Je ne pensais pas que ce soit possible, et pourtant je l’ai fait : j’ai tellement décalé mon rythme de coucher et de lever pendant les vacances que je suis complètementHS depuis que j’ai repris le »vrai » rythme, celui du travail et du réveil qui sonne le matin (et qu’on envoie dans le mur, et qui ne s’éteint pas pour autant), et des yeux de crapaud gonflés. Pour me réconforter, Ludo a même proposé de m’offrir un simulateur d’aube pour mon anniversaire, c’est vous dire !
Incapable de m’endormir le soir à une heure décente (21 heures c’est mon heure décente d’habitude, pourquoi, pas vous ?), je jubile devant les émissions d’M6 (ma préférée : Recherche appartement ou maison, surtout quand les gens sont fous, qu’ils quittent une maison au calme pour un appart’ au centre-ville juste pour entendre le bruit du tram, « parce que c’est plus vivant », et puis parce que Stéphane Plazza est trop fort, j’avoue, je suis fascinée), et j’essaie de m’assommer avec un roman qui se révèle trop passionnant pour cela… Alors…
J’ai essayé de me concocter un petit plat qui me donne envie de filer direct sous ma couette, au pays de Candy et des Bisounours, là où les rêves sont bleus et la musique douce. Un truc qui plaît aux petits et aux grands, assez léger pour le soir mais avec une bonne béchamel quand même, parce que c’est bon, tout simplement. Parce que quand j’étais petite, j’en réclamais à ma maman les soirs d’hiver pour faire passer les légumes, et que c’est bon de régresser un peu !
Vous savez que la béchamel à l’huile d’olive, ça fonctionne très bien ? Et c’est bon, aussi. Essayez, vous m’en direz des nouvelles !
Strudel aux poireaux et tofu fumé
Pour 2 personnes
3 poireaux
100g de tofu fumé
40g d’huile d’olive
40g de farine de blé T65
Lait de soja
1 pincée de noix de muscade
Sel
6 feuilles de brick
Dorure : 1 oeuf ou du lait de soja
Graines de sésame
Couper les poireaux en fines rondelles. Cuire à l’étouffée pendant 15 minutes. Egoutter. Dans une casserole, faire chauffer l’huile d’olive. Verser la farine d’un seul coup et bien remuer pour éviter les grumeaux. Laisser cuire 5 minutes, puis ajouter progressivement du lait, tout en délayant,jusqu’à obtenir une sauce bien épaisse et bien lisse. Oter du feu. Ajouter sel et muscade, le tofu coupé en dés et les poireaux. Sur une plaque, déposer deux feuilles de bricks qui se chevauchent à moitié, puis en ajouter deux autres par dessus les premières. Déposer une 5è feuille au milieu. Verser la farce au centre de l’ensemble, et replier les quatre côtés pour l’emprisonner. Déposer une dernière feuille sur le dessus, qui permet de tenir le tout. Dorer à l’oeuf ou au lait, parsemer de graines de sésame et enfourner pour 25 minutes à 180°C. Servir immédiatement (sinon la pâte à brick se détrempe).
Je continue et j’enfonce le clou : le tofu fumé, c’est vraiment bon ! A découvrir pour les fans de lardons dans les quiches, qui apprécieront… et pour tous ceux qui cherchent à apporter un « goût fumé » à une préparation : plat de lentilles, soupe… Allez, je n’en démords pas, même si je sais qu’il y a des récalcitrants qui me lisent : il faut essayer !
J’avais déjà publié une quiche « alternative » au tofu fumé. Voici aussi une quiche au potimarron vraiment délicieuse.
Quiche au potimarron et tofu fumé
Pour 6 personnes
1 tout petit potimarron
200g de farine
5 c. à soupe d’huile d’olive
1/2 verre d’eau
2 oeufs
10 cl de crème liquide d’avoine ou de soja
50g de gruyère râpé
100g de tofu fumé
Laver le potimarron. Couper en 4. Enlever les pépins. Couper en morceaux et cuire 20 mn à l’étouffée (la peau est consommable, oui, si elle est jeune ! Sinon, à vos éplucheurs !). Pendant ce temps, préparer la pâte à tarte : mélanger la farine, 1 pincée de sel, l’huile et l’eau. Former une boule puis foncer un moule à tarte. Lorsque le potimarron est cuit, égoutter et mixer avec les oeufs, la crème et le fromage. Saler, poivrer. Verser sur le fond de pâte. Ajouter les dés de tofu fumé. Cuire à 180°C pendant 45 mn environ. Se mange chaud comme froid.
Quant aux topinambours, avec leur petit goût d’artichaut, très fin, et leur texture fondante, ils m’ont donné envie d’ajouter un petit quelque chose de « fumé ». Et qu’est-ce qu’une Clea peut bien avoir dans son frigo qui ait un goût fumé, hein ? Pas des lardons, non, ça c’est quand j’en achète exprès pour une recette, le jour de la Saint Glinglin, ou bien quand Ludo fait les courses tout seul… Non, chez moi, c’est plutôt le tofu fumé qui attend sagement son heure ! Et en l’occurrence, l’association topinambours – tofu fumé est purement géniale. Nous nous sommes régalés !
Velouté de topinambours au tofu fumé
Pour 2 personnes
6 topinambours
1 bouillon cube aux légumes
100g de tofu fumé
Eau
Lait de soja
Eplucher et laver les topinambours. Couper en rondelles. Verser dans une grande casserole et couvrir d’eau juste à hauteur. Ajouter le cube. Porter à frémissements et cuire 20 mn environ. Ajouter le tofu fumé coupé en cubes. Verser dans le bol du blender et mixer. Ajouter le lait de soja en fonction de la consistance souhaitée. Saler, poivrer. Servir bien chaud.
Les topinambours me rappellent toujours mon papa… Lui qui les a connus pendant la guerre ne pouvait même pas imaginer une seule seconde en retrouver de nos jours dans son assiette. Bannis, ils étaient !
Pour la fête des mères, je me suis bien entendu occupée du repas, puisqu’il fait partie intégrante du cadeau annuel ! C’est même bien souvent ce qui lui fait le plus plaisir : ne pas avoir à penser au menu…
Généralement, je choisis pour l’occasion des « plats de filles ». Je ne saurais pas vraiment vous décrire ce que recouvre l’expression – quelque chose comme des couleurs pastels, des trucs à tremper, à tartiner, à chipoter, des petits plats légers, des fruits, des graines germées… Heureusement que le seul garçon de la tablée commence à avoir l’habitude
J’ai choisi comme plat principal une recette de Marmiton que j’ai déjà réalisée à plusieurs reprises. Et pour le dessert, la terrine de fruits d’été à la purée d’amande blanche de mon livre, enrichie de crème de calissons et servie à l’assiette sous une pluie de fruits rouges, un coulis d’abricots et des amandes effilées grillées… Mais passons, car ce qui nous intéresse ici, c’est l’entrée : une farandole de tartinades aux couleurs pastels, et leurs petits blinis, servis avec une salade verte décorée de graines d’alfafa germées.
Pour ces tartinades, rien de bien compliqué ! J’ai simplement mixé des produits marinés et savoureux avec un peu de tofu soyeux, pour la consistance crémeuse. Ainsi, j’ai mélangé :
Tofu soyeux et tomates séchées marinées à l’huile d’olive
Tofu soyeux et coeurs artichauts marinés à l’huile d’olive
Tofu soyeux et olives vertes dénoyautées
La quatrième verrine contenait une petite mousse de sardines au lait de soja.
Le mélange des couleurs et des saveurs était très agréable, et vu le temps que j’y ai passé (un peu moins de 5 minutes ?), j’y reviendrai, c’est sûr ! D’autant que réaliser des blinis, ce n’est pas beaucoup plus long : 10 minutes, peut-être ?
Blinis rapides
Pour 24 mini-blinis
60g de farine T80
1 cuillerée à café bombée de poudre à lever
1 oeuf
60ml de lait de soja
1 pincée de sel
1 cuillerée à soupe de yaourt de brebis ou de fromage blanc
Facultatif : épice au choix
Mélanger tous les ingrédients et bien battre pour obtenir une pâte homogène. Si possible, laisser reposer 1 heure à température ambiante. Faire chauffer une poêle très légèrement huilée, et y déposer des cuillerées de pâte. On peut retourner les blinis quand la pâte commence à faire des bulles. C’est très rapide ! Ils sont aussi bons chauds que tièdes, ou froids.
Allez, il est temps de se remettre aux fourneaux ! Pendant les vacances, j’étais loin de chez moi et j’en ai donc pleinement profité. Des repas en chambre d’hôtes aux sushis à emporter, en passant par de sympathiques restos bio, je me suis fait plaisir et j’ai laissé, pour une fois, les autres cuisiner pour moi. Rare, dites-vous ? C’est vrai que depuis que je bloggue, je vais de moins en moins au restaurant. Non pas par snobisme, mais parce que cela m’éclate encore plus maintenant de dénicher une recette et de la tester !
Quoi qu’il en soit, au retour des vacances, le frigo était comment dire… Vide ? Oui, presque ! Restait juste un joli chou-rave, quelque peu esseulé, mais néanmoins fringuant. Ce n’est pas un légume que j’avais l’habitude de consommer, mais allez savoir pourquoi, ces derniers temps, quand le ras le bol des légumes d’hiver s’est fait sentir et que les légumes de printemps n’étaient pas encore là , c’est lui que j’ai choisi, chaque semaine en faisant mes petites emplettes. Il n’a pas grand-chose du chou, et à peine le côté rave du céleri. Je trouve qu’il se rapproche du patisson, voire parfois, au goût, de la courgette. En tout cas, il est très doux et tendre une fois cuit à la vapeur. Parfait en gratin ! Avec le tofu fumé et du bon fromage, je trouve qu’il fait un malheur.
Gratin de chou-rave au tofu fumé
Pour 2 personnes
1 chou-rave
100g de tofu fumé
100g de tome de chèvre
10cl de crème liquide de soja
2 cuillerées à soupe de levure maltée
Eplucher le chou-rave et le détailler en rondelles fines. Cuire à la vapeur pendant 20 minutes. Trancher le tofumé et le fromage en fines lamelles. Dans un petit plat à gratin, répartir la moitié du chou-rave. Recouvrir avec le tofumé et la moitié du fromage. Ajouter un peu de crème. Couvrir avec le restant de chou-rave et de fromage. Terminer avec la crème et la levure maltée. Enfourner à 180°C pendant 20 minutes.
Loin de moi l’idée d’être tendance (manquerait plus que ça !), mais, pour rejoindre ce que disait Anaik, je me dois de vous l’annoncer sur ce blog : les algues sont LE it aliment de ce printemps-été. Comment je le sais ? Parce que c’est écrit dans Elle et dans Marie-France, pardi ! Car j’ai beau être une addict du survêtement et une anti-maquillage autoproclamée, je n’en lis pas moins des magazines féminins, parfois (quand je prends le train, pour tout vous dire). Et ce que j’adore, c’est quand ils me disent que j’ai tout juste dans ma cuisine !
Oui, parce que bon, les algues, je n’ai pas attendu ce printemps pour m’y mettre. Mais il suffit que tout le monde s’y intéresse pour qu’il sorte tout plein de nouveaux produits aux algues, et ça, c’est chouette.
Par exemple, l’Algothé, un nouveau thé mis au point par Kusmi Tea. Ceux qui connaissent sont déjà très certainement, comme moi, accros à leurs jolies boîtes qui donnent envie de lancer une collection. Pour eux, et pour tous les autres, bonne nouvelle : Kusmi vient de sortir un thé vert aux algues original et délicieux. Je vous rassure, on n’a pas l’impression de boire la tasse en pleine marée : pas de goût salé, juste des algues d’excellente qualité ! Un thé qui peut bien sûr se boire chaud (3 minutes d’infusion) mais aussi froid, dans une bouteille à trimballer partout avec soi (5 heures ou une nuit d’infusion dans de l’eau froide).
Et parce que les algues, non seulement ça se boit, mais ça se mange aussi, voici une petit recette pour accommoder les algues séchées vendues en mélange sous le nom « Salade du pêcheur » (Celnat). C’est une version « santé » du guacamole, ultra fraîche, sans épices mais avec la touche d’air marin apportée par les algues et la texture crémeuse que permet le tofu soyeux.
Mais les idées d’utilisation des algues ne manquent pas : dans les pâtes à tarte, dans les tapenades, les houmous, ou bien parsemées sur une salade… Allez-y !
Guacamole iodé
Pour 4 personnes
1 avocat
200g de tofu soyeux
1 cà s de jus de citron vert
1 cà c de sauce de soja
2 cà s de mélange d’algues séchées « salade du pêcheur »
Lundi dernier, je suis passée devant Habitat. Je n’aurais jamais dû ! Parce que du coup j’ai fait ma Requia : j’ai craqué pour des trucs très beaux et très tendance mais dont mon porte-monnaie aurait très bien pu se passer ! Mais que voulez-vous, ça faisait quelques temps que j’en voyais régulièrement dans les magazines féminins, et j’ai beau ne pas beaucoup les lire, je n’ai pas pu m’empêcher de les voir: eux, oui, eux – mon coup de coeur vaisselle de la saison, quoi !
Il s’agit de bols en bambou laqués, avec des couleurs un peu flashy à l’extérieur (bon ok j’ai pris le crème, mais il y avait aussi le vert anis, le chocolat et le rose pétard, forcément), mais un aspect très naturel à l’intérieur. J’adooooooore ! D’abord ils sont tout doux, mais aussi ils me rappellent l’époque où je vivais à même le tatami, où je mangeais forcément à la baguette et où les forêts de bambous étaient légion. Quand je les ai vus, j’ai tout de suite imaginé des plats vapeur encore fumants, du riz blanc nature ou des nouilles chinoises frisées comme ci-dessous. J’ai revules pluies diluviennes du mois de juin au Japon, et le plaisir tout simple que j’avais à tenir un bol de riz chaud dans mes mains, bien à l’abri sur mon tatami.
Du coup, je n’ai pas attendu bien longtemps avant de le tester avec un petit mélange tout simple, sauté au wok : nouilles chinoises, effilochée de tofu, haricots verts et noix de cajou ! J’avoue, j’adore le look de ce bol rempli de bonnes choses juste un poil asiatisées et encore fumantes (essayez le mélange de sauce soja et sirop d’agave pour faire revenir les légumes au wok, une merveille !). Je ne suis pas déçue de mon achat, et j’ai hâte de le remplir une nouvelle fois ! Peut-être de façon plus « compartimentée », avec de jolis jeux de couleurs cette fois-ci…
Nouilles chinoises sautées au wok
Pour 3 ou 4 personnes
250g de nouilles chinoises sèches
3 poignées de haricots verts
250g de tofu
1 poignée de noix de cajou
2 cuillerées à soupe de sauce de soja
2 cuillerées à soupe de sirop d’agave
Equeutter les haricots verts, les couper en morceaux et les cuire 15 minutes à la vapeur. Cuire les nouilles chinoises dans 1 litre d’eau pendant 3 minutes, détacher avec une fourchette, égoutter et réserver. Effilocher le tofu (couper en lanières très fines), et mélanger dans le fond du wok avec la sauce soja et le sirop d’agave. Faire griller les noix de cajou à sec, et réserver. Une fois les haricots cuits, ajouter au tofu et faire revenir 5 minutes à feu vif. Ajouter les nouilles et les noix de cajou, et laisser réchauffer 1 minute. Servir sans attendre.
L’autre jour, à la gym, quelqu’un avait apporté une quiche lorraine.
Première remarque : c’est quoi cette gym où les gens amènent à manger ? Non, c’est rien, c’était juste cette fois-ci : on devait tirer les rois, et chacun avait apporté son pique-nique ! D’ailleurs, j’ai eu la fève… Inutile de vous dire qu’on n’a pas fait énormément de gym cette fois-là !
Seconde remarque : une quiche lorraine… C’est bien le genre de plats que tout le monde sait faire – et que ceux qui n’en ont jamais fait une lèvent le doigt ! Moi, j’en mangeais souvent quand j’étais petite, et ma maman mettait du jambon à la place des lardons – déjà à l’époque, je ne raffolais pas du 100% gras… Et puis, les années ont passé, et on a totalement oublié la quiche lorraine. Si bien que ça faisait des années que je n’en avais pas eu envie… Et puis voilà , il a suffi d’une seule fois, que j’en goûte un petit morceau, pour me dire que finalement c’était quand même super bon ! Du coup, je n’ai pas tardé à en faire une. A ma sauce, bien entendu…
Alors forcément : sans lardons, hein, pour moi ! A la place – et je vous jure que vous aurez du mal à voir la différence – je mets du tofu fumé. Ah la laaaaaaaa, je vois d’ici des mines contrites et des grimaces ! Le tofu, baaaaaaaah, et fumé en plus ! Eh bien, je vous mets au défi, si vous aimez la quiche lorraine, de ne pas aimer cette version « végétale ».
Comme je n’ai jamais de lait ni de crème de vache chez moi, j’ai utilisé du lait et de la crème de soja – j’aurais pu prendre lait et crème d’avoine, aussi. Mais quand même, du bon fromage de vache, parce que ça, parfois, j’ai !
Le résultat est donc beaucoup plus léger qu’une quiche classique, mais, je vous le promets, tout aussi délicieux avec son moelleux et son goût « fumé ».
Quiche « lorraine »
Pour 6 personnes
Pâte :
250g de farine T80
1 cà c de sel
4 cà s d’huile d’olive
1 petit verre d’eau
Garniture :
25cl de lait de soja
20cl de crème de soja
3 oeufs
100g de fromage râpé
125g de tofu fumé coupé en dés
sel, poivre
Mélanger les ingrédients de la pâte, former une boule et foncer le moule.
Battre ensemble les ingrédients de la garniture, et verser sur le fond de pâte. Enfourner pour 45 minutes environ, à 180°C.
1 verre de lentilles blondes
1 morceau d’algue kombu sèche (facultatif)*
125g de tofu fumé
1 petit bouquet de persil frais haché
2 cuillerées à soupe de levure maltée
2 cuillerées à soupe de sauce de soja
4 cuillerées à soupe d’huile d’olive fruitée
Cuire les lentilles à feu doux pendant une heure dans un litre d’eau bouillante, avec l’algue kombu. Egoutter. Ajouter le tofu coupé en dés et le persil. Mélanger le reste des ingrédients dans un petit ramequin, dans l’ordre, tout en battant à la fourchette pour émulsionner. Verser la sauce dans les lentilles, mélanger et réserver. Servir tiède ou froid.