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Tartinade de légumes rôtis

Vous le savez déjà, j’adore rôtir tous les légumes qui me passent sous la main… et quand l’automne arrive, c’est un vrai régal de faire leur fête aux betteraves, carottes, patates douces et autres potimarrons. Une fois pelés et coupés en « frites » ou en cubes, je mélange les légumes avec un peu d’huile (de sésame ou d’olive), de jus de citron et de sel. Ils passent ensuite au four jusqu’à ce qu’ils soient juste cuits et dorés, avant le stade « purée » (compter 20 à 30 mn à 190 °C, et surveiller). Rôtis de cette manière, ils sont débarrassés de leur eau et sont encore meilleurs, avec une saveur de noix, de noisette, de châtaigne…

Je les mélange ensuite en salade avec une céréale et une sauce yaourt-tahin, des oléagineux ou des graines, du fromage, et tout ce qui me semble pouvoir les accompagner dignement. S’il en reste, je les mixe avec un peu de bouillon de légumes et/ou de crème ou lait végétal(e) pour obtenir un velouté à relever d’épices ou d’herbes de Provence.

Et puis, entre la soupe et la salade, il y a aussi la tartinade : un mix de plein de légumes rôtis, de purée de sésame, de fromage de chèvre et de miso, à tartiner, à mettre en croque ou en sandwich. Dans le genre « concentré de saveurs », je n’ai pas encore trouvé mieux !

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Tartinade de légumes rôtis

Pour 1 grand bol

200 g de légumes rôtis (carotte, betterave, potimarron, patate douce)
65 g de purée de sésame semi-complet (ou de cajou, d’amande…)
50 g de fromage de chèvre frais (ou de yaourt de brebis)
2 c. à soupe d’huile de sésame toasté (ou d’olive)
1 gousse d’ail pelée et dégermée
1 c. à café de miso brun (ou du sel)
1 c. à soupe de jus de citron
1 c. à soupe de coriandre hachée (facultative)

Mixer tous les ingrédients et conserver au frais.

 

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Pâté végétal au tofu fumé, marrons et shiitakés

Hier, je suis allée déjeuner au « Bistrot gessien », le restaurant du magasin Satoriz de Thoiry, juste à côté de Genève mais du côté français de la frontière suisse. Je me suis régalée du début à la fin… et surtout, j’en suis repartie très inspirée. C’est suffisamment rare pour être applaudi- j’ai quasiment passé l’été à éviter d’aller au restaurant par certitude d’être déçue, et quand j’y suis allée cela n’a pas toujours été une réussite… Les bonnes adresses méritant d’être partagées, je n’aurai qu’un conseil : allez-y !

Dans ma grande assiette copieusement garnie, il y avait notamment une trilogie de petits pâtés végétaux à base de légumes, de légumineuses et de purées d’oléagineux qui m’a immédiatement donné envie d’en faire à la maison. Ca tombait bien, puis j’avais tout ce qu’il fallait pour réaliser une petite variante de celui de Linda Louis dans son livre 100% de saison, Châtaignes, paru l’année dernière et dont je n’avais pas encore pris le temps de tester les recettes. Prochains sur ma liste : les cookies aux châtaignes, noisettes et chocolat !

Ici, c’est une petite variante de la recette de Linda avec des champignons shiitakés déshydratés (histoire de vider mon placard). Linda utilise des champignons de Paris frais, les deux options sont donc possibles. Ce pâté végétal est étonnant, il rappelle vraiment la terrine de campagne, il est très agréable à tartiner et à déguster. Une saveur « balade en forêt » qui irait très bien avec mes cookies salés au miso, champignons et noisettes… Je me sens déjà en automne moi, pas vous ?

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Pâté végétal au tofu fumé, marrons et shiitakés

Pour 1 grand bol

2 poignées de shiitakés déshydratés
200 g de tofu fumé
100 g de marrons au naturel (cuits)
1 c. à soupe d’huile de noix
1 gousse d’ail pelée, dégermée et hachée

Réhydrater les shiitakés en les faisant tremper dans de l’eau tiède pendant 30 mn. Egoutter et mixer avec le reste des ingrédients. Saler et poivrer.

On peut également ajouter des échalotes hachées, des herbes (persil, ciboulette…) ou une pointe de vinaigre de cidre.

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Crèmes de tomates rôties aux pois chiches et fromage de chèvre

Juillet, ses piques-niques, ses barbecues, kermesses et autres potlucks… Qui donnent le sentiment de ne jamais quitter la maison sans une nappe à pique-nique, un gâteau ou une salade plus ou moins artistiquement emballés, histoire de se joindre aux collègues, amis et autres parents d’élèves qui ont tous décidé de festoyer en même temps. Voire le même jour. Voire à  la même heure…

Vous aussi, vous trouvez que les journées sont un poil trop longues quand il faut penser « gâteau de kermesse » une fois les chères têtes blondes couchées ? Oubliez les recettes à rallonge… Pour celle-ci, on met tout sur une plaque de cuisson qu’on oublie une heure dans le four (le temps de prendre un verre sur la terrasse ?). Et puis hop, blender. Et frigo. Notez que l’option « méditation » est possible aussi : si vous décidez d’enlever la peau des pois chiches, prévoyez 20 minutes pour ne penser à rien. Vous n’êtes pas obligé, mais c’est encore meilleur…

Cette crème de tomates rôties aux pois chiches, je l’ai trouvé dans ma nouvelle bible, The Green Kitchen. J’ai juste ajouté du fromage de chèvre fermier, délicieux, puisqu’on m’en avait offert le jour même… Et l’alliance de tout ça est géniale. Genre gaspacho +++. Mais choisissez du bon fromage, un qui a du goût !

Pour la consistance, à vous de voir : en ajoutant un peu d’eau, on a un velouté. Tel quel, cela peut être une tartinade ou une « purée » froide, très agréable avec quelques gressins, ou toute nue…

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Crèmes de tomates rôties aux pois chiches et fromage de chèvre

1 kg de tomates fraîches (type Roma)
480 g de pois chiches cuits (maison ou en conserve)
6 gousses d’ail
2 c. à café d’origan séché
1 c. à café de paprika en poudre
2 c. à soupe d’huile d’olive
100 g de chèvre frais

Couper les tomates en deux et placer sur une plaque de cuisson, peau en dessous. Ajouter les pois chiches (pelés au préalable, si possible) et les gousses d’ail pelées. Parsemer de sel, d’origan et de paprika. Napper d’huile d’olive. Enfourner pour 1h à 200 °C. Laisser tiédir, puis passer au blender avec le fromage de chèvre. Ajouter un peu d’eau selon la consistance désirée (plutôt tartinade, ou plutôt velouté). Servir bien frais.

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Apé-raw

Raw : mot anglais signifiant « cru ».

Depuis quelque temps, je lis énormément de blogs anglo-saxons, et j’y trouve de plus en plus de recettes et d’informations sur la « raw food », la cuisine du cru, ou encore « crusine » en néo-français (pas très joli, comme terme, ou c’est moi ?). Pour en découvrir l’intérêt, on peut lire cet article de Wikipédia.

A titre personnel, je ne me vois pas me lancer dans un régime alimentaire basé uniquement sur des aliments crus (d’ailleurs, il va falloir qu’on cause crumble de rhubarbe bientôt, vouzémoi), mais je trouve certaines recettes « raw » très intrigantes, voire amusantes. Par pure curiosité scientifique, j’ai fait depuis plusieurs années l’acquisition d’un déshydrateur (rapidement remisé au garage car trop bruyant à mon goût, il fait la causette avec une machine à pain décatie), et de nombre sachets de « chips » de légumes déshydratées et autres Biscru. J’ai aussi souvent bavé devant les réalisations de Golubka, et dévoré l’opus de Linda Louis, Délices déshydratés, où elle explique avec pédagogie et nombre de pas à pas comment réaliser des crackers, des barres, des granolas, des chips et autres « cuirs de fruits » au déshydrateur.

Pour celles et ceux qui se poseraient la question : est cru ce qui est « cuit » (déshydraté) à moins de 45 °C. Cette méthode permet de conserver un maximum de vitamines et minéraux et de concentrer les saveurs.

Les cuirs de fruits (ici en couverture du livre), j’avoue, ça m’a beaucoup, beaucoup intriguée : de la purée de fruits étalée finement et simplement déshydratée, qui se transforme en une plaque dont l’aspect et le toucher rappellent vraiment le cuir, que l’on peut découper à loisir pour lui donner toutes les formes que l’on veut. Dans son livre, Linda en fait des barquettes, des coupelles, des rouleaux… C’est cette dernière option que j’ai retenue pour étrenner mon cuir de framboise. Parce que oui, ça y est, j’ai testé ! Après des années à me refuser de laisser le four allumé pendant des heures, je me suis laissée convaincre par l’argument de Linda (et par une dégustation de cuirs faits par elle, j’avoue !) : le four, à 50 °C, dépense très peu d’énergie (moins qu’un déshydrateur – le mien est donc resté au garage avec sa copine la MAP hors d’état de nuire). Le résultat est super fun à travailler et délicieux (100% concentré de bonnes choses, bien moins sucré que les confitures et pâtes de fruits).

Alors, en guise de petit « apé-raw » (ouuuuuuh… quoi ? Je suis très fière de mon jeu de mots), j’ai voulu jouer le jeu au maximum : petit jus tomate-melon à l’extracteur, cuir de framboises façon « maki de crudités », et séance dégustation de produits offerts par la marque Keimling, que j’avais reçus dans la semaine.

Ces produits « crus », parlons-en. J’ai testé les biscuits apéro courgette-curry à base de blé noir et de petites graines (déshydratés à moins de 42°C, bien croquants), des « chips » de betterave, du « pain » au chanvre, aux amandes et aux graines de chia, et réalisé une tartinade sur la base de germes de haricots mungo (leur prégermination, déjà effectuée, permet une meilleure disponibilité des nutriments, et il suffit de les faire gonfler dans de l’eau tiède ou de les cuire 5 mn à la casserole – si on n’est pas « 100% raw » ! – pour les consommer).
Première impression : hum, c’est bon ! Les petits biscuits croquent et les chips croustillent. Je ne sais pas pourquoi j’ai toujours tendance à imaginer que les « cuissons » à moins de 45 °C déshydratent le produit en le ramollissant. En réalité, la déshydratation permet surtout une concentration des saveurs, ce qui est assez affriolant côté papilles. Deuxième impression : waouh, c’est cher ! 8 euros le sachet de « biscuits crus », euh… A quel public s’adresse-t-on ? Il ne me reste qu’à espérer que la demande fasse évaluer l’offre, et que l’on finisse par se caler sur des prix plus accessibles à toutes les bourses. Puisque l’avantage de la cuisine « crue » maison, c’est tout de même qu’elle ne coûte pas cher du tout !

Conclusion de l’expérience : il faudrait (quand je parle au conditionnel, vous noterez que c’est quand même mal barré, mais c’est une étape) que je sorte le déshydrateur du garage, pour tester les recettes de crackers et de granola de Linda. Si je ne suis toujours pas branchée « raw food » par philosophie, je trouve que l’approche est vraiment ludique et intéressante, à condition (ce sera le mot de la faim) (ouuuuuuuh) de ne pas se concentrer sur des ingrédients trop chers et/ou compliqués à dégoter (graines de chia, maca, goji et autres joyeusetés de l’autre bout du monde). Et surtout, je me suis régalée avec ces petits rouleaux, là : tout simples et trop bons !

Cuir de framboises

D’après une recette de Linda Louis

200 g de framboise
100 g de banane mûre
20 g de purée d’amande blanche
30 g de sucre de canne blond

Passer le tout au blender. Si celui-ci n’est pas assez puissant pour broyer les graines des framboises, filtrer la purée obtenue pour s’en débarrasser. Etaler le plus finement possible (1 mm d’épaisseur) sur une feuille de cuisson en silicone ou en papier cuisson, posée sur la lèchefrite du four ou la grille du déshydrateur. Déshydrater au four ou au déshydrateur pendant 30 mn à 60 °C + 3h30 à 47 °C (pour moi, cela a pris 2 heures de plus, car je n’avais pas étalé assez finement…).

Roulades de cuir de framboise à la fraise, à la roquette et au fromage de chèvre

Inspiré d’une recette de Linda Louis

Pour 4 personnes

1 cuir de framboise
250 g de fraises
5 radis roses
100 g de fromage de chèvre frais
2 belles poignées de roquette

A l’aide de ciseaux, couper le cuir en 4 rectangles. Poser un rectangle à plat sur une natte de bambou ou une feuille de papier cuisson. Ajouter le quart des ingrédients (fraises coupées en morceaux, radis coupés dans la longueur, chèvre émietté, roquette). Enrouler le cuir sur lui-même en serrant bien. A faire au tout dernier moment : les cuirs garnis sont fragiles !

Dip de haricots mungo germés

Pour 1 bol

1 petit bol de haricots mungo prégermés (Keimling)
1 avocat mûr
1 citron vert
1 gousse d’ail
1 c. à café de sauce de soja

Porter à ébullition 3 petits bols d’eau dans une casserole. Ajouter les haricots mungo. Couvrir, baisser le feu et cuire pendant 5 minutes. Couper le feu et laisser gonfler pendant 2 mn. Egoutter et laisser refroidir. Mixer avec l’avocat, le jus du citron, l’ail pelé et la sauce de soja. Servir frais.

* Pour cette recette, j’ai étrenné une feuille de cuisson en silicone de la marque Si-Line. Cela faisait longtemps que je cherchais un bon tapis de cuisson en silicone naturel. J’ai découvert cette marque en étudiant la question des coupes menstruelles (alors bon… Là n’est pas le sujet mais, aussi tentant que cela puisse paraître, je vous déconseille de tenter d’utiliser ces coupelles-là pour cuire des moelleux au chocolat !), et je suis vraiment ravie après ce premier test. J’ai enfin mis à la poubelle ma vieille feuille de cuisson « Silpat » pleine de coups de couteau, ou plutôt ce qu’il en restait !

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Tartinade de petits pois aux pignons et au citron vert

Y a-t-il vraiment une saison des petits pois ? Soit c’est moi, soit ils sont, chaque année, de plus en plus rares et de plus en plus chers. Dommage : j’en raffole, surtout les méga gros, surtout en jardinière… Mais il faut bien l’avouer, je consomme plus souvent du petits pois surgelé (cuit en 12 minutes avec les pâtes, ou en fin de cuisson avec une casserole de petit épeautre ou de gruau d’avoine…) que du fraîchement écossé. Dommage, mais qui sait ? 2012 sera peut-être l’année du come-back du petit pois dans mon panier. J’y crois – autant qu’à mon horoscope lunaire, c’est vous dire (non parce que… j’ai la lune en Bélier !).

Toujours est-il qu’en ce moment j’adore faire des sandwichs grillés (si ça ne vous choque pas qu’ils soient sans jambon ni fromage râpé, appelons-les des « croques », puisque après tout le pain de mie complet est souvent de rigueur), que je remplis à ras bord de légumes râpés, en tartinade ou en purée, de tranches d’avocat et de fromage de chèvre frais. Dans ces conditions, la tartinade de petits pois est souvent de sortie : avec une touche de citron vert et le croquant des pignons, elle tient vraiment bien compagnie à l’avocat et aux carottes. La méthode : toaster les tranches de pain de mie au grille-pain, garnir (beaucoup), appuyer (pas mal), et entreposer au four préchauffé à 160 °C pour tenir au chaud jusqu’à ce que tous les croques soient prêts, et tout le monde attablé. Ça ne cuit pas les légumes crus, mais ça chauffe le tout, ça fond un peu, et c’est super bon !

Tartinade de petits pois aux pignons et au citron vert

Pour 1 grand pot

150 g de petits pois (poids net)
1 poignée de feuilles d’épinard frais (facultatif)
1 citron vert (zeste et jus)
2 c. à soupe de pignons de pin torréfiés*
1 gousse d’ail
1 c. à soupe bombée de purée d’amande blanche OU 40 g de fromage de chèvre frais
2 c. à soupe d’huile végétale (germe de blé par exemple)

Cuire les petits pois dans une casserole d’eau bouillante pendant 10 à 12 mn. Égoutter et mixer avec le reste des ingrédients et 1 bonne pincée de sel. Conserver au frais.

* La torréfaction donne une saveur incomparable aux pignons de pin. Ne les grillez pas à la poêle : passez-les plutôt au four à 200 °C pendant une petite dizaine de minutes, jusqu’à ce qu’ils soient dorés. Cette méthode permet de les torréfier à cœur et pas seulement en surface.

Note :
Je viens de publier un post « Cuisiner les fruits autrement« , le pendant fruité de la page « récap » sur les légumes.

 

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Tartinade de betterave, graines de tournesol, gingembre et coriandre

Depuis quelques semaines, je suis l’heureuse propriétaire d’un extracteur de jus. Celui-ci m’a été offert, mais j’avoue que cela faisait un moment que je lorgnais sur l’engin, en me demandant si je pouvais réellement en avoir l’utilité (et puis, vu le prix, j’avoue que le KitchenAid Artisan serait de toute façon passé en premier !). Là, je ne pouvais pas demander mieux : un extracteur de jus dans ma cuisine, sans avoir à me poser la question de savoir si vraiment j’en avais besoin/envie, c’était presque un cadeau du ciel.

Sauf que, héhé… J’allais devoir me poser plusieurs autres questions : 1) comment ça marche, ce truc ? et 2) c’est bien gentil, mais j’en fais quoi ? Bien sûr, j’avais lu le petit bouquin d’Anne Brunner sur la question. Je savais que je pouvais l’utiliser pour faire des jus (noooooon ?), des purées d’oléagineux, de légumes et de graines (donc des tartinades), du pesto, etc.

Sauf que… on boit pas souvent des jus, à la maison. On aime bien croquer les fruits comme ça, pas trop les boire à la paille. Du coup, l’extracteur a d’abord pris la poussière pendant plusieurs jours avant que je ne me décide à l’inaugurer. Pour la grande première, j’ai choisi un truc très coriace : la betterave crue. Que genre, si on la mixe au robot ménager, on obtient des paillettes qui croquent, mais certainement pas une jolie purée toute lisse. A ça, j’ai ajouté des graines de tournesol que j’avais fait tremper quelques heures. Que genre, si on les mixe telles quelles, on obtient un truc tout granuleux, pas glop. Autrement dit : le test de l’extrême !

Alors forcément, ça a marché : avec tout ça (et de la coriandre au milieu, et puis allez tiens, un gros morceau de gingembre aussi), j’ai obtenu une tartinade extra lisse et extra bonne, avec que des choses top pour ta santé dedans. J’ai aussi obtenu un extracteur de jus à nettoyer (parce qu’en plus, le rose betterave, comme inauguration, on ne fait pas plus gore). Et je dois dire que j’ai trouvé ça plutôt long : toutes les pièces à détacher, à nettoyer (avec la petite brosse à dents livrée avec, pour certains petits trous récalcitrants), à essuyer, à remettre en place façon puzzle… Je voue une haine tenace aux notices d’utilisation, mais j’avoue que j’aurais aimé que celle fournie avec l’engin soit un peu plus précise, un peu moins minimaliste.

Ceci dit, passé ce premier contact, j’ai bien entendu persévéré. A l’usage, c’est comme tout : on s’y fait, on y passe de moins en moins de temps, et surtout, on apprécie vraiment. Le petit cocktail pomme-betterave-gingembre avec les crackers à l’apéro, c’est très chouette pour recevoir du monde un dimanche midi de printemps. La pâte à tartiner « crue » pruneaux-noisettes-café (inspirée d’une barre de céréales by K&K Berg), prête en un tour de main et sublimement onctueuse, c’est vingt fois plus sympa que le N**** pour le petit dèj du lendemain. Bref, j’ai rapidement pris goût aux préparations ultra saines, ultra variées et facilement improvisables, que permet l’extracteur de jus. Il est là, dans un coin de la cuisine (surtout pas dans un placard en hauteur, comme la sorbetière que je n’utilise du coup quasiment jamais…), et il est parti pour y rester. La première vaisselle passée, j’ai compris comment lui régler son compte en 2 minutes chrono, remontage inclus.

Avais-je vraiment besoin d’un tel outil ? Non, on peut bien évidemment très bien s’en passer. Est-ce que je prends du plaisir à l’utiliser ? Oui, énormément. Si vous hésitez, je vous recommande la lecture de l’article d’Anne Brunner pour savoir si son acquisition en vaut la peine pour vous. C’est un budget, mais cela vaut la peine de se poser la question – cela peut par exemple, comme un KitchenAid d’ailleurs, faire l’objet d’un gros cadeau d’anniversaire collectif. Assurez-vous simplement que vous avez la place de le laisser sorti en permanence dans votre cuisine : il faut que ce soit un instrument de plaisir, qu’il permette de cuisiner vite fait, pas source d’agacement s’il faut à chaque fois le sortir, le monter, le laver, le ranger…

Tartinade de betterave, graines de tournesol, gingembre et coriandre

Pour 1 grand pot

1 grosse betterave crue
1 noix de gingembre frais
1/2 verre de graines de tournesol (trempées pendant au moins 3 heures puis rincées)
4 c. à soupe de coriandre fraîche ou surgelée, hachée

Peler la betterave et couper en morceaux. Peler le gingembre et couper en deux. Passer le tout dans l’extracteur de jus. Conserver au réfrigérateur. Consommer sur des tranches de pain grillées, des galettes de riz, des wraps… ou allonger d’huile pour obtenir une sauce salade.

guacamole-vert

Green guacamole

C’est souvent quand je n’ai plus d’idées, plus rien sur ma liste de choses à tester, que surgit un monstre vert des entrailles de ma cuisine.

Un monstre vert, c’est, selon les circonstances :
– un smoothie banane-orange-épinard (l’épinard est cru, je précise pour le public non averti), le célébrissime Green monster qui connait depuis quelque temps son heure de gloire sur les blogs vegan (et les autres) – c’est le smoothie qui fait manger du vert aux enfants, tellement ça n’a plus le goût de vert !
– une soupe pleine de feuilles vertes, avec du persil et de l’ail dedans (celle de quand on pense qu’on va tomber malade, et que tous les remèdes de grand-mère sont bons) – ça casse pas des briques gustativement parlant, mais ça a le mérite de remettre d’aplomb ;
– un fameux guacamole qui n’a plus rien d’un vrai guacamole.

Rappel : le guacamole contient de l’avocat (banco), des tomates, du jus de citron, des épices, du tabasco, etc., etc. Si l’on considère que l’avocat est plutôt de saison en hiver (même s’il vient de très loin, et que c’est très mal d’en consommer – allez-y, fouettez-moi), et la tomate en été, on en déduit que le « vrai » guacamole a des chances de rester virtuel une bonne partie de l’année. D’où mes multiples tentatives de guacamole « sans tomate » : avec des algues (bien, mais pas top), avec de la galette de riz (très bien), et, aujourd’hui, avec un peu de blette crue (je sais que vous aimez quand je vous aide à vider ce fichu panier de l’AMAP) (bon, pour les choux, vous repasserez, c’est pas mon problème !).

L’équation est la suivante : avocat pour le crémeux, blette pour l’acidulé et la green-attitude (appelez-moi Gwyneth), jus de mandarine pour adoucir le tout.

Green guacamole

Pour 6 personnes

2 avocats
1 mandarine
1 grande feuille de blette (ou un peu d’épinard)
1 c. à café de miso (ou de sauce de soja)

Couper les avocats en 2, ôter le noyau et racler la chair. Mixer au robot avec le jus de la mandarine, la feuille de blette émincée et le miso. Servir sans attendre, ou conserver au frigo (pas plus de 24h).

Tartinade d’avocat au riz soufflé

Je me dis que vous devez croire que je ne me nourris que de rhubarbe, en ce moment. Et de desserts. Et de granola. Alors oui, mais en fait, non. Je me nourris aussi de trucs super barbants, toujours les mêmes, parce qu’il faut faire consensus le soir à table et qu’une certaine petite demoiselle ne nous accorde des consensus (mous) que sur certains concepts bien authentifiés : la quiche aux légumes, la soupe (et encore, si elle tombe sur un fil de fenouil, c’est mort), la purée de légume (mais là, c’est moi qui n’en peux plus), et ah tiens, le gratin de ravioles aussi (là encore, je frôle quelque peu l’overdose). Donc, bon. Avoir l’esprit créatif, c’est bien, mais avoir la paix à table, c’est mieux. Je me rabats par conséquent sur les desserts (que la petite demoiselle boude, quels qu’ils soient – tant mieux, ça en fait plus pour les autres) et les accessoires : biscuits apéro, tartinades, et autres goodies.

En voilà une, de tartinade, qui est vraiment née à la vas-y-que-je-te-vide-les-placards, mais que je referai certainement. Le coup de la galette de riz mixée, je l’ai lu dans l’un des derniers livres de Cécile et Christophe Berg, Smoothies (mais lisez aussi J’arrête de saler !, même si vous ne voulez pas spécialement arrêter de saler, il est plein de bonnes idées). J’avoue que sans ça, je n’aurais pas osé. Déjà que la galette de riz, avec son air de polystyrène en pleine crise d’agueusie, ça vous pose là son bio-addict (option bab’), mais alors, mixée…
Heureusement, c’est très bon. Ça apporte de la texture, et un côté riz soufflé qui n’est pas sans rappeler les meilleurs genmaicha.

Bon, il vous reste un avocat qui s’ennuie ? Amusez-vous un peu. Après, c’est l’heure de la soupe…

Tartinade d’avocat au riz soufflé

Pour 1 petit bol (3 – 4 personnes)

1 avocat
1 galette de riz soufflé
1 c. à café de purée d’umebosis
1 c. à soupe d’huile de germe de blé
1 c. à café de germe de blé (facultatif)

Mixer la chair de l’avocat et le reste des ingrédients. Servir frais, sans attendre.

Rillettes express mascarpistou

Quand la grippe nous tyranise pendant plusieurs jours et nous gâche le week-end… on est bien content d’avoir sous le coude une recette prête en deux minutes, à picorer, doudouné dans le canapé et encore un peu embué, quand la fièvre nous lâche et que les idées s’éclaircissent un peu !

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Rillettes express mascarpistou

100 g de mascarpone
2 belles c. à café de pistou
5 tomates séchées
Galettes de riz soufflé pour la dégustation

Mélanger à la fourchette le mascarpone et le pistou. Hacher finement les tomates séchées et ajouter au mélange, qui n’a pas besoin d’être trop homogène – garder un effet « rillettes » ! Servir très frais, avec des galettes de riz soufflé.

Vous pourrez aussi retrouver cette recette sur « Qui veut du fromage ?« .

Tartinade carotte-corail

Bon, puisqu’il paraît que c’est reparti pour un tour… Il va nous falloir à nouveau remplir les lunchboxes et garnir le frigo de petites choses gourmandes et saines ! En l’occurrence, en vraie bonne accro des tartinades, je commençais un peu à tourner en rond autour de mon houmous et de mon caviar d’aubergine. La mousse de betterave de Valérie Cupillard et mes récentes trouvailles à base de tofu soyeux étaient venues égayer un peu le quotidien, mais là j’avais besoin de changer pour d’autres textures, d’autres saveurs…!

La lentille corail* est parfaite pour les soupes, les purées et les gratins, car elle cuit et s’écrase en un rien de temps. Du coup, pourquoi ne pas en faire une tartinade ? Avec des carottes et quelques cuillerées de purée de cacahuètes, cela donne un résultat très sympa et qui change !

tartinadecarottes

Tartinade carotte-corail

Pour 1 bol

1 pot de yaourt de lentilles corail
2 pots de yaourt d’eau
1 feuille de laurier
1 grosse carotte ou 2 petites
2 c. à soupe de purée de cacahuètes
Sel si besoin

Dans une casserole, verser l’eau, les lentilles, le laurier et la carotte épluchée et coupée en rondelles. Porter à ébullition et laisser cuire doucement pendant 20 minutes. Laisser gonfler pendant 10 mn, hors du feu, à couvert. Passer au mixeur en ajoutant la purée de cacahuètes. Laisser refroidir.

* Petite lentille de couleur orange que l’on trouve dans les bonnes épiceries et les magasins bio.