes de riz blanc cuit
1/4 de chou chinois émincé

Oter du porc les éventuels morceaux de peau ou de graisse restants. Tartiner sur chaque morceau de viande 1 cuillerée de purée d’ail, saler et poivrer. Fariner chaque morceau. Dans une assiette, battre l’œuf en omelette. Dans une autre, verser un peu de panko. Passer le porc dans l’œuf puis dans le panko, de manière à le paner généreusement. Faire chauffer l’huile de friture dans un wok. Une fois l’huile chaude, déposer les deux morceaux de porc et laisser cuire une dizaine de minutes environ, en retournant plusieurs fois. La croûte doit être bien dorée et croustillante. Egoutter sur du papier absorbant. Servir sans attendre, avec le riz et le chou, nappé de sauce à tonkatsu.

Et aussi :
Chicken katsu
Index des recettes japonaises

Poulet teriyaki

Non, vous ne rêvez pas, voici une recette de poulet ! Je ne mange pas très souvent de la viande, mais je me rends compte que j’ai généralement tendance à l’accommoder « à l’asiatique » : un peu sucrée salée, souvent caramélisée, avec au choix gingembre, graines de sésame… C’est comme cela que je la préfère !

Pour poursuivre cette « Semaine japonaise », voici donc la recette du poulet teriyaki. La sauce teriyaki est un délice, elle est très savoureuse et nappe agréablement la viande. J’aime servir ce poulet avec du riz blanc et du chou chinois finement émincé, mais rien n’empêche de le consommer avec d’autres céréales, ou encore de recycler les restes dans une salade.

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Tori no teriyaki

Pour 2 personnes en plat principal

Pour le poulet :
100 ml de bouillon de volaille
4 c. à soupe de sucre
2 c. à soupe de sauce de soja
3 c. à soupe de vinaigre de riz
2 c. à soupe de sake (alcool de riz)
2 filets de poulet
2 c. à soupe de farine blanche
2 c. à soupe d’huile de sésame
1 c. à soupe de graines de sésame blond toastées
Sel et poivre du moulin

Pour servir :
200 grammes de riz blanc cuit
1/4 de chou chinois émincé

Dans une casserole, verser le bouillon. Ajouter le sucre, la sauce de soja, le vinaigre de riz et le sake. Porter à ébullition et laisser frémir pendant une dizaine de minutes. Réserver. Oter des filets de poulet les éventuels morceaux de peau ou de graisse restants. Saler, poivrer et fariner chaque filet. Chauffer l’huile d’olive dans une sauteuse et faire cuire les filets de poulet 4 minutes de chaque côté. Ajouter la sauce et laisser cuire pendant 5 minutes supplémentaires, en retournant le poulet deux ou trois fois. Servir le poulet sur un lit de riz et de chou émincé, nappé de sauce et parsemé de graines de sésame toastées.

Et aussi :
Saumon façon teriyaki
Index des recettes japonaises