Je n’y peux rien, il est irrésistible : il me fait de l’oeil à chaque fois que je le vois, ça ne sert à rien de lutter, je craque !
Qui ça donc ?? Mais non, pas George Clooney dans la pub Nespresso…!
–> Le potimarron, bien sûr !
Avec sa petit bouille toute ronde, plus il est petit, plus il me tend les bras : « alleeeeeeez, je prendrai pas de place dans ton panier, c’est promis ! ». Mff.
Oui, sauf qu’une fois à la maison, le potimarron, il me regarde dans les yeux, l’air intelligent (parce que ça en a dans le ciboulot un potimarron, pas comme les courges !) et me dit : « et maintenant, que vas-tu bien pouvoir faire de moi…? ».
Et c’est une sacrée bonne question ! Parce que les recettes de potimarron ne manquent pas, et j’ai déjà à peu près tout essayé, à commencer par le gâteau d’automne épicé et moelleux.
[D'ailleurs, j'ai remarqué qu'il répondait un peu aux mêmes codes que le fondant au chocolat : chaque cuisinière a sa recette et n'en démord pas ! Je ne fais bien entendu pas exception ]
Alors… quoi ? Une tarte ? (Un peu estouffe, non ?) Des muffins ? (Ouais bof, j’ai perdu mes moules dans le déménagement, et puis j’en ai tellement fait des muffins au court de ma (pas si longue) vie…) Bon, une terrine, c’est bien non ? Mais si je veux manger chaud ? Et si je veux pas d’un soufflé qui retombe ? Eh bien, eh bien… Ca y est, j’ai trouvé : je m’en vais le cuisiner à la paysanne [Quand y'a du jambon dans une recette, on a le droit de la baptiser "à la paysanne" ! - c'était la phrase du jour], et le dorloter entre deux feuilles de brick, je suis sûre qu’il m’en dira des nouvelles, le chéri…
Bricks paysannes au potimarron
Pour 2 personnes
250g de chair de potimarron (cuite)
10 cl de crème de soja
1 pincée de sel fin
2 tranches de jambon serrano
Noix (facultatives)
4 feuilles de brick
Ecraser la chair du potimarron avec la crème. Ajouter le sel, et bien mélanger. Ajouter le jambon coupé en dés, et les noix si vous choisissez d’en mettre. Empiler les feuilles de brick 2 par 2. Au centre, placer une rangée de garniture. Replier 2 côtés des bricks, puis former un rouleau. Cuire au four à 180° pendant 25 minutes environ. Servir sans attendre.
Mais ciel ! Il me reste du potimarron… Que va-t-il bien pouvoir devenir ?
Mes histoires d’appartement ne sont toujours pas réglées, mais, comme l’énonce le titre de ce post, il s’agit de ne pas se laisser abattre ! A la fin de la semaine, nous devrions être fixés sur notre sort, donc en attendant, il va falloir s’armer de patience et de bonne volonté… Faire en sorte de remplacer l’énervement par le calme et la zen-attitude, reprendre du poil de la bête, et, accessoirement, se remettre à cuisiner pour finalement manger autre chose que des tartines (même si j’ai passé une semaine délicieuse, à en manger des plus originales les unes que les autres !!).
Je me serais bien mijoté un petit gratin d’agent immobilier, mais cela aurait certainement fait tache dans ma si charmante rubrique « plats végétariens »…
J’ai donc opté à la place pour le mignon potimarron qui se trouvait là , et qui a eu le mérite d’être presque aussi récalcitrant ! D’ailleurs, je vous conseille de ne pas vous embêter à l’éplucher cru, mais plutôt de le couper en gros quartiers, d’enlever les pépins et de le cuire comme ça (20 minutes suffisent). Ensuite, la peau part toute seule !
Pour fêter la jolie pluie qui tombait, j’ai donc inauguré mes nouveaux ramequins spécial four avec de jolis petits soufflés « bons pour la santé ». Voyez plutôt : une béchamel à la crème de céréales et à la purée de cajou, inspirée de celle de Valérie Cupillard, une bonne purée de potimarron et un peu de fromage de chèvre… Qui a dit qu’on ne pouvait pas faire un soufflé diététiquement correct ? Certainement pas Estérelle, qui en connaît un rayon sur la question !
Soufflé au potimarron « diététiquement correct »
Pour 2 personnes
1 petit potimarron
30g de crème de céréales (ou crème de riz, ou maïzena)
25cl de lait de soja
1 cuillerée à café de mélange Quatre épices
1 cuillerée à soupe de purée de noix de cajou (remplaçable par du beurre !)
2 oeufs
50g de fromage de chèvre
Couper le potimarron en gros morceaux et enlever les pépins. Cuire 20 minutes à l’étouffée. Oter la peau et écraser la chair en purée. Prélever 300g de purée.
Dans une casserole, délayer la crème de céréales avec le lait. Cuire à feu moyen pendant quelques minutes jusqu’à ce que le mélange épaississe. Saler, ajouter les épices, puis la purée de cajou. Bien mélanger et ajouter la purée de potimarron et les deux jaunes d’oeufs. Ajouter le fromage de chèvre qui va fondre dans le mélange chaud.
Battre les blancs en neige et les incorporer délicatement au mélange. Verser dans 4 petits ramequins spécial four, ou bien dans un plat à soufflé, et placer dans le four déjà chaud (200°) pendant 20 minutes (pour les petits) ou 30 (pour le gros format). Servir sans attendre !!
(et allez essayer de prendre un soufflé en photo !!).
Il y a quelques temps, en vous présentant ma terrine divine de potimarrons et pignons, j’évoquais une de mes recettes fétiches avec le potimarron : un gâteau doux et épicé, mon chouchou de l’automne.
C’est, sans hésitation, mon gâteau préféré, pour sa saveur et son moelleux. Et c’est aussi une véritable recette d’enfance.
A chaque automne, quand une odeur d’épices et de gâteau chaud envahissait soudain toute la maison, je savais que c’était le jour des gâteaux au potimarron. Car ma maman, puis moi par la suite, nous en faisions toujours deux, d’une part parce qu’il se conserve très bien et d’autre part parce qu’on a souvent trop de potimarron que pas assez…
Petite, la première fois, je n’ai pas voulu la croire quand elle m’a dit qu’il était à la courge ! Impossible que la courge, que je ne connaissais qu’en gratin, donne un gâteau aussi bon ! Etudiante, j’en emmenais un le dimanche soir quand je repartais vers mes chères études, et il constituait le festin du petit-déjeûner pendant toute la semaine.
Et aujourd’hui, je l’ai fait en rentrant d’une balade en forêt, pour rester dans les tons d’automne. Il est décidément indémodable !
Je vous donne donc, conformément à la tradition, la recette pour deux gâteaux.
Gâteau d’automne au potimarron et aux épices
Pour 2 moules à cake
400g de potimarron ou de courge, sans la peau, cuit(e) et réduit(e) en purée
4 oeufs
2 dl d’huile végétale (sésame ou olive par exemple)
200g de noisettes réduites en poudre au mixeur, ou bien de la poudre de noisettes
3 cuillerées à café de cannelle
1 cuillerée à café de gingembre
1 pincée de sel
180g de sucre roux
350g de farine
1 sachet de levure
1 cuillerée à café de bicarbonate
Préchauffer le four à 150°. Mélanger au batteur les différents ingrédients, dans l’ordre, en mélangeant bien à chaque ingrédient. Verser dans deux moules à cake recouverts de papier cuisson. Enfourner pour 1h10 environ. Laisser refroidir sur une grille. Ce gâteau se conserve très bien une fois emballé (une semaine environ). On peut également le congeler.
C’est officiel : c’est l’automne et les courges et autres potimarrons ont enfin débarqué sur nos étals et dans nos jardins (ou ceux des gentils voisins !). C’est beau, c’est rond et orange, et ça donne envie de faire plein de choses avec !
Si vous avez pris l’option potimarron, vous l’avez peut-être cuisiné en terrine, en purée, ou encore en velouté au romarin, ou à la sauge. Avec l’option courge, en revanche, vous avez peut-être opté pour un gratin au gorgonzola ou une soupe onctueuse…
Quoi qu’il en soit, même après ça, il vous en reste ! C’est bien là tout le dilemme de la courge : que faire de ces 300 grammes de purée de potimarron (ou de courge) toujours et indéfiniment restants ?
Heureusement que Clea est là avec la solution : des muffins d’automne calibrés exprès pour utiliser un reste de cucurbitacée en perdition !
Inventés au pif, ils se sont révélés moelleux et pleins de goût. J’ai associé au potimarron de la farine de sarrasin, et j’aurais bien aimé y mettre de l’emmental, mais je n’en avais pas sous la main… Par défaut, le sérac de chèvre s’est révélé assez approprié. Enfin, pour finir avec une note croquante, j’y ai ajouté quelques noix de cajou. Mais libre à vous de les remplacer par des noisettes ou des graines de tournesol, c’est l’automne après tout !
Muffins à la courge
Pour 2 plaques (une de 12 petits et une de 6 gros muffins)
80g de farine T80
80g de farine de sarrasin
1 petit paquet de levure chimique
300g de purée de potimarron déliée avec du lait
150ml de lait
1 oeuf
2 cuillerées à soupe d’huile d’olive
un peu de sel
1/3 de boîte de sérac de chèvre, ou 100g d’emmental râpé
quelques noix de cajou
Mélanger les deux farines, le sel et la levure d’un côté. Dans un autre bol, mélanger l’oeuf, le lait, l’huile d’olive, et ajouter le potimarron. Ajouter le mélange de farine. Bien mélanger, puis ajouter le sérac émietté ou bien le fromage râpé.
Verser dans des plaques à muffins, décorer avec des noix de cajou. Passer au four 15 à 20 mn à 210°. Laisser refroidir 5 minutes avant de démouler.
Youpi, c’est l’automne ! Enfin… les températures ne me donnent pas forcément raison, mais les couleurs des jardins alentours, si. De ci, de là, murissent de magnifiques courges et de ronds potimarrons, comme petit avant-goût des saveurs automnales. Vous l’aurez compris, j’aime l’automne à la folie, et surtout j’aime fêter la fin de l’été et des fortes chaleurs lorsque les figues et les courges pointent leur nez.
Le potimarron fait partie de la famille des courges, mais son goût très doux rappelle celui de la chataîgne, d’où son nom. Pour moi, il est surtout extrêmement proche du potiron japonais, le kabocha, que j’ai aimé deguster à toutes les sauces pendant mes années japonaises : dans la soupe miso, en tempura croustillante, ou en purée toute simple…
Le potimarron fait partie de ces légumes génialissimes que l’on peut cuisiner à toutes les sauces : salé, sucré, voire les deux à la fois.
J’aime en faire un gâteau tendre et épicé pour les goûters d’hiver, ou encore un gratin fondant et crémeux pour fêter l’arrivée de l’automne.
Mais ma recette préférée toutes catégories confondues, c’est certainement cette terrine. Elle est fondante, divine, à tomber par terre ! Elle a sa place en entrée sur les tables de fête, ou bien comme plat principal avec une salade pour un repas léger.
Terrine divine de potimarron et pignons
Pour 8 personnes
400g de potimarron en purée (couper le potimarron, le cuire à l’étouffée, l’éplucher et le réduire en purée)
10 cl de lait (soja ou vache)
3 oeufs
50g de farine T80 ou blanche
2 cuillerées à soupe d’huile d’olive OU 50g de beurre fondu
90g de gruyère ou comté râpé
2 cuillerées à soupe de crème liquide (de soja ou « normale »)
15 olives vertes coupées en rondelles (facultatif)
30g de pignons
Mélanger le potimarron en purée avec le lait. Dans un autre bol, mélanger les oeufs, la farine, l’huile, le gruyère râpé, et la crème. Ajouter la purée de potimarron en mélangeant. Ajouter pour finir les olives en rondelles. Déposer une feuille de papier cuisson dans un moule à cake. Au fond, répartir les deux tiers des pignons. Verser la pâte. Recouvrir avec le reste des pignons. Cuire 45 mn au four à 200°C. Laisser refroidir et servir bien froid.
Une terrine douce, onctueuse, un rien sucrée et très parfumée, qu’il ne faut pas agresser avec le vin. Avec ses pignons et ses olives qui font penser à la méditerranée, il est recommandé de préférer les vins qui font saveur et couleur locale. Un rouge tel que la Cuvée dînettes et croustilles, Château de la Tuilerie, Costière-de-Nîmes AOC (rouge). Ce vin est délicieux et friand et s’accommode de beaucoup de mets qu’il accompagne sans les écraser. Sa bouche est souple, parfumée, construite sur le fruit et la fraîcheur. Un rosé peu acide tel que la Cuvée Pétale de Roses, Château Barbeyrolles, Côtes-de-Provence. Avec son bouquet intense d’où émane une palette délicieusement variée persistante est friande, sucrée, il révèle un réel équilibre, de la rondeur et une superbe longueur en bouche qui enchante les papilles ! Un blanc plein de tendresse tel que la Cuvée « Clos du moulin à vent » Rully AOC (blanc) 2004. La bouche est bien ronde, un soupçon boisée, d’un bel équilibre avec une pointe d’acidité et de fraîcheur. Ses arômes d’amandes grillées font parfaitement écho aux pignons !
Le kabocha est un potimarron japonais qu’Ester avait trouvé très joli et un peu « martien ». C’est vrai qu’il a une jolie forme toute ronde avec une peau verte. Le goût est doux et proche de celui du potimarron de chez nous (un petit goût de marron), donc vous pouvez le remplacer par un potimarron français sans que la recette en souffre.
Kabocha aux pommes de terre, champignons shiitake et sauce au thon
Pour 2 personnes
- un demi kabocha
- 4 pommes de terre
- une barquette de champignons shiitake (à défaut, des champignons de Paris)
- 4g de dashi (bouillon en poudre à base d’algues)
- un peu d’eau
- 1 cuillère à soupe de mirin (vinaigre de riz)
- 2 cuillères à soupe de shoyu (sauce de soja)
- une petite boîte de thon en miettes (au naturel)
Eplucher les légumes et les couper en morceaux pas trop petits. Mettre à cuire dans une marmite avec un fond d’eau, jusqu’à ce qu’on puisse y planter la pointe du couteau. Pendant ce temps, faire bouillir un tout petit peu d’eau pour y dissoudre le dashi, porter à ébullition et ajouter le mirin, le shoyu et le thon. Faire réduire un peu. Arroser les légumes de cette sauce et décorer de pousses ou d’herbes fraîches.
NB: « éplucher les légumes » c’est plus facile à dire qu’à faire, pour le kabocha mieux vaut un très bon couteau de cuisine, sinon on se fait les bras !