Plus c’est simple, meilleur c’est… En matière de soupe comme en d’autres domaines, je trouve que c’est une bonne devise. C’est en tout cas celle de ma maman quand elle mitonne ses petits veloutés du soir : presque du 100% légume, mais avec le petit truc en plus qui fait qu’on ne s’ennuie pas. Avec du fenouil, une simple cuillerée de purée d’amande blanche. Qui. Change. Tout.
Velouté de fenouil à la purée d’amande
Pour 4 personnes
3 gros bulbes de fenouil
1 c. à café de poudre de bouillon de légumes
1 c. à soupe bombée de purée d’amande blanche
Émincer les fenouils et placer dans une grande cocotte. Couvrir d’eau à hauteur. Ajouter le bouillon de légumes, porter à frémissements et laisser cuire pendant 20 à 30 minutes, jusqu’à ce que les fenouils soient fondants. Filtrer (en récupérant le bouillon) et mixer avec la purée d’amande. Ajouter petit à petit le bouillon restant (tout ou partie), jusqu’à ce que la consistance soit onctueuse sans être trop liquide. Saler si besoin, et servir bien chaud.
Il est revenu, le temps des mirabelles… Et même si je me dis que je manque parfois d’originalité, à force de toujours les cuisiner en tartes, en gâteaux ou en crumbles, force est de constater que c’est sous cette forme qu’elles me plaisent le mieux ! Et comme la saison est courte, inutile de tergiverser.
Cette année, ce sont les pistaches trouvées dans mon magasin bio ainsi que le dernier numéro de Saveurs (plein de prunes et de pistaches) qui m’ont donné envie de customiser mon habituelle tarte « toute nue » avec un lit de crème pistachée fondante et croquante à la fois.
Merci Loli pour les prunes du jardin
Tarte aux prunes et pistaches
Pour la pâte :
175 grammes de farine de blé T80
20 grammes de sucre de canne blond
25 grammes de semoule de maïs
1 pincée de sel
4 c. à soupe d’huile d’olive
Pour la garniture :
60 grammes de pistaches
60 grammes de sucre de canne blond
1 jaune d’oeuf
1 grosse c. à soupe de purée d’amande blanche
plein de prunes (mirabelles, quetsches…)
Préparer la pâte en mélangeant, dans l’ordre, tous les ingrédients. Ajouter juste assez d’eau pour former une boule de pâte. Abaisser sur le plan de travail fariné et foncer un moule à tarte.
Moudre les pistache pour obtenir une poudre grossière. Mélanger la moitié de cette poudre avec le sucre, le jaune d’oeuf et la purée d’amande. Etaler sur le fond de pâte. Couvrir de prunes coupées en deux (côté bombé en dessous).
Enfourner pour 40 minutes à 190 °C. Parsemer de la poudre de pistaches restante et laisser refroidir.
Il y a deux jours, en furetant sur le web, je suis tombée en arrêt devant ces magnifiques barres à la rhubarbe. Bon sang mais c’est bien sûr, comment n’y avais-je pas pensé plus tôt ? Moi qui adore les barres au citron, une pâte sablée nappée d’une garniture au top de l’acidulé, je n’avais pensé à mettre au point une version à la rhubarbe.
La version originale consiste en une vraie pâte sablée pur beurre couverte d’un « curd » à la rhubarbe contenant pas moins de 3 jaunes d’oeuf. J’ai gardé l’idée – une pâte sablée tendre et croquante à la fois, une garniture fondante et crémeuse – mais je l’ai simplifiée et allégée à ma façon. La pâte est plus céréalière, avec des flocons d’avoine et de la poudre d’amande, et le « curd » est simplement à base de rhubarbe, d’un peu de sucre, de sirop de framboise, et d’agar-agar. Un vrai délice, acidulé comme il se doit ! Pour fans de rhubarbe only…
Barres à la rhubarbe
Pour 15 barres
100 grammes de farine de blé T65
30 grammes de flocons d’avoine
40 grammes de poudre d’amande
50 grammes de sucre complet
70 grammes de purée d’amande blanche
1 oeuf
700 grammes de rhubarbe
3 c. à soupe de sucre de canne blond
4 c. à soupe de sirop de framboise (ou de fraise)
1 c. à café (2 grammes) d’agar-agar
Préchauffer le four à 210 °C. Dans un saladier, mélanger la farine, la poudre d’amande, les flocons d’avoine et le sucre. Ajouter la purée d’amande et l’oeuf. Tasser le mélange dans un moule carré chemisé de papier sulfurisé. Enfourner pour 20 à 25 minutes, jusqu’à ce que la pâte soit dorée. Eplucher la rhubarbe et couper en petits tronçons. Cuire à l’étouffée avec un filet d’eau et le sucre blond. La rhubarbe doit être complètement « défaite ». Filtrer pour recueillir tout le jus, en pressant bien. Reverser ce jus dans la casserole, ajouter le sirop et l’agar-agar. Porter à ébullition et laisser frémir 1 minute. Ajouter la rhubarbe préalablement égouttée, et napper la pâte cuite de ce mélange. Laisser refroidir, puis découper en barres.
Ça y est, la première rhubarbe de l’année a pointé son nez ! Pas dans mon jardin (c’est un balcon), mais dans celui des copines, ce qui est déjà mieux que rien… La première récolte, constituée de quelques bâtonnets minces comme des crayons, était trop pauvre pour faire un crumble ou une tarte, ou toute autre réalisation impliquant une belle quantité de rhubarbe. Pas grave, cela faisait un moment que j’avais envie de muffins avec du crumble dessus, comme ceux que j’avais dégustés chez mon amie Aude la semaine précédente. En plus, même pas besoin de faire deux préparations distinctes : il suffit de prélever un peu de la pâte à muffin juste avant d’incorporer le lait, et on a notre crumble, prêt à être saupoudré.
Bon, c’est pas le muffin le plus simple à manger, je vous l’accorde. Prévoyez le coup du crumble qui se fait la malle dans le décolleté, ou bien mangez au-dessus d’une assiette, quoi, zut !
Muffins à la rhubarbe
Pour 12 muffins
300 grammes de farine (j’ai utilisé 200g de farine de blé T80 et 100g de farine d’amarante)
2 c. à café de poudre à lever
100 grammes de sucre complet
1 c. à café de vanille en poudre
1 oeuf
60 grammes de purée d’amande blanche
30 grammes d’huile de tournesol
150 ml de lait végétal
1 bol de rhubarbe coupée en petits tronçons, crue ou cuite
Dans un saladier, mélanger la farine, la poudre à lever, le sucre et la vanille. Ajouter l’oeuf en sablant le mélange du bout des doigts. Ajouter la purée d’amande et l’huile de la même façon. Prélever une petite tasse de ce mélange pour réaliser le crumble. Ajouter le lait végétal et la rhubarbe dans le saladier principal, et répartir la pâte dans 12 moules à muffins. Saupoudrer de miettes de crumble. Enfourner pour 20 à 25 mn à 180 °C.
Une visite annoncée d’amis qui ne consomment ni blé ni lait, et je me plonge dans le blog de Nolwenn pour en tirer une recette au hasard, presque en secouant la souris pour voir laquelle sortirait en premier. Je tombe sur ce cake marbré chocolat et chicorée, que je déclare parfait : j’ai tout ce qu’il faut sous la main, et je suis curieuse de voir ce que donnera la chicorée dans un gâteau. Je m’amuse simplement à remplacer une partie de la farine de riz par de la farine d’amarante, sans gluten elle aussi, mais pas sans saveur !
Au final, la visite de mes amis sans blé ni lait a dû être annulée… Mais le marbré chocolat-chicorée n’est pas resté en rade, rassurez-vous. Il a fait office de goûter pour une chouette fille pas sans blé ni lait, accompagné de son petit bonhomme qui a le même âge que ma petite demoiselle. Cet après-midi-là, cette dernière a d’ailleurs fait ses premiers mètres à quatre pattes… Il me fallait donc bien une tranche de marbré pour me remettre de mes émotions !
Un petit mot sur ce gâteau : il est excellent. La pâte est dense, bien parfumée, très savoureuse et moelleuse, grâce au chocolat et aux amandes broyées. Merci Nolwenn
Marbré chocolat et chicorée
3 oeufs
100 g de sucre de canne blond
50 g de purée d’amande blanche
1 c. à s. d’huile d’olive
50 g d’amandes non mondées
100 g de farine de riz complet
50 g de farine d’amarante
2 c. à c. de poudre à lever
1 pincée de sel
100 g de chocolat noir à pâtisser
100 ml de lait végétal
1,5 c. à s. de chicorée soluble
Préchauffer le four à 180 °C . Faire fondre le chocolat avec 75 ml de lait. Broyer les amandes à l’aide d’un hachoir électrique. Dans un saladier, mélanger les oeufs avec le sucre jusqu’à ce que le mélange blanchisse. Incorporer la purée d’amande et l’huile d’olive, puis les farines, la poudre à lever et le sel. Diviser la pâte en deux parts égales. Dans la première, ajouter le chocolat fondu. Dans la seconde, incorporer la chicorée et le reste de lait végétal. Déposer de grosses cuillerées de chaque pâte dans un moule à cake chemisé de papier cuisson, en alternant les couleurs. Enfourner pendant 50 minutes environ. Laisser complètement refroidir.
Ce crumble, il atterrit sur notre table au moins une fois par semaine. Prétexte ? Le four est allumé, ce serait dommage de pas en profiter. Réalisation ? Un peu moins de 10 minutes, épluchage compris. Framboises surgelées ? Oui, et même pas honte (d’ailleurs, elles ne viennent pas forcément du Chili ou de Bulgarie). Ça dépanne, et c’est bon.
J’adore cette base de pâte à crumble qui permet de varier avec ce que l’on a. La version amande-cannelle est extra, mais vous pouvez remplacer la cannelle par de la vanille, ou l’amande par des noisettes, des noix de cajou ou des noix tout court. La purée d’amande remplace une fois de plus le beurre. En ce moment, il m’arrive aussi de remplacer le sucre blond par du sucre bâtard tout droit venu d’Amsterdam, un peu humide et absolument délicieux. Bref, à vous de jouer avec vos fonds de placard… Vive les crumbles !
Crumble aux framboises
Pour 4 personnes
2 pommes
500g de framboises
160g de farine de blé T80
100g de sucre de canne blond
30g de poudre d’amande
2 càc de cannelle en poudre
60g de purée d’amande blanche (de préférence)
60ml d’huile de tournesol (ou olive)
Éplucher et couper les pommes en lamelles. Disposer dans le fond d’un plat à gratin et recouvrir de framboises. Dans un saladier, mélanger la farine, le sucre, la poudre d’amande et la cannelle. Ajouter la purée d’amande et l’huile, puis malaxer du bout des doigts pour réaliser un sable avec de gros morceaux. Disposer sur les fruits. Enfourner pour 30 à 40 mn à 180 °C.
La semaine dernière, j’ai ressorti mon gros classeur bleu, celui où je range les recettes que je découpe ici et là et que j’oublie pendant des mois, voire des années. Des pochettes plastiques pleines à craquer de coupures de magazines plus ou moins bien classées. Beaucoup de desserts, beaucoup moins de plat. Pas mal de recettes avec du poulet, du lait de coco, du café, du fromage de chèvre… Des choses qui me font toujours envie sur le moment et que, finalement, je ne fais jamais. J’ai donc décidé de mettre un peu d’ordre là-dedans et de tester toutes celles qui me font vraiment envie.
J’ai donc déterré cette recette de tarte, découpée dans un numéro de Cuisine Bio (le seul que j’ai jamais acheté…). J’ai compris pourquoi je ne l’avais jamais faite : 1) la pâte est une pâte levée, et j’ai longtemps été traumatisée par la levure de boulanger ; et 2) la liste des ingrédients me paraissait absolument hallucinante pour une simple tarte (des fruits ET du fromage blanc ? Des graines de pavot ET des noix ? Tant de sucre ? Tant de beurre ?). Je me suis dit que pour une fois, j’allais déroger à mes principes de simplicité en essayant cette recette à étages (j’ai tout de même réduit la quantité de sucre et supprimé le beurre, franchement inutile dans la garniture à mon sens). Grand bien m’en a pris : c’était vraiment délicieux. A réserver aux jours où on a du temps devant soi, mais cette tarte vaut le détour !
Tarte aux pommes, fromage blanc de chèvre, noix et pavot
Pour 8-10 personnes
Pâte levée :
170 grammes de farine de blé T65
50 grammes de sucre de canne blond
25 grammes de graines de pavot
8 grammes de levure de boulanger en granulés
1 pincée de sel
45 grammes de purée d’amande (blanche de préférence)
55 ml de lait végétal
Garniture :
4 ou 5 pommes ou autres fruits au choix
120 grammes de sucre de canne blond
2 oeufs
50 grammes de semoule de blé fine
500 grammes de fromage blanc de chèvre (ou fromage blanc de vache)
100 grammes de cerneaux de noix
2 c. à soupe de sucre complet (ou blond)
La veille (ou le matin pour le soir), préparer la pâte. Mélanger la farine avec la levure, le sucre, les graines de pavot et le sel. Ajouter la purée d’amande et émietter du bout des doigts. Ajouter le lait et former une boule. Pétrir pendant quelques minutes (en farinant si nécessaire pour éviter qu’elle colle trop), puis couvrir d’un torchon et laisser lever quelques heures (toute la nuit par exemple) dans un endroit plutôt tiède.
Une fois la pâte levée, abaisser et foncer un moule à charnière ou un moule à tarte (je vous conseille plutôt le premier car il est plus haut, et la garniture est relativement abondante, d’où la nécessité d’une bordure élevée). Eplucher et couper les pommes (ou préparer les fruits de votre choix) et disposer sur le fond de pâte.
Dans un bol, blanchir les oeufs avec le sucre blond. Ajouter le fromage blanc et la semoule de blé. Verser sur les fruits.
Passer rapidement au mixeur les noix avec le sucre complet. Il ne faut pas qu’elles soient totalement moulues, c’est mieux d’avoir aussi des morceaux. Parsemer sur la garniture.
Enfourner pour 45 minutes à 180 °C. Servir tiède (un peu difficile à découper) ou froid. Je vous conseille de la consommer le jour-même pour éviter qu’elle ramollisse.
Note : si vous n’avez pas envie de réaliser la pâte levée, vous pouvez faire une pâte sablée. Dans ce cas, zappez la levure et mettez moins de lait. Vous pourrez foncer le moule sans étaler la pâte, simplement avec la paume de la main.
L’Epiphanie, c’était hier ! Pire encore, il paraît que le dimanche de la galette, c’était dimanche dernier… Ah tiens ? J’ai trouvé ça un peu proche du Nouvel An, personnellement, du coup j’ai réalisé mes galettes hier, et je remettrai certainement ça d’ici dimanche prochain !
Comme chaque année, Ludo a eu droit à sa galette en pâte feuilletée, et moi à ma brioche à l’anis de toute bonne savoyarde qui se respecte. Il y a deux ans la galette était simplement à la frangipane, l’année dernière on y avait ajouté de la pâte de pistache, et cette année nous avons été (très bien) inspirés par la recette d’Anaik, à base de crème de calisson. J’y ai ajouté quelques dés de poire, pour le petit côté fruité, mais vous pouvez parfaitement suivre la recette les yeux fermés même sans cela. Elle est beaucoup moins grasse qu’une frangipane classique et bien moins écoeurante, même moi j’ai aimé alors que je ne suis vraiment pas fan de ce type de galette en temps normal ! Il faut dire que j’avais remplacé le beurre par de la purée d’amande blanche… Mais chuuut…!
Si vous cherchez de la crème de calisson et que vous n’habitez pas Aix-en-Provence, tant pis pour vous j’achète la mienne ici.
Galette des Rois à la crème de calisson et aux poires
Pour 8 personnes
2 pâtes feuilletées pur beurre
150 grammes de crème de calisson
100 grammes de poudre d’amande
40 grammes de purée d’amande blanche
2 oeufs
20 grammes d’amandes entières
1 poire
Travailler la crème de calisson avec la poudre et la purée d’amande. Ajouter les oeufs (conserver un peu de jaune pour la dorure). Placer une pâte feuilletée sur une plaque de cuisson. Garnir de la crème. Parsemer d’amandes concassées et de dés de poire. Recouvrir de la seconde pâte feuilletée. S’aider d’un peu de jaune d’oeuf pour faire tenir les bords. Dessiner des motifs sur la galette à l’aide du dos d’un couteau. Placer au réfrigérateur le temps de préchauffer le four à 180 °C. Sortir la galette, dorer au jaune d’oeuf et enfourner pour 30mn. Laisser refroidir.
Cela faisait quelques temps que j’avais une envie de biscuits fourrés maison… Comme les Prince, BN et compagnie, mais version maison, quoi ! Il faut dire que j’avais sous la main un petit pot de crème pralinée à la pistache et au sel fumé, création du chocolatier Chapon, qui me faisait sérieusement de l’œil. Et puisqu’on en est aux confidences et aux comfort food régressives, autant vous l’avouer tout de suite : Ludo et moi, on a descendu la boîte entière un samedi soir en pouffant de rire devant un excellent film !
Bien entendu, si vous avez aussi envie de biscuits copieusement garnis, vous pourrez opter pour la tartinade de votre choix. Celle de Chapon n’est nullement obligatoire pour cette recette (mais elle m’a totalement conquise, surtout pour le côté « sel fumé » !). Et en bio, les pâtes à tartiner régressives, ce n’est vraiment pas ça qui manque (voir quelques exemples)…
Biscuits fourrés praliné
Pour 25 biscuits
250g de farine de blé T80 ou T65
85g de sucre de canne blond
1 càc de vanille en poudre
1 pincée de sel
1 gros oeuf
55g de purée d’amande blanche
2 càs d’huile végétale
40ml de lait végétal
Quelques cuillerées de pâte à tartiner de votre choix
Mélanger la farine, le sucre, la vanille et le sel dans un grand saladier. Casser l’oeuf et mélanger. Ajouter la purée d’amande l’huile. Sabler du bout des doigts. Ajouter enfin le lait et pétrir pour former une boule. Réfrigérer pendant 1h au moins. Etaler sur une surface farinée. Découper une cinquantaine de biscuits à l’emporte-pièce. Enfourner pendant 10mn à 210 °C. Laisser refroidir sur une grille, puis tartiner deux par deux de pâte à tartiner, et refermer comme des petits sandwiches.