Archives pour la catégorie clafoutis et entremets

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Petits flans MYM – Matcha Yuzu Marron

Parfois, il fait vraiment bon exprimer ses frustrations. Il y a quelques jours, je partageais sur ma page Facebook le lien vers le post où la japonaise Shika décrit toutes ses utilisations du yuzu, petit agrume japonais ultra de saison là-bas, ultra rare dans nos contrées, et à l’arôme incroyable, mi-citron, mi-mandarine peut-être, que toutes les papilles devraient avoir le droit de connaître au moins une fois dans leur vie. Bref, Shika nous décrivait ses réalisations de scones, de crumbles, de marmelade, de cake à la châtaigne et au yuzu, et moi je grognais que je ne risquais pas de faire tout ça, vu que la bête était introuvable ici. Aussi introuvable que le cédrat corse, soit dit en passant (alors que c’est pourtant pas si loin, la Corse…).

Et là, magie de l’internet, je reçois un mail de Clémence, qui tient la boutique Régal & Sens, et me propose de me remonter le moral en me faisant goûter ses deux spécialités au yuzu : une huile d’olive parfumée et un miel qui l’associe avec le thé matcha. Finalement, c’est bien elle qui a raison : on n’a pas de yuzu, mais on a des produits qui en contiennent et que l’on peut d’ailleurs mettre à profit tout au long de l’année. On trouve assez facilement du zeste de yuzu (Terre exotique – sur internet ou à l’Epicerie d’Uriage, par exemple, pour les grenoblois), et j’en avais d’ailleurs une bouteille de jus dans mon frigo, achetée à prix d’or chez Hissa Takeuchi… Dont acte ! Il ne restait plus qu’à choisir dans quelle recette tester en priorité le miel au thé matcha et au yuzu, qui restait sinon d’y passer en quelques coups de petite cuillère.

Une envie de petits flans, fondants, doux, ultra parfumés ? Comme l’explique Shika, l’alliance du yuzu avec le marron est traditionnelle au Japon. Celle des deux avec le thé matcha l’est tout autant. D’où une recette qui coule autant de source que ce besoin d’évoquer aujourd’hui le Japon, un an après ce que chacun sait.

 Petits flans MYM – Matcha Yuzu Marron

Pour 4 personnes

100 g de crème de marron
250 g de tofu soyeux
2 c. à soupe de miel matcha yuzu*
3 c. à soupe de farine de riz complet
2 c. à soupe de poudre d’amande
1 c. à café rase de thé matcha
1 c. à café de jus de yuzu*
1 oeuf

Combiner tous les ingrédients dans un mixeur et mixer pour que la pâte soit bien homogène. Répartir dans 4 ramequins et cuire au four à 150 °C pendant 30 mn. Déguster frais.

*Si vous n’avez pas ces produits, remplacez-les par du zeste et du jus de citron bergamote ou de mandarine. Ou encore, par de l’huile essentielle ou des cristaux d’huile essentielle de bergamote, de citron ou de mandarine. Vous pouvez aussi vous en passer et miser sur l’alliance marrons + matcha qui est de toute façon très sympa.

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Trifle de tapioca, prunes et orange confite

Vous avez été nombreux à plébisciter le petit dessert archi-simple aux fruits et à l’agar-agar d’il y a deux semaines, alors j’en remets une couche aujourd’hui. Ou plutôt, deux : une de prunes et une de tapioca.

Je vous entends déjà : du tapioca ? Le truc infâme qui flotte dans la soupe de la tante Marie ? La chose improbable qui entre dans la composition de la mythique Floraline (si vous êtes né dans les années 1980, vous en avez forcément été gavé…) ? Mieux encore : le machin trop bizarre qui fait des boules gluantes dans le Bubble tea ?

Celui-là même. J’en connais qui ont été traumatisés à vie.

Moi, ça va, merci. Comme j’adore les consistances bizarroïdes, les mochis et autres items vaguement glutineux, le tapioca, c’est même pas peur. J’ai d’ailleurs réussi à faire admettre à une récalcitrante de la première heure, grâce à ce petit dessert, que finalement on n’était pas si loin du riz au lait qu’elle aime tant. Il y a aussi d’autres addicts que je n’hésiterai pas à balancer. En ajoutant que :

1) C’est bon !
2) C’est hyper vite fait.
3) C’est (wait for it) customisable (oui, je sais). Version trifle, pudding, flan (avec des oeufs, des fruits, hop au four), petit-dèj… Plus vite fait que le riz au lait. Encore plus régressif. Parfait pour cet hiver, quoi !

Bon, et puis, je vais pas m’étendre, mais prune + orange confite, c’est vraiment très bon. Quoique, à la place, rien ne vous empêche de mettre du gingembre (confit, s’entend).

Trifle de tapioca, prunes et orange confite

Pour 4 personnes

10 – 12 prunes violettes
1 c. à soupe d’écorces d’orange confites
500 ml de lait d’amande
1 c. à soupe de sucre de canne blond
50 g de perles de tapioca

Dénoyauter et couper les prunes en 4. Placer dans une casserole avec les écorces d’orange confites finement hachées. Laisser compoter sur feu doux jusqu’à ce que les prunes soient défaites (15-20 mn). On peut ajouter un peu de sucre si elles sont très acides. Répartir dans le fond de 4 récipients individuels. Verser le lait d’amande dans une casserole avec le sucre et porter à frémissements. Verser le tapioca en pluie, tout en remuant. Laisser épaissir sur feu doux pendant 10 mn, en remuant régulièrement. Couper le feu, laisser encore épaissir pendant 1 mn, puis verser sur les prunes. Placer au réfrigérateur. Servir frais, avec par exemple une cuillerée de pralin ou des amandes effilées grillées.

NB : Achetez le tapioca bio ou pas bio, comme vous voulez, mais faites attention au gabarit et prenez des petites perles, pas les énormes machins spécial Bubble tea. (merci)

Clafoutis au lait d’amande

Qui n’a pas eu droit à son petit panier de cerises de l’Ardèche, ou du jardin de la voisine ? Ah oui, c’est vrai, pardon – il y a peut-être des parisiens qui nous lisent. Restons donc discret sur la profusion quasi honteuse de cerises dans les jardins, les paniers, les coffres de voiture immatriculées 07 et les bureaux environnants. Ce serait vaguement indécent.

Bon, vous en êtes à votre cinquième clafoutis cette semaine ? Moi c’est le premier. D’où le fameux dilemme : noyaux or not noyaux ? Si vous les laissez, on vous accusera d’avoir voulu étouffer les enfants. Si vous les enlevez, vous passerez pour un saint, mais il y en aura toujours un pour vous dire que « c’est meilleur avec ». Mais croyez-moi, personne pour vous avouer deux vérités vraies : 1) on les laisse, parce que dénoyauter, ça fait les doigts violets (et le violet, c’est tellement 2009) et 2) on les laisse, parce que si les gamins râlent, ça en fait plus pour les autres.

Ca, c’est fait.

Parlons appareil, maintenant : il est désormais clairement établi que l’association amande-cerise est à tomber par terre, et que plus personne n’ose utiliser autre chose que du lait d’amande pour le réaliser (rassurez-moi ?). Scoop : avec de la fève tonka, c’est pas mal non plus. Mais alors par contre, c’est très, très 2008. Tellement tendance à l’époque d’ailleurs, que j’avais renoncé à y goûter, me contentant de connaître par coeur les caractéristiques de ladite fève (goût de colle-Néfertiti-de-quand-on-était-gosses, quelque part entre vanille, amande et décadence totale). Bon, j’avoue, j’ai goûté le mois dernier. Mince alors, c’est sympa, comme truc. On va essayer de ne plus y penser… Elle est donc en option dans la recette ci-dessous.

Clafoutis au lait d’amande

Pour 8 personnes

3 oeufs
50 g de purée d’amande blanche
100 g de sucre de canne blond
100 g de farine de blé T65
1/2 l de lait d’amande
En option : un peu de fève tonka râpée
500 g de cerises

Battre les oeufs avec la purée d’amande et le sucre jusqu’à ce que le mélange soit bien mousseux et homogène. Incorporer petit à petit la farine, puis le lait d’amande. Laver les cerises et disposer dans un plat à gratin. Verser l’appareil dessus. Cuire au four à 180 °C pendant 45 à 50 mn. Déguster tiède ou froid.

Flan coco

Dans mon gros classeur bleu, celui qui contient toutes les recettes que j’ai sauvagement déchirées soigneusement découpées dans tous les magazines que j’ai eus entre les mains depuis de longues années, il y a au moins 4 ou 5 recettes de flan coco. Il faut croire que les photos qui les accompagnaient, montrant ledit flan coco dans toute sa flan-attitude, petite cuillère aguicheuse et moue onctueuse en prime, me poussaient à les conserver, les unes après les autres. Sans, pour autant, jamais les essayer. Il faut dire que la noix de coco n’est pas un ingrédient que l’on trouve communément dans mes placards… Il m’a donc fallu investir pour l’occasion !

J’ai longuement hésité entre la version lait concentré, vantée par Anaik, et la version 100% lait de coco, pour opter finalement pour la seconde. Probablement moins onctueuse, mais plus riche en coco, elle répondait bien à mon envie du moment. Accessoirement, cette recette est sans lait ni gluten… Et délicieuse !

Flan coco

40 cl de lait de coco
4 oeufs
4 c. à soupe de farine de riz
4 c. à soupe de sucre de canne blond
25 grammes de noix de coco râpée

Porter doucement le lait de coco à ébullition. Pendant ce temps, battre les oeufs avec le sucre jusqu’à ce que le mélange blanchisse. Ajouter la farine et la noix de coco. Tout en battant, toujours au fouet à main, incorporer tout doucement le lait de coco chaud. Verser dans 4 petits plats à gratins ou ramequins. Enfourner pour 20 mn à 210 °C. Servir tiède ou froid.

Gâteau de riz au citron confit

Après le riz au lait, le gâteau de riz… Vous allez finir par croire qu’on ne mange que du riz (ou des flocons d’avoine !) chez nous en ce moment. Vous ne seriez pas très loin de la vérité, ceci dit ! Ce sont un peu mes envies du moment. Il faut dire que quelle que soit la façon de les cuisiner, ces deux-là sont toujours irrésistiblement régressifs, et qu’il faut bien se consoler comme on peut en attendant les fruits et légumes du printemps.

Donc, après le riz au lait au four, voici le gâteau de riz à la casserole ET au four… Moins écolo, je vous l’accorde, mais les deux étapes successives sont importantes pour le moelleux du résultat final. Et du moelleux, on en veut, pas vrai ? Je ne vais pas non plus vous faire tout un laïus sur le côté irrésistible de l’alliance entre le fondant crémeux du riz au lait d’amande et la petite note acidulée apportée par les écorces de citron confites… Ce serait superflu, non ?

Et puis Clea cuisine a 5 ans aujourd’hui, alors… Pour tout vous avouer, je réfléchis à une petite refonte de ce  blog, mêlée de relooking. Alors si vous avez des suggestions, des envies, des besoins (de rubriques, de gadgets, de trucs utiles…), n’hésitez pas à m’en faire part. Je ne dis pas que je suivrai toutes vos recommandations (on est en blogocratie ici, je fais ce que je veux ;)), mais en tout cas je les lirai avec plaisir !

Gâteau de riz aux écorces de citron confites

Pour 4 personnes

500 ml de lait de soja
400 ml de lait d’amande
1 gousse de vanille
100 grammes de riz rond blanc
80 grammes de sucre de canne blond
2 œufs ou 1 œuf + 2 jaunes
20 grammes d’écorces de citron confites

Dans une casserole, verser le lait de soja et le lait d’amande. Ajouter la gousse de vanille fendue en deux et grattée. Porter à ébullition et jeter le riz en pluie. Laisser cuire sur feu très doux pendant 1h sans remuer. A la fin de la cuisson, ôter la gousse de vanille. Dans un bol, battre les œufs avec le sucre. Verser ce mélange dans le riz et ajouter les écorces de citron. Verser dans un grand plat à gratin (ou 4 petits) et enfourner pour 30mn environ à 180 °C. Déguster tiède ou froid.

Riz au lait et compotée de mangue et orange

Au fil des années, je suis devenue de plus en plus attentive à ma consommation de temps, d’eau et d’énergie.

Il m’arrive fréquemment d’utiliser le même saladier sans le laver lorsque je pétris successivement une pâte à pain et une pâte à tarte, puis d’y réaliser l’appareil de la tarte. Moins de vaisselle = moins d’eau et de temps perdus.

De la même façon, lorsque j’allume le four, je ne supporte pas d’enfourner un seul plat à la fois. Rien que d’imaginer tout cet espace libre et cette énergie dépensée, c’est plus fort que moi : il faut que j’ajoute un, voire deux autres plats. En général, c’est tout simple : des pommes au four, un crumble, une plaque de muffins… Bien souvent, c’est du riz au lait.

Avant de découvrir qu’on pouvait le faire à la casserole, je préparais toujours le riz au lait au four, dans un grand plat à soufflé. Ce qui évite d’avoir à surveiller une casserole aux velléités de débordement parfois surdimensionnées, et permet surtout d’obtenir un délicieux dessert qui n’a demandé que 2 minutes de préparation.

Coulis en option !

Riz au lait et compotée mangue-orange

Pour 4 personnes

600 ml de lait (au choix, mélanges possibles : amande-soja est très sympa)
100 grammes de riz rond blanc
25 grammes de sucre de canne blond
1 mangue
1 orange
1 c. à soupe de miel

Dans un grand plat à soufflé, verser le lait, le riz et le sucre. Enfourner à 170 °C pendant 45 mn  environ. Répartir le riz au lait dans quatre récipients individuels. Laisser refroidir et placer au réfrigérateur. Le mélange va figer au frais. Peler la mangue et couper en morceaux. Peler l’orange à vif et détailler en morceaux également. Réunir le tout dans une casserole, ajouter le miel, et laisser fondre à feu doux pendant 10mn environ. Mixer (ou pas !). Laisser refroidir. Servir le riz au lait avec de bonnes cuillerées de compote de mangue par-dessus.

Rhubarbe à la crème de spéculoos

La rhubarbe est de retour, pour ceux qui ont la chance d’en avoir dans leur jardin. Si la saison officielle de la rhubarbe est plutôt le printemps, l’option fin d’été / début d’automne est également possible, comme le prouve la belle brassée de tiges vertes et roses que l’on vient de nous apporter…

En général, avec elle, je manque cruellement d’originalité. Après tout, pourquoi s’embêter quand une simple compote, une tarte ou un bon crumble suffisent à nous régaler ? Peut-être juste pour varier un peu les plaisirs… Ce jour-là, j’étais partie pour réaliser un tiramisu tout bête, et j’ai fini par me retrouver avec une crème au mascarpone et aux spéculoos entre deux étages de compote de rhubarbe. Comment vous dire ? Des fois, ça a du bon de divaguer !

Si vous n’avez pas de rhubarbe, ne vous inquiétez pas : avec des prunes ou des figues, ce sera tout aussi délicieux.

creme-rhubarbe

Rhubarbe à la crème de spéculoos

Pour 6 verrines

4 bâtons de rhubarbe
1 c. à soupe de sucre blond
250g de mascarpone
2 oeufs
8 spéculoos

Faire cuire la rhubarbe en tronçons avec le sucre. Réserver. Détendre le mascarpone à la fourchette. Ajouter les jaunes d’oeuf et 5 spéculoos broyés. Battre les blancs en neige et incorporer délicatement. Dans des petits verres ou des bols, alterner la compote, la crème et des spéculoos émiettés. Réserver au réfrigérateur pour au moins 24h.

Clafoutis rhubarbe-vanille au yaourt de brebis

Edit : Je serai en direct sur France Bleu Besançon jeudi 21 mai de 9h30 à 10h, et sur France Bleu Pays de Savoie vendredi 22 mai de 10h30 à 11h30. N’hésitez pas à appeler pour participer aux émissions ! Vous pouvez les écouter en direct sur internet.

Aaaaaah, la rhubarbe…! Chaque année, je l’attends encore bien plus impatiemment que les petits légumes printaniers, les fraises, voire même les premières framboises. C’est vraiment mon péché mignon. D’ailleurs, heureusement que les copines jardineuses sont là pour m’en offrir quelques bâtons et combler mes envies (merci Brigitte , merci Colette !), sinon je serais encore en train de trépigner.

Cette année, outre de délicieuses tartes, j’ai eu envie de réaliser cette recette aperçue sur un blog en italien. Je ne parle pas un traitre mot de cette langue, mais quand il s’agit de décrypter une recette, je ne me laisse pas décourager pour si peu ! Je l’ai modifiée en substituant du yaourt de brebis au yaourt à la vanille initialement proposé. Ces clafoutis individuels sont un délice, surtout servis tièdes, fondants et agréablement acidulés. A la cerise, ça doit pas être mal non plus…

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Clafoutis rhubarbe-vanille au yaourt de brebis

Pour 4 personnes

200g de rhubarbe (poids net une fois pelée et coupée en fins tronçons)
2 oeufs
50g de sucre blond de canne
50g de farine de blé T65
80 ml de lait de riz (ou autre lait)
125g de yaourt de brebis
Les graines d’une gousse de vanille (ou équivalent en poudre, pâte…)

Disposer la rhubarbe dans 4 plats à gratin individuels. Dans un saladier, battre les oeufs avec le sucre, ajouter la farine, le lait, le yaourt et les graines de vanille. Une fois l’appareil bien homogène, verser sur la rhubarbe. Enfourner à 180 °C pendant 30 minutes. Servir tiède ou froid.

D’autres recettes avec la rhubarbe ?
Tarte amandine à la rhubarbe
Tarte alternative à la rhubarbe
Gâteau 0% à la rhubarbe

Far aux pruneaux

Bon, bien que l’on soit officiellement au printemps… Je n’ai toujours pas vu la trace d’un baton de rhubarbe ou d’une fraise non espagnole. Il semble qu’il faille être encore un tout petit peu patient… Alors, hum ? On fait quoi, comme petit dessert sympa-qui-change…?

Un far breton, ça vous tente ? Personnellement, j’adore ça. J’ai d’ailleurs des goûts très tranchés en la matière. J’aime avant tout le far de Jacky l’Andouille, glané sur les marchés du pays bigouden les matins d’été, ou carrément à la maison mère de Penmarch. C’est le dessert des vacances, acheté au kilo, en grandes tranches généreuses qui calent merveilleusement bien l’estomac. Du lait, des oeufs, de la farine, du sucre, un peu de rhum et des pruneaux. A la maison, je n’ai jamais réussi à l’imiter, et c’est peut-être tant mieux… Il faut laisser aux vacances ce qui fait leur essence.

En revanche, ma maman a déniché une recette que nous aimons beaucoup. C’est un far complètement atypique, avec beaucoup de farine et pas de sucre (juste un peu de miel, mais ce « peu » suffit à parfumer intégralement la préparation). Une texture très dense, ni crémeuse ni omelette, non : un bon far qui tombe au fond de l’estomac et le cale avec amour. Voyez le genre ? Il sera probablement trop peu sucré pour le commun des mortels. Chez nous, c’est pourtant comme ça qu’on l’aime.

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Far aux pruneaux

Pour 6-8 parts

3/4 litre de lait (ici du lait de vache, vous pouvez opter pour du lait de soja vanillé, d’amande ou bien de riz)
1 grosse càs de miel
250g de farine T80
3 oeufs
Pruneaux séchés

Faire fondre le miel dans un verre de lait chaud. Mettre la farine dans un saladier puis ajouter les oeufs, 1 pincée de sel et le lait froid petit à petit. En dernier, ajouter le lait chaud au miel. Verser la pâte dans un plat à gratin et ajouter des pruneaux. Cuire environ 1h à 180 °C. Se déguste aussi bien tiède que froid.

Cette recette est tirée du livre La Cuisine saine des quatre saisons, éditions Terre Vivante. Il s’agit d’une compilation de recettes envoyées par des lecteurs du magazine Terre Vivante. Certaines sont très chouettes.

Vous pouvez bien sûr faire cette recette avec un autre fruit de votre choix : pommes, raisins secs… Souvenez-vous que les fruits séchés sont plus riches en sucre, donc si vous utilisez des fruits frais il faudra peut-être ajouter un peu de miel ou de sucre.

Nota : excellente version réalisée cet été avec lait de soja au thé vert (Bjorg), abricots et figues frais.

Tiramisu mangue et spéculoos

Comme la discussion issue de mon dernier message le montre, nous sommes nombreux à attendre les (vraies bonnes) fraises et framboises avec impatience, et à ne plus tellement pouvoir voir en peinture les desserts à base de pommes et de poires. Courage, il paraît que l’hiver se termine cette semaine, tout n’est donc plus qu’une question de jours ;)

En attendant, on trouve de très bonnes mangues en ce moment, notamment les mangues sauvages, petites et délicieuses. Une fois n’est pas coutume, je les ai intégrées dans un « vrai » tiramisu, sans tofu ni rien, juste classique mais néanmoins délicieux !

tiramisuorange.jpg

Tiramisu mangue et spéculoos

Pour 4

250g de mascarpone
2 oeufs
50g de sucre blond de canne
1 pincée de vanille en poudre
spéculoos
1 belle mangue bien mûre ou 2 petites

Mélanger le mascarpone à la fourchette pour l’assouplir. Ajouter les jaunes d’oeuf, le sucre et la vanille. Mélanger au fouet pou obtenir une consistance homogène. Battre les blancs en neige très ferme, avec une pincée de sel. Incorporer très délicatement au mélange, en soulevant à la spatule. Peler et émincer la mangue. Emietter grossièrement les spéculoos. Dans des petits verres ou dans un grand plat, alterner des couches de mangue, de crème et de biscuits. Terminer par des biscuits. Réserver au réfrigérateur pendant au moins 6 heures, mais 12 c’est encore mieux.

D’autres desserts de saison ?

Crème banane pruneaux
Pannacotta au sésame noir
Mousse matcha aux poires
Petit délice de pruneau
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Dessert mousseux pommes bananes
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