Archives pour la catégorie plats végétariens

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Mezzé libanais (et végétarien)

Objectif atteint : il a suffi que je me plonge dans Liban, le dernier livre de Linda Louis, pour être prise d’une envie irrépressible d’organiser un grand mezzé à la maison. Prétexte idéal pour convier une bande d’amis pas du tout réfractaires à l’option végétarienne…

Au menu : 3 salades, 3 dips, 3 petits plats et 3 desserts. Tout par 3 – je me demande encore si c’est le hasard qui a voulu ça…

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En guise de salade, j’ai opté pour l’incontournable taboulé libanais, avec beaucoup d’herbes et très peu de boulgour. Pour 6-8 personnes, j’ai mélangé 2 c. à soupe de boulgour fin (cru), 2 bouquets de persil plat, 2 oignons nouveaux finement émincés et du sel. Pas de tomates, ce n’était pas la saison, mais elles auraient été bienvenues. J’ai mouillé le tout d’huile d’olive et de jus de citron, et ajouté un bouquet de menthe ciselé au dernier moment.

Autre salade : un mélange de fonds d’artichauts, de fèves, de roquette et d’olives Kalamata. Le tout était agrémenté d’oignon nouveau haché, de persil plat ciselé, de sel, de jus de citron et d’huile d’olive.

Pour clore le volet « verdure », j’ai mélangé des coeurs de salade verte bien croquants avec un peu de coriandre hachée et une sauce façon « salade fattouche » (2 c. à soupe de mélasse de grenade + 4 c. à soupe de tahin + 2 gousses d’ail + un peu d’eau).

Côté « dips », difficile de se passer du houmous. Je l’ai réalisé en suivant ma recette de base, sans oublier de retirer les petites peaux des pois chiches (c’est long, mais ça vaut le coup) et en rallongeant le tout d’un peu de yaourt de brebis à la grecque. Pas orthodoxe mais délicieux !

Pour le caviar d’aubergine et le mouhammara aux poivrons, j’ai opté pour des produits surgelés qui m’ont facilité la tâche et évité d’acheter des légumes frais hors saison… Le muhammara est une tartinade aux poivrons grillés, cerneaux de noix et mélasse de grenade. C’est le bol qui a eu le plus de succès ! Vous en trouverez une recette dans le livre de Linda ou bien chez Clotilde.

J’ai servi les tartinades avec du pain libanais et des tranches d’aubergines grillées. Chacun s’est amusé à garnir le pain ou les aubergines avec des salades et des dips et à rouler le tout.

Côté petits plats, j’avais préparé des falafels aux fèves et aux pois chiches en suivant ma recette préférée, le tout accompagné de sauce tarator (tahin, ail, jus de citron, allongée d’eau). Et j’ai pioché deux très jolies recettes dans Liban : des fatayers (chaussons de pâte style pizza, garnis d’épinards, de blettes, de pignons, d’oignon rouge et de sumac) et des cigares aux feuilles de filo, à la feta et au persil plat. Cette dernière recette requiert normalement du fromage halloumi, que j’ai remplacé par du manouri (disponible dans mon magasin bio). Elle a eu un succès mérité !

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Pour le volet sucré, je me suis amusée à réaliser des baklavas aux amandes, pistaches et pignons. C’est beaucoup plus simple et rapide à faire que je ne me l’imaginais, en revanche il faut effectivement y mettre la dose nécessaire de beurre et de sirop au sucre ! Mais le parfum de fleur d’oranger qui embaume toute la maison après ça vaut son pesant de cacahuètes…

Mon coup de coeur : la recette des atayefs, petites crêpes roulées en cônes et garnies d’une crème à base de mascarpone, de ricotta, de fleur d’oranger et de pistaches concassées. Je la referai, c’est sûr, avec certainement des variantes à la clé…!

Les deux recettes des desserts figurent également dans Liban. Pour le troisième, mes invités apporté des verrines de flan libanais (mouhalabia) à base de lait, de maïzena et d’eau de fleur d’oranger – un régal.

Bon… A vous de jouer ?  ;)

Pour les courses spécifiques :liban
– eau de fleur d’oranger, mélasse de grenade : marque Mymouné, sur internet. Mais j’aurais pu les acheter à l’épicerie Arax, bien connue des grenoblois (rue de Turenne), avec le pain libanais, le sumac et le zaatar.
– feuilles de filo : en grande surface, marque Croustipâte. Je n’en ai jamais trouvé en bio…
– pour le reste : tahin, manouri, feta, etc. – en magasin bio.

Pour le rétroplanning :
– 2 jours avant : les dips et les sauces
– la veille : les desserts, la pâte à falafels, les garnitures des fatayers et des cigares.
– le jour J : les salades, les fatayers, les falafels et les cigares.

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Sushis végétariens… et design

sushi_bio_vegetarienJuste avant les vacances de Noël, j’ai reçu le frère jumeau de Veggie burger, un très joli livre sur les sushis végétariens paru pile en même temps aux éditions La Plage. But de l’ouvrage ? Démontrer qu’il n’y a pas que le thon et le saumon dans la vie des sushis et que les variations végétariennes peuvent non seulement être délicieuses mais également très jolies, voire carrément design. En plus des tous les basiques à connaître (cuisson et coloration du riz, préparation des pickles, des garnitures), on y trouve une trentaine de recettes très bien expliquées pour rouler « autrement ».

Juste pour vous montrer, j’ai tenté le sushi « carré » de la couverture. Simplissime à réaliser, il en jette quand même beaucoup plus que le maki lambda. L’occasion de faire les présentations avec ma nouvelle garniture préférée, j’ai nommé la salade de chou rouge inspirée de 100% végétal

sushis-carresSushis végétariens au chou rouge

Pour 2 personnes

1 verre de riz à sushi
1 c. à soupe de vinaigre d’umebosis (ou de framboise)
2 c. à soupe de vinaigre de riz
1 petit morceau de chou rouge
2 c. à café de graines de sésame blond toasté
1 pointe de couteau de moutarde
1 c. à soupe d’huile de sésame toasté (ou olive, germe de blé…)
3 feuilles d’algue nori
Sel, sucre de canne blond, sauce de soja

Autres garnitures possibles : bâtonnet de carotte, de daikon, de concombre, de poivron, de tofu, lamelles d’avocat, de poisson cru ou fumé…

sushis-carres2Préparation :

Cuire le riz. Diviser en deux portions. Mélanger une portion avec sel, sucre et vinaigre d’umebosis (ou autre vinaigre rosé). Même chose pour l’autre portion avec 1 c. à soupe de vinaigre de riz. Emincer ulrta finement le chou rouge. Mélanger avec les graines de sésame. Préparer une petite vinaigrette en battant moutarde, sauce de soja, 1 c. à soupe de vinaigre de riz et l’huile de sésame. Mélanger avec le chou.

Montage :

1 – aligner devant soi une feuille d’algue nori et les deux tiers d’une autre feuille (coupée aux ciseaux). Sceller la jointure à l’aide de grains de riz écrasés. Tremper les mains dans un peu d’eau et étaler le riz coloré sur la moitié de la surface d’algues, puis couvrir l’autre moitié avec le riz non coloré. Laisser une bande de 2 cm libre sur le haut de la feuille. Saisir le bord de la feuille de nori devant soi et l’enrouler en serrant bien jusqu’au bout. Couper le rouleau obtenu en quatre dans le sens de la longueur (pas en rondelles), à l’aide d’un couteau tranchant essuyé avec un linge humide.

2 – Souder à l’aide de quelques grains de riz le tiers de feuille de nori restant dans le prolongement de la 3è feuille, puis placer sur la natte en bambou. Déposer dessus, juste devant soi, deux quarts de rouleau, côté coupé dessous, côtés arrondis du nori tournés l’un vers l’autre. Placer de la garniture au chou rouge dans le creux formé entre les deux quarts de rouleau. Poser dessus les deux autres quarts, côté coupé vers le haut, l’ensemble formant un carré avec la garniture au milieu. Saisir la natte entre le pouce et l’index par l’extrémité juste devant soi et enrouler en appuyant délicatement pour conserver la forme carrée.

3 – Placer le rouleau sur une planche à découper, jointure en-dessous. Trancher le rouleau en 8 à 10 pièces à l’aide d’un couteau tranchant essuyé dans un linge humide entre chaque découpe.

Déguster avec de la sauce de soja.

Sushi végétarien, de Brigid Treloar, éditions La Plage, janvier 2014.

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Boulettes de sarrasin à la sauge, au parmesan et à la mozzarella

Rien ne se perd, tout se transforme… c’est un peu la devise du concours de recettes de cuisine organisé par France Nature Environnement auquel je vous invite à participer, puisque je serai amenée à en juger le résultat !

De mon côté, rien ne se perd non plus, et surtout pas les restes de pain… Plus il en reste, mieux c’est : la saison de la panzanella bat son plein, et il n’y a pas de saison pour le pudding (toujours meilleur d’une fois sur l’autre, isn’t it?). Quand il reste aussi des céréales, c’est encore mieux, car avec des céréales, du pain et de l’oeuf, on fait… des boulettes ! Quinoa, riz et sarrasin se prêtent très bien au jeu. La sauge, seule herbe aromatique rescapée des fortes chaleurs qui ont envahi nos balcons pendant 5 jours, est aussi une warrior des boulettes, et une de mes herbes chéries de l’été (elle change littéralement la donne dans les tartes aux tomates et les poêlées de petit-épeautre…). Dedans ? Mozza, gruyère, tomme de chèvre… Là, c’est vraiment vous qui voyez.boulettes-sarrasin

Boulettes de sarrasin à la sauge, au parmesan et à la mozzarella

Pour 2 personnes

50 g de sarrasin grillé (kasha)
4 grosses tomates
1 œuf
10 feuilles de sauge fraîche
20 g de parmesan râpé
50 g de pain complet (même rassis)
150 g de farine de blé + un peu pour fariner
100 g de mozzarella de bufflonne
Sel marin
2 c. à soupe d’huile d’olive

Placer le sarrasin dans une passoire fine et passer rapidement sous le jet du robinet. Mettre dans une casserole et ajouter deux fois le volume du sarrasin en eau (soit, pour 50 g de sarrasin, 110 ml d’eau). Porter l’eau à frémissements et cuire pendant 3 mn sur feu doux.
Laver les tomates et ôter les queues. Couper en morceaux. Placer dans un faitout. Faire cuire sur feu moyen, sans couvercle, pendant 5 à 8 mn, jusqu’à ce que les tomates soient défaites.
Mixer ou battre à la fourchette le sarrasin avec l’œuf, les feuilles de sauge, le parmesan, le pain émietté et la farine. On doit obtenir une boule de pâte non collante. Fariner un peu si nécessaire.
Sur le plan de travail fariné, diviser la boule en 2, puis chaque moitié en 2, et chaque morceau en 4, pour en obtenir 16. Former des boulettes en faisant rouler chaque morceau entre les paumes des mains, sans appuyer.
Couper la mozzarella en 16 cubes. Placer un cube au cœur de chaque boulette, et rouler à nouveau entre les paumes des mains.
Chauffer l’huile dans une large poêle. Cuire les boulettes par fournées de 8, sur feu moyen à vif, 5 minutes de chaque côté. Placer sur une assiette recouverte de papier absorbant.
Servir chaud, avec la poêlée de tomates.

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Falafels de pois chiches et de petits pois

Celle-ci, je ne pouvais pas ne pas la partager… Elle est dans mon livre Veggie, et depuis que je l’ai mise au point je la fais régulièrement, surtout au printemps et en été quand les fèves, les petits pois et l’edamame nous tendent les bras.

Car non, contrairement aux apparences, les falafels peuvent être super vite faits et ne nécessitent pas un bain de friture ! Ceux-ci sont prêts en une bonne vingtaine de minutes. J’adore les accompagner d’une petite sauce purée de sésame + yaourt + épices et d’une salade de crudités.

Prenez le temps d’enlever la peau des pois chiches et des fèves, si vous utilisez ces dernières… OK, ça rajoute dix minutes, mais ça change tout niveau texture, goût, et surtout ça améliore leur digestibilité.

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Falafels de pois chiches et de petits pois

Pour 4 personnes

250 g de petits pois, fèves et/ou edamame(cuits, poids net)
200 g de pois chiches (en conserve ou cuits par vos soins, peau enlevée)
50 g de farine de pois chiches
1 oignon nouveau
5 tiges de coriandre avec leurs feuilles
1 c. à café rase de cumin en poudre ou de zaatar
4 c. à soupe d’huile de sésame toasté

Mixer les petits pois avec les pois chiches, la farine, l’oignon émincé, la coriandre (tiges et feuilles), le cumin et 1 c. à café de sel. Former une vingtaine de boulettes. Chauffer 2 c. à soupe d’huile de sésame dans une poêle, et placer le tiers des boulettes en les aplatissant légèrement. Cuire 3-4 mn de chaque côté sur feu moyen-vif. Egoutter sur du papier absorbant. Recommencer en ajoutant 1 c. à soupe d’huile et le deuxième tiers des boulettes. Terminer avec 1 c. à soupe d’huile et les boulettes restantes.

Servir avec une belle salade de crudités et des petits pains pitas. Accompagner d’une sauce au tahin et au yaourt (mélanger les deux ingrédients, saler et épicer avec du cumin).

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Panisse roulée à l’algue nori

Il y a quelque temps, je me suis amusée à feuilleter de nouveau une bonne partie de ma collection de livres de cuisine… qui n’est pas si imposante qu’on pourrait le penser, puisque je ne garde que ceux que j’aime vraiment et qui m’apportent quelque chose, que ce soit de bonnes recettes, de belles images ou de beaux moments de lecture. C’est en tournant les pages de Protéines vertes, l’un des livres de Cécile et Christophe Berg, que je suis tombée sur cette recette de panisse à l’algue nori qui m’avait déjà fortement fait de l’oeil la première fois que j’avais eu l’ouvrage entre les mains. Un faux sushi méditerranéen, ultra simple à réaliser, et une autre façon de déguster l’algue nori, que j’aime décidément sous toutes ses formes…

Dedans, on peut ajouter ce qu’on veut :
– tomates confites, poivrons confits, artichauts marinés et autres antipasti ;
– zaatar au lieu du romarin ;
– graines croquantes et préalablement torréfiées : pignons de pin, amandes, graines de tournesol, de courge, de sésame…
– tartare d’algues ;
– légumes cuits ou crus.

Ensuite, apéro ou accompagnement, c’est à vous de voir !

panisse-noriVaisselle biodégradable : Un bureau sur la terre

Panisse roulée à l’algue nori

Recette de Christophe et Cécile Berg dans Protéines vertes

Pour 10 roulés

50 g de farine de pois chiches
1/2 c. à café de romarin séché
1 c. à café de sauce de soja
1 c. à café d’huile d’olive
1 feuille d’algue nori (si possible grillée)
Huile d’olive ou de sésame

Verser la farine dans une petite casserole. Mélanger avec les herbes de Provence, la sauce de soja et l’huile d’olive. Délayer avec 200 ml d’eau tiède. Cuire sur feu moyen pendant 10 minutes, tout en remuant très régulièrement, jusqu’à ce que la farine ait bien épaissi et forme une purée. Placer l’algue nori sur une natte à sushi (ou une feuille de papier cuisson). Etaler la purée de pois chiches sur toute la surface en laissant 3 cm libres sur tous les côtés. Enrouler l’algue sur elle-même en commençant par le bord le plus proche de vous. En arrivant au bout, humidifier du bout du doigt la partie libre de l’algue nori pour bien la faire adhérer. Placer le rouleau au réfrigérateur pendant 1h (ou plus). Poser sur une planche à découper et trancher en 10 rondelles. Chauffer l’huile d’olive ou de sésame dans une poêle sur feu vif et poêler les tranches de chaque côté pour les faire dorer. Servir chaud.

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Poêlée de petit épeautre aux échalotes et pesto de roquette

Comme à chaque mois de mars, en attendant la saison des petits pois, des oignons nouveaux, puis des tomates et des courgettes, je me réfugie dans le panier à salades. Des mini sucrines nappées de vinaigrette et croquées telles quelles, ou braisées comme des endives (mais tellement moins amères !). Des tonnes et des tonnes de mâche, de mizuna et de roquette qui font de jolis veloutés et des pestos sublimes, si elles ne se retrouvent pas simplement mélangées à une casserole de spagghetti ou de nouilles soba bien chaudes… Le pesto de roquette – encore lui – est de sortie à peu près un jour sur trois ! Dans cette recette, il accompagne ma céréale chouchou du moment (le petit épeautre*) dans une poêlée d’échalotes à tomber. Attention, suavité et saveurs au rendez-vous ! De quoi tenir jusqu’aux premiers petits pois…

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Poêlée de petit épeautre aux échalotes et pesto de roquette

Pour 4 personnes

200 g de petit-épeautre (mondé ou non)
4 belles poignées de roquette
50 g de noix, noisettes ou amandes
20 g de tomme de brebis ou de parmesan
5 c. à soupe d’huile d’olive
3 c. à soupe de crème liquide végétale
1 c. à soupe de jus de citron
8 à 12 échalotes (selon la taille)

Faire cuire le petit-épeautre (sans oublier le bouillon ou les aromates). Mixer une belle poignée de roquette avec les noix (noisettes ou amandes), le fromage râpé, 3 c. à soupe d’huile d’olive, la crème et le jus de citron. Réserver. Peler les échalotes. Couper en deux ou en quatre (si elles sont grosses) dans la longueur. Faire chauffer 2 c. à soupe d’huile dans un faitout et faire suer les échalotes sans trop les défaire. Ajouter le petit-épeautre et le pesto. Mélanger pendant 1 mn. Ajouter la roquette restante, mélanger et servir.

* Cette recette en accompagne d’autres dans un dossier « cuisine » que j’ai consacré au petit épeautre dans le dernier Sat’Info.

 

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Daikon rice cakes

Suite de mes aventures avec le daikon japonais (tout jeune et tout mignon, donc ultra frais et beaucoup moins piquant qu’un radis noir, je le précise pour cette recette !).

Ceux qui me suivent via Facebook ont pu le constater : je me suis mise au pain express, et notamment aux petits pains vapeur. Dans mon prochain livre, écrit à quatre mains avec ma chère Estérelle, vous pourrez trouver plusieurs petits pains vapeur : au jus de carotte, aux épinards, à la purée de patate douce… Depuis que je me suis penchée sur la question, on ne m’arrête plus : il y a presque tout le temps du pain (ou quelque chose d’approchant) qui lève tranquillement dans mon cuit-vapeur.

Pour ce daikon-ci, pas de pain, mais une autre préparation vapeur appelée « rice cake » en cuisine asiatique – quelque chose à mi-chemin entre le muffin et le gâteau de riz, avec la consistance un peu pâteuse/collante que j’affectionne beaucoup (âmes sensibles dûment prévenues !). Ils sont un peu relevés, parfaits en accompagnement d’un petit plat un peu asiatique, ou d’une simple poêlée de légumes.

Vous n’avez pas de daikon ? Pour cette recette, optez pour du chou-rave ou du navet. Evitez le radis noir qui serait trop fort.

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Daikon rice cakes

Pour 8 mini cakes

200 g de daikon cru râpé
8 gros champignons de Paris ou 4 shiitakés
1 échalote
1 c. à café d’huile de sésame toasté (ou d’olive)
1 c. à soupe de ciboulette hachée
1 c. à café de sauce soja
85 g de farine de riz complet

Placer le daikon râpé dans une casserole avec 1/2 verre d’eau et cuire pendant 10 mn sur feu doux. Peler et émincer les champignons et l’échalote. Faire revenir dans l’huile. Saler, poivrer et mélanger avec la ciboulette et la sauce de soja. Presser le daikon pour récupérer le jus. Ajouter un peu d’eau au jus pour obtenir 200 ml. Placer la farine de riz dans un saladier et mélanger avec le daikon. Ajouter le jus tout en délayant à l’aide d’une fourchette. Incorporer le mélange aux champignons. Répartir le tout dans 8 moules à muffins en silicone. Placer dans le panier vapeur et cuire à la vapeur pendant 45 mn. Servir chaud ou tiède.

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Maki de quinoa à l’aubergine

Une  petite recette vite faite, avant d’être complètement hors-saison… Cet été, j’ai presque systématiquement cuisiné les aubergines en les faisant cuire au four, non pelées, coupées en lamelles et nappées d’une mixture plutôt provençale (huile d’olive, herbes de Provence) ou au contraire plutôt japonisante (miso ou sauce de soja, huile d’olive ou de sésame, vinaigre de riz, miel ou sirop d’agave). Avec les lamelles qui partaient en lambeaux, j’ai fait de grosses salades pleines de céréales, de crudités et d’herbes fraîches. Et avec les plus jolies, bien intactes, j’ai roulotté : petits rouleaux farcis de pesto rosso et fromage de chèvre (pour la version provençale), ou bien de quinoa et d’oignons caramélisés (pour la version nippo-améridienne).

Si vous n’avez pas roulotté cet été, il n’est pas encore trop tard !

Maki de quinoa à l’aubergine

Pour 4 personnes

6 aubergines
2 oignons
2 c. à soupe de pâte de miso brun
3 c. à soupe de vinaigre de riz
1 c. à soupe de miel, de sirop d’agave ou de sirop de pomme
4 c. à soupe d’huile d’olive
20 g de graines de sésame
150 g de quinoa (blond ou rouge, ou les deux)

Laver les aubergines. Couper en tranches dans la longueur pour obtenir de longs rubans d’une épaisseur de 3 mm environ. Peler les oignons, émincer et séparer les rondelles pour obtenir des cercles. Dans un bol, mélanger le miso, le miel, le vinaigre de riz et l’huile d’olive. Placer les légumes sur une lèchefrite et napper du mélange au miso. Parsemer de graines de sésame. Cuire au four à 200 °C pendant 20 mn. Les aubergines doivent être fondantes mais pas grillées.
Pendant ce temps, cuire le quinoa dans deux fois son volume d’eau (eau froide en début de cuisson) pendant 10 mn. Laisser gonfler à couvert. Saler. Mélanger le quinoa avec les oignons caramélisés.
Déposer une tranche d’aubergine sur une planche à découper. Etaler au centre une cuillerée de quinoa. Rouler l’aubergine sur elle-même. Procéder ainsi jusqu’à épuisement des ingrédients. Servir chaud, tiède ou froid.

On peut ajouter, pour servir, une sauce à base de miso.
– Même mélange que la marinade (miso, vinaigre, miel, huile, graines de sésame)
– Ou bien purée de sésame + miso, le tout délayé avec un peu d’eau et mélangé à des échalotes hachées.

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Clafoutis marbré tomates-tapenade

Vous avez demandé « la » recette de l’été 2012 ? En version salée, c’est incontestablement celle-ci. Préparation : 10 minutes. Dégustation : tiède, froid, quand on veut. Coefficient d’aptitude aux piques-niques : 100%. Propension à la customisation : maximale (pesto verde ou rosso pour les marbrures, légume au choix en lieu et place des tomates, possibilité de vider son frigo à l’intérieur – même pas mal). Et puis voilà : c’est bon !

Clafoutis marbré tomates-tapenade

Pour 4 personnes

120 g de farine de blé T80
35 g de parmesan râpé
1 c. à café d’herbes de Provence
3 oeufs
30 g d’huile d’olive
250 ml de lait végétal (soja ou amande)
100 g de feta
50 g de tapenade
2 grosses tomates ou 10 tomates cerise

Dans un grand saladier, mélanger la farine, 1 pincée de sel, le parmesan et les herbes de Provence. Incorporer les œufs, puis l’huile et le lait. Ajouter la feta émiettée. Verser la pâte dans un plat à gratin. A l’aide d’une petite cuillère, incorporer la tapenade en faisant des marbrures. Trancher les tomates et disposer les tranches de tomate de manière uniforme. Cuire pendant 30 à 35 minutes à 180 °C. Déguster tiède ou froid.

Note : on peut préparer la pâte la veille et la conserver au réfrigérateur. On ajoutera simplement la tapenade et les tomates au dernier moment, avant d’enfourner.

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Purée et bouchées de polenta aux fanes de radis

Banale histoire d’un vendredi très rempli : les courses viennent d’être faites pour les agapes du week-end, les activités s’enchaînent, et à l’heure du dîner je n’ai toujours aucune idée de ce que je vais bien pouvoir faire à manger. Seule certitude : ne pas toucher aux radis (c’est pour l’apéro de samedi), ni à la roquette (c’est pour faire du pesto et garnir les pâtes d’après la piscine), ni, ni… Bref, tout est réservé – ah non, pas les fanes de radis ! D’ailleurs, si j’avais attendu le lendemain, ils auraient fini à la poubelle, tout flétris-jaunis. Et les petits oignons nouveaux ? Pas réservés non plus, juste achetés parce qu’ils me tendaient les bras (d’ailleurs, cette même semaine, un robot KitchenAid aussi m’a tendu les bras. C’est un peu plus douloureux pour le portefeuille qu’un bouquet d’oignons nouveaux. Mais il est couleur Espresso, comme George, vous comprenez… D’ailleurs, c’est son petit nom, maintenant. George. Voilà, vous savez tout.).

Bref, revenons à nos fanes de radis. Lavés, mixés avec deux portions de crème de gruyère (appelez-la Vache qui Rit si vous voulez, la mienne c’est la même, en bio, avec un nom hollandais à coucher dehors – c’est l’arme fatale des soupes au vert), prêts à plonger dans une polenta crémeuse pour former une belle purée verte. Parmesan, petits oignons caramélisés : parfois, l’impro a du bon.

Parfois pas : y en a une à qui ça n’a pas plus du tout, la polenta. « Moi z’aime pas, la polenta. Ze fais mon boudin ». Bon, vous savez quoi ? Tant mieux, ça m’a permis d’en avoir un bon reste, découpé en petites bouchées et dégusté le lendemain avec un dip improvisé aux haricots blancs et tomates confites. Encore meilleur que la version purée. Na !

Purée de polenta aux fanes de radis

Pour 4 personnes

100 g de fanes de radis
2 portions de crème de gruyère
4 verres de lait de vache ou de soja
1 verre de polenta précuite

Mixer fanes de radis (bien lavés et séchés) avec la crème de gruyère, 1 pincée de sel et 1 verre de lait. Chauffer le reste de lait dans une casserole avec 1 pincée de sel. Lorsque le lait commence à frémir, verser la polenta en pluie et cuire sur feu doux tout en remuant pendant 5 mn. Incorporer la purée de fanes de radis, cuire 1 mn de plus et servir bien chaud.

Bonus : des oignons nouveaux finement émincés et caramélisés à la poêle à mettre au fond de l’assiette avant de verser la polenta.
Et/ou un peu de parmesan râpé.

Et avec les restes ?

Bouchées de polenta au dip haricots blancs – tomates confites

1 reste de purée de polenta étalé dans un petit plat rectangulaire et mis au frais

Pour 1 pot de dip :
1 boîte de haricots blancs (cannellini)
8 tomates confites
2 c. à soupe de câpres
2 c. à soupe de pignons torréfiés
100 g de fromage de brebis ou de chèvre frais

Bien égoutter et rincer les haricots. Mixer avec le reste des ingrédients et 1 pincée de sel et poivre. Ajouter un peu de crème végétale ou de tofu soyeux si le mélange est trop compact.

Découper la polenta refroidie en bouchées. On peut éventuellement les poêler dans un peu d’huile d’olive. Servir tièdes ou froides, tartinées de dip aux tomates confites.