Archives pour la catégorie desserts japonais

Brioche roulée au thé matcha

Je comprends mieux pourquoi mon amie D., celle qui m’a prêté son KitchenAid, l’utilisait principalement pour faire des brioches. Avec ce truc, une brioche, ça prend une demi-heure, et on ne se salit même pas les doigts. Avant, quand je me lançais dans ma confection annuelle de brioche à l’anis pour l’Épiphanie, j’y laissais généralement un batteur-pas-fait-pour-ça, et j’étais bonne pour avoir un plan de travail beurré pour la semaine (et pour refaire ma manucure, si j’en avais eu une). Sans compter que ça me prenait une demi-journée, à grands renforts de bouillotte. Tout ça, tout ça.

Hier, j’ai fait trois brioches en 30 minutes avec ce TrucLà. Blasée, j’étais.

Heureusement qu’il va falloir qu’un jour je le lui rende, ça me réapprendra les vraies valeurs du pétrissage et de la pâte beurrée qui colle au batteur. Genre, une brioche, ça se mérite.

Bref, KitchenAid or not, chez vous, ce sera quoi le programme de la galette, cette année ? Ici, les indémodables brioches à l’anis sont prêtes et congelées, et la galette feuilletée attend son heure (amande et pistache cette année, avec peut-être un peu de poire dedans). Mais comme il fallait un truc qui change, les hostilités ont commencé avec cette sioupeeeerbe brioche roulée au thé matcha, façon chinois (un chinois japonais, huhu… Ah oui, au fait : bonne année !).

Brioche roulée au thé matcha

Pour 8-10 personnes

20 grammes de levure de boulanger fraîche
4 œufs
475 grammes + 2 c. à soupe de farine de blé T65
80 grammes de sucre de canne blond + pour saupoudrer
6 grammes de sel
175 grammes de beurre doux (sorti du réfrigérateur 1 h avant)
3 c. à café de thé matcha
Œuf ou lait pour dorer

Ecraser la levure dans un bol et ajouter 1/2 verre d’eau tiède et 2 c. à soupe de farine, tout en délayant. Laisser reposer pendant 5 mn. Mélanger les oeufs avec la farine, le sucre et le sel. Pétrir tout en ajoutant le beurre, et jusqu’à ce que la pâte soit parfaitement homogène. Prélever une grosse moitié du mélange et placer dans un saladier. Fariner légèrement la pâte restante et ajouter le thé matcha. Pétrir jusqu’à ce que la pâte soit bien verte. Placer dans un autre saladier. Couvrir les deux saladier d’un torchon et laisser lever dans un endroit tiède pendant 2 h. Rabattre les pâtons pour former des boules, filmer au contact, ajouter un torchon sur chaque saladier et placer au réfrigérateur pour 10 à 12 h. Sortir du réfrigérateur et étaler chaque pâte sur une épaisseur de 5 mm en formant un grand rectangle. Placer le rectangle de pâte au thé matcha sur la pâte nature et rouler pour former un boudin. Couper le boudin en 6 portions. Placer les portions côte à côte dans un moule rond de 20 cm de diamètre. Il est inutile qu’elles se touchent. Le côté spiralé doit être visible. Couvrir d’un torchon et laisser lever pendant 2 h dans un endroit tiède. Préchauffer le four à 180 °C. Pendant ce temps, dorer la brioche et saupoudrer de sucre. Cuire au four pendant 1 h environ. Laisser refroidir.

Inspiration : Foodbeam

Deux astuces :

– Si vous n’avez pas d’endroit tiède, préchauffez le four à 50 °C pendant 5 mn. Eteignez, et placez le saladier dans le four fermé.
– Pour vérifier que la brioche est cuite à l’intérieur, j’utilise le truc de Pascale : plonger le thermosonde au coeur de la brioche. Il doit afficher 93 °C. Imparable.

Recettes de brioches et galettes

THE galette des Rois à l’anis
Brioche à la farine de maïs

Brioche toute simple
Galette des Rois à la crème de calissons
Galette des Rois à la frangipane (et version pistache)

Vous pourrez également retrouver ma recette de galette des Rois à la lentille verte du Puy, à l’orange et à la vanille dans le prochain Sat’Info (6 janvier). Même que c’est pas une blague.

Cheesecake « à la japonaise » aux fraises et noisettes grillées

Lors de mon retour du Japon, je vous avais parlé des cheesecakes à la japonaise, mes préférés… Contrairement aux cheesecakes à l’américaine, ils sont assez légers, moins crémeux mais plus fondants, parfois mousseux. Bref, beaucoup moins lourds, tout de même ! Avec les premières fraises gariguettes de la saison, j’ai eu envie de refaire un de ces cheesecakes. Une chance que la soeur de Ludo nous ait ramené du fromage Philadelphia d’Allemagne deux semaines plus tôt… C’est vraiment l’idéal, dommage qu’on le trouve aussi difficilement chez nous. Vous pouvez bien évidemment le remplacer par un autre fromage « nature à tartiner », ou bien du mascarpone, de la ricotta… Mais moi je dis : merci Elodie :)

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J’ai recouvert le gâteau d’un coulis de fraises légèrement pris à l’agar-agar et sucré au sirop d’agave, et surtout de noisettes grillées, pelées et concassées, qui apportent un croquant fabuleux à l’affaire. Le gâteau vanillé et légèrement citronné fond dans la bouche, la fraise réveille les papilles, et les noisettes grillées croustillent… Il faut juste que j’essaye de ne pas le finir toute seule, maintenant ! Des volontaires ??

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Cheese-cake « à la japonaise » aux fraises et noisettes grillées

Pour 8 personnes

60 g de noisettes
200 g de cream-cheese ou de ricotta
3 oeufs
50 ml de lait
80 g de sucre
30 g de maïzena
2 cuillerées à soupe de jus de citron
1 cuillerée à café de vanille en poudre
250 g de fraises
1/2 cuillerée à café d’agar-agar
Sirop d’agave

Préchauffer le four à 170 °C. Profiter de la chauffe pour enfourner les noisettes. Il faudra les sortir quand leur peau sera noire et craquelée. A ce moment-là, il faudra les peler (la peau part toute seule) et les concasser.
Mélanger le fromage avec le lait, ajouter le sucre, les jaunes d’oeufs, la maïzena, le jus de citron et la vanille. Battre les blancs d’oeufs avec une pincée de sel. Ajouter les blancs battus dans la préparation précédente. Verser le tout dans un cercle ou un bien dans un moule rond (avec papier cuisson si possible) et enfourner pour 30 mn.  Laisser tiédir. Oter le cercle et transvaser sur le plat de service.
Laver les fraises. En garder quelques unes pour la déco. Equeuter et mixer les autres. Verser ce coulis dans une petite casserole, avec l’agar-agar. Porter à ébullition. Ajouter le sirop d’agave et mélanger. Verser sur le gâteau. Laisser tiédir, puis décorer avec les noisettes et les fraises restantes.
Servir frais.

Gâteau au sésame noir

Ce gâteau tout noir est né bien par hasard… en tout cas, il n’était pas prémédité ! Il me restait un pot de pâte de sésame noir à terminer suite à la bûche réalisée pour Noël. Hors de question de laisser perdre un tel trésor, mais pas trop envie non plus de le transformer systématiquement en tartines du matin… J’ai pesé le contenu restant et réalisé que j’en avais trop pour faire une pannacotta mais pas assez pour me lancer dans une recette de glace. Dont acte : c’était pile ce qu’il fallait pour faire un gâteau noir, so chic. Avis aux amateurs ! Et surtout, n’oubliez pas la couche de graines de sésame noir qui croustillent sur le dessus, c’est trop bon…

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Gâteau au sésame noir

75 g de pâte de sésame noir
75 g de yaourt
25 g de miel
60 g de sucre blond
2 oeufs
160 g de farine de blé T65 ou T80
1 c. à café de poudre à lever
Sésame noir pour saupoudrer

Préchauffer le four à 180 °C. Mélanger les ingrédients dans l’ordre, à l’aide d’un batteur électrique. Verser la pâte dans un moule à cake chemisé de papier cuisson. Décorer de graines de sésame noir. Enfourner pour 30 mn. Laisser refroidir.

Où trouver de la pâte de sésame noir ?
Le mieux est encore du côté des boutiques en ligne. A moins que vous n’ayez à proximité de chez vous l’une de ces épiceries japonaises TRES bien achalandées, et j’insiste – car même chez Kioko, la pâte de sésame noir est moyenne… Essayez celle-ci, ou celle-là, elles sont en promo en ce moment et de très bonne qualité.

Sablés et pannacotta au sésame noir

Je n’ai pas le talent de Mercotte pour inventer toutes sortes de variations autour d’un aliment ou d’une préparation. Mais j’aime bien m’essayer, de temps à temps, à l’art de décliner une saveur en particulier. Surtout quand il s’agit du sésame noir, l’une de mes plus grandes addictions gustatives ! La première fois que j’ai tartiné de la crème de sésame noir sur une tranche de pain de mie japonais (qui se présente sous forme de tranches absolument énormes, je ne sais pas du tout pourquoi – précision utile aux non-initiés), je m’en souviens encore… Mes yeux se sont ouverts tout grand lorsque mes papilles ont rencontré cette saveur si originale, et le petit croquant qui subsistait malgré la consistance crémeuse de la chose ! L’essayer, c’était l’adopter… Je pense que les autres amateurs de « kuro goma » ne me contrediront pas !

Au Japon, c’est le paradis du sésame noir : on le trouve sous forme de glace, de panna cotta, de biscuits de toutes sortes… En France, rien de tout cela, bien entendu. Ce n’est même pas forcément évident d’en trouver en graines, alors sous forme de crème ou de pâte… Ne m’en parlez pas ! Le pot auquel j’ai fait un sort le week-end dernier date d’ailleurs d’une de mes virées parisiennes chez Kioko. Là -bas, la pâte de sésame noire est chère, vendue en tout petits pots, et même pas de très bonne qualité. Mais bon, elle a le mérite d’exister, et de combler mes manques !

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Afin de réaliser un petit duo de saveurs et de textures, j’ai réalisé des biscuits et des mini panna cotta. Pour tout vous avouer, on les a en plus dégustés avec de la glace au thé matcha, histoire de se rejouer la totale, et de se redire que vraiment, il allait falloir qu’on retourne en voyage au Japon, d’ici pas trop longtemps…

Sablés au sésame noir

Pour 20 sablés

150 g de farine de riz
25 g de pâte de sésame noir
25 g de graines de sésame noir
30 g de sucre complet
1 oeuf
50 g d’huile de sésame

Mélanger la farine, le sucre et les graines de sésame. Ajouter l’oeuf, la pâte de sésame et l’huile. Mélanger du bout des doigts pour obtenir un sâble. Avec la paume des mains, pétrir légèrement et rassembler en une boule. Réfrigérer une heure au moins.Préchauffer le four à 180°C. Etaler sur le plan de travail par petites quantités, toujours en appuyant avec la paume des mains, et découper des formes à l’emporte-pièces. Les décoller du plan de travail avec un couteau, et les déposer sur la plaque du four. Cuire environ 15 minutes, et laisser refroidir sur une grille.

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Pannacotta au sésame noir

Pour 6 mini verrines

200 ml de lait de coco
200 ml de lait de soja
2 g d’agar-agar
30 g de sirop d’agave (ou miel)
25 g de pâte de sésame noir

Mélanger les deux laits et l’agar-agar dans une casserole. Porter à ébullition et laisser frémir 30 secondes. Pendant ce temps, mélanger la pâte de sésame noir et le sirop d’agave. Ajouter le mélange de laits tout en délayant bien progressivement. Verser dans les verrines et laisser refroidir. Placer au réfrigérateur. A faire au moins 1 heure à l’avance.

Clea Cuisine… Japonais !

Lors de mon premier blogversaire, je vous avais offert un petit livret contenant toutes mes recettes de desserts, en vous promettant que bientôt… il y aurait une suite, à savoir le livret de mes recettes japonaises !

cleacusinejaponais


Bonne nouvelle : le voici enfin ! Vous y retrouverez toutes mes recettes – plus ou moins ! – japonaises, ainsi qu’un petit index qui vous aidera à vous y retrouver dans les produits utilisés.
Les photos sont moins jolies que dans le livret des desserts, mais que voulez-vous… je débutais ;)

Allez, maintenant à vous les yaki soba et autres maki sushi !

Clea Cuisine Japonais

Index des produits japonais

Et n’oubliez pas de visiter la rubrique « Où trouver ? »

Wafu tiramisu et Wafu cookies

Ma frénésie de cuisine japonaise me reprend : j’ai des envies de « wafu » ! Le terme désigne tout ce qui est japonais, très japonais, ultra japonais ! « Wa » désigne le Japon et ses traditions, et « fu » veut dire « style ». On peut donc traduire « wafu » par « à la japonaise ». Aujourd’hui, j’ai customisé un tiramisu façon wafu : en remplaçant le café par du thé matcha, et la mousse au mascarpone par une mousse au tofu. Le résultat a comblé mes envies de Japon le temps d’un repas.

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Wafu tiramisu

Pour 4 à 6 personnes

400g de tofu soyeux
70g de sucre roux
extrait de vanille
2 blancs d’oeuf
10 boudoirs
2 cuillerées à café de thé matcha
1 tasse d’eau très chaude
deux gros carrés de chocolat à pâtisserie
framboises pour la déco (facultatif)

Mélanger le thé matcha avec l’eau chaude. Tremper dedans 6 des 10 boudoirs et les répartir dans le fond des verres. Battre les blancs en neige. Dans un autre bol, battre au fouet le tofu soyeux, le sucre et un peu d’extrait de vanille. Ajouter les blancs en neige, très délicatement pour ne pas les casser. Déposer 3 grosses cuillerées de la mousse dans chaque verre. Tremper les 4 boudoirs restants dans le thé et les disposer dans les verres. Finir en y répartissant le reste de la mousse. Mettre au frais jusqu’au moment de servir (au moins une heure). Juste avant le service, râper le chocolat à l’aide d’un couteau économe. Ajouter quelques framboises pour décorer. Servir très frais.

***

Après cette recette, il vous restera deux jaunes d’oeuf et un peu de thé matcha au fond d’une tasse… Pour les utiliser, j’ai eu envie de faire des cookies au matcha, comme je les avais vus sur le blog de Steven. Mais comme je n’avais pas de beurre, et deux jaunes à utiliser au lieu d’un, j’ai quelque peu adapté la recette… Et le résultat est très différent des cookies obtenus par Steven : moins dorés, plus gonflés. En tout cas, ils sont vraiment aériens… Steven sera peut-être content de savoir qu’on peut donc obtenir de délicieux cookies sans beurre, en le remplaçant par un peu d’huile d’olive et de lait ! ;) C’est finalement en accomodant les restes de la recette précédente que j’ai obtenu le résultat qui m’a le plus séduite aujourd’hui.

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Wafu cookies

Pour une quinzaine de cookies

1 cuillerée à soupe d’huile d’olive
3 cuillerées à soupe de lait de soja
50g de sucre roux
2 jaunes d’oeuf
1 cuillerée à café de matcha en poudre (le reste de la recette précédente, obtenu en filtrant le liquide dans une passoire – vous pouvez toujours boire le liquide restant, mais il est très fortement infusé !)
150g de farine T80
1 cuillerée à café de levure

Mélanger au batteur l’huile, le lait, les jaunes, le sucre et le matcha. Ajouter la farine à la cuillère. Former une boule de pâte et l’entourer de film sulfurisé pour la placer au réfrigérateur pendant une trentaine de minutes. Préchauffer le four à 150°. Ensuite, donner une forme de pavé à la pâte et la découper en tranchettes. Déposer les cookies sur une plaque recouverte de papier cuisson. Cuire 20 mn à 150°, et laisser refroidir sur une grille.

Cheese-cake à la japonaise

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Il y a quelques temps, je vous parlais de ma passion pour la tarte au citron, qui n’a qu’une égale : ma passion pour le cheese-cake. Mais pas n’importe comment : ni pâteux, ni étouffe-chrétien, ni farineux… Non : le seul cheese-cake digne de ce nom doit être crémeux et fondre sous la langue. Pour tout vous avouer, j’ai découvert le cheese-cake de mes rêves au Japon. Mais pas dans un restaurant haut de gamme ni dans une pâtisserie de luxe, non… Dans un « family restaurant », soit l’équivalent de nos cafétérias d’hypermarchés, un dimanche soir, bien inspirée : Joyfull !

Je vous invite à visiter leur page web pour découvrir une cafétéria à la japonaise – même si vous n’y comprenez rien, les photos parlent d’elles-même ! Allez, on va faire le tour ensemble. Au menu, nous avons :

- la série « plats légers » (légers ??) : pâtes, gratins, salades, hamburgers, omelettes, currys, pizzas… En fait de « plats légers », ce sont les plats à l’occidentale (forcément, ça cale pas aussi bien que le riz blanc !)
le grill : steaks hâchés et côtelettes au barbecue
les plateaux : un bol de riz, un bol de soupe miso, un bol de pickles, parfois un peu de salade et toujours un plat à base de viande ou de poisson (très souvent frits).
les plats légers « wafu » (à la japonaise) : de gros bols remplis de riz et surmontés d’une garniture (poulet grillé, thon cru…) ou bien des soupes de pâtes. Ma préférence allait toujours au tout premier de la liste : le negitorodon.
les accompagnements à la carte : brochettes, fritures, pois salés, pieuvre grillée…
les desserts : mille-crêpes, gâteau au chocolat, gâteau au thé, et… le fameux cheese-cake !

Le jour où j’ai goûté ce cheese-cake, j’ai su que c’était l’élu : je n’avais jamais rien mangé d’aussi délicieusement fondant et crémeux. Portée par mon enthousiasme, j’ai donc fait tous les grands magasins de la ville pour comparer les différents cheese-cakes : des soufflés, des new-yorkais, des sablés, des entartés, des gonflés, des dégonflés…

Mais aucun qui remporte mon suffrage. J’ai donc continué à aller régulièrement chez Joyfull sous des prétextes fallacieux (« J’ai pas envie de cuisiner », « on est juste à côté ! », « Tiens, un Joyfull qu’on a pas encore testé ! »), tout ça pour déguster mon merveilleux cheese-cake.

Et un jour, j’ai reçu d’une lectrice de ce blog la vraie recette du cheese-cake à la japonaise, que je viens de tester. Je rêvais de la réaliser avec du cream-cheese Philadelphia, mais comme on n’en trouve pas en France (mais pourquoi ????), je me suis rabattue sur de la ricotta. Le résultat était très proche de mes espérances, très fondant, et s’il aurait été encore meilleur avec du vrai cream-cheese, comme au Japon, j’étais vraiment satisfaite. Merci beaucoup pour cette recette, Trisha !

La recette de Trisha est disponible ici en anglais.

Voici également une petite traduction en français avec les adaptations que je lui ai apportées :

Cheese-cake à la japonaise

250g de cream-cheese ou de ricotta
3 oeufs
50ml de lait
80g de sucre
30g de maïzena
2 cuillerées à soupe de jus de citron
1/2 cuillerée à café de poudre à lever

Préchauffer le four à 175°C. Mélanger le fromage avec le lait, ajouter 50g de sucre, les jaunes d’oeufs, la maïzena, le jus de citron et la levure. Battre les blancs d’oeufs avec le reste du sucre. Ajouter les blancs battus dans la préparation précédente. Verser le tout dans un moule rond (avec papier cuisson) et faire cuire au bain-marie pendant 35-45 minutes. Bien laisser refroidir. Servir avec de la confiture de fraises (à réchauffer dans une casserole avec 1/2 cuillerée à soupe d’eau), soit étalée sur le gâteau soit servie à côté.

Mango pudding et petit buffet d’été

Il y a une dizaine de jours, je vous parlais de mes achats littéraro-culinaires, et notamment d’un livre dédié à l’agar-agar. Voici donc mon premier essai basé sur ce livre : un pudding à la mangue, frais et estival. Comme je vous le disais également la dernière fois, le Japon est en rupture de stock au rayon agar-agar, et ce pudding a donc été réalisé avec mon avant-dernier sachet ! Je conserve précieusement le dernier pour une ultime expérimentation avant réapprovisionnement…

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Puddings à la mangue
Pour 4 puddings
3 petites mangues
2 cuillerées à soupe de jus de citron
100ml de lait
50ml de crème liquide
2g d’agar-agar
200ml d’eau
60g de sucre

Peler les mangues et hâcher la chair à la fourchette avec le jus de citron. Ajouter le lait et la crème petit à petit. Mettre l’eau et l’agar-agar dans une casserole et porter doucement à ébullition en remuant. Laisser bouillir une minute trente, puis couper le feu. Ajouter le sucre et bien mélanger. Ajouter immédiatement à la purée de mangue. Mettre dans 4 verres et laisser prendre pendant au moins une heure. Servir très frais.

Cette recette m’a ravie, car pour une fois l’agar-agar n’a pas donné un bloc de gelée compacte, grâce, je pense, à la présence de la crème fraîche. Nous nous sommes régalés !

Ces petits puddings nous ont servi de dessert pour un repas entre amis, un buffet composé de 5 plats (toujours sur ma superbe nappe Hello Kitty !).

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Guacamole sans mixer
Ecraser 2 avocats à la fourchette, ajouter le jus d’un citron, une petite tomate pelée écrasée et quelques gouttes de tabasco. Saler, et bien mélanger. rès simple, il plaît toujours !

Pate au miso de ma maman : Avec des batonnets de concombre.

Roulades de poivron au thon et au cottage-cheese
Inspiré d’une recette Marmiton, en remplaçant la féta par du cottage-cheese et en ajoutant de la crème liquide au lieu de l’huile d’olive. Ultra frais et plein de saveurs.

Roulés de jambon cru au fromage frais
Encore une recette inspirée de Marmiton, mais là non plus je n’ai pas respecté les indications ! Au lieu de faire différents melanges, j’en ai fait un seul : cottage-cheese, sel parfumé, et basilic ciselé, avec lequel j’ai garni de toutes petites tranches de jambon cru. Nous avons adoré.

Salade de pâtes au basilic et au parmesan
Faire cuire 200g de pâtes. Préparer une vinaigrette à la moutarde ancienne bien relevée. Mélanger les pâtes cuites et un peu refroidies (rincées avec un filet d’eau froide), ajouter du basilic ciselé, des tomates cerises coupées en quatre, et saupoudrer copieusement de parmesan. Mélanger et servir bien frais.

Un mini buffet froid, estival, et même exotique pour un Japonais ! A refaire !

Sastumaimo cake

Motivée par nombre d’entre vous qui voulaient connaître la recette du satsumaimo no yakimochi qui orne mon bandeau d’accueil, j’ai fait quelques recherches qui ont finalement abouti, car j’ai trouvé ça :

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Une recette de gâteau à la patate douce à la poèle dont la photo m’évoquait très fortement celui de mon bandeau d’accueil. La liste des ingrédients paraissait conforme elle aussi : patate douce, beurre, sucre, oeufs et vanille. Finalement, le problème principal de cette recette c’est qu’elle n’indiquait aucune quantité ! Seul le pluriel utilisés pour les
oeufs me mettait un peu sur la voie… Tant pis, il allait falloir faire au pif ! Qu’est-ce que je ne ferais pas pour vous !!Tout d’abord, la matière première : une patate douce japonaise, dite satsuma imo. Une seule a suffit, elle était énorme !

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Je la coupe en morceaux (pas facile) pendant que l’eau chauffe dans une casserole, puis j’y plonge les morceaux de patate pour une bonne vingtaine de minutes (ou un peu plus). Il faut qu’ils soient bien tendres, sinon bonjour les soucis de digestion !
Une fois sortie de l’eau, madame patate en morceaux est très facile à peler et à écraser à la fourchette.
Ensuite, je fais comme la recette me dit : un bon morceau de beurre dans la poèle et on écrase la purée de patate dedans. On ajoute le sucre (pas des masses, je me souviens que le gâteau que je tentais d’imiter était peu sucré), et on écrabouille jusqu’à ce que le tout soit bien mélangé.
Là , la recette ne le disait pas, mais j’ai ajouté du lait ! C’est pas ma faute, j’ai du mal à imaginer la purée de patate sans lait… et puis j’avais un fond de bouteille à finir. Va pour un peu de lait. Dans un bol, je bats 2 oeufs, j’ajoute de l’essence de vanille et j’incorpore tout ça à ma purée, toujours sur feu doux. à‡a commence à avoir une consistance, mais vue la quantité gargantuesque de purée je ne risque pas d’arriver à en faire des galettes bien dorées à la poèle, sous peine de réchauffer l’appartement pendant 3 ou 4 heures. Je décide donc de ressortir ma technique sauveuse des jours de tests culinaires bizarres : on fourre tout dans le rice cooker, on met sur « on » et on voit ce que ça donne ! Variante pour ceux qui n’ont pas de rice cooker : au four, ça marche aussi bien voire mieux.Résultat au bout de 45 minutes :

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C’est gagné ! Bien sûr, il y en a beaucoup trop (j’aurais dû le cuire en deux fois), mais au moins c’est cuit, bien doré, et je retrouve exactement la même couleur et la même consistance que pour le gâteau que je tente d’imiter. Coupons pour voir…

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A la découpe, je le trouve bien joli mon gâteau patate. à‡a fait des petites boules qui roulent de partout, mais l’intérieur est homogène et surtout ça sent bon la patate douce à la vanille.Allez, une p’tite part pour voir…

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Y’a pas à dire… c’est bon ! Le goût est un peu différent de celui du yakimochi, mais je viens de me souvenir que dans celui-ci ils avaient aussi mis de la farine. Le mien est plus fondant, mais tout aussi étouffe chrétien. On sent bien le goût des oeufs et de la vanille, mais la patate douce est bien présente et lui donne sa consistance inimitable.Bref, je suis pas mécontente de cette expérience.
Désolée de ne pas vous donner de proportions plus précises… mais vous devrez faire comme moi, un peu au pif, et vous verrez, ça marche ! Par contre, je vous conseille de ne pas prendre une patate aussi énorme, ou alors de diviser la purée par deux pour la cuire, afin d’obtenir un gâteau plus fin et mieux doré des deux côtés. Voire d’utiliser des petits moules si vous voulez en faire des galettes. Maintenant, à vous de jouer !

Soy cake

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Un jour, il m’est venu une envie de gâteau « tout soja ».
Les produits dérivés du soja sont si nombreux au Japon que j’avais l’embarras du choix : lait de soja, sauce de soja, tôfu, nattô, tempeh, poudre de soja… Comme certains ne se prêtent pas franchement à la pâtisserie (quoique, il faudrait qu’un jour je tente le coup du gâteau au nattô, au moins par curiosité !), et que je voulais un gâteau à la mie aérée (exit le tôfu), j’ai opté pour le lait et la poudre de soja. La poudre de soja, autrement appelée kinako, est couramment utilisée dans les desserts japonais, parfois mélangée avec du sucre. Vous pouvez en trouver ici, sur du tôfu aux cacahuètes par exemple. Manoue, qui a testé le kinako dans les pâtes et dans le yaourt, l’a carrément adopté. Le kinako a une couleur beige orangée (comme sur la photo), et un goût à la fois doux et un peu aigrelet. Il fait penser à de la poudre de cacahuètes.

kinako

Soy cake

2 oeufs
65g de farine de blé
20g de kinako (poudre de soja)
100ml de lait de soja
3g de levure chimique
60g de sucre

Battre les oeufs avec le sucre. Ajouter le lait de soja. Mélanger la farine avec la poudre de soja et la levure, et ajouter au mélange précédent en battant bien. Pour la cuisson, vous pouvez opter pour le cuiseur à riz (environ 45 mn de cuisson, une belle couleur orangée), ou bien pour le four traditionnel (à 180°, 30 à 40 mn en surveillant, je pense, mais pour la couleur orangée, je ne sais pas !).Et voici le résultat, dont je ne suis pas peu fière : un gâteau léger, à la mie aérienne, et au bon goût de… soja !

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