La Carabaccia : recette toscane

Devinez ce que nous avons mangé le 25 décembre ! Du chapon ? Point. De la dinde aux marrons ? Non plus. Non, le 25 à midi, nous avons opté pour une recette toscane, apprise là-bas par ma maman : la Carabaccia. Que les Italiens ou italianophiles qui me lisent ne se vexent pas : je n’ai jamais mis les pieds en Italie, et je ne connais par conséquent pas grand-chose à la cuisine de là-bas. Mais cette recette-là, lorsque ma maman l’a refaite à la maison, je l’ai immédiatement appréciée. Du coup, quand elle m’a demandé ce que je voulais manger à Noël…

A la description, on pense à quelque chose de très simpliste : des oignons, des légumes, du bouillon, du pain, des oeufs pochés et du fromage. Une sorte de soupe à l’oignon améliorée, quoi. Alors qu’en fait, non : c’est beaucoup plus que ça, ce sont des saveurs incroyables, et un plat délicieux pourvu qu’il soit confectionné avec amour (et de bons produits). Et puis, on a beau parler de « soupe toscane », vous pourrez toujours essayer de la slurper à la cuillère, vous n’y arriverez pas. Le bouillon a été absorbé par le pain, et c’est une vraie assiette de légumes fondants, d’oeufs et de fromage que l’on a devant soi.

Le principe est simple : couper en petits dés une grande quantité de légumes (oignons, céleri, carottes, petits pois) qui mijotent ensuite longuement dans de l’huile d’olive et du bouillon. Dans les assiettes, on disposera de belles tranches de pain (complet et multigraines, c’est encore meilleur), que l’on imbibera de bouillon avant de les couvrir de légumes. On parsèmera de fromage, et on ajoutera pour terminer les oeufs pochés. Et puis on mange bien chaud, la Carabaccia n’attend pas !

La recette ci-dessous est prévue pour 6 personnes. Bien entendu, vous pouvez la réduire de moitié, mais ce serait dommage : tant qu’à faire de la Carabaccia, autant en faire beaucoup, cela vous fera plusieurs repas. En guise de repas du midi, je la sers avec deux oeufs pochés par personne, et un seul pour un repas du soir.

Vous pouvez ajouter du vinaigre balsamique dans les légumes – j’ai lu dans certaines recettes que cela se faisait !

Carabaccia

Pour 6 personnes

1 kg d’oignons
400 g de céleri branche
500 g de carottes
500 g de petits pois surgelés
Origan
3/4 de verre d’huile d’olive
1 ou 2 oeufs par convive
1 grande tranche de pain bien épaisse par convive
Parmesan fraîchement râpé
Sel, poivre

Faire cuire les petits pois surgelés et réserver. Mixer la moitié des petits pois pour les réduire en purée. Peler les oignons et les carottes. Couper oignons, carottes et céleri en petits dés. Dans une grande marmite, verser les oignons et l’huile d’olive. Faire revenir pendant quelques minutes, puis ajouter  la purée de petits pois, les carottes et le céleri. Ajouter un ou deux verres d’eau, de l’origan, et laisser mijoter pendant une heure environ à feu doux. Ajouter le reste de petits pois pour les réchauffer. Placer une tranche de pain dans chaque assiette. Pocher les oeufs dans de l’eau ou du bouillon (si vous avez peur de les rater, vous pouvez les cuire mollets ou au plat). Verser du bouillon sur le pain, et couvrir de légumes. Ajouter les oeufs. Saler, poivrer, et parsemer de fromage râpé. Déguster sans attendre.

Savoureuses légumineuses

A l’automne dernier, je me suis plongée pour les besoins du Sat’Info dans un savoureux dossier sur les légumineuses. Aujourd’hui, il est en ligne sur le site de Satoriz et vous pourrez le lire en cliquant ici.

Les recettes :

Sauce aux lentilles corail et à la purée de cacahuètes
Timbales de lentilles vertes au saumon fumé
Soupe de pois cassés au lait de coco
Wok de pois chiches aux blettes

Bonne lecture !

J’ai adoré découvrir combien les lentilles corail font des merveilles en version coulis, pour napper des céréales, avec juste ce qu’il faut de tomates et de purée de cacahuètes. Et j’ai eu un vrai coup de coeur pour l’association pois cassés / lait de coco, que je vous recommande.

Toutes mes recettes de légumineuses

Gnocchi à la romaine

Il est revenu, le temps des feuilles mortes, des ronds potimarrons, des châtaignes grillées et autres petits plats régressifs fumants. D’ailleurs, j’ai été tellement occupée, ces derniers temps, à réviser mes classiques automnaux, que je ne vous en ai même pas proposé une bouchée… Honte à moi ! Mais voici une de mes découvertes de l’année dernière, que je redécouvre avec plaisir cet automne, et que je ne vous avais pas encore présentée : les gnocchi à la romaine.

« A la romaine », parce que contrairement aux gnocchi patatesques, ceux-ci sont à base de semoule de maïs (polenta), typique de l’Italie comme de ma Savoie natale. Ils ne sont pas non plus petits et ronds, et ne demandent pas des heures de façonnage mode boulette : un verre à moutarde en guise d’emporte-pièce, et roulez jeunesse ! Cette rapidité d’exécution est leur principal avantage. Le second ? Ils accompagnent à peu près tous les petits plats d’automne, mais ils sont aussi parfaits dégustés en solo, avec juste la bonne dose de parmesan et, pourquoi pas, une petite sauce au pesto ou aux champignons…

Gnocchi à la romaine

125 g de polenta précuite 250 ml de lait de soja 40 g de beurre 1 oeuf 75 g de parmesan râpé sel et poivre

Porter le lait à frémissements dans une casserole. Verser la polenta en pluie et remuer sans cesse jusqu’à ce que la préparation épaississe. Saler, poivrer, ajouter le beurre coupé en morceaux, l’oeuf et la moitié du parmesan. Etaler le mélange sur du papier silpat et laisser reposer 15 minutes. Découper des formes à l’emporte-pièce et placer dans un plat à gratin. Saupoudrer du reste de parmesan et enfourner pour 25 minutes à 180°C.

Retrouvez aussi cette recette sur Qui veut du fromage ?

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Des envies de légumes d’automne ?

Lisez le dossier sur le potimarron que j’ai rédigé pour Marmiton !

Et n’oubliez pas : mes petites idées pour cuisiner les légumes autrement !

Timbale de riz carnaroli en salade

NB : Je serai à Satoriz Chambéry pour dédicacer mes deux nouveaux livres cet après-midi, de 16h à 18h. Au plaisir de vous y voir peut-être ;)
Adresse : clic

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Laissez-moi deviner… C’est bientôt l’été (sur le calendrier en tout cas), et la salade de riz est de retour en force pour vos déjeuners du midi, et autres « accompagnements pour BBQ » ? M’enfin bon, avouez, elle est pas super glamour, ladite salade, si ? Allez, comme je suis vraiment super, super sympa, je vous donne une idée de customisation qui fera pousser des ooooooooh et des aaaaaaaaaah à vos convives préférés. Même que c’est rien du tout à faire…

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Timbale de courgettes garnies de riz à l’orange et aux pignons

Pour 4 personnes

200 grammes de riz carnarolli
2 courgettes
1 orange
1 cuillerée à soupe de vinaigre de cidre
2 cuillerées à soupe d’huile de noix
2 cuillerées à soupe de gomasio
1 cuillerée à soupe de levure maltée
1 poignée de pignons grillés
100 grammes de tofumé

Porter 1 litre d’eau salée à ébullition. Ajouter le riz, et cuire pendant 15 minutes à petits bouillons. Egoutter et réserver. Détailler les courgettes en lanières à l’aide d’une mandoline ou d’un épluche-légumes, pour obtenir des tranches fines et régulières. Cuire pendant 10 minutes à la vapeur. Prévoir 4 petits bols. Garnir chaque bol de lanières de courgettes, en prenant bien soin de les laisser dépasser et en dessinant une fleur pour couvrir la totalité de la paroi du bol. Battre le jus d’orange, le vinaigre, l’huile, la levure et le gomasio. Mélanger au riz. Ajouter les pignons grillés et le tofumé coupé en dés. Bien mélanger. Répartir la salade de riz dans les bols, et replier les lanières de courgettes qui dépassent pour recouvrir totalement la salade de riz. Réfrigérer jusqu’au moment de servir. Démouler en retournant les bols sur des assiettes.

Risotto au potimarron

En ce moment, la cocooning-attitude en cuisine est plus tendance que jamais (si j’en juge, en tout cas, par les nombreux sujets des magazines culinaires façon « plats d’hiver pour se chouchouter », et autres « recettes doudous » entraperçues ces derniers temps…).

Pour moi, cocooner relèvre un peu du surréalisme. Il s’agirait en effet de rester chez soi, enfermé, de préférence à ne rien faire, pendant toute une journée (si !!), et si possible lové sur un canapé, avec un gros plaid, un bon bouquin, et la télécommande du gros carré noir qui coûte si cher de redevance annuelle… Humph. Dur, dur pour une hyperactive de mon espèce qui ne supporte pas de rester à l’intérieur quand il fait beau dehors, et, a fortiori, est incapable de rester assise sur un canapé si cela n’implique pas au minimum deux activités parallèles (comme : regarder la Star Ac’ et faire du stretching – eh oui je vous l’accord, pas très pratique sur un canapé, mais on essaye !).

En gros, cocooner, j’y arrive que quand j’ai la grippe. D’ailleurs, je ne suis pas la seule. Et puis, le canapé, j’en sors quand même pour me mitonner un bon petit plat qui rentrerait très très bien dans la thématique cocooning qui, si j’ai bien compris, recouvre grosso modo la notion de « comfort food » (du moelleux régressif) et celle de petit plat longuement mijoté (façon grand-mère et ses cocottes en fonte). Le risotto au potimarron, essayez, c’est trop bon !

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Risotto au potimarron

Pour 2 personnes

150 g de riz carnaroli
600 ml de bouillon de légumes
1/4 de potimarron déjà cuit
1 c. à soupe d’huile d’olive
1 oignon
30 g de tome de brebis

Faire chauffer le bouillon et réserver au chaud. Chauffer l’huile dans une poêle et ajouter l’oignon haché, puis le riz. Laisser revenir 5 minutes en remuant. Ajouter une louche du bouillon. Ajouter le reste du bouillon petit à petit, au fur et à mesure que la louche précédente a été absorbée. A la fin de la cuisson, saler, ajouter le potimarron cuit coupé en dés, puis le fromage. Servir.

NB : si vous utilisez du potimarron cru, ajoutez le en petits dés, en même temps que le riz.

Vous en voulez encore (du mijoté avec amour) ?
Marmite de tofu
Blanquette de seitan
Risotto végétal comme avec du fromage
Patate’zotto

Patate’zotto

Avec des copines bloggeuses, j’étais samedi dernier à un atelier sur le thème de la pomme de terre. Nous l’avons cuisinée de deux façons, dont l’une comme un risotto. Il suffisait pour ce faire de tailler les pommes de terre en cubes de 4 mm de large, que l’on utilise ensuite comme le riz dans un risotto. J’ai trouvé le résultat bluffant : moelleux et un peu croquant, plein de saveurs et pourtant pauvre en matières grasses. J’ai mentalement noté que j’allais rapidement le refaire à la maison et, tout comme Anne, je n’ai pas lambiné puisque, deux jours plus tard, il était dans nos assiettes.

J’ai mis Ludo à contribution pour tailler les pommes de terre, parce que bon, c’est un peu long comme affaire tout de même (disons, plus long que de sortir le paquet de riz). [Et non, je n'exploite pas Ludo, je lui fais simplement découvrir d'autres horizons : le bidouillage de site web, y'a pas que ça dans la vie !]. Mais une fois que c’est fait, il suffit de laisser cuire tranquillement en ajoutant une louche de bouillon de temps en temps, et en quinze minutes c’est prêt.

J’ai fait une version toute simple avec ce que j’avais sous la main : pommes de terre et champignons de Paris. Mais le chef Charles Soussin, qui nous a appris cette recette, l’avait réalisée avec des petits cubes de potimarron, des brisures de châtaignes déjà cuites, de fines tranches de magret fumé et du brocoli râpé – un délice ! Vous verrez, la version toute simple comme la version sophistiquée sont à découvrir. Ca change carrément de la patate à l’eau !

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Patate’zotto

Pour 4 personnes

6 grosses pommes de terre
250g de champignons de Paris frais
1 c. à soupe d’huile d’olive
500ml environ de bouillon de légumes bio
Sel, poivre
1 c. à soupe de pesto
Au choix du client et facultatif : 1 c. à soupe de crème fraîche, 1 poignée de brisures de châtaignes déjà cuites, quelques cubes de potimarron (même temps de cuisson que les pommes de terre), quelques cubes de patate douce…

Préparer le bouillon et garder au chaud. Peler et laver les pommes de terre. Peler et émincer les champignons. Couper les pommes de terre en cubes de 4mm de côté. Faire chauffer l’huile dans une grande poêle. Ajouter les pommes de terre et les champignons. Faire revenir à feu vif pendant 3 minutes. Ajouter deux louches de bouillon. Une fois le bouillon presque totalement absorbé, ajouter deux louches supplémentaires. Au bout d’une quinzaine de minutes, les pommes de terre sont cuites. Ajouter le pesto, saler et servir sans attendre.

Risotto végétal

Il y a quelque temps, pour la revue Sat’Info, je m’étais amusée à créer des recettes de risotto. J’avais découvert pour l’occasion le riz carnaroli, que je ne connaissais pas. Du même coup, j’ai vraiment découvert le goût du risotto : avant cela, j’étais persuadée que le riz devait être complètement décomposé, limite « fondu », façon soupe ! Alors qu’en réalité, le vrai risotto a des grains encore très légèrement craquants en-dehors, fondants dedans. Les spécialistes de la cuisine italienne vous le diront mieux que moi.

Depuis cette découverte, je ne me lasse pas de composer toutes sortes de risottos. Des classiques, bien sûr, avec en touche finale une cuillerée de mascarpone, une bonne dose de parmesan, quelques chips de jambon serrano poêlé… Mais aussi et surtout, vous l’aurez compris, des risottos 100% végétaux dont la texture est très proche du « vrai », mais dont la facture calorique est bien moins lourde.

Le secret, c’est de remplacer le mascarpone par de généreuses cuillerées de purée d’amande blanche, et le parmesan par de la levure maltée. La purée d’amande apporte une texture fondante et crémeuse, tandis que la levure maltée donne un bon goût de fromage fondu. C’est promis, il ne manque que les fils !

Depuis que j’ai testé les deux versions, je dois avouer que je suis de plus en plus conquise par la « végétale ». Essayez, vous m’en direz des nouvelles…

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Risotto végétal

Pour 3 personnes

Légumes au choix : champignons, haricots mange-tout, courgettes…
2 échalotes
3 c. à soupe d’huile d’olive
60 cl d’eau
1 bouillon cube aux légumes
250g de riz carnarolli
3 c. à soupe de purée d’amande blanche
3 c. à soupe de levure maltée

Préparer les légumes. Pour certains (mange-tout, haricots verts…), les cuire à la vapeur. Pour d’autres (champignons…), couper simplement en dés. Émincer les échalotes. Faire chauffer l’huile dans un faitout, ajouter les échalotes et les légumes (déjà cuits pour ceux précités, crus pour les champignons). Laisser cuire pendant une dizaine de minutes. Ajouter le riz et remuer pendant 5 minutes. Pendant ce temps, préparer le bouillon avec l’eau et le cube. Ajouter le bouillon au riz petit à petit. Il faut attendre l’absorption totale du liquide avant de rajouter une louche. Une fois tout le liquide adsorbé, terminer en ajoutant la purée d’amande et la levure. Servir sans attendre.

 

Patates sautées à l’huile d’olive

Ben quoi ? ;)

C’est vrai ça, je trouve que ça manque de fondamentaux, sur ce blog… Et puis, depuis hier soir, je suis en vacances, synonymes chez moi de simplicité gastronomique. Et je me rends compte avec effaremment qu’on n’a jamais causé patates sur Clea cuisine. Or les patates, c’est comme le thon, c’est bon ! (Oui, les vacances me rendent également très poète et inspirée, et encore, ce n’est que le début ;) ).

Les patates, donc. Je les aime, comme les pâtes, de plein de façons :

- En gratin, toutes nues avec du lait de soja, un peu de sel et de muscade…
- Bouillues, avec la peau qu’on enlève en se brûlant les doigts, du pâté au miso bien sûr, ou encore des lamelles de poisson fumé (saumon, flétan…) ;
- Vapeurs, avec une sauce au fromage blanc, à la moutarde et aux herbes folles…
- Et surtout sautées à l’huile d’olive, avec des oignons nouveaux. Là , les accommodations sont nombreuses ! Sur une salade verte bien assaisonnée, encore chaudes, avec des noix, du fromage de brebis… Ou encore avec diverses tartinades : mousse de betterave (cf photo, géniale avec son petit goût fumé, elle va partfaitement avec les pommes de terre), ou tartinades au tofu soyeux. On trempe les patates sautées dans la tartinade, on alterne une bouchées de chaque ou bien on en fait des toasts améliorés, c’est comme on veut !

Evitez de réchauffer les patates sautées, consommez-les de suite ou bien faites une belle salade de celles qui restent !

Voilà en tout cas une façon très simple de manger végétarien, et surtout pas trop chère.

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Patates sautées à l’huile d’olive

Par personne

1 oignon nouveau
2 cuillerées à soupe d’huile d’olive
4 pommes de terre nouvelles
Gomasio (sel de sésame) pour servir

Emincer l’oignon. Faire chauffer l’huile dans une grande poêle, et ajouter l’oignon. Laisser revenir 5 minutes. Pendant ce temps, laver les pommes de terre nouvelles sans les éplucher, et les couper en fines rondelles. Ajouter à la poêle, couvrir et remuer régulièrement pendant une vingtaine de minutes, jusqu’à ce que les patates soient cuites. Servir sans attendre, avec du gomasio. Accompagner d’une tartinade.

Brioche farcie au chou rouge et aux marrons

Trois bonnes raisons de lire ce message :

1) Vous avez envie d’un repas de fête qui change du trio extrêmement inventif : « foie gras / volaille / bûche », et qui vous permette de vous faire plaisir en toute légèreté…

2) Vous êtes végétarien, tout simplement, et vous cherchez des idées de repas festif !

3) Vous vous demandez ce qu’elle vous veut, encore, cette fichue Clea ;)
Mais vous vous dites qu’après tout, il n’est jamais trop tôt pour songer à son menu du Réveillon…

Ma mission du jour, ce sera donc de vous convaincre qu’un repas végétarien peut être festif, tout simplement. Qu’il n’y a pas forcément besoin de saumon, de foie gras et d’une bûche pour réveillonner. Et qu’on s’amuse vraiment plus quand on sort des sentiers battus et rebattus du repas de fête traditionnel !

Avant toute chose, une référence : Fêtes Bio, de Valérie Cupillard, qui nous prouve avec brio que le bio peut être sublime. A feuilleter sans tarder pour préparer votre réveillon !

Puis, quelques idées maison… A reprendre et à customiser :

- La fameuse terrine divine de potimarron, à servir en tranches et à l’assiette, avec plein de déco autour : salades folles, noix, marrons grillés…
- Des millefeuilles chics, à décliner avec d’autres légumes plus de saison : champignons à la crème, épinards tombés à la poêle, crème aux noix, topinambours, pommes de terre…
- Des petits flans au chèvre, au centre d’une magnifique assiette composée…
- Des bricks farcies, à ce que vous voudrez : féta-épinards-pignons, poivrons-chèvre-tapenade, potimarron-noix-crème de soja…
- Un pâté de carottes au sésame, ou à tout autre farce de votre choix : champignons, marrons…

Pour vous donner des idées, j’ai réalisé une variante de ma recette de brioche farcie, que j’ai garnie pour l’occasion d’une préparation hivernale à la fois traditionnelle et surprenante par son petit côté sucré-salé : le chou rouge aux marrons et aux pommes. Tout, dans le résultat, fait plaisir aux papilles et aux pupilles : la couleur, le croquant brioché de la pâte, le fondant des marrons… Après, à vous d’inventer la déco qui va avec !

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Brioche farcie au chou rouge et aux marrons

Pour 6 personnes

Pâte :
235g de farine T80
1 sachet de levure Briochin
1 cuillerée à café de sel
60g d’huile d’olive
125 ml de lait végétal tiédi

Farce :
1/4 de chou rouge
1 grosse poignée de marrons déjà cuits
1/2 pomme
1 échalote
2 cà s d’huile

Trois heures avant (au moins) :

Mélanger ensemble tous les ingrédients de la pâte, et bien pétrir. Préchauffer le four sur le thermostat le plus bas pendant 5 minutes, puis éteindre et placer dedans un plat creux supportant la chaleur, à l’intérieur duquel on place la boule de pâte et que l’on couvre d’un torchon. Laisser reposer 50 minutes. Pendant ce temps, émincer le chou, couper la pomme et l’échalote en dés. Faire revenir l’échalote 5 minutes dans l’huile, ajouter le chou. Mettre un couvercle et cuire 15 minutes. Ajouter la pomme et les marrons et cuire encore 10 minutes. Etaler la pâte à brioche en formant un grand rectangle. Etaler la garniture au centre du rectangle. Replier le reste de pâte en formant des bandes. Replacer au four pour une heure (minimum). Si vous le faites le matin pour le soir, filmer et placer au réfrigérateur. Cuire au four à 180° pendant 20 à 30 minutes (jusqu’à ce que la croûte soit dorée). Servir sans attendre.

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Et le dessert, dans tout ça ? Eh bien, c’est La Belle au Blé Dormant qui s’en charge en ce moment-même !
Je suis persuadée que vous trouverez chez elle toute l’inspiration nécessaire :)

Notre menu de Noël végétarien sur le site de France 2