Comme je vous le disais en début de semaine dernière, depuis mon retour du Japon, je fais une bonne cure de légumes frais, à commencer par les nombreux pois, haricots verts ou mange-tout dont le printemps nous a fait cadeau.
J’ai toujours un énorme doute en achetant des mange-tout : comment est-ce que je vais cuisiner ça ?? Généralement, ils finissent dans un risotto végétal ou bien sautés au wok en compagnie d’autres légumes à cuisson express (poivron, champignon…). Cette fois-ci, j’ai repensé à la recette de seitan misoyaki que j’ai mise au point pour mon livre Cuisiner les ingrédients japonais.
« Misoyaki » signifie « cuit au miso ». Il s’agit d’une méthode de préparation de la viande, notamment, qui consiste à la faire mariner dans un mélange de miso, de vinaigre et d’un peu de sucre (du saké aussi, si on en a), puis à la faire cuire à la poêle. Avec le tofu ou le seitan, ça marche très bien aussi, et c’est même sacrément bon. Les haricots mange-tout apportent un croquant et une fraîcheur pas du tout facultatifs dans cette recette !

Seitan misoyaki au sésame et aux mange-tout
Pour 4 personnes
250g de seitan
2 c. à soupe de miso blanc (ou du miso normal)
3 c. à soupe de vinaigre de riz
1 c. à café de sucre complet
4 belles poignées de haricots mange-tout
Sésame blond
250g de riz complet
Couper le seitan en cubes. Dans un grand bol, mélanger le miso, le vinaigre et le sucre. Ajouter le seitan, couvrir et placer au réfrigérateur pendant au moins une heure. Cuire le riz complet pendant 50 minutes et conserver au chaud. Laver et effiler les mange-tout. Dans un wok, faire chauffer un verre d’eau salée à ébullition, et y plonger les haricots. Couvrir et laisser cuire 1 minute. Egoutter et rafraîchir avec un filet d’eau froide. Réserver. Dans le wok, faire revenir le seitan + 2 bonnes cuillerées de sésame pendant 5 minutes. Ajouter les haricots et faire revenir encore 3 ou 4 minutes. Servir avec le riz complet, dans un bol par exemple.
Pour tout comprendre de la cuisine japonaise et savoir enfin distinguer yakitori, okonomiyaki et yakisoba… Un peu de lecture !

Des extraits de mon livre « Cuisiner les ingrédients japonais »dans Sat’Info
Un dossier « La cuisine japonaise expliquée aux marmitonautes »
Et un dossier consacré aux produits à base de soja : tofu, tempeh, miso… Avec notamment la recette des yaourts au soja.
Cela fait bien longtemps que je n’ai pas proposé de recettes japonaises sur ce blog… Pour remédier à cela, je déclare donc ouverte la semaine japonaise sur « Clea cuisine » !
En guise de hors d’oeuvre, je vous invite à déguster le dossier sur la cuisine japonaise que j’ai rédigé pour Marmiton. Vous y trouverez une petite histoire du riz japonais, une démystification du sushi, un descriptif des plats japonais les plus populaires, et un listing des produits japonais à avoir dans votre épicerie perso.
Et pour bien commencer, il nous fallait une recette de soupe miso. Celle-ci accompagne tous les repas japonais, à commencer par le petit-déjeuner. Elle est extrêmement simple à réaliser, pour peu que l’on ait sous la main les ingrédients nécessaires. Si vous n’avez pas d’épicerie japonaise près de chez vous et que vous ne trouvez pas le dashi, remplacez-le par de l’algue kombu. Miso, wakame et algue kombu sont très faciles à dégotter dans les magasins bio.

Soupe miso
Pour 4 personnes en accompagnement
650 millilitres d’eau
5 grammes de dashi OU 1 morceau d’algue kombu
2 morceaux d’algue wakame séchée
1 c. à soupe 1/2 de miso
1 oignon nouveau
100 grammes de tofu ferme
Verser l’eau dans une casserole. Ajouter le dashi en délayant (ou bien l’algue kombu). Ajouter le wakame et porter à ébullition. Laisser frémir pendant 5 minutes. Oter l’algue et la découper en morceaux. Réserver. Dans le bouillon chaud, délayer le miso. Ajouter l’oignon nouveau émincé, le wakame et le tofu coupé en dés. Laisser chauffer 2 minutes puis servir.
Index des recettes japonaises
En cuisine comme dans beaucoup d’autres domaines, je marche par périodes. Le dessin, par exemple : j’ai besoin d’avoir une grande disponibilité d’esprit pour m’y mettre, du coup ça fait des siècles que j’ai pas gratouillé. La cuisine, c’est un peu pareil : j’ai mes périodes avec listes et mes périodes sans listes. Avec listes, ça donne des week-ends de brainstorming intense d’où ressort « la liste des courses pour la semaine » et « la liste des recettes à tester le soir ». Ca, c’est quand je suis très très en forme ! Mais en ce moment, plein de boulot, plein de choses à penser… Alors ça donne plutôt, sur le chemin du retour à la maison le soir : « mon dieu mais qu’est-ce que je vais bien pouvoir faire à manger ! ». D’où, un arrêt chez le primeur (heureusement qu’il est sur la route, celui-là !), où tout se décide.
Hier soir, je sais pas si c’est la Fraîch’Attitude ou pas (plutôt les 27 degrés dehors à mon avis), mais j’avais envie de petits légumes tout frais, tout simples, du genre en salade. Et puis de miso ! C’est comme ça qu’est née la salade tiède de jeunes carottes au miso et aux noix…

Salade tiède de jeunes carottes au miso et aux noix
Pour 2 personnes
1 botte de jeunes carottes
1 petite poignée de noix décortiquées
1 cà c de miso
2 cà c de Tahin (pâte de sésame)
2 cà s d’huile de noix
3 cà s d’eau froide
coriandre pour la déco
Gratter et laver les carottes, couper les plus grosses en deux dans la longueur, laisser les plus petites entières. Les cuire à la vapeur pendant 20 minutes. Pendant ce temps, dans un petit bol, écraser les noix, ajouter le miso et le Tahin en mélangeant bien, puis délayer avec l’huile et l’eau. Une fois les carottes cuites, les dresser sur une assiette, laisser tiédir, ajouter la sauce et décorer de coriandre.
C’était bien bon, ma bonne dame ! D’ailleurs, la sauce au miso a fini en meilleur sandwich du monde avec un avocat…
C’est un plat tout simple pour le dîner, qui peut s’accompagner d’une tartine de chèvre chaud, de tofu ou de falafels pour ceux qui ont vraiment faim !
Après ce week-end sous le signe du orange, du fruité et du vitaminé, je ne vous apprendrai rien en vous disant que c’est le printemps !
Or…
Pour les journaux féminins, printemps signifie « perdre ses kilos pour être belle en maillot »…
Pour les blogs de cuisine, printemps signifie « chic, des recettes aux fraises et des herbes fraîches à tout va ! »…
Et pour les « naturelles », printemps signifie surtout « cure de détox ». Je vous donne rendez-vous chez La Griotte pour savoir exactement ce que cela signifie, et que j’adapte à ma façon autour du triptyque : manger plus léger que d’habitude (pas de matières grasses, pas de viande…) / boire beaucoup (des tisanes, de l’eau citronnée au lever notamment) / s’aérer et bouger un maximum (marche à pied et yoga, encore plus que d’habitude !). On est loin de la « vraie » cure dépurative telle que l’a tentée Bouquet de bamboo, mais personnellement je doute fortement de ma capacité à ne manger que des fruits et du bouillon de légumes pendant plusieurs jours… Car le midi, au boulot, se pose toujours le même problème : j’ai faim, et je refuse toujours aussi obstinément de manger à la cantine (bah) ! Le sandwich est donc toujours de rigueur, même si je commence un peu à me lasser… Mais celui que je vous présente aujourd’hui est un peu différent des autres : c’est le sandwich détox par excellence !

Commençons par le pain : j’ai choisi du « pain Essène », qui n’a de « pain » que l’appellation puisqu’il ne contient ni farine ni levain ou levure d’aucune sorte. Il est réalisé à partir de graines germées (blé, épeautre, quinoa…), finement broyées jusqu’à former une pâte qui est amalgamée pour être cuite à très basse température. Le tout donne ce que l’on appelle un « pain », mais qui ressemble plutôt à un gâteau, très moelleux, un peu collant et extrêmement savoureux (surtout celui que j’ai choisi, garni d’amandes entières). Franchement, on aime ou on n’aime pas, mais personnellement je suis fan ! J’adore le tartiner de purées d’amandes ou de noisettes… J’en achète relativement rarement, puisqu’il est un peu cher (on le trouve dans les magasins bios), mais cette semaine il était en promo chez Satoriz, alors…
Pour la garniture, j’ai généreusement tartiné mon pain Essène du pâté au miso de ma maman, que l’on ne présente plus, à base de purée de sésame (matière grasse ok, mais d’excellente qualité !), de miso, d’herbes fraîches et d’échalotes, et je l’ai rempli de graines de poireau germé. Un régal de saveurs, moelleux comme tout, et je vous jure que j’étais bien calée !
Et qu’on ne vienne pas me dire après que la « détox », c’est pas marrant !
)
Avec la pizza, on avait préparé des tartines de pâté au miso, en suivant fidèlement la recette de ma maman. Ce pâté accompagne divinement les tartines bien sûr, mais également les pâtes complètes, délayé dans juste ce qu’il faut de crème de soja…

Pâté au miso
- 3 cuillères à soupe de tahin
- 1 cuillère à soupe de miso
- 2 cuillères à soupe d’eau
- 1 cuillère à soupe d’échalote hâchée
- persil ou ciboulette
Mixer le tout et mettre au frais. C’est tout !