Le bio moins cher

A l’achat

- Acheter en vrac. Les magasins bio proposent souvent des produits en vrac, et ceux-ci sont toujours moins chers que les produits préemballés (prix au kilo).

- Ne pas acheter de plats tout préparés. Ce sont eux qui font gonfler la note. Sauces, mélanges de légumes, conserves et petits plats individuels : OK, ils dépannent, mais il existe d’autres manières de manger rapidement (des pâtes, des lentilles, du millet avec un avocat, ou de la graine de couscous avec quelques feuilles de salade…).

- Choisir des produits de saison. Plus ils sont locaux aussi, moins chers ils sont. L’hiver pourra sembler un peu long sans courgettes ni aubergines, mais la planète et votre portefeuille vous diront merci. Et c’est fou le nombre de repas qu’on peut faire avec un beau potiron…

- Remplacer régulièrement la viande par l’association céréales + légumineuses. La viande, surtout en bio, coûte cher. Et c’est normal, puisqu’il faut beaucoup de matières premières (céréales) et de soin pour la produire. Elle vaut son prix. On gagne donc à en consommer moins (mais mieux) et à la remplacer par des ingrédients bon marché qui apportent d’autres protéines de qualité.
Les bonnes associations : riz demi-complet + lentilles corail, pâtes + lentilles vertes, petit épeautre + haricots blancs, orge + pois cassés, graine de couscous ou boulgour + pois chiches, maïs + haricots rouges.

- Privilégier les circuits courts. Plus c’est proche, moins il y a d’intermédiaires, et moins c’est cher (normalement… vérifiez !). Ne pas se borner au bio étiqueté. Il existe sûrement pas loin de chez vous des « petits » producteurs qui ne traitent pas, ou sont en conversion vers le bio mais pas encore immatriculés.

- Noter et comparer les prix, au moins une fois dans votre vie. Si vous vous rendez dans plusieurs endroits pour faire vos courses (exemple : grande surface bio, épicerie de quartier, boutique en ligne, hypermarché, marché), vous saurez quoi acheter où et au meilleur prix.

A la maison

- Faire soi-même les yaourts. Une yaourtière coûte un peu à l’achat mais vous permet ensuite de faire 8 yaourts (de vache ou de soja) pour le prix d’une brique de lait.

- Faire soi-même les compotes et crèmes dessert. Ce sont des recettes qui ne coûtent quasiment rien, contrairement à tous les pots prêts à consommer. Idem bien sûr pour la pâte à tarte, les cakes, les biscuits… Tout ce qui n’est pas emballé coûte moins cher. Surtout quand il ne s’agit que d’un peu de farine, de sucre et de matière grasse.

- Faire soi-même le pain au levain (mais uniquement si on aime la boulange et le nourrissage d’animaux de compagnie…).

- Prévoir ses menus avant de faire sa liste de courses, et s’y tenir. Cela permet d’éviter le gaspillage et les tentations au rayon des plats préparés fraîchement tentants, ou des beaux fruits frais que l’on n’aura pas le temps d’exploiter.

- Utiliser les fanes de légumes, le pain rassis, la salade flapie, voire les épluchures… La recette « retour des courses » : la soupe à tout ce qui dépasse (verts de poireaux, fanes de carottes, de navets, radis ou betteraves, tiges de brocoli… bref, tout ce qu’on ne range pas forcément au frigo mais qui, juste cuit et mixé avec quelques portions de fromage frais ou un peu de crème végétale, donne un délicieux velouté sans rien coûter).

- Privilégier les recettes simples et économiques. En voici quelques exemples : matefaim, soupe de légumes, gratins de légumes, plats de pâtes…

- Optimiser les restes. Quelques exemples de recettes recyclage : tarte aux légumes, pizza à rien, pâtes aux restes…

- Faire au moins une fois par saison un grand tri des placards et du congélateur de la cuisine en essayant d’utiliser en priorité ce qui s’y trouve. Autrement dit, pendant une semaine, vous mangerez peut-être moins de produits frais mais ne dépenserez quasiment rien en courses. Vous serez surpris de voir tout ce que l’on peut cuisiner avec des fonds de placard ! En plus, ça dope la créativité… Quelques exemples : pâtes aux champignons séchés, curry de lentilles aux fruits secs, lait de coco et épinards surgelés, salade de petit épeautre aux sardines, muffins au maïs et au gingembre, cake au chocolat et aux écorces de fruits confites…

- Congeler tous les restes, même minuscules. Assemblés, ils feront un bento du tonnerre.

A lire aussi :

Mon bio placard

Comment stocker

Liste des courses

S’organiser et établir des menus

23 réflexions au sujet de « Le bio moins cher »

  1. Avant le bio, c’était juste les légumes de mon père (donc automatiquement de saison)! Puis je m’y suis mise petit à petit; d’abord les huiles, la farine, les céréales, les légumes secs…
    Je découvre au fur et à mesure, je pense que la prochaine étape sera les laits végétaux…
    Et ton article me conforte dans mon idée, la yaourtière sera mon prochain investissement!

  2. je vais tenter la recette soupe « retour des courses » ou du marché pour moi, rien que l’idée, me fait bien rire.
    Je fais aussi ma semaine « sans courses »!
    Merci pour ces petits conseils tout en gaité.

  3. c’est grace a ma fille que je me met tout doucement a ce genre de cuisine, cela a l’air très bon. je vais m’y mettre et essayer vos recettes Merci pour cela

  4. « Plus c’est proche, moins il y a d’intermédiaires, et moins c’est cher (normalement… vérifiez !) »
    hum hum …
    petites précisions sur cette idée qui ne se vérifie pas toujours et pour cause :

    les producteurs qui vendent aux intermédiaires doivent se soumettre au prix de rachat de l’intermédiaire, qui prend sa marge. Pour s’en sortir économiquement, le producteur doit produire sur de grandes surfaces peu de variété de légumes.
    Ils sont donc souvent spécialisés, peuvent mécaniser, et « sortir » un légume à moins cher que le petit producteur près de chez vous.
    -les petits producteurs en vente directe ont en règle générale une grande diversité de légumes, plein de petites parcelles partout, ne peuvent avoir de machines très spécialisées (exemple une récolteuse de carottes qui fait tout), parce qu’il n’a pas la surface qui justifierait un tel investissement. Le petit producteur aura donc plus de travail manuel (donc plus de temps de travail, le sien + celui de salarié)(et quand on a plein de petites surfaces différentes, on perd du temps aussi). Sans compter le temps de vente (marché, amap..), temps de commercialisation qui est réduit dans le premier cas puisqu’il n’y a pas de vente directe.
    C’est vrai en conventionnel, et aussi en bio. Sinon, pourquoi croyez vous que l’agriculture s’est spécialisée à outrance ?
    Sur de grandes surface, on fait des économies d’échelle. En agriculture, comme dans d’autres secteurs.

    La différence entre les deux systèmes n’est pas lié au transport. Ce sont deux systèmes différents qui n’ont pas les mêmes charges et pas le même fonctionnement. Donc le prix du producteur de proximité peut être plus élevé ou égal à celui que vous trouverez chez un intermédiaire. Cela ne veut pas dire qu’il profite de la vente directe.
    Allez travailler une semaine chez un petit producteur (bon, d’accord, c’est interdit), discutez avec lui de ses charges et du salaire qu’il se garde à la fin du mois, demandez lui combien d’heures il travaille et à quel taux horaire il se rémunère. Il faut payer le prix juste des choses, c’est vrai pour tout( l’éducation, la santé, les vêtements, les transports, l’alimentation…)

    Après tout ça, on prendra plaisir à cuisiner vos recettes !

    Isabelle
    Une productrice de légumes bios en vente directe !

  5. adepte de la cuisine des fonds de placard, j’adhère, je fais mes compotes aussi et des listes de courses dont j’essaie de ne pas sortir …je cuisine avec les produits de saison et comme toi je fais mes carottes de mille façons !! je trouve cela bien plus agréable de fonctionner ainsi et on tord le coup à une idée reçue selon laquelle manger bio c’est plus cher ! merci pour tes conseils avisés !

  6. Bonjour Cléa,
    C’est une très bonne idée d’avoir créer ce post. Aurais-tu des astuces à me donner afin de comparer les prix des magasins facilement? Utilises-tu un papier, un crayon, et notes-tu le prix des produits que tu achètes régulièrement? Ou bien notes-tu d’abord le noms des articles sur le papier et les prix qui y correspondent? Ou encore utilises-tu un smartphone ou autre invention ;)? Je te pose la question car je suis toujours mal à l’aise de faire cela, une fois on m’a même (limite) interdit de relever les prix dans un magasin de la chaîne Bioco.. dans une certaine rue Legendre à Paris, me traitant de « journaliste travaillant malhonnêtement »? Merci à toi!

    –> Non désolée, je n’ai pas d’astuces de ce type-là. Je ne connais pas non plus de comparateur. Je me contente de comparer éventuellement les tickets de caisse et j’ai certains prix en tête pour lesquels la comparaison est simple.

  7. Elle donne envie la soupe  »retour de courses », j’ai déjà préparé un velouté aux fanes de radis et c’est délicieux !

  8. Bonjour,
    En ce qui concerne l’achat ce sont de très bon conseils pour acheter moins cher les produits bio. Pour la maison c’est plus problématique car il faut du temps pour faire soi-même les recettes mais pourquoi pas les faire le week-end. Je pense surtout aux gens qui travaillent.
    Michel

    –> Je travaille (à l’extérieur) moi aussi. Comme quoi, avec un peu d’organisation, tout est possible…

  9. Bonjour,
    J’ai un petit soucis avec mes yaourts au soja , cela fait plusieurs fois qu’ils ne prennent pas bien, ils restent assez liquide. je n’utilise pas de yaourtière, je les mets dans une cocotte fermée hermetiquement. est-ce qu’il vaudrait mieux utlisé un yaourt au lait de vache? ou aurait-tu une idée de quoi cela pourrait venir?
    merci

    –> Je ne maîtrise pas du tout la confection avec cocotte, mais je pense que cela vient de là. Si les yaourts prenaient avant et qu’ils ne prennent plus alors que les ingrédients utilisés sont les mêmes, plusieurs hypothèses :
    - le yaourt « ferment » est à changer (en acheter un en magasin)
    - il y a des variations de température (couvrir la cocotte d’un linge).

  10. Bonjour Clea,
    cela faisait fort longtemps que je n’étais pas passée me rincer l’oeil par ici, et après lecture de cet article (qui a l’air pourtant vieux déjà) je suis allée faire quelques courses dans le magasin bio près de chez moi. Cela me prend par phases mais à chaque fois j’achète des tonnes de paquets de graines et de farines que je n’utilise pas qui se périment et qui même parfois finisse à la poubelle à peine entamés car envahis par des petits visiteurs…
    Cette fois ci j’ai bien assimilé tes conseils, j’ai acheté en vrac (et oui c’est effectivement moins cher qu’en paquet) ce qui m’a permis d’acheter plus de choses différentes en petites quantités et de pouvoir les stocker plus facilement (et les utiliser plus facilement également)
    J’ai fait de la place dans mes placards, trouvé des contenants et rangé tout cela…yapluka!

    Merci pour ce si joli blog, hâte de trouver ton dernier livre pour compléter ma collection!

  11. Bonjour,

    Pour répondre à Céline, il faut entourer la cocotte dans une couverture pour éviter les déperditions de chaleur; la température baisse plus lentement et les yahourts prennent mieux.

    De mon côté, j’ai des difficultés à trouver du lait de brebis pour faire mes yahourts, qui, du coup, me coûtent très cher. Nous sommes tous intolérants au lait de vache et je voudrais changer des yahourts au soja. Je n’ai pas trouvé de producteurs près de chez moi (en Gironde): quelqu’un a-t-il une idée?

    Un grand merci, Cléa, pour toutes ces recettes qui ont égayé mon hiver et vont continuer de ravir les papilles des petits et des grands à la maison.

    –> Merci à toi Laurence !
    Je ne trouve pas non plus de lait de brebis ici, et le lait de chèvre ne permet pas de faire des yaourts qui se tiennent. La « solution » pourrait être de faire des « simili yaourts » à base d’agar-agar et de différents laits végétaux (amande, riz, épeautre…).

  12. Merci pour cet article qui peut aider beaucoup de personnes; je passe régulièrement chez vous et suis émerveillée par toutes les recettes que vous proposez.
    je croyais , voila pas si longtemps, qu’il suffisait d »acheter des légumes bio de la viande bio etc… etc et bien que neni, c’est un art de vivre que je découvre pour mon plus grand plaisir
    Tout un monde de produits que je ne connaissais pas s’ouvre a moi.
    J’ai tout d’abord essayé le tofu soyeux .; dont je suis devenue une grande fan .; ensuite les purées de noisettes, amandes etc ..la aussi une belle découverte.
    D’autres légumes secs comme les lentilles corail, verte etc etc.
    Les farines: pois chiche, maïs. riz.
    oh lala comme je suis contente de toutes ces découvertes..
    Un grand merci a vous qui faite partie de tous ces gens qui m’ont ouverts les yeux (entre autre)
    J’ai déja fait quelques unes de vos recettes, de votre blog et de vos livres.
    oui oui, j’ai voulu en savoir plus.
    Encore une fois merci pour tout

    les faeines aussi

  13. Un bel article plein de bon sens. Pour consommer, en résumé, il faut agir comme autrefois : local et de saison (et pas tout emballé, comme vous le précisez). Et je suis tout à fait d’accord avec le remplacement de la viande (chère) par du bon bio.

  14. Bonjour, j’ai lancé il y a peu de temps un blog spécialisé dans les graines germées (il y a environ 2 mois).
    Sur ce blog, on peut retrouver des informations sur les graines que l’on peut faire germer, des bienfaits des graines dans l’alimentation, leurs moyens de conservation mais aussi des recettes sucrées et salées.
    Aujourdhui je souhaiterais donner un peu plus de visibilité à ce blog (qui malheureusement n’a que quelques visites…).

    Si vous avez un peu de temps, j’apprécierais énormément si vous pouviez y faire un tour et me donner votre avis.

    Merci d’avance.

    Manon
    http://mes-graines-germees.com/

  15. Le soja est toxique, il doit être cuit très longtemps ou bien fermenté !
    Pour des gens qui disent prendre soin de leur santé, faudra revoir vos placards !
    En Asie, l’état interdisait de consommer le soja autrement que fermenté. C’est pas pour des prunes….
    Le soja est un lobbie, rien d’autre, et très mauvais pour la santé ! Cancer du pancréas, des reins…. D’ailleurs je vous laisse deviner de quoi sont morts les « dieux » qui ont prôner les bienfaits du soja !!
    Réveillez vous ! C’est pas sa être près de la nature, en harmonie comme vous dites.
    Le crime est que dans les milieux naturo on ne jure que par le soja ! Une honte…

    –> Je me permets de corriger…
    « Autrefois », en Asie, on croyait que le soja n’était comestible que fermenté. On a depuis compris que ce n’était pas le cas. Pour le soja comme pour tous les autres aliments protéinés, tout est affaire de modération et de variété.

  16. Bonjour,

    Très bon conseils qui effectivement permettent de payer moins cher ! J’ai juste 2 petites réserves…
    Sur la yaourtière tout d’abord, j’en ai une et je me suis rendu compte que ce n’est pas si économique car les yaourt bios sont de moins en moins chers (un peu -d’1 euros les 4 en marque distributeur), se conservent plus longtemps que ceux fait maison donc moins de gaspillage.
    Sur les plats simple d’autre part. Je pense qu’il faut faire attention à ne pas en abuser : un plat de pâtes seules ou un gratin de légumes n’est a priori pas un « plat complet » sauf si on fait bien attention, comme tu le précise d’associer source de protéine comme légumineuse avec glucides (céréales).

    Bon mon commentaire peut sembler globalement négatif mais c’est juste un détail car j’adore le blog !

  17. J’ai bien diminué ma consommation de viande. Mon souci est que mes intestins ne supportent pas les légumineuses….Par quoi remplacer la viande ? Evidemment je mange des oeufs et du soja, des noix …quoi d’autre ?
    Merci de me répondre ! Je découvre ce blog grâce à Félicie à Paris, je m’en vais l’explorer !

    –> Les oeufs, le soja, les laitages et les noix c’est déjà très bien. Certaines légumineuses se digèrent mieux que d’autres, c’est le cas des lentilles corail et des pois chiches à condition de leur retirer leur petite peau. Ajouter du bicarbonate de sodium et de l’algue kombu dans l’eau de cuisson participe aussi à rendre les légumineuses plus digestes. Sinon, le quinoa est une bonne alternative.

  18. Coucou

    j’ai entendu de parler d’un magasin sur Paris qui vendrait uniquement les produits en vrac mais j’ai pas retenu l’adresse. Quelqu’un saurait? Merci

  19. THE boulangerie de Satoriz donc le bon pain bio cuit au four à bois me donne vraiment l’eau à la bouche..j’en bave rien que de voir les images!!!
    Penses tu qu’ils vendent a distance?? Car ici nous sommes très intéressés..!!!!
    Merci pour ce joli lien et pour tes conseils..
    Bonne Journée

    –> Ils vendent en tout cas dans tous les Satoriz. Il y en a peut-être un près de chez vous ? Sinon, vous pouvez peut-être les contacter directement…

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