Mon ami l’Onigiri

Lorsque j’étais enfant, puis adolescente, et que je partais en vacances en Bretagne avec ma maman, on emmenait toujours un paquet de choco Prince au chocolat dans la voiture. On n’en mangeait jamais autrement, mais c’était devenu notre carburant indispensable pour parcourir les 1100 kilomètres qui nous séparaient de nos paradis breton ! Je ne pouvais donc pas concevoir de partir en vacances sans les choco Prince.

Mais il y a deux ans et demi de ça, je suis partie en vacances avec une famille japonaise (les parents et les deux petites filles), et au lieu des choco Prince il y avait… des onigiri ! En plus, je me souviens que ce jour-là je m’étais réveillée en catastrophe et n’avais pas eu le temps de prendre un petit-déjeuner. Et j’étais tellement contente quand la maman m’a proposé un onigiri que je me suis emmêlé le Japonais et que j’ai décliné la proposition (pour dire « oui, j’en veux », il faut utiliser le « non » en Japonais, mais j’en voulais tellement que je me suis écriée « oui, oui », et la maman a remballé ses onigiri aussi sec !).

Depuis ce temps, les onigiri sont devenus mes amis. Ces boulettes de riz parfois natures, parfois agrémentées d’algues, de sésame, de saumon et de plein d’autres choses encore, sont l’encas préféré des japonais.

Bien plus diététique que les choco Prince, je vous l’accorde, mais on a la madeleine qu’on peut, hein… Les Japonais mangent des onigiri dès que le besoin s’en fait sentir : petit creux, repas sur le pouce, pique-nique… Il est vrai que c’est un encas à la fois rapide à préparer, en général pas gras (sauf ceux qui sont fourrés au thon-mayo !), et qui remplit bien son rôle (le riz, ça cale mieux et plus longtemps que les choco Prince !). L’onigiri fait partie des basiques de la cuisine japonaise, avec la soupe miso et le sushi. Je me devais donc de faire les présentations !

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Onigiri

- 2 verres de riz cru
- 2 verres et demi d’eau
- deux cuillerées à soupe de graines de sésame blond
- une petite tranche de saumon frais, grillée et émiettée
- 6 à 8 petites feuilles d’algue nori (facultatif)
- de l’eau et du sel

Faire cuire le riz dans l’eau jusqu’à complète absorption de l’eau. Une fois le riz cuit, incorporer délicatement le saumon émietté et le sésame, et bien mélanger. Laisser tiédir un peu le riz, mais pas refroidir (on ne fait pas d’onigiri avec du riz froid !), juste histoire de ne pas trop se brûler ! Mouiller les deux mains et verser un peu de sel dans la paume, puis frotter les mains. Attraper une bonne poignée de riz et modeler pour lui donner la forme souhaitée (triangulaire, arrondie…). Décorer avec une petite algue nori (facultatif). Procéder de même avec le reste de riz (ne pas oublier de remouiller et de resaler les mains régulièrement !). La quantité indiquée permet de former de 6 à 8 onigiri.

On peut varier à volonté la garniture du riz, mettre du thon, des légumes, des champignons, des algues… L’essentiel étant qu’il n’y en ait pas trop pour que la boulette de riz tienne bien. On peut aussi faire une boulette de riz nature que l’on fourre à l’intérieur avec ce que l’on veut : saumon, thon-mayonnaise, poulet… Le plus japonais reste néanmoins l’onigiri à l’umeboshi, cette prune vinaigrée qui trône avec fierté sur tous les bento japonais.

J’espère que vous penserez désormais à mon ami l’Onigiri la prochaine fois que vous partirez en vacances !…

Negitorodon

Vendredi dernier, nous avions invité à manger une amie américaine d’origine tahitienne qui vit elle aussi au Japon. Pour lui faire plaisir, j’ai voulu lui faire son plat préféré : le negitorodon.
Le terme « don » désigne la façon de servir le riz sous un dôme de garniture dans un bol. On trouve toutes sortes de « don » : « gyûdon » (viande de boeuf et riz), « katsudon » (porc frit, omelette et riz, très diététique !), etc. Mais le negitorodon est de loin mon préféré, car il contient des saveurs très délicates réunies dans une excellente combinaison. Le « toro » est du thon gras. Ici, il est présenté cru et finement hâché. On l’agrémente de « negi », la fameuse ciboule japonaise, finement émincée, et de paillettes d’algue nori séchée. J’ajoute aussi quelques graines de sésame blond, même si elles n’entrent pas dans la recette traditionnelle (vous avez certainement déjà remarqué que j’aime mettre du sésame un peu partout !). Mais le negitoro ne serait rien sans l’assaisonnement, composé d’une boulette de wasabi et de sauce de soja que l’on ajoute au moment de la dégustation.

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Il existe deux façons de déguster le negitorodon. La première, la plus classe, consiste à piocher avec ses baguettes quelques grains de riz, un peu de thon et un millimètre de negi, de tremper ensuite le bout des baguettes dans le wasabi puis d’effleurer délicatement la sauce de soja avant de déguster. Hmmm. Mais un peu procédurier, tout de même. C’est pourquoi je vous propose la deuxième option (la mienne) : verser juste ce qu’il faut de sauce de soja sur le thon, prendre ses baguettes et touiller le tout jusqu’à obtention d’une bouillie innommable et délicieuse. Le goût du thon cru qui se réchauffe au contact du riz, et la petite pointe de wasabi qui relève tout ça derrière, hmmm ! Je ne vous dis que ça !

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Pour 3 personnes
- du riz blanc cuit (autant que vous voulez, mais assez pour 3 personnes en tout cas !)
- 300g de thon rouge hâché (cru)
- wasabi
- nori en paillettes
- shoyu
- graines de sésame blond
- negi (ou ciboulette)

Laver et hâcher une tige de negi. Mettre le riz (bien chaud) dans 3 grands bols. Disposer dessus le thon cru, décorer avec des paillettes de nori, du negi et du sésame, et déposer au centre une boulette de wasabi. Pour la dégustation : verser dans le bol quelques cuillerées de shoyu, et déguster selon la méthode de votre choix !

Gyoza

Aujourd’hui, Clea présente : les gyoza ! Originaires de Chine, ces jolis ravioli au chou et au porc apparaissent très souvent sur notre table depuis que nous vivons au Japon. En général, on les achète tout faits, il ne reste plus qu’a les faire cuire, c’est un repas très vite fait pour les soirs de flemme ! Les Japonais l’accompagnent de ramen (la fameuse soupe aux nouilles bien grasse qui fait faire zuru-zuru). C’est l’une des associations improbables et incontournables dont ils ont le secret (au même titre que le duo okonomiyaki - yakisoba). Personnellement, je préfère les accompagner d’une simple salade verte, ils sont assez goûteux et rassasiants comme ça !
La dernière fois que j’en ai acheté au supermarché, dans un élan de curiosité j’ai regarde la liste des ingrédients et j’ai été effarée d’y trouver autant d’huile ! Du coup, je suis partie à la recherche d’une recette, et je me suis dit qu’ils devaient être bien plus light si on les faisait soi-même (un constat qui vaut pour a peu près tout, en réalité !). Ni une, ni deux, j’ai donc lance l’idée d’un atelier gyoza, et Ludo a accepté de jouer les chefs pour l’occasion !

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Gyoza

- 30 feuilles de pâte à gyoza (pâte à ravioli faite à la farine de blé et de riz)
- 200g de viande de porc hâchée
- chou vert
- nira (très grosse ciboulette au goût proche de l’oignon nouveau)
- shôyu
- sel, poivre
- gingembre
- ail
- sake
- huile de sésame

dscn2397dscn2398Hâcher très finement le chou et le nira. Il s’agit d’en avoir le même volume que de viande hâchée. Mélanger le tout en ajoutant les quantités désirées de shoyu, sel, poivre, gingembre (en pot), ail (en poudre), sake et huile de sésame. J’ai mis très peu d’huile, pas mal de shoyu et d’épices. Il faut savoir que les gyoza doivent être bien relevés !

dscn2399dscn2400Déposer un peu de garniture sur le cote d’une feuille a gyoza, humidifier le bord du disque de pâte et replier pour former un croissant.

Bien pincer les bords pour que la garniture ne s’échappe pas.
Procéder de même avec les 29 autres !
dscn2403dscn2404Pour la cuisson, faire chauffer un peu d’huile dans une poêle anti-adhesive, déposer délicatement quelques gyoza (une dizaine par poêlée) et faire dorer des deux coôés. Ajouter ensuite une bonne cuillerée à soupe d’eau, mettre le couvercle et laisser les gyoza s’imprégner d’eau. La cuisson est terminée lorsque toute l’eau est évaporée.

Résultat : ces gyoza sont vraiment délicieux et n’ont rien a voir avec ceux des supermarchés ! Très peu gras, ils sont croustillants et on sent bien le goût de tous les ingrédients. Les légumes sont cuits mais encore croquants et la viande de porc est très tendre. A refaire !

Pour les curieux et les patients qui voudraient faire la pâte eux-mêmes, je vous conseille d’aller voir sur ce site comment faire. Bonne chance, car elles sont fines, les feuilles de gyoza !

Maki sushi

J’entends souvent dire qu’il est extrèmement difficile de faire des sushi. Il semblerait que cet art soit réservé aux maitres du couteau et du wasabi et que les amateurs n’aient plus qu’à passer leur chemin et à passer commande au traiteur japonais du coin. Et pourtant ! Si vous saviez… combien c’est facile, de faire des sushi ! La preuve par A plus B avec les maki sushi, mes préférés. Temps de préparation : 20 minutes montre en main, sans compter la cuisson du riz. Allez, vous me suivez ?

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Tuna salad Roll

- 2 verres de riz cru
- 2 verres et demi d’eau
- 1/2 verre de vinaigre de riz
- 1 petite cuillerée à soupe de sucre
- 1 cuillerée à café de sel
- quelques feuilles de laitue
- une boîte de thon
- un peu de mayonnaise ou de sauce salade
- 4 grandes feuilles d’algue nori

Faire cuire le riz dans l’eau jusqu’à qu’elle soit totalement absorbée. Pendant ce temps, mélanger le vinaigre, le sucre et le sel dans une poêle et chauffer à feu doux jusqu’à ce que le sucre soit dissous. Laver les feuilles de laitue. Mélanger le thon avec un peu de mayonnaise ou de sauce salade (j’ai mis de la sauce salade au sésame). Lorsque le riz est cuit, verser dessus le mélange au vinaigre, mélanger très délicatement et laisser tiédir le riz. Déposer une feuille d’aluminium sur la table et poser dessus une feuille de nori (côté lisse en-dessous). sushi_1sushi_4sushi_5

Etaler 1/4 du riz sur le nori en laissant bien de la place sur les côtés et surtout en haut (environ 2 cm en haut et 1 sur les autres côtés). Déposer une feuille de laitue comme sur la photo (elle couvre environ la moitié du riz), puis ajouter le quart de la salade de thon au coeur de la laitue. A l’aide de la feuille d’aluminium, enrouler l’algue sur elle-même en appuyant bien. Procéder de la même façon avec les 3 autres rouleaux.

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Découper les rouleaux en tranches avec un couteau mouillé (c’est le petit secret !), et disposer sur une jolie assiette. Les maki se dégustent avec un peu de sauce de soja, et peuvent s’accompagner d’une belle salade verte pour un repas complet.

Alors, je vous ai convaincus ?

Inarizushi

Voici enfin une recette de sushi pour ceux qui n’aiment pas le poisson cru : les inarizushi, que l’on pourrait appeler en français « sushi du renard », du fait de leur belle couleur rousse. Ces sushi sont faits de poches de tofu frites et fourrées de riz vinaigré. Ils furent inventés à Tôkyô en 1848 par un chef qui décida de les promouvoir en faisant d’eux l’emblême des temples Inari. « Inari » signifie à peu près « le riz qui pousse ». Ces temples, dédiés à la déesse de la croissance du riz, sont décorés de statues de renards aux yeux malicieux, messagers de la déesse, et dont la nourriture préférée est le tofu frit qui prend la couleur de leur pelage.
Ces sushi très symboliques constituent en outre un repas simple et se conservent très bien. Sur la base du tofu et du riz vinaigré (le riz à sushi basique), chaque cuisinière est libre de se livrer à une infinité de variations en garnissant le riz avec des aliments locaux et saisonniers. Pour ma part, j’ai décidé d’y ajouter du sésame blond, qui me rappelle « Le Petit Prince » de Saint-Exupéry, et les cheveux blonds couleur des blés du Petit Prince qui voulait apprivoiser le renard…

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Inarizushi

Pour le riz
- 2 verres de riz non cuit (riz japonais, grains courts mais pas ronds, qui collent un peu à la cuisson)
- 1/2 verre de vinaigre de riz
- 2 cuillerées à café de sucre
- 1 cuillerée à café de sel
- 2 cuillerées à soupe de graines de sésame blond

Pour le renard
- 10 poches de tofu, « agedofu », fraîches (mais vous pouvez les remplacer par des feuilles longue conservation)
- 1 petit verre de bouillon « dashi »
- 1 cuillerée à soupe de sucre
- 2 cuillerées à soupe de mirin
- 3 cuillerées à soupe de shôyu

dscn230611)Faire cuire le riz. Idéalement, dans un cuiseur à riz, mais sinon à la casserole, avec 2 verres d’eau et demi, jusqu’à ce que toute l’eau soit absorbée. Pendant que le riz cuit, verser le mirin, le sel et le sucre dans une casserole et mettre à feu doux pour dissoudre le sucre. Réserver et laisser refroidir. Une fois le riz cuit, verser dessus le vinaigre sucré et les graines de sésame, puis mélanger très délicatement pour ne pas faire de la bouillie de riz ! Il doit prendre un aspect brillant, comme sur la photo. Les graines de sésame en moins, c’est le riz que vous pouvez utliser pour toutes vos recettes de sushi.

dscn23042) Pendant la cuisson du riz, préparer les poches de tofu. Tout d’abord, il faut les rincer sous l’eau très chaude (ou les passer rapidement dans une casserole d’eau bouillante) puis les presser en faisant attention à ne pas les déchirer. Porter à ébullition le mélange dashi / sucre / shôyu / mirin, puis plonger dedans les poches de tofu et laisser cuire 1/4 d’heure sur feu doux avec un couvercle.

Sortir les poches de tofu et les déposer sur un papier absorbant. Les couper en deux, soit dans la diagonale (sushi en triangle), soit dans la largeur (sushi en rectangle). La poche coupée s’ouvre toute seule et elle est prête à être farcie de riz. Attendre que le riz ait tiédi un peu pour en remplir délicatement les poches de tofu. Mettre au frais jusqu’au moment de déguster, avec un peu de shôyu.

Okonomiyaki

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Dans certains de mes posts, vous avez pu voir apparaître les takoyaki, les yakisoba et autres « truc-yaki ». « Yaki » signifie « grillé », ou encore « cuit ». J’ai remarqué que les Japonais aiment beaucoup faire transparaître le mode de cuisson dans l’appellation du plat (par exemple avec le terme « age », qui veut dire « frit », comme dans « age-dofu » (tofu frit)).
Dans la famille des « yaki », c’est l’okonomiyaki qui porte le mieux son nom, « okonomi » pouvant être traduit par « comme il vous plaira ». Il s’agit en effet d’une sorte de grosse crêpe fourrée à ce qu’on veut, la garniture de base étant composée de chou et de fines lamelles de porc grillé. On la recouvre ensuite normalement de mayonnaise, de sauce spéciale (la même que pour les yakisoba, à base de sauce d’huîtres, de ketchup et de shoyu), et de flocons de bonite séchée. Dans les restaurants d’okonomiyaki, on vous proposera une longue liste de garnitures possibles : mochis (gâteaux de riz gluant), fromage, poulpe, crevettes… ainsi que des plateaux-repas associant la crêpe avec un bol de yakisoba. A Hiroshima, on pousse même le vice jusqu’à garnir la crêpe avec les pâtes, c’est une spécialité locale très nourrissante, comme vous pouvez l’imaginer.

Quoi qu’il en soit, la recette du « comme il vous plaira grillé » est adaptable à volonté.
Avec Ludo, nous avons souvent déployé des trésors d’imagination pour varier son contenu, et notre version préférée contient des morceaux de saumon frais grillé et du fromage fondu. Mais aujourd’hui, je vais vous présenter la recette la plus basique, celle au chou et au porc, avec un seul petit plus, le fromage fondu, qui rend le tout délicieusement moelleux…

Okonomiyaki

Pour deux crêpes de taille moyenne

- 100g de farine à okonomiyaki*
- 1 oeuf
- 100ml d’eau
- 1 tranche de fromage type toastinette
- quelques fines tranches de porc (je ne sais pas si on les trouve tellesqu’elles en France, ça ressemble à du bacon en beaucoup moins gras…)
- quelques feuilles de chou vert
- huile pour la poêle
- sauce pour okonomiyaki
- mayonnaise (en option ; moi je n’en mets pas)
- flocons de bonite séchée

dscn2296*La farine spéciale okonomiyaki contient de la farine de blé, du sucre :-( , de la poudre de crevettes, de bonite et autres fruits de mer divers et variés (ingrédients du dashi, le bouillon de base des soupes japonaises), de la dextrine, des flocons de pomme de terre, et de la levure (pour les principaux ingrédients). Il doit être possible de la faire soi-même avec de la farine, du dashi, de la levure et des flocons de pomme de terre.

Faire revenir les lamelles de porc dans la poêle avec un peu d’huile. Couper en petits morceaux. Réserver.
Emincer le chou vert. Réserver. Dans un bol, mélanger la farine, l’oeuf et l’eau pour obtenir une consistance homogène. Ajouter le porc, le chou et le fromage coupé en petits morceaux. Bien mélanger. Ne pas s’inquiéter si cela donne l’impression qu’il y a trop de garniture et pas assez de pâte, c’est normal ! Verser la moitié de la pâte dans la poêle qui a servi à cuire le porc (pas besoin de rajouter d’huile). Faire cuire le premier côté à feu un peu vif au début, moyen ensuite. Retourner et cuire l’autre côté. Procéder de même avec le reste de pâte.

 

Pour la présentation : décorer la crêpe avec les flocons de bonite, la mayonnaise (si vous le souhaitez), puis la sauce spéciale.dscn1973dscn2301dscn1976

 

N’oubliez pas que vous pouvez varier la garniture « comme il vous plaira » : penser au thon, au saumon, au jambon, aux fruits de mer…

Quinoa à la japonaise

A l’occasion d’un retour en France de quelques jours en mars dernier, Ludo m’a rapporté deux paquets de quinoa.
Vous connaissez tous cette petites graine mexicaine, qui n’est pas une céréale (elle ne contient pas de lysine) mais appartient à la famille des légumes de type épinard. Ce qui m’empêche absolument pas de la traiter comme une vulgaire céréale (décidément, aucun respect). En l’occurrence, je l’avais un peu oubliée sur mes étagères depuis (trop occupée à griller mes mochis), et je l’ai redécouverte cette semaine enme disant qu’il allait falloir que je m’occupe d’elle.
Miss Quinoa(ou peut-être mister, après tout, je ne sais jamais si c’est féminin ou masculin, vous savez, vous ?) étant mexicaine, on peut imaginer qu’elle se marie très bien avec l’avocat, la tomate, le maà¯s et les épices quiarrachent (je ne m’y connais pas très bien en cuisine mexicaine, comme vous pouvez le constater !). Mais ce jour-là , je m’étais mis en tête d’opérer un mariage mixte : la quinoa à la japonaise.

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Je suis donc partie dans mon petit supermarché en quête de légumes « japonais », et j’ai commencé à remplir mon petit panier : champignons de toutes sortes, pousses de soja, patate douce… Et soudain, je suis tombée enarrêt devant LA bonne idée : une petite barquette déjà toute remplied’un assortiment de légumes destinés à accompagner le yakiniku, la

viande grillée japonaise. Chou, champignons shiitake et enoki, oignon, poivron vert, carotte et kabocha. Les légumes japonais par excellence,que l’on retrouve à tous les coups lors de grillades, barbecues, ou encore dans l’utilisation des tempura ou des soupes. J’ai donc opté pour la facilité avec ma petite barquette de légumes nippons (je pense qu’ils venaient de Chine, ceci dit, mais je préfère ne pas savoir).

Ensuite, j’ai voulu ajouter à ma quinoa un autre aliment bien japonais : letofu. Mais en me dirigeant vers le rayon du tofu, je suis tombée sur celui des préparations bizarres à base de poisson : des pâtés, des bâtonnets, des saucisses, du poisson (ou du moins cequ’il en reste) sous toutes ses formes sauf la vraie, en habit rose, vert ou blanc. Et j’ai choisi un pâté de poisson présenté sous forme de bâtonnets. Il s’agit d’un mélange de tofu et de poisson(principalement), que je trouve très esthétique et plutôt bon. Je me suis dit que miss Quinoa serait aux anges avec un compagnon pareil !

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Enfin, pour finir de donner à ma quinoa le goût du Japon, je décidai de la cuire avec de l’huile de sésame, du shoyu et du mirin (vinaigre de riz).

Quinoa à la japonaise

Pour deux personnes

- un verre de quinoa
- deux verres d’eau
- shoyu
- mirin
- une cuillerée à soupe d’huile de sésame
- cinq bâtonnets de pâté de poisson au tofu (à défaut, remplacer par du tofu tout simple)
- quelques rondelles de carotte
- un demi poivron vert
- cinq gros champignons shiitake
- une poignée de champignons enoki
- quelques feuilles de chou vert
- quelques morceaux de kabocha
- deux rondelles d’oignon

Couper les légumes en lamelles et le pâté de poisson en rondelles. Faire chauffer l’huile dans une marmite, ajouter les légumes et la quinoa(lavée), et faire revenir quelques instants en ajoutant le shoyu et le mirin. Verser l’eau, mettre un couvercle et porter à ébullition. Ajouter le pâté de poisson ou le tofu. Réduire le feu et laisser cuire avec le couvercle jusqu’à ce que la quinoa et les légumes soient cuits et toute l’eau absorbée. Manger bien chaud !

J’ai trouvé lemariage de miss Quinoa avec le Japon très réussi. Le goût du shoyu lui va à ravir ! Ce plat est facile à réaliser (sauf quand on n’a pas la barquette de légumes tout prêts sous la main !!), il est équilibré et complet. J’ai envie de réessayer en ajoutant des noix de cajou, ou bien des graines de sésame blond grillées, pour donner un peu plus de croquant.

Yaki soba

Les yaki soba, ou « nouilles sautées », font incontestablement partie du folklore japonais. Elles sont de tous les festivals et on peut être sur d’arriver à en dégotter dans n’importe quel combini (« convenience store », magasin de proximité ouvert 24h/24), à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit, en cas de crise de manque. On les trouve souvent dans les restaurants qui servent des okonomiyaki (préparation à mi-chemin entre la crêpe et la pizza japonaise, que je vous présenterai une prochaine fois). Pour les mangeurs nippons, les deux sont même inséparables, mais pour moi qui ne vois pas pourquoi on associerait des pâtes à de la pâte (qu’elle soit à crêpe ou à pizza), ils constituent chacun un plat à part entière.
En tout cas, elles sont bien meilleures faites maison (et sûrement plus light, aussi…). Je vous propose donc une recette, adaptée à ma sauce, de celle que l’on trouve sur les paquets de nouilles spéciales « yaki soba » (au rayon frais).

Yaki soba

Pour 4 portions

- 4 petits paquets de nouilles spéciales yaki soba, fraîches (environ 100g le paquet de nouilles cuites)
- 150g de fines lanières de porc
- 1 paquet de germes de soja (environ 200g)
- 1 carotte
- quelques feuilles de chou chinois
- sel, poivre
- sauce pour yaki soba (je l’achète toute faite, il s’agit d’un mélange, en quantités égales, de sauce Worcester, de sauce d’huîtres, de sauce de soja et de ketchup)
- une cuillerée à soupe d’huile
- un peu d’eau

Couper finement le chou et la carotte. Faire revenir dans l’huile. Ajouter un peu d’eau si besoin. Ajouter le porc et les germes de soja, couvrir et laisser mijoter quelques minutes, jusqu’à ce que les morceaux de porc soient cuits et les légumes tendres mais encore un peu croquants. Ajouter ensuite les nouilles et l’assaisonnement (pour la sauce, c’est à vous de voir, mais il doit y en avoir suffisamment pour que les nouilles prennent une légère coloration brune). Bien mélanger les nouilles aux légumes, laisser cuire encore quelques minutes pour qu’elles soient bien chaudes et servir.

C’est une recette de plat complet vraiment simple et rapide, avec un rapport investissement/résultat excellent. Du fait de la sauce, elle a un petit goût sucré/salé. On peut l’accompagner d’une petite salade et d’une soupe miso.

A vous, maintenant, de lui trouver de multiples variantes !

Unagi aux petits légumes

Aujourd’hui je vais vous présenter mon amie l’unagi, ou anguille en Français. L’est-y pas belle ?

Au Japon, l’anguille est le plus souvent vendue sous cette forme, déjà découpée et recouverte d’un mélange à base de sauce de soja et de sucre. Il suffit donc de la découper en morceaux et de la réchauffer avant de la déguster avec du riz. Cette fois-ci, j’ai aussi ajouté des poivrons et du concombre que j’ai fait revenir dans un mélange de sauce de soja et de mirin.

Au Japon, il y a un proverbe qui dit : « si vous mangez de l’anguille, vous serez en pleine forme ». Il y a même un jour férié (le 21 juillet, « Marine Day ») que les Japonais consacrent massivement à la dégustation de l’unagi, dans le but affirmé de garder justement la forme !

L’anguille est un poisson très gras (54% de lipides et 46% de protéines) de la même famille que le maquereau ou le saumon, et apporte donc des Omega 3 (qui ont beaucoup la cote en ce moment) et de nombreux nutriments (vitamines D, A, B2, E, phosphore, zinc, selenium). Il faut cependant, faire un peu attention, car elle contient aussi des acides gras saturés. Mais quand vient la saison de l’unagi, les Japonais ne se privent pas et la consomment sous toutes ses formes : en sushi, en donburi (avec du riz et de l’oeuf), ou tout simplement avec du riz blanc. Qu’est-ce qu’on ne ferait pas pour « garder la forme » !

Unagi aux petits légumes

- une anguille déjà apprêtée
- 3 tout petits poivrons verts, ou un très gros
- 1 tout petit concombre
- sauce de soja
- mirin
- riz blanc

Couper les légumes en petits morceaux (pour le concombre) et en fines lanières (pour les poivrons). Faire revenir dans une poêle avec de la sauce de soja et du mirin. Lorsque les légumes sont tendres, ajouter l’anguille coupée en morceaux, couper le feu et mettre un couvercle. Attendre 2 mn pour que l’anguille soit chaude et servir avec du riz blanc.