Je n’ai jamais été une grande consommatrice de chutney. Il faut dire que l’une des meilleures destinations de ces bocaux de « confitures » aigre-douces se situe aux côtés d’une part de viande, bien souvent froide, et que l’association des deux ne m’a jamais franchement emballée. D’où des pots de chutney reçus en cadeau, finalement entamés, vaguement goûtés, avant d’être abandonnés à leur triste sort (quelques mois de séjour au fond du frigo, sans que leur qualité se dégrade et que personne ne s’y intéresse). Trop doucereux pour moi, les chutneys du commerce. Trop classiques, aussi.
Mais depuis quelque temps, je leur découvre un intérêt certain, pour deux raisons :
1°) j’ai dû me pencher sur leur cas pour mettre au point un chutney rhubarbe-framboise, que vous trouverez dans un petit livre dès la semaine prochaine (promis, je vous en reparle, euh… très vite). Et que ledit chutney est devenu une addiction sur des tartines de fromage frais.
2°) depuis Veggie, je fais de plus en plus souvent des burgers maison (avec une recette de petits pains qui dépote). Végétariens ou non, mais bien souvent avec du chutney dedans. A la mangue, à l’oignon, ou au kumquat – belle transition.
Enfin, un aveu : je n’ai pas pu résister à l’appel de mignons petits kumquats lors de ma dernière virée de courses hebdomadaires. J’en ai donc acheté une poignée, dans la vague idée de les confire et d’en faire un petit plat salé. Le chutney s’est avéré une destination encore plus simple, surtout dans cette version super express. C’est sucré, salé, amer et acidulé. Top dans les sandwichs au brebis frais – une suggestion parmi d’autres…
Chutney express de kumquat, gingembre et curcuma
Pour 1 petit pot
12-15 kumquats
1 oignon ou 3 échalotes
2 gousses d’ail
1 petit morceau de gingembre frais
1 petit morceau de curcuma frais* ou, à défaut, 1 c. à café de curcuma en poudre
100 ml de vinaigre de cidre
40 g de sucre de canne blond
Laver les kumquats. Couper en petits morceaux tout en ôtant les pépins. Placer dans une casserole. Ajouter l’oignon (ou les échalotes) émincé, les gousses d’ail pelées et pressées, le gingembre et le curcuma pelés et râpés, le vinaigre et le sucre. Cuire sans couvercle, sur feu assez vif, pendant 20 mn environ. Les kumquats doivent être tendres et le mélange doit napper la cuillère. Saler et poivrer. Mettre en pot et conserver au réfrigérateur.
Note : j’aime bien réaliser les chutneys en toute petite quantité, parce qu’on en consomme peu à la fois et qu’il est agréable de varier. Libre à vous de multiplier les quantités (et le temps de cuisson), puis de stériliser les pots.
J’ai conscience que cette recette est peu orthodoxe, car ne contenant pas de piment. Rajoutez-en si vous aimez !
*Le curcuma frais ressemble au gingembre, version orange pétard.
A force de mettre du muesli ou du granola dans toutes les compotes, tous les yaourts et tous les crumbles qui me passent sous le nez, il fallait bien que je trouve un stratagème pour en parsemer aussi sur les salades, les soupes ou n’importe quelle assiette « salée » qui manquerait d’un petit je-ne-sais-quoi. Certes, je pourrais mettre du gomasio (délicieux sel de sésame, pour les non-initiés – il y en a ?), ou émietter des biscuits salés. Mais bon voilà, j’avais envie de granola. Salé. Sweet and savoury granola.
Tout l’art du truc consiste donc à trouver un substitut salé au miel, au jus ou à la purée de fruits qui servent à obtenir les pépites de granola tant désirées. Avec huile d’olive et fromage râpé, on s’en sort avec les honneurs, la question subsidiaire étant celle de la conservation. Combien de temps ? « Pas des lustres » me parait être une réponse acceptable. On peut ajouter qu’il est toujours préférable d’en faire des petites quantités : c’est très vite fait, on peut profiter d’un four déjà allumé pour une autre tâche, bref…
Et on en fait quoi donc, me direz-vous ? En parsemer sur des salades composées un peu tristounes ou des veloutés de légumes est une très bonne option. Recycler la recette façon crumble de légumes, ça doit pas être mal non plus. Le boulotter à même le bocal, vous me connaissez, ce n’est pas du tout, du tout mon genre. Mais gageons que vous saurez très rapidement lui trouver une utilité !
Granola sucré salé
Pour 100 g de flocons de céréales :
20 g de noix et/ou graines (noix, amandes, noisettes, graines de tournesol, de sésame, etc.)
30 g d’huile d’olive
20 g de fromage râpé (tomme de brebis)
1/4 c. à café de sel fin
1 c. à café de graines de fenouil
1 pointe de couteau de cumin en poudre
30 g de fruits secs (cranberries, raisins, abricots, figues, pommes, etc. – émincés pour les plus gros)
Mélanger les flocons de céréales, les oléagineux hachés, l’huile, le fromage râpé, le sel, les graines de fenouil et le cumin. Placer en couche de 5 mm environ sur une plaque de cuisson. Cuire au four à 200 °C pendant 20 à 30 mn, en surveillant, car le mélange peut brûler très vite. Remuer une fois ou deux en cours de cuisson. A la sortie du four, ajouter les fruits secs (hachés si nécessaire), remuer et laisser refroidir. Conserver dans un bocal hermétique au réfrigérateur.
Note : customisez ! C’est typiquement le genre de recette où vous pouvez vraiment mettre ce que vous voulez. Graines de fenouil, cumin, c’est une option mais il en existe des centaines d’autres : sésame, curry, herbes séchées, sumac, za’atar, curcuma, algues en paillettes… Pensez simplement que certains ingrédients peuvent passer au four (épices, graines, oléagineux, sauce de soja), d’autres pas, sous peine de cramer ou de perdre tout leur intérêt nutritionnel (fruits séchés, levure alimentaire, algues en paillettes, etc.).
L’interrogation ne porte pas, pour une fois, sur les ingrédients, mais plutôt sur le matériel utilisé. C’est une question que je me pose souvent et que l’on me pose également de plus en plus. Et comme je n’ai pas réponse à tout, je me suis dit qu’ouvrir le débat ici-même permettrait peut-être de l’étoffer.
Pour essayer d’y voir plus clair, j’ai posé de nombreuses questions à Sissi, créatrice du site Videlice qui propose des ustensiles de cuisine sains et écologiques. Merci à elle pour ses précieux conseils.
Cuit-vapeur JIA en céramique
No more Teflon
C’est quoi ? Le Teflon, c’est le matériau anti-adhésif (du polytétrafluoroéthylène – à vos souhaits) que l’on trouve dans de nombreuses poêles, cuves de machines à pain, crêpières… Il est aujourd’hui connu que le Teflon, inerte à basse température, devient toxique à partir de 230 °C (température très facilement atteinte par une poêle après quelques minutes de cuisson). En outre, l’un des produits utilisés pour produire le Téflon (le PFOA) a été reconnu cancérigène en 2005. Bon, tout ça, pas besoin d’être écolo pour le savoir… Mais un petit rappel ne nuit pas.
La solution ? Pas de doute : s’abstenir. Utiliser des poêles, woks et crêpières sans revêtement (fer, fonte ou inox) ou à la rigueur avec un revêtement « écologique » en céramique.
Note sur la machine à pain. J’en utilisais une il y a quelques années, quand je ne me posais pas trop de questions et que je n’étais pas très experte en boulange. Aujourd’hui, je préfère utiliser un robot pétrisseur costaud avec bol en inox (type KitchenAid) – ou mes petites mains – et cuire le pain au four. Le pain est bien meilleur que la « chose » obtenue en MAP (croûte pas terrible, pain plein de mie qui sèche rapidement).
Pour les irréductibles, il existe cependant des MAP sans Téflon (aussi chères qu’un KA ou presque, voir chez Beem ou Davidson).
Silicone : le bien et le moins bien
C’est quoi ? Le silicone est une matière naturelle obtenue à partir de sable et de roche, à laquelle on ajoute des additifs. Il existe deux types de silicone alimentaire : l’un est fabriqué avec un catalyseur à base de platine (inerte jusqu’à 250 °C), l’autre de peroxyde (inerte jusqu’à… 160 °C).
La solution ? Très honnêtement, le silicone me laisse assez perplexe. Ce que je peux vous conseiller, c’est de toujours investir dans du silicone d’excellente qualité. Méfiez-vous si votre moule dégage une mauvaise odeur lors des premières cuissons – cela signifie qu’il n’a pas été curé par le fabricant (= chauffé pendant 4h à 200 °C) et que le curage se fait chez vous. Sympa. Méfiez-vous également des colorants utilisés (dont on ne connait pas la nocivité). Et ne pas oublier de ne jamais enfourner des moules vides, mais de toujours les beurrer et les fariner.
Sinon, des alternatives : utiliser des moules en fonte, en céramique ou en Pyrex. Beurrer ou huiler copieusement, fariner, et se dire que ce n’est pas la présentation qui compte…
Papier cuisson : oui ou non ?
C’est quoi ? Il existe plusieurs types de papiers cuisson. Commençons par le meilleur : le papier cuisson écologique (en magasins bio), constitué de papier pur non traité chimiquement. Il est utilisable jusqu’à 220 °C, mais il ne faut pas oublier de le beurrer et de le fariner, sous peine de ne plus pouvoir le décoller (expérience traumatisante sur un gâteau roulé, cqfd…). Le papier cuisson lambda, ou papier sulfurisé, est traité chimiquement, et donc loin d’être irréprochable.
La solution ? Le papier pur, ou rien du tout (voir le point précédent pour la cuisson au four).
Note sur la conservation d’aliments au réfrigérateur : pensez aux sacs en papier réutilisables (dans lesquels on achète du pain ou des légumes, par exemple) et aux contenants en verre, plutôt qu’au papier sulfurisé, aux boîtes en plastique et au film « alimentaire ». Je ne parle même pas d’alu, que je n’utilise plus que pour faire office d’antenne radio…
BILAN
Virez-les !
- toutes vos poêles en Téflon et autres matières anti-adhésives qui datent de Mathusalem (oui, la crêpe party aussi…)
- votre MAP à cuve en Teflon (surtout si elle est rayée)
- vos moules en silicone abîmés ou de mauvaise qualité (surtout si ils sont déchirés ou décolorés)
- votre cuit-vapeur en plastique (et celui de bébé…)
- votre micro-onde et toutes les boîtes en plastique qui vont avec…
Remplacez-les par…
- des moules à tarte et à gâteaux en céramique ou en verre (sans gravures colorées)
- du papier cuisson bio, que l’on réutilise plusieurs fois (ou des alternatives maison, comme chez Raffa)
- des poêles et casseroles sans revêtement (inox, fonte ou fer) ou à la rigueur avec un revêtement écologique (Beka)
- des plats à gratin en Pyrex ou en céramique (sans gravures colorées)
Et aussi, quelques ustensiles moins basiques, mais très utiles si l’on veut investir un peu :
A garder :
- 1 casserole en inox 10/18 + couvercle
- 1 faitout en inox 10/18 + couvercle
- 1 poêle BEKA en inox avec revêtement en céramique
- 1 poêle à blinis en fonte
- 1 cocotte en fonte
- 1 cuit-vapeur en céramique (photo ci-avant)
- 1 yaourtière avec des pots en verre
- 1 plat à tarte en céramique
- 2 plats à gratin, l’un en Pyrex, l’autre en céramique
- 1 moule à cake en céramique
A virer, probablement, ou à utiliser avec parcimonie :
- mon cuiseur à riz chéri (cuve Téflon)
- 1 crêpe party (idem)
- 1 sorbetière (même problème) on garde en surveillant que la cuve ne se raye pas
- des moules en silicone un peu suspects
- des moules à gâteaux « anti-adhésifs » (grâce à l’action du St Esprit ?)
***
J’ajoute la référence d’un livre signalé par mon amie Gaëlle : L’art de cuisiner sain, de Claude Aubert.
MAJ du 29/01/2011 : quelques précisions fort utiles de la part de Sissi (merci encore !)
–> L’aluminium
Il est vrai et reconnu que ce métal est toxique et qu’il est fortement déconseillé. Cependant, si on continue à l’utiliser dans la fabrication d’ustensiles de cuisson, c’est surtout pour sa bonne conductivité électrique et thermique. En effet, il s’agit de loin avec le cuivre (lui aussi toxique s’il n’est pas étamé…) le meilleur conducteur avec un avantage supplémentaire : sa légèreté. Et en plus, il se recycle très bien. C’est pourquoi l’aluminium existe encore dans nos ustensiles de cuisson mais il est obligatoirement revêtu (ex : gamme 100% ecologic de Beka). L’alu est durci selon des procédés plus ou moins écologiques mais en tout cas, il ne présente pas de danger sous cette forme.
De plus, l’alu est un matériau fréquemment voire quasi inévitablement utilisé dans les fond des systèmes de cuisson basse température en inox. Et pour cause : pour réussir une cuisson basse température, une des conditions essentielles est d’avoir un fond épais très conducteur. Mais comme l’inox est un piètre conducteur de chaleur, les fabricants sont amenés à utiliser un alliage de cuivre et d’alu dans le fond.
–> Le plastique
Bon, vous allez le croire ou pas mais sachez qu’en Asie (oui, là où est fabriquée la quasi-totalité de nos boîtes alimentaires !!), les boîtes de conservation sont toutes sans BPA. Vous y rencontrerez surtout du polypropène (donc exempts de BPA) et pour une raison simple : le polypropène est très bon marché.
Alors pourquoi le BPA est-il si présent en France ? Le BPA est un composant chimique utilisé pour rigidifier la matière plastique. On le trouve dans le polycarbonate, un polymère très courant utilisé pour sa transparence et sa résistance aux chocs . Voilà pourquoi on trouve beaucoup de BPA dans les cuves des babycook et les boîtes de conservation.
Afin de bien distinguer les produits en plastiques sans bisphénol, voici quelques astuces :
1- Se méfier des plastiques rigides
2- Chercher la boucle de Moebius (3 flèches en triangle avec un chiffre au centre et la nature du polymère en dessous). Cette inscription est obligatoire ! Si le Moebius indique le chiffre 5 et les lettres PP (correspondant au polypropène), pas de souci : le produit ne comporte pas de BPA. Youpi !!!!
Des info techniques concernant le polypropylène. Ce polymère présente de nombreux avantages : il est bon marché, alimentaire (inodore et non toxique), indéchirable, chimiquement inerte, stérilisable et recyclable..Par contre, il est fragile (cassant) à basse température (congélation).
–> La fonte émaillée
Chez Videlice, nous ne sommes pas contre les fontes émaillées. Nous sommes seulement méfiants car les appellations sont parfois trompeuses…. En effet, nous recommandons de prendre quelques précautions lors de l’achat d’une fonte émaillée ou de quelque produit émaillé (je pense aux moules céramiques pour pâtisserie) :
1- Demander la composition de l’émail ou du vernis. Le plomb est encore souvent utilisé car il facilite l’application de l’émail.
2- S’intéresser à la manière dont est fixé l’émail. Quelle type de colle ? Résine naturelle ?
3- Se méfier des couleurs, qui sont souvent obtenues avec des oxydes métalliques.
4- Rester prudent quant à l’appellation « émaillage à l’ancienne ». Même à l’ancienne, ça reste un émail… Après, c’est une question de choix.
Des pays comme le Canada sont très stricts sur le sujet et pratiquent aujourd’hui la tolérance 0%. En France, on pratique la tolérance 1%. Cette tolérance est d’ailleurs étendue aux produits bio. Ex : un shampoing bio peut prétendre l’appellation bio dès lors que 99% des composants sont bio. En cuisine, c’est la même chose. Une marque française a le droit d’apposer la mention « sans plomb ni cadmium » dès lors que le taux ne dépasse pas le seuil toléré d’1%. Les certifications abondent dans ce sens …
Néanmoins, un émail est pratique en termes d’entretien (pas besoin de sécher, huiler, etc.) mais ça reste un revêtement. Et comme tout revêtement, il est destiné à s’user avec le temps. Or, un mauvais émail ébréché peut être nocif.
–> Le téflon ou PTFE
Je pense qu’il est important de développer ce qui se cache derrière les termes barbares de PTFE et PFOA. Aujourd’hui les poêles classiques antiadhésives sont composés de 2 matières chimiques :
- Le PTFE (nom moléculaire du téflon). C’est cette molécule qui apporte l’anti-adhérence aux poêles. Le problème, c’est qu’elle supporte mal la chaleur. A 230°, elle commencerait à être toxique (je suis très prudente car certaines disent oui et d’autres non.). A 380°C, le Téflon se désagrège et créé des émanations dangereuses. C’est son seul moyen de réagir à de très hautes températures.
- Le PFOA, c’est une sorte de colle industrielle qu’on utilise pour appliquer le PTFE sur les poêles. Et c’est cette molécule en particulier qui a été prouvée cancérigène. Ce composé s’altère à des températures de 230°C (donc très facilement atteignable dans nos cuisines !!!) . Aujourd’hui, les fabricants ont réussi à retirer le PFOA mais pas le téflon. Aujourd’hui, seuls deux moyens existent pour apporter une anti-adhérence aux poêles : le PTFE ou la céramique.
Conclusion : ne jetez surtout pas vos sorbetières dont l’utilisation est loin des températures à risque. Veillez juste à bien entretenir votre cuve anti-adhérente car rayé, le téflon est en effet dangereux quelque soit la température de cuisson. Donc, éponge douce et couverts en bois uniquement !
–> La fonte de fer
La fonte de fer est un matériau exceptionnel, naturellement anti-adhésive si on l’utilise dans de bonnes conditions. En effet, la fonte de fer met plus de temps à chauffer qu’un autre matériau mais une fois chaude, elle diffuse la chaleur et la conserve de manière très efficace, homogène et durable (même hors feu). C’est d’ailleurs pour cette raison que la fonte est la matière idéale pour mijoter (diffusion lente et douce de la chaleur).
Cependant, cuisiner dans un ustensile en fonte de fer implique forcément un nouveau mode de comportement en cuisine. Il faut prendre son temps et réapprendre à cuisiner à feu doux voire moyen pour saisir les aliments. A feu trop vif, la fonte accrochera.
Ah oui, ne confondez surtout pas fonte de fer et fonte d’alu. La fonte d’alu est un abus de langage. C’est en réalité un alliage d’alu (appelé aussi alu moulé). Ces 2 matières sont très différentes.
La fonte nécessite un entretien relativement simple : le lavage se fait à l’eau sans produit vaisselle et comme la surface est non revêtue, il faut forcément sécher les ustensiles en fonte et les protéger naturellement en appliquant de l’huile à la surface. Cette huile est absorbée par la matière et ne présente aucun risque pour la santé. Elle ne se transformera pas en huile brûlée ou rancie.
–> Le verre et le Pyrex
Le Pyrex est un produit breveté qui permet d’obtenir un verre très résistant aux hautes températures. Il ne présente aucun risque pour la santé dès lors qu’il n’est pas coloré. En plus, le verre est recyclable ! Alors, pas d’inquiétude.
–> La poêle en pierre
Chez Videlice, nous sommes particulièrement vigilants sur la composition de ces poêles qui ont le mérite de passer pour des poêles naturelles. Ces poêles sont obligatoirement revêtues d’un antiadhésif. Or, aujourd’hui, en terme de revêtement antiadhésif, il n’existe que 2 procédés :
- Soit le PTFE (nom moléculaire du téflon)
- Soit la céramique. Même si elle est parfois contestée , il s’agit aujourd’hui de la seule alternative écologique et non nocive pour la santé en terme de revêtement antiadhésif.
–> La céramique
Tout d’abord, qu’est-ce que la céramique ?
La céramique qui compose les nouveaux revêtements de poêles est une céramique industrielle, la même qui compose les lames des couteaux céramiques. Elle est composée de minéraux et d’eau.
Cette céramique est utilisée dans de nombreuses industries pour sa haute résistance aux températures (freins des automobiles, tuiles de navettes…).
Aujourd’hui, c’est la seule vrai alternative au téflon qui possède à la fois des propriétés antiadhésives et qui soit naturelle. Sauf qu’elle ne s’utilise pas comme une poêle classique. Contrairement au PTFE, la céramique supporte très bien les hautes températures. Au lieu de se désagréger, elle contient la chaleur. Du coup, à des températures excessives, la matière perd de son anti adhérence à la surface. C’est pourquoi, dans des conditions d’utilisation non conformes, il arrive que le revêtement soit moins performant et que ça accroche.
La règle de base avec la céramique est de cuisiner à feu moyen, pas plus. Vous ne verrez aucune différence en résultat de cuisson et vous préserverez les propriétés antiadhésive de vos ustensiles en revêtement céramique.
–> L’inox
L’inox est une matière hygiénique, durable et garantie sans produits chimique. La matière est idéale pour cuisiner à basse température ou mijoter. On peut saisir des aliments mais à la condition de suivre la technique dite de la goutte d’eau. En dehors de ce mode de cuisson, l’inox accroche et nécessite beaucoup de matière grasse ou simplement d’eau.
En termes de prix, il est vrai que l’inox peut paraître onéreux. Si la qualité des marques de référence n’est pas à remettre en question, je pense que la différence de prix se joue essentiellement sur l’argument « santé » de ces produits. Mais honnêtement, il existe des batteries inox très abordables.
–> Silicone
La silice est présentée sous la forme d’un minéral dur qu’on trouve dans la nature sous différente forme dont roche et sable (ce qui revient au même au final). La silice est la 2e matière la plus répandue sur terre (après l’eau). Seulement, elle se trouve souvent mélangée avec d’autres matières présentes dans la nature.
C’est pour cette raison qu’on doit lui faire subir un processus consistant à extraire la matière pure : le silicium. Ce processus s’appelle le curage c’est-à-dire qu’on associe la matière brute avec un catalyseur. Le catalyseur permet d’augmenter la vitesse d’une réaction chimique. C’est comme si je cuisinais un gigot de 7h en 2h … Là, il existe deux types de catalyseur : en platinium ou en peroxyde.
La différence entre les deux ?
1- Le platinium est plus cher car à l’issue du curage, on obtient une pâte épurée prête à être moulée. Pas besoin d’opération supplémentaire
2- Le peroxyde est moins cher car à l’issue du curage, on n’obtient pas encore une silice pure. Cela suppose une seconde opération de cuisson pour être sûre d’obtenir une pâte exploitable. Cette seconde opération requiert un encadrement humain et nécessite que les processus soient bien respectés (temps de cuisson à intervalles réglementées) . Et c’est là que nous sommes moins sûrs de la fiabilité des fabricants car la logique de coût parfois prend le dessus. Je ne peux rien affirmer sinon supposer que les produits bas de gamme doivent sacrifier ces étapes dans un but de rentabilité …
Le silicone a toute sa place en cuisine de part sa composition naturelle. C’est pourquoi nous nous y intéressons et nous souhaitons la proposer en alternative de cuisson. Il présente des avantages non négligeables comme une cuisson sans matière grasse, une cuisson saine et respectueuse des valeurs nutritionnelles des aliments.
Maintenant, il est vrai que dès lors qu’on est sur une fabrication industrielle, cela engendre des processus de transformation des matières qui impliquent forcément des dommages collatéraux. C’est le cas de toutes les matières y compris pour obtenir de l’inox 18/10 ! Notre but est de sélectionner de manière rigoureuse nos fournisseurs pour collaborer uniquement avec des marques qui font des efforts environnementaux et font preuve de transparence (Ex : Beka).
Au delà des méthodes de fabrication de nature industrielle, nous pensons que ces produits sont naturellement sains et s’inscrivent réellement dans une démarche « santé ».
Si vous avez des compléments d’information à apporter, la section commentaires est là pour ça. Le sujet est ouvert, n’hésitez pas…
Pop corn maison… C’est plus fort que moi, quand j’y pensais, je revoyais la scène du film Scream où une ado américaine fait griller du pop corn dans un réceptacle en aluminium avant de se faire attaquer par le tueur masqué ! Au-delà de ça, je crois que mes références en termes de pop corn étaient quasi nulles jusqu’à très récemment. J’étais notamment persuadée que faire du pop corn maison, c’était un coup à faire des trous dans son plafond.
Et puis, au printemps dernier, en lisant Algues, saveurs marines à cuisiner d’Anne Brunner, je suis tombée sur une recette de pop corn à l’algue nori, que j’ai trouvée très originale. Et il y a quelques jours, sur le site Régal et Sens, j’ai dégoté du maïs à pop corn bio. Y avait plus qu’à !
Comme j’avais toujours aussi peur de faire exploser le plafond de ma cuisine, j’ai profité d’un moment où la petite demoiselle était chez sa nounou pour tenter l’expérience. Au final ? Même pô eu peur, tiens ! Suffisait de bien tenir le couvercle de la sauteuse, et encore. Je me suis régalée à customiser ce pop corn : un bol à l’algue nori émiettée, un bol au curcuma, un autre aux cristaux d’huile essentielle de bergamote… Plus sympa à l’apéro qu’au goûter, selon moi, mais ça change agréablement.
Pop corn maison
100 grammes de maïs à pop corn
1 c. à soupe d’huile d’olive
Chauffer l’huile dans une sauteuse. Ajouter le maïs. Couvrir et laisser sur feu vif jusqu’à ce que tous les grains aient éclaté. Lorsque l’on n’entend plus rien, ôter le couvercle, répartir dans des bols et agrémenter à sa guise.
***
Info bonus
Vous la connaissez tous, Dame Mercotte lance aujourd’hui même une appli Macarons sur iTrucs et iBidules (et même iMachinChoses !). Pour tout savoir, c’est par ici, et pour la télécharger, c’est par là.
Tout d’abord, un grand merci à tous ceux qui m’ont envoyé des recettes de courges et autres potimarrons pour le jeu spécial Semaine du Goût ! J’ai adoré lire toutes vos contributions, et ça a vraiment été TRÈS difficile de se décider. Trois recettes, c’est vraiment pas assez… J’ai laissé parler mon imagination, ne pouvant tester toutes les recettes proposées… Voici mon trio gagnant. Parmi elles, l’une remportera un mixeur Braun, mais là… ce n’est pas moi qui choisis !
Pain d’épices au potimarron et aux éclats d’oranges confites Photo et recette : Clem
Pour 8 personnes
200 g de farine de blé T80
150 g de chair de potimarron cuite et réduite en purée
25 g de dès d’orange confite
200 g de miel
60 ml de lait de riz
8 noisettes
1 sachet de poudre à lever
1 cuil. à café bombée d’épices à pain d’épices (ou de 4 épices)
1 pincée de sel
Préchauffez le four à 180 °C (th. 6). Mélangez la farine avec la poudre à lever, le sel et les épices. Dans une petite casserole, faites fondre le miel dans le lait sur feu doux puis ajoutez la purée de potimarron. Versez sur le mélange sec et mélangez bien jusqu’à l’obtention d’une pâte homogène, puis ajoutez délicatement les dés d’orange confite. Versez dans un moule à cake beurré et fariné ou chemisé de papier sulfurisé et parsemez d’éclats de noisettes concassées. Enfournez pour 10 minutes puis baissez la température du four sur 150 °C (th. 5) et laissez cuire encore 1h environ. Plantez la lame d’un couteau dans le gâteau : elle doit ressortir sèche. Laissez refroidir avant de démouler. Ce pain d’épices se conserve quelques jours dans un film plastique dans le bas du réfrigérateur.
Verrines courge musquée / fromage de brebis façon tiramisu
Photo et recette : Céline
Ingrédients pour 4 verrines :
400g de chair de courge musquée
100g de fromage frais de brebis
1 blanc d’œuf
1 peu de crème
4 càc de graines de sésame noir
belles càc de curry
biscuits crackers aux graines
Comment faire… Détailler la chair de courge en petits dés, faire revenir à la poêle dans un peu d’huile d’olive jusqu’à obtenir ce qu’elle soit bien cuite (au besoin, rajouter un peu d’eau pour faciliter la cuisson). Mixer, saler, ajouter le curry et bien laisser refroidir sans couvrir. Pendant ce temps, écraser le fromage de brebis à la fourchette, détendre avec un peu de crème et ajouter les graines de sésame. Concasser grossièrement les biscuits aux graines, réserver. Quand la purée de courge est froide, battre le blanc d’œuf en neige, mélanger délicatement la moitié avec la purée de courge, et le reste avec le fromage de brebis au sésame. Pour le montage, mettre une couche de biscuits concassés au fond des verrines, puis une couche de fromage au sésame, une couche de biscuits et terminer par la mousse de courge au curry. Décorer avec un éclat de biscuit et un brin d’herbe aromatique (persil, coriandre…). Bon appétit !
Tarte aux pommes et patidoux
Photo et recette : Hélène
Au marché, les courges fleurissent sur l’étale de mon maraicher bio, les courges patidoux m’ont attirée avec leur jolie peau bariolée, on m’a conseillé de les cuisiner version sucrée. Je me suis donc lancée dans une tarte pommes et patidoux, bio, et avec une « contrainte » supplémentaire (on s’ennuierait sans !) : ne pas utiliser de produit laitier. Voici donc ma recette, pour une grande tarte.
La pâte :
Ingrédients :
-30 g de poudre d’amande (ou 30 g d’amandes broyées)
-200 g de farine
- 1 œuf
- 2 cuillers à soupe de purée d’amande
- 1 cuiller à soupe d’huile d’olive
- une pincée de sel
- une cuiller à café rase de poudre à lever
- 20 g de sucre roux
- un peu d’eau
1) Mélanger poudre d’amande, farine, sel, sucre, poudre à lever dans le bol du robot.
2) Ajouter la purée d’amande, l’œuf et l’huile progressivement. Mélanger jusqu’à obtention « d’un sable ».
3) Ajouter petit à petit l’eau pour que la pâte s’agglomère. Sortir la pâte du robot, former une boule. La laisser reposer au frigo ½ h au moins.
Pendant ce temps… les courges :
Ingrédients :
- 2 petites courges patidoux
- 60 g de sucre roux
- 25 g de poudre d’amande
- 2 cuillers à soupe de purée d’amande
- 1 œuf
1) Cuire les courges, coupées en 2et vidées des graines, à la vapeur, 20 minutes.
2) Vider à la cuiller l’intérieur des courges.
3) Dans un saladier, écraser la chair des courges avec le sucre et la poudre d’amande.
4) Ajouter la purée d’amande et l’œuf, on obtient une sorte de pâte à choux : c’est très étonnant !
Pour finir :
Préchauffer le four à 200°
1) Etaler la pâte au rouleau, sur 3 mm d’épaisseur, la disposer dans la tourtière.
2) Etaler le crème au patidoux de façon uniforme.
3) Eplucher 4 ou 5 pommes.
3) Disposer les pommes coupées en lamelles sur la crème.
4) Mettre la tarte à cuire 20 minutes à 200°, puis 20 minutes à 180°.
Variante possible : la même chose, version poire !
Depuis quelques jours, une petite demoiselle de trois kilos et des poussières est venue rejoindre la famille Clea… Je vais donc être bien moins présente pour poster des recettes et répondre à vos commentaires, mais je compte sur votre compréhension !
Pour l’occasion, je vous laisse en compagnie d’une très belle lecture : le dernier livre d’Anne Brunner, Recettes bio pour mes enfants, aux éditions La Plage.
Anne m’a très gentiment dédicacé ce livre, et je l’ai dévoré avec autant de plaisir que d’appréhension (et moi, je vais savoir faire tout ça ??). Ce que j’ai particulièrement aimé, c’est le découpage du livre en 7 chapitres que je trouve très ingénieusement combinés :
- Petits plats bio pour mon bébé, avec des portions individuelles et des recettes très simples et rapides à réaliser (j’ai déjà envie de crème de banane à l’amarante, c’est normal ?) ;
- Recettes bio pour superparents : ce sont des recettes toutes simples autour des céréales et des légumineuses qui, comme le rappelle l’auteur, peuvent être cuites à l’avance en quantités suffisantes pour ne (presque) plus rien avoir à faire le reste de la semaine, si ce n’est les accommoder ;
- Recettes bio pour parents pressés : encore plus simple et rapides, autour d’ingrédients du placard et de légumes vite cuits ;
- Mon enfant n’aime pas les légumes ! : un chapitre classique, mais ô combien indispensable, pour apprendre à les faire aimer… ou à les camoufler ;
- Des rituels et des fêtes : il y a les anniversaires, mais aussi les soirées crêpes, croques ou burgers maison ;
- Petits déjeuners ou goûters gourmands, avec de super idées comme le müesli de Yaël (je ne vous en dis pas plus…) ;
- Boissons bio pour mes enfants : alors là, j’ai déjà coché le sirop de citron… c’est grave, docteur ?
Bref, je vous le recommande chaudement, et vous dis… à bientôt !
Il y a deux jours, j’avais lancé un petit concours pour faire gagner à l’un d’entre vous un livre photo à réaliser gratuitement. Je vous avais proposé de me parler d’une recette du blog que vous avez testée et approuvée. Mais je ne m’attendais pas à recevoir autant de lecture ! Je tiens donc vraiment à vous remercier, vous qui avez posté un petit (ou un grand !) commentaire pour jouer à ce petit jeu, qui s’est avéré au final beaucoup plus riche et instructif que je ne l’imaginais. Choisir le gagnant a été un véritable calvaire !
Mais voyons tout d’abord quelles recettes vous avez plébiscitées :
Je vous invite vraiment à aller lire les nombreux commentaires du « concours », les courts, les longs, les rigolos, les nostalgiques, les poétiques et les complètement fous… Je poste ci-dessous le commentaire que Ludo et moi avons élu :
« Bonjour,
Lorsque j’ai vu la recette du cheesecake japonais aux fraises, j’ai su que c’était exactement avec cette recette que je demanderais la main de ma future femme… c’était une évidence… peut-être parce qu’elle attend notre bébé et qu’elle passe chez le primeur acheter une barquette de fraises françaises quasiment tous les jours depuis qu’elles sont apparues sur nos étals… peut-être parce que nous venons tous les 2 de ce magnifique continent qu’est l’Asie… peut-être…
Je n’ai absolument rien changé à cette délicieuse recette…
Elle l’a dévoré…
Et elle a dit oui…
Pour votre blog et particulièrement pour cette recette, merci… » Patrick
Photoservice me propose d’organiser un petit concours pour faire gagner à l’un(e) d’entre vous un code secret lui permettant de réaliser un livre photo Prestige. Ca tombe bien, les concours ça m’amuse et ça faisait longtemps que je n’en avais pas organisé un
NB : j’adore faire ça avec mes recettes de cuisine, mais libre à vous d’opter pour le sujet de votre choix !
Règles du jeu :
1 – Postez un commentaire dans lequel vous évoquerez une recette de ce blog que vous avez testée et approuvée. Dites-moi pourquoi vous l’avez choisie, pourquoi elle vous a plu, ou éventuellement quelle touche personnelle vous lui avez apportée pour qu’elle soit plus à votre goût.
2 – Ce n’est pas la rapidité qui compte, mais le jeu ne sera ouvert que pendant 48 heures (les codes fournis par Photoservice ayant une date d’expiration, il s’agit tout de même de ne pas trop traîner).
3 – C’est un jury absolument implacable et au-dessus de tout soupçon (moi) qui élira le commentaire gagnant. N’oubliez pas de renseigner votre adresse e-mail dans le champ prévu à cet effet pour que je puisse vous contacter ensuite !
Je vous l’accorde, c’est totalement cleacentrique comme approche, mais en même temps, cela me permet de savoir ce qui vous plaît dans mes recettes et de continuer à m’améliorer – et si ça, c’est pas de la générosité
Edit de samedi 16 mai : Oh-mon-dieu, j’étais bien loin de m’attendre à une telle avalanche de commentaires, si longs et si chouettes ! Vous êtes terribles les gens… Comment je vais faire pour choisir, moi maintenant ??
Allez, rendez-vous demain pour tirer le bilan et acclamer le gagnant !
Depuis quelques temps, et comme chaque année un peu avant l’arrivée du printemps, je suis prise d’une frénésie de rangement dans ma cuisine. De nettoyage par le vide, devrais-je dire.
Première étape
J’ai commencé par mettre de côté une certaine catégorie de produits : « ceux qu’on m’a offerts ou que j’ai achetés dans un moment d’égarement total et que je n’utiliserai vraisemblablement jamais ». Point commun : ils ne sont pas entamés, mais ils encombrent mes placards depuis trop longtemps déjà. Et surtout, si je n’avais aucune envie de m’amuser avec de la poudre de racine de lotus ou du poivre long, j’ai trouvé une amie qui, elle, si. La première étape du rangement par le vide a donc fait au moins deux heureuses : elle et moi !
Prairies japonaises au printemps (Kuju)
Deuxième étape
Terminer les fonds de paquets, entamés, eux, pour me débarrasser de certains produits que je n’ai plus l’intention de racheter. Genre, ce riz noir qui s’avère tout collant ou bien ce blé qui met des plombes à cuire et reste dur sous la dent. Allez hop, faut y finir, comme dirait l’autre ! Ça fait trop longtemps que tout cela encombre les étagères et les pots… Et quel plaisir à chaque fois qu’un bocal se vide ! D’ailleurs, cette deuxième étape sert de leçon : j’y réfléchirai certainement à deux fois la prochaine fois que ma main se tendra, dans une impulsion soudaine, vers un sachet de graines encore incertaines…
Troisième étape
Tout ça pour quoi, me direz-vous ? Parce qu’avec l’arrivée du printemps, mon alimentation va changer. Mes repas se simplifient : moins de plats composés, plus de préparations minute. Moins de produits du placard, plus de produits frais. Certaines céréales en remplacent d’autres : l’orge, par exemple, qui est rafraîchissante, est une céréale agréable à consommer aux beaux jours. Je sais aussi que je vais consommer un peu moins de légumineuses, dont j’ai eu un peu ma dose en hiver, mais plus de pommes de terre (nouvelles), plus de graine de couscous (prête en 5 mn, super pour les salades), et surtout plus de légumes et d’herbes fraîches. Au rayon farine, les « très typées » (quinoa, châtaigne…) ne m’attirent pas outre mesure après la fin de l’hiver, alors ouste, je passe les fonds de paquet dans le pain quotidien.
***
Au final, pendant plusieurs jours, j’ai très peu de courses à faire : seulement quelques produits frais pour cuisiner les produits à évincer. Certes, ce ne sont pas les menus les plus folichons de mon existence, mais je dirais qu’il faut en passer par là pour avoir ensuite le plaisir d’un placard tout neuf, plein d’ingrédients qui donnent envie d’accueillir le printemps.
Mes basiques qui ne changent pas
Il y a tout de même quelques ingrédients que je ne boude à aucun moment de l’année. Ce sont mes vrais basiques, ceux dont je ne saurais me passer :
- Farines : blé T80 et blé T110 pour le pain ;
- Matières grasses : huile d’olive et purée d’amande blanche ;
- Céréales : riz blanc et riz complet, boulgour, pâtes semi-complètes ;
- Produits « laitiers » : lait de riz et lait de soja, yaourts de brebis ou de soja ;
- Légumineuses : pois chiches en conserve, lentilles vertes.
Cela permet également de répondre aux personnes qui m’ont demandé « quoi acheter pour débuter en cuisine bio ».
Et vous, vous faites aussi le grand ménage de printemps dans votre cuisine ?