Pour la rencontre Marmiton de Grenoble, à laquelle j’étais vraiment impatiente de me rendre, j’avais décidé d’apporter des sushi. Pourquoi des sushi ?
Parce que ma cuisine n’étant pas vraiment équipée, il me fallait quelque chose qui ne nécessite pas de cuisson compliquée.
Parce que c’est à la mode, donc tout le monde se devrait de goûter !
Parce que ça a l’air très compliqué à faire, alors que c’est finalement très simple – Juste une question de tour de main !
Alors, vous aussi, faites des sushi pour épater vos amis ! Et pendant que vous y êtes, faites-en de grandes quantités, histoire que vos amis soient réellement impressionnés par le temps que vous aurez passé en cuisine ! En réalité, le plus long dans les sushi, c’est la cuisson du riz. Et on est bien d’accord : faire cuire 100g de riz ou 1kg, finalement, ça ne prend pas plus de temps.
La veille de la rencontre Marmiton, j’avais invité mes parents à manger dans mon nouveau chez moi. Nous étions donc quatre à table, et j’avais décidé de faire des sushi en quantité industrielle pour pouvoir à la fois nourrir quatre personnes et en amener une trentaine à la rencontre Marmiton du lendemain.
Pour faire tous ces sushi, il vous faudra :
2h de temps libre
1kg de riz rond (acheté en grande surface)
1,25l d’eau
12cl de saké (alcool de riz, facultatif)
12cl de vinaigre de riz (acheté dans une supérette asiatique, ou bien assaisonnement riz complet de la marque Lima, dans les magasins bio)
1 cuillerée à café de sel
1 cuillerée à soupe de sucre
1 paquet de 25g de feuilles d’algues nori (en supérette asiatique ou bien sous la marque Lima en magasin bio)
2 avocats mûrs
Quelques gouttes de jus de citron
1 gros filet de saumon (prendre du coeur de filet = sans la peau) (choisir un morceau rectangulaire, éviter les formes allongées en triangle)
1 petit concombre
Quelques feuilles de laitue
1 boîte de thon blanc au naturel (140g égoutté)
Un peu de sauce salade ou de mayonnaise
Du wasabi (acheté dans une supérette asiatique) ou bien du raifort (en grandes surfaces, rayon nourriture exotique / britannique)
De la sauce de soja (shôyu) (en grande surface, supérette asiatique ou magasin bio)
Une marmite
Un saladier
Une passoire
Une planche à découper
Une natte en bambou spéciale sushi (ou une feuille d’aluminium !)
Un très bon couteau
Un verre d’eau
Un bol d’eau
Deux grandes assiettes
1) Le lavage du riz (5mn)
Mettre le riz dans un grand saladier, couvrir d’eau froide et remuer le riz avec les mains pour enlever les impuretés. Retenir le riz avec les mains et évacuer l’eau. Recommencer deux ou trois fois, jusqu’à ce que l’eau soit claire. Eviter de trop laver le riz, cela lui enlèverait son amidon. Transférer le riz dans une passoire et laisser égoutter 15 minutes.
2) Pendant ce temps, préparer les garnitures (15mn)
Egoutter le thon, l’émietter dans un bol et ajouter une ou deux cuillerées de sauce salade ou mayonnaise. Mélanger et réserver au réfrigérateur. Laver deux ou trois feuilles de laitue. Egoutter dans du papier absorbant. Peler le concombre et le couper en bâtonnets épais de 5mm et longs de 6 cm environ. Couper le filet de saumon en bâtonnets de 1cm x 1cm x 9 cm. Filmer et réserver au réfrigérateur. Couper les deux avocats en deux, puis encore en deux pour obtenir de beaux quarts. Déposer sur une assiette et verser dessus quelques gouttes de jus de citron, pour éviter que l’avocat noircisse. Filmer et réserver au frais.
3) La cuisson du riz (30mn)
Placer le riz et l’eau dans une marmite, mettre un couvercle et porter à ébullition. Ne pas soulever le couvercle pendant toute la cuisson (si ça débord, réduire la chaleur). Maintenir l’ébullition pendant 5 mn, puis réduire la chaleur et cuire encore pendant 5-10 mn. Soulever le couvercle : toute l’eau doit être absorbée. Déposer un torchon propre par-dessus la marmite (à la place du couvercle) pour terminer la cuisson, pendant 10-15 mn. Pendant ce temps, mélanger le vinaigre de riz et le sel dans une petite casserole. Faire chauffer quelques instants à feu très doux, pour que le sel se dissolve. Ajouter le sucre. Une fois le sucre dissout, ôter la casserole du feu. Déposer le riz chaud dans un très grand plat (idéalement, un plat en bois, mais moi j’ai pris un grand plateau en plastique “ on fait avec ce qu’on a !). Verser dessus le vinaigre, et l’incorporer très délicatement avec une cuillère en bois. Avec un éventail, faire descendre la température du riz tout en remuant. Le riz doit rester chaud mais pas brûlant.
4) Le montage des sushi (60mn)
Poser en face de vous tous les ingrédients de la garniture, le plat de riz, les feuilles de nori, le wasabi (ou le raifort), une planche à découper, une natte spéciale sushi (ou bien une feuille d’aluminium), un bon couteau, deux grandes assiettes et un grand bol d’eau froide.
Les rouleaux au thon et à la laitue (Lettuce maki)
Poser devant vous la natte à sushi et disposer dessus une feuille d’algue nori. Mouiller vos doigts dans le bol d’eau, attraper une poignée de riz et l’étaler sur le nori. Ajouter suffisamment de riz pour avoir une couche de riz homogène. Laisser le bord opposé de la feuille de nori libre sur 3 cm environ. Déposer quelques morceaux de laitue sur le riz, dans la largeur, pour former une bande. Sur la laitue, déposer un tiers du mélange au thon. Soulever le bord du tapis proche de vous, rouler vers le haut en pressant pour que les ingrédients soient bien tassés. Presser avec la natte pour raffermir le rouleau. Rouler jusqu’au bout, et sceller le rouleau avec la bande de nori vierge de riz. S’assurer que le rouleau est bien fermé. Le déposer sur une assiette. Confectionner deux autres rouleaux au thon de la même façon.
Les rouleaux au saumon et à l’avocat (Ocean maki)
Poser devant vous la natte à sushi et disposer dessus une feuille d’algue nori. Mouiller vos doigts dans le bol d’eau, attraper une poignée de riz et l’étaler sur le nori. Ajouter suffisamment de riz pour avoir une couche de riz homogène. Laisser le bord opposé de la feuille de nori libre sur 3 cm environ. Avec un doigt, déposer une fine ligne de wasabi au milieu du riz, dans la largeur. Déposer deux quarts d’avocat sur le wasabi. Déposer deux bâtonnets de saumon à côté de l’avocat. Soulever le bord du tapis proche de vous, rouler vers le haut en pressant pour que les ingrédients soient bien tassés. Presser avec la natte pour raffermir le rouleau. Rouler jusqu’au bout, et sceller le rouleau avec la bande de nori vierge de riz. S’assurer que le rouleau est bien fermé. Le déposer sur une assiette. Confectionner trois autres rouleaux avocat saumon de la même façon.
Les rouleaux au saumon et au concombre
Poser devant vous la natte à sushi et disposer dessus une feuille d’algue nori. Mouiller vos doigts dans le bol d’eau, attraper une poignée de riz et l’étaler sur le nori. Ajouter suffisamment de riz pour avoir une couche de riz homogène. Laisser le bord opposé de la feuille de nori libre sur 3 cm environ. Avec un doigt, déposer une fine ligne de wasabi au milieu du riz, dans la largeur. Déposer trois bâtonnets de concombre sur le wasabi. Déposer deux bâtonnets de saumon à côté du concombre. Soulever le bord du tapis proche de vous, rouler vers le haut en pressant pour que les ingrédients soient bien tassés. Presser avec la natte pour raffermir le rouleau. Rouler jusqu’au bout, et sceller le rouleau avec la bande de nori vierge de riz. S’assurer que le rouleau est bien fermé. Le déposer sur une assiette.
Confectionner deux autres rouleaux saumon concombre de la même façon. Vous obtenez donc 10 rouleaux, que vous pouvez protéger avec du film alimentaire et mettre au frais au moins une heure, et jusqu’au moment de manger.Juste avant de manger, armez-vous de votre planche à découper, d’un très bon couteau et d’un grand verre d’eau. Déposer un rouleau sur la planche, tremper le couteau dans l’eau et découper le rouleau en 8 à 10 tranches (ne pas hésiter à remouiller très régulièrement le couteau). Déposer sur une assiette de service. Procéder de la même façon avec les 9 autres rouleaux, et servir immédiatement avec des petites coupelles de sauce de soja.
Otsukaresamadeshita ! (Bravo pour votre travail !)
Pour une fois, je n’ai pas trainé ! Voici la première recette tirée du livre « Les bonnes recettes au lait de soja », que j’ai effectuée le lendemain de son achat, pour contrecarrer ma tendance à acheter des livres de recettes en me contentant de regarder les photos sans jamais faire la recette !
Saumon et pommes de terre, sauce au lait de soja
Pour 2 personnes
2 pavés de saumon
4 pommes de terre
1 gousse d’ail
2 cuillerées à soupe d’huile d’olive
3/4 de tasse de lait de soja
1 cuillerée à café de dashi (bouillon) en poudre
sel, poivre
Faire cuire les pommes de terre à l’eau, en morceaux, jusqu’à ce qu’elles soient tendres. Réserver. Faire chauffer dans une poèle l’huile avec l’ail. Lorsque l’ail est doré, ajouter les pavés de saumon préalablement découpés en morceaux. Saler et poivrer. Une fois le saumon cuit, réduire sur feu doux et ajouter le lait de soja et le bouillon. Laisser chauffer doucement, puis ajouter es pommes de terre en remuant délicatement. Le lait de soja ne doit pas bouillir. Une fois les pommes de terre chaudes, servir.
Cette recette est une excellente surprise. J’ai même fini la sauce au lait à la petite cuillère pour ne pas en perdre une goutte ! Voilà qui change des recettes de poisson habituelles, sans être extraordinairement calorique. Le lait de soja donne au saumon et aux pommes de terre une douceur inimitable… Je vais m’empresser de tester les autres recettes de ce superbe livre !
Je vous le disais il y a quelques temps, j’en ai MARRE du riz blanc. Et des aliments raffinés en général : les pâtes, le pain blanc… C’est mon côté végétarienne hardcore qui ressort, comme dirait Estelle, j’ai besoin d’aliments complets ! En ce moment, je suis donc dans ma période riz complet. Et j’ai voulu faire un test : les sushi au riz complet. Je n’en avais jamais vu ni même entendu parler, mais je ne voyais pas pourquoi ça ne marcherait pas. Effectivement, le riz complet est moins collant que son copain blanc, donc la tenue est forcément moins bonne, mais avec un peu de patience on arrive à tout. Et comme vous pouvez le constater sur la photo, ça ne se tient pas si mal que ça !
Enfin, toujours grâce à Estelle, je suis également dans ma période cottage-cheese. Quand j’entâme un pot il faut le finir, mais comme j’en rachète un autre pour complèter il y a toujours du cottage-cheese à finir ! J’ai donc décidé d’en venir à bout cette fois-ci avec ces sushi au riz complet, cottage-cheese et salade de chou râpé (achetée toute prête !).
Sushi au riz complet
Pour 2 personnes
1 verre 1/4 de riz complet
Vinaigre de pomme
Sel
125g de cottage cheese
quelques feuilles de basilic
poivre
salade de chou râpé ou feuilles de laitue
2 feuilles de nori
Faire cuire le riz complet (il doit être limite un peu trop cuit). Après cuisson, ajouter une ou deux cuillerées à soupe de vinaigre de pomme, saler et mélanger Laisser tiédir. Préparer la garniture en écrasant le cottage-cheese avec des feuilles de basilic finement ciselées et un peu de sel aux herbes et du poivre. Procéder comme pour les maki sushi en étalant la moitité du riz sur une feuille de nori, puis par dessus un peu de salade de chou (ou une feuille de laitue) et la moitié du cottage-cheese, puis rouler. Placer au réfrigérateur quelques minutes avant de découper, ça aidera à la bonne tenue du sushi.
Au final, je ne suis pas mécontente du tout de ces sushi complets. Le goût très frais du cottage-cheese au basilic s’accorde bien avec celui du riz complet, et ça change radicalement des sushi au riz blanc et au poisson cru. Voilà une recette qui fera plaisir aux végétariens hardcore et aux autres !
Tout le monde connaît le concept de « cuisine du placard » : faire ce qu’on peut avec ce qu’on a dans le garde-manger, parce qu’on a la flemme d’aller faire les courses, voire parce que les fins de mois sont difficiles. Aujourd’hui, je vous propose donc de découvrir ce que ferait un Japonais dans la même situation, soit du chahan, une sorte de riz sauté avec ce qu’on a sous la main.
Les seuls ingrédients invariables sont du riz, un oeuf, et des épices chinoises en poudre. On y ajoute ensuite des légumes coupés tout petits morceaux, quand on en a, mais une boîte de thon ou de saumon peut très bien faire l’affaire, et on fait sauter le tout. La version que je vous propose aujourd’hui comporte une bête laitue et des miettes de saumon.
Vous avez bien ça sous la main ?
Chahan saumon, laitue et riz complet
Pour 2 personnes
300g de riz complet cuit, chaud
50g de miettes de saumon, en boîte ou fraîches (saumon grillé émietté)
1/4 de laitue
1/2 oignon
1 oeuf
2 cuillerées à café de mélange spécial cuisine chinoise en poudre : chûka aji*
2 cuilleées à soupe d’huile
Verser l’huile dans une poèle chaude et y faire fondre l’oignon. Casser l’oeuf dans la poèle et remuer rapidement pour faire des « miettes d’omelette ». Ajouter rapidement le riz et les flocons de saumon. Bien remuer, puis ajouter les épices chinoises. En dernier, ajouter la laitue coupée en morceaux, et mélanger quelques instants. Servir immédiatement.
Et voilà un plat complet, bien relevé, réalisé en 10 minutes (si le riz est déjà cuit).
En général, les Japonais utilisent du riz blanc pour le chahan, mais cette recette tombe en plein dans ma période « j’en peux plus du riz blanc », et c’est pourquoi je l’ai déclinée avec du riz complet, bien moins insipide et plus intéressant du point de vue nutritionnel.
*Comme toujours, ce n’est pas forcément agréable de lire l’étiquette d’un mélange bizarre ! Celui-ci contient du sel, de l’extrait de viande de porc et de légumes, de la dextrine, de la graisse de porc et de poulet, de la sauce d’huîtres, de la gélatine, et autres exhausteurs de goût… Hmmm… Si vous n’en trouvez pas, vous pourrez donc essayer de le remplacer par du bouillon de légumes, par exemple dans l’eau de cuisson du riz, en complétant ensuite par des épices pour relever le goût.
Voilà qui va nous changer du poulet sauce moutarde, devenu un peu trop récurrent ces derniers temps : du poulet sauce au sésame !
Banbanji (poulet sauce au sésame)
Pour 4 personnes
500g de blancs de poulet
1/4 de chou vert
1 bonne poignées de pousses de soja fraîches, rincées
quelques tiges de nira ou de ciboule
2 cuillerées à soupe de tahini (purée de sésame)
2 cuillerées à soupe de sésame moulu
1 cuillerée à soupe de miel liquide
2 cuillerées à soupe de sake
2 cuillerées à soupe de shôyu (sauce de soja)
sel et poivre
Couper le chou en fines lanières. Emincer le nira. Mettre un demi-verre d’eau dans le fond d’une marmite, ajouter le chou, porter à ébullition. Couper le blanc de poulet en morceaux, saler et poivrer. Déposer les morceaux de poulet sur le chou, ajouter par dessus les pousses de soja et le nira, mettre le couvercle et laisser cuire à feu doux jusqu’à ce que le chou et le poulet soient tendres. Préparer la sauce en mélangeant le tahin, le sésame, la sauce de soja, le miel et le sake.
Dresser le poulet et les légumes sur les assiettes et disposer la sauce au sésame par dessus.
J’ai servi ce poulet avec des soba, des nouilles de sarrasin, mais à vous de trouver l’accompagnement qui vous convient le mieux : riz, pâtes, quinoa…
Envie de hamburger light et sans boeuf ? J’ai ce qu’il vous faut ! Et… non, pour une fois ce n’est pas du tofu que je vais vous proposer à la place de la viande !… Vous pouvez donc rester Ce sont tout simplement des burgers à la volaille et au nira, sans graisses et donc ultra légers.
Le nira, vous l’avez déjà vu apparaître dans la recette des gyoza, par exemple. Il s’agit d’une plante (oserai-je dire d’un légume ?) à mi-chemin entre l’oignon nouveau et la ciboulette. Peut-être proche de la ciboule ? Si Claudine passe par là, elle pourra peut-être nous renseigner ! Quoi qu’il en soit, vous pouvez la remplacer soit par l’un (l’oignon nouveau), soit par l’autre (la ciboulette), selon le goût que vous souhaitez obtenir (plus ou moins présent).
Nira tsukune
Pour 2 ou 3 personnes- 300g de poulet cru hâché
- quelques brins de nira
- 1 oeuf
- 50g de farine
- une demi tasse de lait
- une demi cuillerée à café de gingembre en purée
- une cuillerée à soupe de sauce de soja
Pour la sauce :
- 2 cuillerées à soupe de miel liquide
- 2 cuillerées à soupe de sauce de soja
Couper les brins de nira très finement. Mélanger la farine, le lait, le poulet, le gingembre, la sauce de soja, et bien mélanger. Ajouter enfin le nira. Si vous trouvez la consistance trop liquide, ajoutez de la farine. Faire cuire par petits paquets dans une poèle bien chaude et légèrement huilée. Pour la sauce, mélanger miel et sauce de soja (vous pouvez la remplacer par du ketchup).
J’ai servi ces nira burgers avec des tomates cuites à la provençale, ça a donné une assiette équilibrée qui change un peu du sempiternel riz / légumes / viande. C’était bon et pas compliqué à préparer. « A refaire ! », a dit le chéri. Ca se passe de commentaires !
Invitée à une petite fête chez des amis la semaine dernière, j’ai été ébahie par les prouesses de la maîtresse de maison qui, entre autres délices merveilleux et douceurs à damner un saint, nous a servi des sushi… rouges. Il s’agit tout bêtement de sushi réalisé à base de « riz rouge », un riz cuit avec des azuki (haricots rouges japonais) et leur jus, qui lui donnent une belle couleur plutôt rose que rouge, mais va pour rouge. Ce riz est habituellement servi lors des grandes occasions, car les couleurs blanche et rouge, symbole du drapeau japonais, sont aussi gage de bonheur et de réussite. J’ai trouvé l’idée d’en faire du riz à sushi excellente, et bien entendu j’ai voulu faire pareil (ah, le syndrome de la petite fille qui veut avoir le même jouet que la copine, etc…). J’ai donc bien retenu tout ce qu’avait mis la maîtresse de maison dans ses sushi : du riz rouge, du wasabi, une feuille de shiso, et bien sûr du poisson cru. Le résultat n’est pas aussi rouge que je l’avais espéré, mais ça donne quand même un nouveau look aux classiques sushi de saumon, de thon et de crevettes.
Le shiso est une herbe aromatique, au goût de curry, de cumin, de persil, et de cannelle tous mélangés. Un goût ultra frais en bouche et qui se marie magnifiquement avec le sashimi (poisson cru), comme avec la tempura (friture légère de légumes et de fruits de mer). Vous pouvez voir la feuille de shiso de plus près ci-dessous – il semblerait qu’elle se soit très bien entendue avec monsieur saumon !
Sushi rougesPour le riz rouge :
- 3 verres de riz mochi (du riz à grains très petits, très courts, et très glutineux)
- 1/3 de verre de haricots azuki (haricots rouges japonais)
Faire cuire les azuki dans une casserole pendant 20 mn dans 4 ou 5 fois leur volume d’eau. Pendant ce temps, bien laver le riz mochi. Séparer les haricots rouges de leur liquide et réserver. Prélever du liquide de cuisson des azuki, et ajouter de l’eau pour avoir 1,5 à 2 verres de liquide. Verser ce liquide sur le riz et laisser reposer une bonne heure. Faire cuire ensuite dans une casserole ou un cuiseur à riz en ajoutant un peu de sel, jusqu’à complète absorption du liquide.
Pour les sushi : - quelques tranches de saumon cru, de thon cru et de crevettes crues
- quatre feuilles de shiso
- du wasabi
- de la sauce de soja pour la dégustation.
Travailler avec le riz rouge encore chaud mais plus brûlant. Bien mouiller ses mains, les saler un tout petit peu, et former des petits boudins de riz (la quantité de riz permet d’en faire une dizaine et de confectionner des onigiri avec le reste). Déposer sur chaque boudin une larme de wasabi, une demi-feuille de shiso, et un morceau de poisson cru. Répéter l’opération avec tous les sushi. Déguster avec de la sauce de soja. Franchement, cette façon de faire m’a fait redécouvrir les sushi. Le shiso révèle plein de saveurs inattendues dans le poisson, et le riz rouge fond dans la bouche. Je vous la conseille si vous voulez changer des sempiternels sushi classiques au riz blanc !
Il fait chaud.
Vraiment, très chaud. La saison des pluies va bientôt pointer son nez, et avec elle son cortege de radées, d’orages et d’inondations. Sans que je m’en rende compte, le printemps est déjà presque fini et il a laissé place à l’été, qui n’est pas vraiment ma saison préferée !
En effet, l’été japonais se déroule en trois temps. Juin-juillet : saison des pluies, climat tropical, vêtements qui collent à la peau,moustiques affâmés et humeur électrique pour Clea. Juillet-août : saison sèche, cagnard et cris des cigales, Clea à l’abri de la clim’.
Août-septembre : saison des typhons et des catastrophes en tous genres,et journée spéciale tremblements de terre le 1er septembre (histoire de savoir quoi faire quand la terre tremble, c’est-à -dire souvent).
Bref, c’est déjà l’été, et je n’ai pas vu le printemps. C’est en prenant conscience de cela que j’ai eu brutalement envie de rouleaux de printemps.
Vous savez, quelque chose de très aérien, avec plein de petits légumes nouveaux à croquer dedans. Mieux vaut tard que jamais, je vous propose donc mon adaptation personnelle des rouleaux de printemps japonais, ou harumaki (de « haru », printemps, et « maki », rouleau, on ne peut plus logique).
Harumaki et vinaigrette au sésame
- 6 feuilles de riz
- 6 petites feuilles de salade
- une carotte
- une tige de negi (ciboule)
- deux poignées de pousses de soja
- 6 bâtonnets de surimi
- quelques pousses variées (graines de moutarde, luzerne…)Pour la vinaigrette au sésame :
- 1 cuillerée à soupe de moutarde à l’ancienne
- 1 cuillerée à soupe de sauce de soja
- 1 cuillerée à soupe de sésame moulu
- 2 cuillerées à soupe de vinaigre de riz
- 3 cuillerées à soupe d’huile de sésame
Couper la carotte dans la longueur pour avoir de longs morceaux, et les blanchir dans une casserole d’eau bouillante pendant une minute. Préparer chaque rouleau de la facon suivante :
- Passer la feuille de riz dans une assiette pleine d’eau, recto verso, rapidement pour ne pas ensuite la déchirer.
- Poser une feuille de salade sur la feuille de riz (elle doit en recouvrir les deux tiers environ)
- Poser sur la salade un bâtonnet de carotte et un bâtonnet de surimi (dans la largeur). Ajouter quelques pousses de soja et autres jeunes pousses, ainsi que du negi coupé en tout petits morceaux.
- Enrouler la feuille de riz autour de la carotte et du surimi pour former un rouleau.
- Couper le rouleau en trois ou quatre, pour obtenir des petits rouleaux.
Pour la vinaigrette, assembler tous les éléments dans l’ordre en remuant bien entre chaque. Servir la vinaigrette avec les rouleaux de printemps. La vinaigrette au sésame change un peu de la sauce chinoise que l’on déguste habituellement avec les rouleaux de printemps, et s’accorde parfaitement avec les crudités. J’ai servi ces rouleaux de printemps avec des onigiri, ça a donné une tres jolie assiette printanière.
Maintenant, il va falloir que j’accepte la dure réalité : c’est l’été. Ca existe, les rouleaux d’été ?
La cuisine japonaise aime bien l’association chou vert – viande de porc, comme pour les gyoza, les okonomiyaki ou les yaki soba. La recette d’aujourd’hui, des rouleaux de chou farcis à la viande de porc, vient donc s’ajouter à la liste.
Dans tous les pays où on mange du chou, on trouve des recettes de chou farci aux saveurs locales. Celle-ci a le goût du nira (une sorte de ciboulette au goût très prononcé), des champignons shiitake, du bouillon d’algues et de la sauce de soja.
Bref, le goût du Japon ! Pas celui des restaurants (le poisson cru et le wasabi), mais celui de la bonne cuisine des familles et des échoppes.
Cabbage roll
- un demi chou vert
- 300g de viande de porc hâchée
- 3 champignons shiitake
- 1 carotte
- 1 demi oignon
- quelques brins de nira (ciboulette japonaise au goût prononcé)
- sel
- 2 cuillerées à soupe de shôyu
- 2 tasses de bouillon (dashi ou bouillon de légumes)
Faire blanchir les feuilles de chou à l’eau bouillante jusqu’à ce qu’elle soient tendres et prennent une belle couleur vert translucide. Préparer la farce : émincer très finement les champignons, la carotte, l’oignon et le nira. Mélanger à la viande hâchée. Saler. Garnir les feuilles de chou avec la farce et former des rouleaux (comme pour les rouleaux de printemps !). Ne pas laisser de « trous » sinon la farce s’échappera à la cuisson. Faire chauffer à feu doux le bouillon et le shôyu dans une marmite, et y déposer les rouleaux de chou. Laisser cuire à feu doux avec le couvercle pendant une bonne vingtaine de minutes jusqu’à ce que la viande soit cuite. Servir, comme vous le souhaitez : tel quel, ou bien accompagné de petits légumes sautés, de riz, de quinoa…