Je serai ce samedi 12 février chez Decitre-Bellecour, à Lyon, de 15h à 16h (et non à partir de 16h comme cela avait été initialement annoncé). Amis lyonnais… I’ll be waiting !
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A la maison, c’est un peu Chandeleur attitude toute l’année. La soirée crêpes fait partie intégrante des menus du weekend – ceux qui permettent de profiter pleinement des fins d’après-midi ensoleillées, et de rentabiliser les heures de sieste de la petite demoiselle pour travailler tranquillement, au lieu de passer du temps aux fourneaux.
Pour nos crêpes habituelles, donc, j’ai une recette de base pas originale du tout*, mais on fait très bien avec. Et pour des crêpes qui changent, je me suis dernièrement amusée à tester des lentilles vertes finement moulues, qui remplacent la farine et donnent des crêpes très dodues et moelleuses, délicatement parfumées. J’avais lu cette astuce dans Curcuma, de Garance Leureux, qui les prépare avec des lentilles corail. Laissez bien reposer la pâte et n’essayez pas d’obtenir une jolie pile de crêpes : ce sont plutôt des galettes épaisses et assez délicates à manipuler sans casse, d’où l’astuce d’en faire des rouleaux dans la crêpière, et de les découper ensuite (pour planquer les éventuels dégâts).
Vous n’aimez pas le saumon fumé ? J’ai ouï dire que la truite, le haddock ou encore l’anguille avaient la cote. Sinon, les sardines et les rillettes de poisson, c’est bien aussi. Pas de poisson ? Une bonne purée de légumes bien relevée fera tout à fait l’affaire.
Crêpes de lentilles vertes au saumon fumé
Pour 4 personnes
1 verre de lentilles vertes du Puy
1 c. à café de curcuma
3 verres d’eau
1 verre de lait
2 œufs
1 bonne pincée de sel
4 grandes tranches de saumon fumé
1 yaourt de brebis
1 c. à soupe d’huile de noisette
2 c. à café d’estragon séché
Placer les lentilles dans le bol d’un hachoir électrique ou d’un moulin à café électrique et moudre en poudre fine. Ajouter le curcuma, puis l’eau, petit à petit. Laisser reposer pendant 30 minutes. Incorporer ensuite le lait, les œufs battus et le sel.
Cuire 4 grandes crêpes (ou 8 petites) dans une crêpière bien huilée. Cuire une face seulement à chaque fois. Lorsque le dessus de la crêpe est mat, déposer un peu de saumon fumé, puis rouler délicatement à l’aide d’une spatule. Débarrasser sur une assiette. Au moment de servir, battre le yaourt avec l’huile et l’estragon. Couper chaque crêpe en portions ou en rondelles et servir chaud, tiède ou froid.
Note : vous pouvez préparer cette recette à l’avance et réchauffer les rondelles de galettes au four dans un plat à gratin, pendant 10 minutes à 180 °C.
* Comme chez tout le monde, non ? 250 g de farine (la T80 a ma préférence), 1/2 l de lait entier (mais on peut lui préférer du lait de soja), 3 oeufs, et un chtouille d’huile d’olive, de sel, ou de sucre quand on arrive à la fin du saladier et qu’on en est au dessert.
Allooooo ? Hum, y a un peu d’écho sur ce blog, non ? Le pauvre, délaissé depuis plus de dix jours sans rien à se mettre sous la dent… Ce n’est pas que je ne cuisine pas, en ce moment, bien au contraire. Au chapitre de mes réalisations récentes : un gâteau d’anniversaire à la banane sans oeufs pour petite demoiselle d’1 an tout pile, qui s’est révélé être une excellente recette de pâte à modeler bio et comestible. De la salade verte et des pâtes fraîches – délicieuses, on ne s’en lasse pas. On ajoutera à cela quelques recettes encore top secrètes (l’année 2010-2011 sera livresque ou ne sera pas !), et voilà pour finir un blog totalement à l’abandon ! Me pardonnerez-vous ?
Pour me racheter, je vous offre un peu de lecture :
- Un dossier sur les biscuits salés, du côté de Marmiton
- Et un dossier sur le thème de la moutarde, chez Satoriz
Avec, en prime, ma recette préférée sur ce thème-là : des bricks aux sardines et à la moutarde, bienvenues sur les tables d’été et dans les paniers à pique-nique.
Bricks de sardines à la moutarde
Pour 10 rouleaux (3-4 personnes)
8 beaux filets de sardines (en conserve, « Océane alimentaire » par exemple)
150 grammes de fromage de brebis frais
1 c. à café de paprika en poudre
2 c. à soupe de persil haché
2 c. à soupe de moutarde à l’ancienne
10 feuilles de brick
Dans un saladier, écraser les filets de sardines avec le fromage, le paprika, le persil et la moutarde. Poser devant soi une feuille de brick et disposer un peu de garniture en ligne, vers le bas de la feuille. Replier les côtés de la feuille vers l’intérieur, puis remonter le bas par-dessus la garniture et rouler de manière à former un rouleau bien serré et bien fermé. Déposer sur une plaque de cuisson et procéder ainsi avec les autres feuilles. Badigeonner légèrement d’huile d’olive. Enfourner à 200 °C pendant 25 minutes environ (les bricks doivent être bien dorées). Servir immédiatement pour que les bricks soient bien croustillantes.
Je ne sais pas cuisiner la viande. Pendant plusieurs années, je ne savais d’ailleurs même pas distinguer une viande bien cuisinée d’une escalope cramée. Aujourd’hui, la viande ne me passionne toujours pas (il m’arrive régulièrement d’oublier d’en mettre dans mon panier, tout comme j’oublie tous les jours de me maquiller), mais je m’efforce de progresser et j’apprécie d’en manger de temps à autre, pour changer. Alors, quand je dégote une bonne recette, facile, vite faite, qui demande peu de cuisson et qui donne un résultat assez chouette, je ne la lâche plus.
Il y a de grandes chances pour que vous connaissiez déjà celle-ci, qui n’est pas une innovation des laboratoires Clea, loin s’en faut ! Mais comme toutes celles que je fais souvent et que j’affectionne, elle a sa place sur ce blog, qui me sert avant tout de répertoire dans lequel je viens, chaque semaine, piocher mes idées de menus. Le concept de volaille truffée d’une garniture au fromage frais, roulée et ficelée de jambon cru est suffisamment déclinable pour donner lieu à de multiples variantes. Le résultat est forcément goûteux et mignon, facile à servir en toutes circonstances : lunch-box, apéro, salade, plat complet… On va juste éviter en dessert !
Roulés de volaille au jambon serrano
Pour 2 personnes
2 filets de volaille (dinde ou poulet)
50 grammes de fromage de brebis ou de chèvre frais (ou ricotta, brousse…)
1 c. à soupe de cranberries (ou raisins secs, ou 3 tomates séchées marinées)
1 c. à soupe de fines herbes hachées (persil, coriandre, basilic…)
4 cerneaux de noix
4 fines tranches de jambon serrano
Aplatir les filets de volaille au rouleau à pâtisserie. Dans un bol, écraser le fromage et mélanger avec les fruits secs finement hachés. Répartir cette garniture sur les filets de volaille, en formant une bande. Rouler les filets autour de cette bande et faire tenir en enroulant autour des tranches de jambon serrano. Cuire au four à 200 °C pendant 20 minutes environ. Découper en tranches, comme des sushis. Servir chaud, tiède ou froid.
Pas très photogénique, cette tourte briochée est pourtant un véritable régal qui trônera certainement sur mes tables de fêtes cette année. Les choses simples étant bien souvent les meilleures, elle est garnie d’une simple sauce béchamel relevée de paprika, d’oignons fondus à l’huile d’olive et de fruits de mer (surgelés en plus… rhooooo !). Le tout fond dans la bouche, je ne vous dis que ça… Le petit côté original de cette tourte, vous l’aurez compris, ce n’est donc pas ce qu’il y a dedans, mais plutôt ce qui en fait le tour : une délicieuse pâte légèrement briochée réalisée à l’huile d’olive (ou de tournesol, au choix !).
Pour ceux qui n’aiment pas la sauce béchamel, Mercotte, qui n’en est pas très fan non plus me semble-t-il, aura peut-être une alternative à proposer ? Pour ma part, c’est une sauce que j’adore, que ce soit dans les gratins, les crêpes, ou juste comme ça à la casserole pour agrémenter des épinards vapeur ou des blettes. Mais je trouve que bien cuisinée, avec des épices qui changent, elle a tout à fait sa place dans un plat festif et bon marché comme celui-ci.
Tourte briochée aux fruits de mer
Pour 4 personnes
Pour la pâte :
235g de farine de blé T65
5g de levure de boulanger déshydratée
60g d’huile de tournesol
125ml de lait de soja
1 càc de sel fin
Pour la garniture :
500g de fruits de mer surgelés
2 oignons
50g de beurre
50g de farine de blé T65
30cl de lait de soja
1 càc de paprika
Pour la pâte, mélanger la farine et la levure. Incorporer l’huile en sablant du bout des doigts. Ajouter le lait tiédi, puis le sel. Mélanger à la fourchette puis pétrir pendant 5 bonnes minutes pour obtenir une belle pâte bien élastique. Laisser lever 2h dans un endroit tiède.
Faire revenir les fruits de mer surgelés jusqu’à ce qu’ils soient cuits. Réserver. Peler et émincer les oignons et faire revenir dans un peu d’huile jusqu’à ce qu’ils soient blonds. Mélanger aux fruits de mer. Préparer une béchamel : chauffer le beurre à feu vif, incorporer en une seule fois la farine, laisser cuire le roux pendant 2 ou 3 mn, puis incorporer très progressivement le lait de soja. Il faut obtenir une béchamel très épaisse (peut-être que vous ne mettrez pas tout le lait). Saler et ajouter le paprika. Mélanger avec les fruits de mer.
Abaisser les 2/3 de la pâte sur le plan de travail. Foncer un moule à tarte. Verser la garniture. Abaisser le reste de pâte et couvrir la garniture en formant un petit puits au milieu. Laisser reposer pendant 1h environ.
Cuire 35m à 200 °C. Servir immédiatement.
Ces temps-ci, j’ai ressorti mes envies de petits plats mijotés et de légumineuses. Mes bocaux de pois cassés et de lentilles de toutes les couleurs, flambants neufs, sont très rapidement vidés et aussitôt re-remplis… L’une de mes associations favorites, ce sont les lentilles vertes et le saumon fumé (ou le tofu fumé, d’ailleurs). Je l’avais déjà expérimentée en salade tiède, la voici en timbale chaude, pour un plat complet qui change.
Timbales de lentilles vertes au saumon fumé
Pour 4 personnes
2 verres de lentilles vertes
4 tranches de saumon fumé
150g de carottes râpées
4 échalotes
1 c. à soupe de sauce de soja
2 c. à soupe de levure maltée
Cuire les lentilles vertes dans une casserole d’eau pendant 25 minutes à feu moyen. Pendant ce temps, émincer les échalotes. Faire revenir dans un peu d’huile d’olive. Ajouter les carottes râpées et laisser fondre pendant une dizaine de minutes. Hors du feu, ajouter la sauce soja, la levure et les lentilles bien égouttées. Garnir 4 plats à gratin individuels (ou un grand) de saumon fumé. Répartir le mélange aux lentilles dans les plats à gratin. Passer au four pendant 10 mn à 180°C. Démouler et servir sans attendre.
A l’automne dernier, je me suis plongée pour les besoins du Sat’Info dans un savoureux dossier sur les légumineuses. Aujourd’hui, il est en ligne sur le site de Satoriz et vous pourrez le lire en cliquant ici.
Les recettes :
Sauce aux lentilles corail et à la purée de cacahuètes
Timbales de lentilles vertes au saumon fumé
Soupe de pois cassés au lait de coco
Wok de pois chiches aux blettes
Bonne lecture !
J’ai adoré découvrir combien les lentilles corail font des merveilles en version coulis, pour napper des céréales, avec juste ce qu’il faut de tomates et de purée de cacahuètes. Et j’ai eu un vrai coup de coeur pour l’association pois cassés / lait de coco, que je vous recommande.
Afin de terminer en beauté notre « Semaine japonaise », voici une de mes recettes préférées de mes années au pays du Soleil Levant : le tonkatsu ! Je vous en avais déjà parlé en mentionnant mon restaurant japonais parisien préféré. Cette recette est l’exact opposé de ma cuisine habituelle : de la viande panée et frite ! Comme quoi, parfois les contraires s’attirent, et l’important, c’est bien la variété
Ce plat me rappelle le Japon avec une grande force. Je me revois sur mon petit vélo, à pédaler, souvent sous des trombes d’eau, le parapluie dans une main et le « tonkatsu bento » dans l’autre. J’en achetais souvent dans des petites échoppes de plats à emporter, pour quelques centaines de yens. Le challenge était d’arriver à destination tant que la panure était encore chaude et croustillante, et de ne pas se faire exploser le mini sachet de « sauce Bulldog » à la figure… Cette sauce, à base de fruits, de légumes, de sauce soja, de ketchup et certainement de caramel, est indispensable pour déguster le tonkatsu. On la trouve dans les épiceries asiatiques, assez facilement me semble-t-il.
[Pour les grenoblois : Carrefour asiatique à Saint Bruno, pour les parisiens : Kioko].
Tonkatsu
Pour 2 personnes en plat principal
Pour le porc :
2 escalopes de porc assez fines
2 c. à café de purée d’ail
Farine
1 oeuf
Panko (chapelure grossière)
½ litre d’huile de friture
Sel et poivre du moulin
Pour servir :
Sauce tonkatsu (dite sauce bulldog)
200 grammes de riz blanc cuit
1/4 de chou chinois émincé
Oter du porc les éventuels morceaux de peau ou de graisse restants. Tartiner sur chaque morceau de viande 1 cuillerée de purée d’ail, saler et poivrer. Fariner chaque morceau. Dans une assiette, battre l’œuf en omelette. Dans une autre, verser un peu de panko. Passer le porc dans l’œuf puis dans le panko, de manière à le paner généreusement. Faire chauffer l’huile de friture dans un wok. Une fois l’huile chaude, déposer les deux morceaux de porc et laisser cuire une dizaine de minutes environ, en retournant plusieurs fois. La croûte doit être bien dorée et croustillante. Egoutter sur du papier absorbant. Servir sans attendre, avec le riz et le chou, nappé de sauce à tonkatsu.
Non, vous ne rêvez pas, voici une recette de poulet ! Je ne mange pas très souvent de la viande, mais je me rends compte que j’ai généralement tendance à l’accommoder « à l’asiatique » : un peu sucrée salée, souvent caramélisée, avec au choix gingembre, graines de sésame… C’est comme cela que je la préfère !
Pour poursuivre cette « Semaine japonaise », voici donc la recette du poulet teriyaki. La sauce teriyaki est un délice, elle est très savoureuse et nappe agréablement la viande. J’aime servir ce poulet avec du riz blanc et du chou chinois finement émincé, mais rien n’empêche de le consommer avec d’autres céréales, ou encore de recycler les restes dans une salade.
Tori no teriyaki
Pour 2 personnes en plat principal
Pour le poulet :
100 ml de bouillon de volaille
4 c. à soupe de sucre
2 c. à soupe de sauce de soja
3 c. à soupe de vinaigre de riz
2 c. à soupe de sake (alcool de riz)
2 filets de poulet
2 c. à soupe de farine blanche
2 c. à soupe d’huile de sésame
1 c. à soupe de graines de sésame blond toastées
Sel et poivre du moulin
Pour servir :
200 grammes de riz blanc cuit
1/4 de chou chinois émincé
Dans une casserole, verser le bouillon. Ajouter le sucre, la sauce de soja, le vinaigre de riz et le sake. Porter à ébullition et laisser frémir pendant une dizaine de minutes. Réserver. Oter des filets de poulet les éventuels morceaux de peau ou de graisse restants. Saler, poivrer et fariner chaque filet. Chauffer l’huile d’olive dans une sauteuse et faire cuire les filets de poulet 4 minutes de chaque côté. Ajouter la sauce et laisser cuire pendant 5 minutes supplémentaires, en retournant le poulet deux ou trois fois. Servir le poulet sur un lit de riz et de chou émincé, nappé de sauce et parsemé de graines de sésame toastées.
Quel plaisir, pour une fois, d’être chez soi un jour de semaine et de prendre le temps de préparer un bon repas de midi… Ce jeudi férié m’a permis de recharger les batteries !
La dernière fois qu’on avait regardé ensemble Chef la Recette !, l’émission de Cyril Lignac, Ludo avait repéré une recette de pâtes en forme de coquillages, farcies aux champignons, et je lui avais promis qu’on essayerait. Mercredi, en faisant mes courses à la va-vite, j’ai pensé au dernier moment à mettre un paquet de conchiglies dans mon panier, sans penser un instant à la farce… On a donc fait avec les moyens du bord, et notamment une association que j’aime beaucoup : tomates séchées, pignons, fromage et volaille. Le résultat était vraiment à la hauteur de notre espérance et des minutes passées à farcir soigneusement les pâtes, une par une, bien concentrés sur notre tâche ! C’est un plat complet et original que je referai sans hésiter.
Conchiglies farcies aux tomates séchées, dinde et pignons
Pour 2 personnes
20 conchiglies
8 tomates séchées
3 c. à soupe de câpres
40g de pecorino râpé
1 bonne poignée de pignons
1 escalope de dinde (200g)
10cl de crème de soja
2 c. à soupe d’huile d’olive
Sel et poivre
Emmental râpé
Porter 1l d’eau à ébullition. Saler et ajouter les pâtes. Laisser cuire 10 minutes, puis égoutter et réserver. Cuire l’escalope de dinde dans un peu d’huile d’olive, saler et poivrer. Couper en morceaux et placer dans le bol du mixeur avec les tomates séchées, les pignons (préalablement torréfiés au four pendant 10mn si possible, c’est bien meilleur), le pecorino, les câpres, la crème et l’huile restante. Mixer et garnir chaque conchiglie. Placer les pâtes dans un plat à gratin et ajouter un peu d’emmental râpé sur le dessus. Réchauffer au four à 200°C pendant 15-20 minutes environ, et servir immédiatement.