« C’est quoi, le petit truc à côté du bol ? », m’a-t-on demandé lorsque j’ai publié ma soupe pour séries Z.
« Suspense », ai-je répondu.
Suspense levé aujourd’hui, sous vos yeux ébahis : il s’agissait de scones salés au potimarron, au fromage et aux fruits secs (qui a dit « tout ça pour ça ? » – On s’amuse comme on peut !). Recette que j’adore faire, car elle implique juste d’avoir un petit reste de purée de potimarron (125 grammes), ce qui arrive quasi systématiquement avec cette bestiole-là. Dix minutes de préparation, à peine le double de cuisson, et voilà de quoi accompagner une soupe ou prévoir des petits sandwichs qui changent.
Scones salés au potimarron
Pour 6-8 personnes
125 g de purée de potimarron
2 c. à soupe d’huile d’olive
50 g de fromage frais (brebis, chèvre, ou ricotta par exemple)
2 oeufs
200 g de farine(s)
2 c. à café de poudre à lever
50 g de polenta
50 g de cranberries ou de raisins secs (ou figues coupées en dés, etc.)
25 à 50 g de fromage coupé en cubes (tomme de brebis, etc.)
A la fourchette ou au mixeur, mélanger la purée de potimarron avec l’huile, le fromage frais et les œufs. Saler, incorporer les farines, la poudre à lever et la polenta. Mélanger jusqu’à obtention d’une boule homogène. Incorporer les fruits secs et le fromage en cubes. Abaisser en laissant une hauteur de 1 à 2 cm. Découper des formes au couteau (et non à l’emporte-pièce, sinon ils ne monteront pas aussi bien). Disposer sur une plaque et cuire au four à 180 °C pendant 25 mn.
Quand on écrit un livre, il faut faire des choix souvent douloureux. Pour Croquez salé !, j’ai mis au point beaucoup plus de recettes de biscuits salés que le livre pouvait en contenir… Voici donc venu le temps du recyclage ! L’une des bases de pâtes à biscuits salées avec lesquelles j’ai préféré jouer, c’est le roquefort. C’est d’ailleurs à cette occasion que je me suis découvert une vraie passion pour ce fromage de brebis que je pensais ne pas aimer (je vous en ai même servi en terrine, en bouchées apéro et en gratin depuis !). Il remplace parfaitement le beurre et apporte en prime une saveur irremplaçable, qui s’accommode d’autres ingrédients rustiques un peu typés, comme les noix de Grenoble ou la farine de lentilles vertes.
Biscuits aux lentilles vertes, noix et roquefort
Pour 20 biscuits environ
60 grammes de cerneaux de noix
60 grammes de farine de blé T80
50 grammes de farine de lentilles vertes*
100 grammes de roquefort
Préchauffer le four à 180 °C. Profiter du four allumé pour torréfier les noix pendant 4 ou 5 minutes. Broyer grossièrement. Ajouter les deux farines et bien mélanger, puis incorporer le roquefort tout en émiettant le mélange. Ajouter juste assez d’eau pour pouvoir former une boule de pâte. Abaisser sur 3 à 5 mm d’épaisseur et découper au couteau ou à l’emporte-pièce. Disposer sur une plaque et enfourner pour 12 à 15 mn, jusqu’à ce que les biscuits soient bien dorés. Laisser refroidir.
* Vous pouvez la remplacer par de la farine de châtaigne.
Je continue avec mes tours de magie culinaire : on n’a jamais assez de trucs et astuces à tester dans sa cuisine !
Après les madeleines à bosses, je voudrais les gougères-chambres-à-air, bien dodues – et qui le restent !
C’est un challenge, car ces charmantes bestioles-là ont une fâcheuse tendance à s’affaisser dès que vous avez le dos tourné. Aussi agaçant que de se retrouver avec des pneus à plat le jour d’un départ en vacances, n’est-il pas ?
La solution tient là encore dans la cuisson. On les enfourne dans un four préchauffé à 180°C, et on les laisse dorer 20 à 25 minutes, sans jamais ouvrir la porte du four. On ne l’ouvre pas non plus lorsqu’on éteint ce dernier, au contraire : on laisse patienter nos petits choux 10 bonnes minutes dans le four éteint. Ensuite, on entrouvre la porte, et on ne touche à rien (bas les pattes, il faut savoir résister à la tentation !), le temps que tout cela refroidisse. A la sortie, promis, les petites gougères sont gonflées à bloc !
Bravo à Chef Ludo, qui a réalisées celles-ci de main de maître
Gougères à la tomme de brebis
Pour 25 gougères
120 grammes de tomme de brebis
1/8l d’eau
1/8l de lait de soja (ou de vache)
80 grammes de beurre demi-sel
120 grammes de farine
4 oeufs
Préchauffer le four à 180°C. Râper la moitié du fromage et couper le reste en petits cubes. Mélanger l’eau, le lait et le beurre dans une casserole. Porter à ébullition et incorporer la farine d’un seul coup. Bien mélanger, hors du feu, pour tout incorporer. Remettre sur le feu et cuire quelques minutes pour que la boule de pâte se détache bien des bords. Hors du feu, ajouter les oeufs un à un en mélangeant bien. Ajouter enfin le fromage. Préparer la plaque du four recouverte de papier cuisson. A l’aide de deux cuillères à café, déposer des cuillerées de pâte de la taille d’une noix, bien espacées les unes des autres. Enfourner pour 25 mn, jusqu’à ce que les gougères soient bien dorées. Eteindre le four et laisser reposer 10 minutes. Entrouvrir la porte du four, et laisser refroidir les gougères (sauf si vous voulez les déguster tièdes !). Recette inspirée du dernier numéro de Saveurs
Je suis constamment à la recherche de nourritures nomades : petites choses à grignoter sur le pouce, pour accompagner une boîte-repas ou une virée en ville, à picorer sans s’embêter, au repas ou pour le goûter, avec les doigts, sans compter… ou presque !
Les mots clés : sain, équilibré, pratique.
C’est en voulant faire des barres de céréales salées que j’ai fini par bricoler ces petites bouchées à base de flocons d’avoine, de fromage râpé et de fruits secs. Je voulais une recette ultra simple avec peu d’ingrédients, quelque chose d’inratable. Forcément, la consistance n’est pas celle de barres céréalières croustillantes, car ces petits bouchées sont plutôt croustifondantes. En revanche, la pâte sert aussi de base pour une tarte aux légumes ou une pizza qui change. J’avais testé avec une garniture au chou rouge et aux pommes, c’était succulent – le mélange sucré salé convient particulièrement bien !
Bouchées au fromage, flocons d’avoine et fruits secs
75 g de flocons d’avoine
150 ml de lait de soja
50 g de comté râpé
Abricots ou raisins secs
Dans un grand bol, mélanger les flocons d’avoine, le lait et le fromage râpé. Laisser reposer 15 minutes. Verser la préparation dans des moules à mini tartelettes, à cannelés ou à muffins. Décorer d’un morceau d’abricot sec. Enfourner pour 25 minutes environ à 180°C.
Ce week-end, j’ai reçu en cadeau d’une amie le magnifique livre de Heidi Swanson, Super Natural Cooking. C’est un livre qui me faisait envie depuis longtemps mais que je n’avais jamais eu l’occasion de feuilleter, puisqu’il est américain. Je suis plus que ravie de l’avoir enfin feuilleté et même lu, puisque ce livre est une bible, dont je vous reparlerai certainement très bientôt ! L’auteur, également auteur du blog 101cookbooks que je consulte régulièrement, entreprend de faire comprendre aux américains pourquoi il est dommage de se limiter à des aliments (farine, sucre…) raffinés et pourquoi il est important de consommer des céréales complètes, de sucrer différemment, etc. Bref, je pense que notre philosophie de la cuisine n’est pas très éloignée ! Je reviendrai donc certainement sur ce livre, que je vous conseille de lire si vous lisez l’anglais couramment.
En le feuilletant, mon regard s’est arrêté sur une recette que j’ai trouvée extrêmement originale : des biscuits réalisés avec des feuilles de pâte won-ton (vous savez, celle qui sert à faire des ravioli chinois). Justement, j’en avais un paquet dans mon frigo, acheté un jour où j’avais une envie folle de ravioli que je n’ai finalement jamais assouvie ! J’ai donc pu tester sa recette, qui consistait à découper des formes à l’emporte-pièce dans la pâte won-ton, à la dorer et à la saupoudrer de graines et d’un mélange de sucre et de gingembre en poudre. OK, ce n’est certainement pas la recette la plus « Super Natural » du bouquin, mais en tout cas le résultat est bluffant ! Du coup, j’en ai également fait une version salée, au sésame noir et au sel parfumé au wasabi, que nous avons dévorée à l’apéro.
J’adore, et je retiens le concept de ces crackers super légers, super bons et super simples à faire, pour mon prochain apéro entre amis !
Crackers (version sucrée)
Pâte won-ton
1 oeuf battu avec 1 c. à soupe de crème liquide de soja
Sucre blond de canne
Gingembre en poudre
Graines de pavot, sésame…
Découpez des formes à l’emporte-pièce dans la pâte won-ton. Placer sur une plaque, dorer au mélange oeuf + crème, parsemer de graines, de gingembre en poudre et de sucre. Enfourner 5 minutes à 200°C. Attention à bien surveiller la cuisson !
Pour la version salée : remplacer la garniture par des graines de sésame noir + fleur de sel (ou sel parfumé au wasabi).
Pâte won-ton : cette pâte à ravioli est à base de farine de blé, d’eau, d’oeuf et de sel. On la trouve dans les épiceries asiatiques. A Grenoble, j’en achète à « Carrefour asiatique » – tram Saint Bruno.
Cela pourrait paraître surprenant à première vue, mais nombre de mes amis ne connaissent pas ce blog. Ce sont des amis « d’avant », rencontrés à la fac, en programme d’échange ou au lycée, qui ne s’intéressent absolument pas à la cuisine et/ou à internet, et n’ont jamais cliqué sur l’adresse URL que je leur envoyais par mail de temps en temps.
Du coup, ces amis-là n’ont aucune idée de ce qui occupe une grande partie de mon temps et de mes pensées. Quand ils me demandent des nouvelles, cette partie-là de ma vie passe complètement à la trappe. J’avoue que parfois, cela m’amuse énormément : j’ai l’impression d’avoir une double vie, façon Superman avec un tablier de cuisine en lieu et place de la cape et du ceinturon ! Parfois, cela me déçoit aussi : je me dis qu’ils ne voient pas vraiment ce qui est important à mes yeux. Mais de temps en temps, un miracle arrive, et l’un de ces amis, en cherchant une recette de sushi ou un livre de cuisine dans une librairie, tombe sur moi et se demande bien ce que je fais là ! Et d’un coup, il comprend. Alors, sans insister, je laisse ce type de coïncidences arriver, et j’attends, patiemment, que mes « vieux » amis découvrent ma deuxième vie…
Parmi ces amis, cela ne vous surprendra pas, beaucoup trouvaient depuis longtemps que je cuisinais « bizarrement ». Il faut dire qu’au lycée, il n’y avait guère que chez moi que l’on mangeait des bouchées au tofu et de la terrine de potimarron aux fêtes d’anniversaire Du coup, certains ont conservé une sorte de peur au ventre quand ils sont invités chez moi, genre qu’est-ce qu’elle va encore nous faire avaler ?? Avec ceux-là, j’ai arrêté la provocation. Finies les terrines aux algues et autres plats biogiboulguesques. A la place, je planque ! Il y a du tofu soyeux dans la tartinade qu’ils trouvent si délicieuse, de l’agar-agar dans la mousse au chocolat qui-a-pourtant-l’air-normal, mais ils n’en savent rien… et c’est tant mieux !
Pour eux, j’ai créé tout spécialement cette recette de palmiers à la tapenade rouge. Avec le reste de tapenade, je fais une tartinade au tofu soyeux, pour les accompagner joliment. Mais chuuuuuut ! On ne sait jamais, s’ils passaient par là
Palmiers à la tapenade rouge
50 g de tomates séchées
50 g de pignons de pin
30 g de câpres
1 petite tranche de pain de mie
2 cuillerées à soupe d’huile des tomates séchées
1 c. à café de purée d’ail
1 rouleau de pâte feuilletée (bien entendu meilleure faite maison)
Mixer tous les ingrédients (sauf la pâte feuilletée !). Dérouler la pâte et découper un grand rectangle. Etaler la tapenade sur toute la surface. Enrouler le bord de droite jusqu’à la moitié du carré. Faire de même avec le bord de gauche. Placer au réfrigérateur pour 30 mn. Préchauffer le four à 200°C. Couper le rouleau en tranches de 5 mm d’épaisseur. Disposer sur une plaque et enfourner pour 10-12 minutes environ.
Doubler la quantité de tapenade si vous voulez en faire une tartinade en la mixant avec 100g de tofu soyeux.
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PS : Pour vous montrer combien c’est drôle quand une vieille connaissance découvre soudain que vous écrivez des recettes de cuisine…
Un ami que j’avais rencontré lorsque j’étais étudiante au Japon et que je devais me contenter du vague réchaud qui tenait lieu de cuisine à tout l’étage de la résidence universitaire s’est étonné de voir que je tenais un blog. Il m’a demandé si je pouvais faire une version en anglais, pour qu’il puisse la lire lui aussi, avant de revenir sur ses propos en riant : « non, surtout ne fais pas ça, sauve le monde, épargne-lui tes recettes !« . Habituée à ses sarcasmes, j’ai rétorqué qu’il pouvait toujours se mettre au néerlandais pour déchiffrer « Agar-agar » (il va bientôt être traduit dans cette langue). La réaction : « En néerlandais ? Elles sont vraiment si drôles que ça tes recettes ?? »
Lorsque, en semaine, j’imagine dans ma tête le repas du soir, je ne visualise généralement rien qui ressemble au triptyque « entrée-plat-dessert ». Au contraire, j’aime avoir la liberté d’imaginer des formes de repas différentes, même si je garde toujours en tête ma volonté de faire quelque chose d’équilibré. Au final, le dîner peut donc très bien s’organiser autour d’une petite salade et d’un bon gros dessert nourrissant et sain (un crumble aux fruits par exemple), tout comme être constitué de plusieurs petites choses à grignoter et de tartinades qui s’équilibrent les unes les autres.
En lisant le dernier Saveurs, j’ai retenu une recette de scones au cheddar. Le magazine conseillait de les réaliser pour un brunch, par exemple, mais j’avais plutôt dans l’idée d’en faire l’accompagnement d’une bonne soupe pour un repas du soir léger et gourmand. Et évidemment, j’ai bien été incapable de suivre la recette, et j’ai remplacé le cheddar par de la tome de brebis, les graines de courge par des graines de tournesol… J’ai cependant gardé la courge pour la soupe, un délicieux velouté au potimarron (je ne vous donne pas la recette : il suffit de le découper, d’enlever les pépins – on garde la peau – et de le cuire 20 minutes dans une marmite avec de l’eau à hauteur. Ensuite, on ajoute des épices, un peu de sel et de la crème d’avoine ou de soja liquide, on mixe et le tour est joué !).
J’ai beaucoup aimé l’association des deux : soupe très chaude et onctueuse, scones tièdes et riches en goût, un peu croquants, un peu moelleux… Le tout, soupe comprise, m’a pris une demi-heure montre en main : à refaire !
Scones au fromage de brebis et graines de tournesol
Pour 25 mini scones
250g de farine de petit épeautre (ou blé T80)
1 c. à café de poudre à lever
1 c. à café de 4-épices
1 pincée de sel
50g de graines de tournesol
100g de fromage de brebis râpé
60g de margarine végétale
70g de lait de soja
1 oeuf
Dans un saladier, verser la farine, la levure, le 4-épices, le sel, les graines et le fromage râpé. Mélanger. Incorporer la margarine en mélangeant du bout des doigts. Ajouter l’oeuf et le lait, et continuer à pétrir à la main pour former une boule de pâte. Etaler cette boule sur une épaisseur de 2 cm, pas moins. Découper des formes à l’emporte-pièce de diamètre 4 cm environ. Placer sur une grille recouverte d’une feuille de cuisson. Enfourner à 180°C pour 15 minutes. Déguster tiède ou froid.
La semaine dernière, j’ai craqué sur le dernier « Elle à Table », qui m’a donné des tonnes d’idées de recettes à essayer… Je les ai notées dans mon indispensable petit « carnet à idées » (blindé de listes de courses, de recettes ébauchées, d’idées farfelues et de trucs-hyper-importants-à -ne-pas-oublier (que j’aurais mieux fait de noter dans mon agenda, car là , ils sont définitivement perdus), etc.).
Ce qui est bien avec ce numéro de EAT, c’est que, pour une fois, je m’y sentirais presque dans mon univers. Entre les pages consacrées à Laurence Salomon, celles sur les légumes printaniers, ou encore les recettes d’une diététicienne gourmande qui courent sur plusieurs pages, le magazine est au final plein de farines bizarres, de graines de toutes sortes et de fruits et légumes frais ! Avouez que pour le coup, on se sent bien accueilli.
Alors, en attendant de mettre en pratique les notes de mon carnet-à -tout, j’ai eu envie de tester une jolie recette proposée par Laurence Salomon : celle des crackers au petit épeautre. D’abord, parce que ça faisait longtemps que je courais après une recette de crackers. Bah oui, après les biscuits apéros, les gressins et les allumettes, il fallait bien que j’essaye ça ! Le résultat obtenu n’est pas aussi fin que celui de notre bio-chef préférée, mais il n’empêche, vraiment fameux. Ils sont très goûteux, bien craquants, et ils vont vraiment très bien avec mes amies les tartinades au tofu soyeux.
La farine de petit épeautre est une farine d’excellente qualité. On la trouve dans les magasins bio ou en vente sur internet. Différent de l’épeautre-tout-court, le petit épeautre est une graine possédant de grandes qualités nutritionnelles, riche en protéines et dont le gluten est beaucoup mieux toléré que celui du blé. Et surtout, elle est pleine de goût et donne un côté rustique aux pâtes à tartes et à biscuits. A utiliser en petites quantités, un peu comme la farine de châtaignes.
Crackers au petit épeautre
80g de farine de blé T80
50g de farine de petit épeautre
1 cà c de graines de pavot
1/2 cà c de curry en poudre
4 cà s d’huile d’olive
Un peu d’eau
Mélanger ensemble les farines, le pavot et le curry. Ajouter l’huile, et mélanger à la fourchette. Ajouter juste assez d’eau pour former une pâte (trop, et c’est la Bérézina !). Former une boule sans trop pétrir, et laisser au frigo au moins 30 minutes. Préchauffer le four à 170°C. Etaler le plus finement possible, puis découper des rectangles ou des triangles, ou ce que vous voudrez. Cuire 15 à 20 minutes et laisser refroidir sur une grille.
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PS : Anne de Papilles & Pupilles l’annonçait tout à l’heure : un nouveau site dédié spécialement aux blogs de cuisine « de qualité » vient de voir le jour, il s’appelle Cook n’Blogs ! J’en fais partie « par défaut », avec d’autres bloggeuses chanceuses…
Si vous avez un blog de cuisine « vieux » d’au moins 6 mois, vous pouvez demander à être référencé sur ce site. Le but est de rassembler des blogs de qualité (définis comme des blogs régulièrement mis à jour, et surtout entretenus avec passion) ! Je sais pas vous, mais moi je suis ravie à l’idée de découvrir des blogs que je ne connais pas forcément… L’appel à candidature commence aujourd’hui et dure 15 jours, mais il y en aura bien d’autres (pas de panique si votre blog n’a pas encore 6 mois, vous pourrez le faire plus tard !). Bon, mais Anne explique tout cela bien mieux que moi, alors allez donc cliquer chez elle
C’est vraiment bizarre d’aller travailler un jour « semi-férié »… A la radio le matin (pour une fois la route était déserte), le présentateur parlait d’une « France coupée en deux », celle qui travaille et celle qui reste sous la couette. En l’occurrence, moi je parlerais volontiers de « couples coupés en deux » : aller au travail quand votre moitié roupille crânement sous sa couette et qu’il neige à moitié dehors, c’est vraiment trop injuste ! Et puis, finalement… Cette journée un peu bizarre, un peu vacances au travail, ce n’est pas si désagréable. Une sorte de transition entre le week-end chargé de bonnes choses qui vient de s’écouler et la semaine bien remplie qui s’annonce.
En parlant de bonnes choses, je tenais à remercier une fois de plus les personnes qui se sont déplacées samedi pour venir papoter avec moi à la librairie Arthaud. Que de belles rencontres !
D’ailleurs, puisque j’étais descendue « à la ville », j’en ai profité pour faire un truc que j’adore : m’acheter un ou deux magazines et me poser tranquillement dans un salon de thé. Commander une brioche et une infusion à la menthe, mettre des miettes plein les pages, et me brûler en buvant trop tôt ! Regarder les gens passer dans la rue, noter quelques idées de recettes… D’ailleurs, le dernier « Saveurs » (que je n’achète pas souvent, mais ce numéro, avec quelques pages sur la Savoie, les crumbles et Nicolas le Bec, m’a fait envie !) m’a inspiré une recette de croquants à l’ail et au gingembre. Ne cherchez pas la recette dans le magazine, elle n’y est pas. C’est une photo de biscotti aux amandes qui m’a donné envie d’en refaire, mais en version salée. Quelques pages plus tôt, une journaliste évoquait l’association de l’ail et du gingembre, que j’ai eu envie de mettre en pratique autrement que dans une classique marinade.
Ces biscotti salés sont très sympa, mais alors, ils font des tonnes de miettes ! Remarquez, c’est sympa aussi : elles font une super garniture de crumble salé ou apportent leur côté croquant à une salade tout bête… C’est même presque mieux que les biscuits, tiens !
Biscotti à l’ail et au gingembre
Pour 20 pièces
150g de farine T80
40g de polenta précuite
2 cà c de fleur de sel
40g de graines de sésame (ou pignons, amandes…)
1 oeuf
50g d’huile végétale (ou beurre)
2 cà c de gingembre en poudre
1 cà c 1/2 de purée d’ail (ou d’ail en poudre)
Préchauffer le four à 180°C. Mélanger d’un côté la farine, la polenta, la fleur de sel, le gingembre et le sésame. D’un autre côté, battre l’oeuf avec l’huile et l’ail en purée. Incorporer au mélange de farine. Pétrir très rapidement et former un boudin. Enfourner pour 20 minutes. Découper en tranchettes et les déposer à plat sur la plaque du four. Enfourner à nouveau pour 15 minutes, ou jusqu’à ce qu’elles soient bien dorées. Laisser refroidir.