Fondant mousseux chocolat châtaigne

Nous voici dans la scène 12, Acte XVII de la grande quête du parfait gâteau au chocolat. Dans cette scène, le héros n’a toujours pas compris que cette quête était sans espoir, car la perfection dudit gâteau est un concept en constante évolution. Fondant un jour, moelleux le lendemain, le parfait gâteau au chocolat est bien une quête de l’instant présent, un plaisir fugace qu’il ne faut nullement vouloir reproduire… Mais laissons notre héros continuer à chercher. Au passage, il nous dégote toujours une recette qui sera le gâteau idéal d’un samedi après-midi de pluie, avant une virée entre copines sur les toboggans trempés du parc d’à côté…

Objet de la quête du jour : un fondant mousseux, qui fait sccchhh quand on le coupe et qui fond dans la bouche en toute légèreté. La châtaigne tend à l’emporter sur le chocolat. Quoique… pour être sûr, on risque de devoir en reprendre une part…

chocochataigne

Fondant mousseux chocolat châtaigne

Pour 8 personnes

150 g de chocolat noir à pâtisserie
4 oeufs
100 g de sucre complet*
230 g de purée de marron (sans sucre)*
1 c. à soupe bombée de purée d’amande
30 g de fécule (de maïs, pomme de terre ou arrow-root)

Faire fondre le chocolat au bain-marie. Battre les jaunes d’oeuf avec le sucre. Incorporer la purée de marron, le chocolat fondu, la purée d’amande et la fécule. Battre les blancs d’oeuf en neige assez ferme et incorporer délicatement pour ne pas les casser. Verser dans un moule de 20 cm de diamètre environ (j’ai utilisé un moule carré) et cuire pendant 30 mn à 180 °C.

* Ou 250 à 300 g de crème de marron déjà sucrée.

Moelleux au chocolat et au tofu

J’ai un aveu à vous faire : je crois que je suis en train de rentrer dans la catégorie des gens pénibles en matière de gâteau au chocolat. Explications.

1) L’approximation, en la matière, m’agace prodigieusement. Un moelleux est un gâteau dont on peut manger une part avec les doigts sans que ça colle, un fondant doit être dense à s’en pourlécher la petite cuillère, et un moelleux coulant doit… couler, a minima, et si possible être moelleux sur les bords et fondant vers le dedans. A bas les étiquetages approximatifs !

2) Un gâteau au chocolat doit avoir un goût de chocolat fondu. Noir, dense, pas trop sucré. Un goût de chocolat, ce n’est pas a) un goût de poudre de cacao, b) un goût de sucre ou c) un goût de beurre. Notez que le beurre, dans les fondants au chocolat, c’est souvent bon, surtout s’il est un peu salé. Mais encore faut-il que le gâteau n’aie pas « un goût de beurre », et là… c’est le drame.

Pénible, moi ? Un peu. Mais pas tant que ça. Quand c’est très bon, je suis ravie de m’enthousiasmer de ce qui se trouve dans mon assiette (dernier en date : moelleux encore tiède et un peu fondant à coeur du restaurant « Du pain sur la planche », à Satoriz Saint Péray, juste à côté de Valence – sublime, et beurré sans en avoir l’air). Et quand je mets au point une recette qui répond à tous mes critères, je suis bien contente aussi de la partager avec vous !

Pour mon livre Veggie, j’avais expérimenté le gâteau au chocolat à base de tofu soyeux et de banane. Comme dans la mousse au chocolat, le tofu apporte vraiment quelque chose en plus : le goût de soja n’est pas du tout présent, mais il donne du moelleux, de la tenue, et permet de remplacer une éventuelle matière grasse. Avec des pruneaux dedans, c’est juste divin… Je m’en étais déjà rendu compte avec ce fondant chocolat pruneaux. Voici la version « moelleux », celle qui fait des miettes mais ne tache pas les doigts !

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Gâteau au chocolat et au tofu

Pour 6 personnes
100 g de chocolat à pâtisserie
200 g de tofu nature
2 œufs
50 g de rapadura (sucre complet)
100 g de farine de blé ou d’avoine
3 c. à café de poudre à lever
12 pruneaux moelleux

Faire fondre le chocolat au bain-marie. Mixer le tofu avec les œufs et le rapadura. Incorporer à la spatule le chocolat fondu, puis la farine mélangée à la poudre à lever. Verser le mélange dans un moule à cake et lisser la surface. Incorporer les pruneaux dénoyautés. Cuire au four pendant 30 mn à 180 °C.

Cette recette fait partie d’un dossier sur le tofu réalisé pour le magazine Sat’Info.

Fondant aux pistaches et au chocolat

Certains gâteaux se passent de longues introductions. Celui-ci, par exemple. Point d’ingrédients bio-bizarres (ou presque), juste de très bonnes matières premières. La recette est adaptée du livre de Guillemette Auboyer, Desserts des jours heureux, qui porte divinement bien son nom : tout y est festif, coloré, appliqué, et plutôt très sucré. Bref, des recettes que je me plais à aller déguster dans son salon de thé lyonnais ou à contempler sur les pages de son livre, mais que je ne peux m’empêcher de détourner un brin au moment de les réaliser. Moins de sucre, moins de beurre, moins de crème… Il n’empêche que c’est bon, très bon même ! Celle-ci restera un classique spécial anniversaires… de grands.

Fondant aux pistaches et au chocolat

Recette adaptée du livre Desserts des jours heureux, de Guillemette Auboyer

Pour 4 à 6 personnes

75 g de pistaches
50 g d’amandes
100 g de sucre de canne blond
3 oeufs
75 g de beurre
20 g de farine (de blé ou de riz)
110 g de chocolat à pâtisserie
100 ml de crème liquide d’avoine

Réduire les pistaches et les amandes en poudre fine. Mélanger avec le sucre. Battre longuement avec les oeufs, jusqu’à ce que le mélange soit bien fluide. Incorporer le beurre fondu et la farine. Verser dans un moule carré de 20×20, chemisé de papier cuisson. Cuire pendant 15 mn à 175 °C. Laisser refroidir, puis couper en 4 carrés de taille identique.
Faire fondre le chocolat au bain-marie. Réserver. Dans une petite casserole, porter la crème d’avoine à la limite de l’ébullition. Incorporer au chocolat en trois fois, en mélangeant énergiquement à chaque ajout. Poser un carré de gâteau sur une assiette et garnir de ganache au chocolat. Couvrir d’un deuxième carré, et recommencer. Sur le dernier morceau de gâteau, verser généreusement toute la ganache restante, sans hésiter à la laisser déborder sur les côtés. Conserver au frais jusqu’au moment de servir.

Cake choco-dattes

Les recettes de gâteaux au chocolat, c’est un peu comme les bons bouquins : il y en a tellement qu’on ne sait pas par laquelle commencer, qu’on finit par lâcher l’affaire et par se retrouver devant Masterchef avec un pot de Nocciolata. Avouez que c’est parfois dramatique d’avoir autant l’embarras du chocolat choix.

Tout ça pour dire que je reste assez limitée en matière de gâteaux au chocolat. Je fais et refais régulièrement celui de Laurence Salomon (mousseux, fondant, miam). En cas d’anniversaire, je fais (en double) ce moelleux-là (facile à découper et à réagencer pour répondre aux commandes de gâteaux Barbapapa et autres Flash Mac Queen…). Si c’est vraiment fête, je fais celui-ci, qui se découpe très bien dans la hauteur pour être garni de ganache à ce qu’on veut. Et quand j’ai envie d’un fondant un tout petit peu zarbi mais surtout très nutritif, j’opte pour celui avec des pruneaux dedans.

Et puis, il y a tous ceux qu’il faut que je (re)teste : aux haricots azukis, à la betterave, à la courgette, au potimarron, à la purée de marrons… Et celui-ci, à base de dattes, que j’ai trouvé ici et testé dans la foulée. Ni moelleux, ni fondant, plutôt quelque part entre les deux – ce serait une très bonne base pour des brownies, d’ailleurs. Addictif en tout cas, ça, c’est sûr !

Cake choco-dattes

Recette inspirée de celle-ci

Pour 8 personnes

250 g de dattes (pesées après dénoyautage)
150 g de chocolat à pâtisserie
1 c. à café rase de bicarbonate
60 g de sucre complet (rapadura, muscovado ou sucre de coco)
50 g de purée d’amande ou de noisette complète
70 g de yaourt
2 oeufs
1 c. à café de cannelle en poudre
1 pincée de vanille en poudre
1 pincée de sel
200 g de farine (ici : mélange de farine de blé et d’avoine)
1 c. à café de poudre à lever
Facultatif : 50 g de pépites de chocolat

Dénoyauter les dattes en les coupant en deux. Placer dans une casserole avec 250 ml d’eau. Porter à ébullition et laisser frémir pendant 3 mn. Ajouter le bicarbonate, remuer et laisser refroidir. Mixer pour obtenir une purée.
Faire fondre le chocolat. Pendant qu’il fond, battre le sucre avec la purée d’amande (ou noisette), le yaourt et les oeufs. Fouetter suffisamment longtemps pour que le mélange soit bien homogène. Ajouter les épices, le sel, le chocolat fondu et la purée de dattes. Lorsque tout est bien incorporé, verser la farine et la levure et battre jusqu’à ce qu’on n’aperçoive plus du tout de farine. Si on en utilise, ajouter les pépites de chocolat. Verser dans un moule à cake, ou bien dans un moule rond ou carré de 22 à 24 cm de diamètre ou de large, chemisé de papier cuisson*. Cuire au four à 170 °C pendant 45 à 50 mn. Laisser refroidir sur une grille avant de découper.

* Selon le choix du moule, le gâteau sera plus ou moins fondant en son centre (plus c’est épais, plus ça reste fondant).

Moelleux au chocolat, miel et sarrasin

Il fait beau, il fait chaud, c’est le printemps, quasi l’été en fait, toussa toussa. Je suis sûre que vous avez envie de fraises, de salades composées, et d’apéros sur la terrasse. Marrant ça, moi j’ai soudainement eu envie de moelleux au chocolat.  Et d’un genre bien précis, en plus : léger mais complexe en saveurs – miel, sarrasin, chocolat.

Promis, la prochaine fois, on ressort les fraises, les maillots de bain, le régime Dukan et les pannacottas. En attendant, un peu de comfort food ne nuira pas. Et allez-y gaiement sur les goodies : noix, cranberries, morceaux de chocolat… c’est tout l’intérêt de la chose.

Moelleux au chocolat, miel et sarrasin

Pour 9 petits gâteaux ou 1 gros

2 oeufs
80 g de miel liquide
60 g d’huile d’olive
115 ml de lait de riz (ou autre lait de votre choix)
170 g de farine de sarrasin (ou un mélange de farine de châtaigne et de riz – ou de blé – par exemple)
2 c. à café de poudre à lever
30 g de cacao en poudre
Chocolat à pâtisserie concassé
Fruits secs : noix, cranberries…

Préchauffer le four à 180 °C. Dans un saladier, casser les oeufs, ajouter le miel et l’huile d’olive. Mélanger, puis incorporer le lait. Ajouter la farine, la poudre à lever et le cacao en poudre. Mélanger jusqu’à ce que la pâte soit bien homogène, puis incorporer les garnitures choisies (chocolat concassé, cerneaux de noix, cranberries, etc.). Verser dans des moules à muffins ou dans un moule à manqué. Cuire au four pendant 15 mn (petits modèles) à 25 mn (gros gâteau). Laisser refroidir avant de démouler.

Très gros gâteau au chocolat et au gingembre

Vous qui commencez à me connaitre, vous vous doutez que je ne vais pas vous être très utile pour composer votre menu de Noël pour 12 personnes, ni vous proposer un rétroplanning pour des cadeaux gourmands qui devraient d’ailleurs déjà être prêts depuis longtemps. Si j’ai vaguement tenté de donner dans la bûche une fois ou deux, j’ai globalement toujours fait honneur à des repas alternatifs pour le 24 et le 25. Non par rébellion, mais plutôt par flemme. Les vacances de Noël sont généralement plus synonyme pour moi de lecture au coin du feu que de top-chef-masterisation aux fourneaux. Dont acte.

Je ne suis donc pas non plus une grande fan des hors séries des magazines de cuisine « spécial fêtes » (deux euphémisme). Pourtant, abonnée à Saveurs, j’ai reçu comme il se doit le numéro spéciaaaaaal, orné d’un magnifique gâteau au chocolat en couverture. Un bon gâteau qui pèse sa plaque de beurre, ses 12 oeufs et sa demi-livre de sucre. J’ai reçu le magazine courant novembre, et ce weekend, ce gâteau me hantait encore… Je suis donc passée à l’action, pour une version largement revisitée de ce Très, Très Gros Gâteau au Chocolat. Je l’ai parfumé au gingembre, mais libre à vous d’opter pour des zestes d’orange et des écorces confites, ou encore une version citron.

Très gros gâteau au chocolat et au gingembre

Pour 12 personnes

Pour la crème au gingembre :
100 g de chocolat à pâtisserie
200 g de tofu soyeux
2 c. à soupe de gingembre confit finement haché

Pour le gâteau :
250 g de farine de blé T65
1 c. à café de poudre à lever
1 c. à café de gingembre en poudre
45 g de cacao en poudre
6 œufs
10 cl de crème d’avoine liquide
150 g de sucre de canne blond*
200 ml de lait de riz

Pour la ganache :
120 g de chocolat noir à pâtisserie
6 cl de crème d’avoine liquide

Préparer la crème au gingembre. Faire fondre le chocolat au bain-marie. Mixer avec le tofu soyeux. Incorporer le gingembre confit. Verser dans un saladier, couvrir et placer au réfrigérateur.
Préparer le gâteau. Mélanger la farine, la levure, le gingembre et le cacao dans un saladier. Séparer les blancs des jaunes d’œuf. Battre les jaunes avec la crème liquide et le sucre. Incorporer petit à petit la farine, en alternance avec le lait. Battre les blancs en neige avec une pincée de sel. Incorporer délicatement au mélange. Chemiser un moule à charlotte de papier cuisson et verser la pâte dans le moule. Cuire pendant 50 mn à 180 °C. Vérifier la cuisson avec la pointe d’un couteau. Laisser refroidir. Démouler et couper en trois dans la largeur à l’aide d’un couteau à pain.
Garnir le premier tiers de gâteau de la moitié de la crème au chocolat. Déposer le deuxième tiers par-dessus et garnir du restant de crème. Couvrir avec le dernier tiers de gâteau.
Préparer la ganache. Faire fondre le chocolat au bain-marie. Faire chauffer la crème liquide dans une petite casserole. Incorporer la crème au chocolat fondu en trois fois, en mélangeant vivement à chaque ajout. Napper le gâteau de ganache. Conserver au frais jusqu’au moment de servir.

* C’est un gâteau peu sucré. On peut aller jusqu’à 220 g si on aime vraiment le sucre !

***

NB : lorsque j’étais allée à Périgueux en novembre pour le salon international du livre gourmand, j’avais eu un véritable coup de coeur culinaire pour l’Izba, restaurant bio et végétarien d’inspiration russe. Daria, le cordon bleu qui officie à l’Izba, vient d’ouvrir son blog, et je vous conseille vivement de lui rendre visite. Et surtout, de tester le steak de betterave et les crêpes au fromage blanc… Tout est un régal !

Fondant au chocolat et aux pruneaux

J’ai inventé un petit jeu avec moi-même : réaliser toutes sortes de gâteaux au chocolat « alternatifs », c’est-à-dire contenant au moins un ingrédient très bizarre (pour un gâteau au chocolat, s’entend).
Dans P’tit Chef bio, j’ai testé le mélange betterave-cacao. Très amusant, avec le côté très « terre » de la betterave qui en fait un vrai gâteau rustique. Dans Variations Potimarron, c’est la purée de potimarron qui sert à remplacer le beurre pour apporter du fondant. Marié à la farine de quinoa, c’est vraiment très très concluant, pour un fondant un peu typé. Je me suis aussi pas mal amusée avec le tofu soyeux, la banane… deux expérimentations à suivre.
Mais aujourd’hui, c’est avec les pruneaux que je vous propose de composer. Je ne suis pas la première à y avoir pensé : Clotilde et Valérie Cupillard ont déjà présenté leur version de ce fondant. Le duo pruneau-chocolat noir fonctionne extrêmement bien, car le pruneau se fond et se confond avec le chocolat, apportant de la texture et une saveur naturellement sucrée qui permet de se passer de beurre et d’une bonne partie du sucre. Un fondant assez roots, plus pour après la piscine que pour un repas chic entre amis, mais définitivement adopté ici.

Fondant au chocolat et aux pruneaux

Pour 4 personnes

150 grammes de pruneaux dénoyautés
1 bol de thé
100 grammes de chocolat à pâtisserie
2 œufs
30 grammes de sucre complet (rapadura)
80 grammes de farine de blé T80
2 c. à café de poudre à lever

Faire tremper les pruneaux dans le thé pendant 1 heure environ. Égoutter et mixer. Fondre le chocolat au bain-marie. Battre les œufs avec le sucre complet. Incorporer la pulpe de pruneau et le chocolat fondu. Bien remuer, puis incorporer la farine et la poudre à lever mélangées. Verser dans un moule à cake rectangulaire bien huilé. Cuire pendant 15 minutes à 175 °C. Laisser refroidir avant de démouler.

Note : la taille du moule a son importance. Dans un moule à cake rectangulaire, le gâteau aura la bonne épaisseur pour être fondant. Si vous souhaitez utiliser un moule plus large, doublez les proportions.

Vous pourrez retrouver cette recette et plusieurs autres sur le thème des fruits secs dans le numéro en cours de Sat’Info, et sur le site internet de Satoriz.

INFO

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Lingot suisse et secrets d’endurance

Je sors quelques instants de ma retraite estivale, parce que les bonnes lectures ne peuvent attendre pour être partagées ! Je me suis offert Secrets d’endurance, Barres, boissons et recettes maison, de Kristof et Kecily Berg, et je suis 100% sous le charme.

Dans ce livre, Kristof et Kecily Berg, deux coureurs à pied professionnels, partagent leurs connaissances et leurs recettes (végétaliennes) de petites douceurs (sucrées comme salées) énergétiques, gourmandes et équilibrées, de celles qui leur permettent d’enchaîner les marathons sans même s’essouffler. Là, vous vous dites, « hum, ça lui réussit pas les vacances à Clea, elle veut nous faire courir le marathon sur la plage ou quoi ? ». Sauf que ces petites recettes-là ne sont pas forcément destinées aux coureurs d’endurance. Si vous êtes, comme moi, un tant soit peu branché rando, balade, ou sport, quel qu’il soit, vous serez certainement ravi d’avoir ces petites douceurs à vous mettre sous la dent. Et si vous êtes végétalien, ou au régime sans oeufs, sans lait, etc., j’imagine que vous l’avez déjà entre les mains…

Depuis deux jours que je le savoure, je n’arrête pas d’y revenir. Les photos d’Eric Fénot et Delphine Brunet, magiques, nous plongent dans l’univers de la nature, de la course, de la randonnée… bref, des vacances, en ce qui me concerne. On peut donc dire que ce petit bouquin tombe à pic. J’y reviens aussi parce que j’ai envie de tout tester : les gâteaux et les pâtes à tartiner riches en légumineuses et en fruits séchés, les barres et les granolas, le pain allemand au seigle et aux graines germées…

Pour commencer, je me suis lancée dans la confection d’un lingot suisse, celui de la photo, un brownie à base de haricots noirs, de chocolat et de café. Intense et surprenant comme j’aime. Sauf que je n’ai pas trouvé de haricots noirs dans mon magasin bio… Du coup, je les ai remplacés par des haricots azuki qui se prêtent également très bien au sucré. Pas de pistaches non plus… j’ai mis des noisettes ! Bon, on dira que je l’ai un peu beaucoup trafiqué ce lingot, essayez donc de suivre la vraie recette pour voir ;) Attention : ce gâteau est extrêmement peu sucré, si vous n’avez pas l’habitude, ajoutez un peu de sucre, de mélasse ou encore de miel.

Lingot suisse

Pour 1 gâteau

200 grammes de haricots azuki cuits (dans le livre : haricots noirs) – pesés cuits : environ 80 grammes secs
1 banane
1 yaourt de soja
1 tasse de café expresso
40 grammes de chocolat noir à 80% de cacao
25 grammes de noisettes broyées en poudre (dans le livre : pistaches)
25 grammes de noisettes broyées grossièrement (dans le livre : pistaches)
40 grammes de farine de blé T80 (dans le livre : sarrasin fraichement moulu ou farine de sarrasin)
3 c. à soupe rases de cacao en poudre

Préchauffer le four à 160 °C. Mixer la banane, les haricots, le yaourt, le café et le chocolat (fondu préalablement au bain-marie). Dans un bol, mélanger les noisettes, la farine et le cacao. Ajouter au mélange. Enfourner pour 1 heure. Laisser refroidir avant de découper.

Note sur les haricots
Haricots noirs ou azuki, les auteurs conseillent de les cuire en grande quantité (tout le paquet, pourquoi pas !) puis de les congeler par portions de 200g. Il est vrai que ces haricots nécessitent au moins 12 heures de trempage et 1 bonne heure de cuisson, le genre de choses que l’on n’a pas forcément envie de faire tous les jours ! J’ai suivi leurs conseils. Les haricots ne perdent ni de leur saveur ni de leur texture à la congélation.

Plus de détails sur ce livre

Retrouvez Kristof et Kecily sur leur blog : Pas à pas

Marbré chocolat et chicorée de Nolwenn

Une visite annoncée d’amis qui ne consomment ni blé ni lait, et je me plonge dans le blog de Nolwenn pour en tirer une recette au hasard, presque en secouant la souris pour voir laquelle sortirait en premier. Je tombe sur ce  cake marbré chocolat et chicorée, que je déclare parfait : j’ai tout ce qu’il faut sous la main, et je suis curieuse de voir ce que donnera la chicorée dans un gâteau. Je m’amuse simplement à remplacer une partie de la farine de riz par de la farine d’amarante, sans gluten elle aussi, mais pas sans saveur !

Au final, la visite de mes amis sans blé ni lait a dû être annulée… Mais le marbré chocolat-chicorée n’est pas resté en rade, rassurez-vous. Il a fait office de goûter pour une chouette fille pas sans blé ni lait, accompagné de son petit bonhomme qui a le même âge que ma petite demoiselle. Cet après-midi-là, cette dernière a d’ailleurs fait ses premiers mètres à quatre pattes… Il me fallait donc bien une tranche de marbré pour me remettre de mes émotions !

Un petit mot sur ce gâteau : il est excellent. La pâte est dense, bien parfumée, très savoureuse et moelleuse, grâce au chocolat et aux amandes broyées. Merci Nolwenn ;)

Marbré chocolat et chicorée

3 oeufs
100 g de sucre de canne blond
50 g de purée d’amande blanche
1 c. à s. d’huile d’olive
50 g d’amandes non mondées
100 g de farine de riz complet
50 g de farine d’amarante
2 c. à c. de poudre à lever
1 pincée de sel
100 g de chocolat noir à pâtisser
100 ml de lait végétal
1,5 c. à s. de chicorée soluble

Préchauffer le four à 180 °C . Faire fondre le chocolat avec 75 ml de lait. Broyer les amandes à l’aide d’un hachoir électrique. Dans un saladier, mélanger les oeufs avec le sucre jusqu’à ce que le mélange blanchisse. Incorporer la purée d’amande et l’huile d’olive, puis les farines, la poudre à lever et le sel. Diviser la pâte en deux parts égales. Dans la première, ajouter le chocolat fondu. Dans la seconde, incorporer la chicorée et le reste de lait végétal. Déposer de grosses cuillerées de chaque pâte dans un moule à cake chemisé de papier cuisson, en alternant les couleurs. Enfourner pendant 50 minutes environ. Laisser complètement refroidir.