Vous connaissez déjà tous ici mon goût immodéré pour les desserts au citron… En voilà donc un de plus ! Et c’est encore une fois un dessert né d’une envie subite, croisée avec le contenu de mon frigo, un dimanche après-midi ordinaire… Comme quoi, parfois, avec pas grand-chose…
La préparation de base de ce dessert est une mousse au citron très acidulée, parsemée de graines de pavot croquantes. Quand je dis « très acidulée », traduire : vous pouvez rajouter du sucre si vous n’avez pas l’habitude du citron !
Vous pouvez donc choisir : 1 – la solution de facilité, consistant à déguster la mousse telle quelle ! ; ou bien : 2 – la solution de transition, consistant à transformer la mousse en soufflé (15 minutes au four et hop !) ; ou alors : 3 – la solution la plus sophistiquée, à savoir utiliser la mousse comme garniture d’une délicieuse tarte « soufflée » et aérienne.
Notez bien qu’il faut que votre tarte soit de forme rectangulaire* – on est tendance ou on ne l’est pas ! (non mais)
* Je sais, je sais, tout comme moi vous n’avez pas de moule à tarte rectangulaire. Pas grave ! Un moule à cake recouvert de papier sulfurisé convient très bien pour un petit modèle de tarte (celui de la photo)!
Mousse de base citron pavot
1 cuillerée à soupe de maïzena
6 cl de jus de citron
5 gouttes d’huile essentielle de citron bio
2 oeufs
50g de sucre
2 cuillerées à soupe de graines de pavot bleuDans une casserole, délayer la maïzena avec le jus de citron. Placer sur feu moyen. Battre les jaunes d’oeufs avec le sucre et le pavot bleu. Ajouter à la maïzena en mélangeant bien. Faire épaissir sur feu moyen. Oter du feu, ajouter l’huile essentielle et bien mélanger. Battre les blancs en neige et ajouter délicatement au mélange.Pour une mousse : consommer bien frais !Pour des petits soufflés : verser directement dans des moules à soufflé individuels. Cuire 15 minutes à 200°. Servir sans attendre.
Pour la tarte, préparer auparavant le fond de pâte (pour un petit modèle) :
80g de farine T80
40g de beurre fondu
30g de sucre
1 giclée de lait de soja
Mélanger les ingrédients et faire une boule. Etaler et garnir le moule à tarte. Cuire la pâte à blanc (avec des pois pour qu’elle ne gonfle pas) pendant 10 minutes à 200°, avant de la garnir, puis cuire 20 minutes supplémentaires. Laisser refroidir.
Je ne vous apprendrai rien en vous disant que c’est la saison des figues… Et moi, j’adooooooore les figues ! Je frôle bien l’overdose chaque année : figues au chèvre et miel, tartes aux figues, clafoutis aux figues, et j’en passe…
L’une de mes associations préférées, c’est la figue et l’amande. Ou, plus précisément, la purée d’amandes blanches : un délice crémeux à souhait – je n’ai besoin de personne pour finir le pot à la petite cuillère… Dans cette tarte, elle constitue la base de l’appareil crémeux qui entoure les figues. Il faut goûter pour comprendre… c’est trop bon !!
Tarte aux figues et à la purée d’amandes blanches
Pour 6 personnes
150g de farine T80
1/2 verre d’eau
3 cuillerées à soupe d’huile d’olive
1 cuillerée à soupe de cannelle
Plein de figues fraîches
4 cuillerées à soupe bombée de purée d’amandes blanches
4 cuillerées à café de sucre complet
1 oeuf
Pour la pâte, mélanger la farine, la cannelle, l’eau et l’huile. Former une boule et l’étaler dans un petit moule à tarte. Laver les figues, les couper en deux et les disposer sur le fond de tarte. Dans un bol, casser l’oeuf, et ajouter en délayant la purée d’amandes et le sucre. Verser sur les figues. Passer au four à 180° pendant 20 à 30 minutes, jusqu’à ce que la pâte soit bien dorée. Laisser refroidir.
Elle peut se conserver jusqu’au lendemain.
Les choses les plus simples… sont toujours les meilleures ! C’est ce que je me suis dit en regardant le nouvel arrivage de framboises, en direct du jardin de ma maman, dont nous avons déjà fait des confitures, des sirops, et j’en passe…
Les tartes aux framboises, j’adore, mais attention : sans crème pâtissière ! Et je suis sûre que j’arriverai à vous convaincre… Imaginez : une pâte croustillante sans beurre mais avec un délicat parfum de cannelle… Une garniture 100% fruitée, avec des framboises pleines de goût et une confiture maison… Et, et… des miettes de Spéculoos qui se cachent au fond, pour empêcher que la pâte ne détrempe et surtout pour donner un goût fantastique à l’ensemble… Alors, hein ? Vous en dites quoi ? C’est pas mieux que la crème pâtissière tout ça ?
Tartelettes aux framboises
Pour 8 tartelettes
Une pâte à tarte à la cannelle et au sucre complet
4 Spéculoos
16 cuillerées à café de confiture de framboises maison peu sucrée
Plein de framboises bien mûres
Cuire la pâte à blanc dans les moules à tartelettes en n’oubliant pas de les recouvrir de papier cuisson et de pois chiches, pour que la pâte ne gonfle pas. Compter 20 à 30 minutes à 180°. Laisser refroidir. Démouler chaque tartelette, puis émietter dans le fond 1/2 Spéculoos pour chacune. Recouvrir de 2 cuillerées à café de confiture, et mélanger légèrement pour recouvrir tout le fond de tartelette. Remplir de framboises. Servir sans (trop) attendre.
Je sais pas chez vous, mais chez moi, la Fête des Mères rime avec une bonne tarte sucrée aux fruits de saison… Pâte sablée et fraises pleines de goût et luisantes de confiture maison, ou bien tarte à la rhubarbe délicieusement acidulée, avec une pâte craquante et douce… C’est celle-ci que je vous propose pour le joli dimanche ensoleillé de demain !
Vous avez peut-être déjà votre propre recette de tarte à la rhubarbe. La méthode est simple : une pâte, un appareil à base de crème fraîche, et de la rhubarbe ! Très classique tout cela… Mais ça peut aussi devenir très original si on utilise des ingrédients « alternatifs » qui rendront la confection plus rigolote, et la dégustation plus légère ! Vous commencez à avoir l’habitude : cette fois-ci, crème d’avoine, sirop de maïs, sucre complet et lait de riz sont de la partie…
Tarte à la rhubarbe alternative
Pour 6 personnes
280g de farine T80
1 dl d’huile d’olive
1 dl d’eau
1 cà c de cannelle en poudre
1 cà s de sirop de maïs
Beaucoup de rhubarbe
20 cl de crème d’avoine liquide (ou soja)
40g de sucre complet
15 cl de lait de riz
Dans un cul de poule, verser la farine et la cannelle, mélanger. Creuser un puits, y verser l’eau, l’huile et le sirop de maïs. Mélanger avec une cuillère puis avec les mains pour former une boule. Etaler et foncer un moule à tarte.
Préchauffer le four à 190°C. Eplucher et laver la rhubarbe, la couper en petits tronçons, et bien remplir le moule à tarte. Mélanger la crème, le lait et le sucre complet, et verser sur la rhubarbe. Enfourner pour 40 mn environ, jusqu’à ce que la pâte soit bien dorée et la rhubarbe tendre. Laisser refroidir avant de servir.
Si vous voulez savoir ce que ça donne, une Clea en vacances, eh bien voilà : ça donne une linzertote un 2 mai au matin, alors que la deadline du KiKiVeutKiVientKuisiner, organisé par Aude cette fois-ci, était le 1er mai à minuit… En toute bonne foi, en malaxant la pâte parfumée aux noisettes et à la cannelle ce matin, je m’imaginais encore pouvoir participer… C’était sans compter mon cerveau en vacances, qui n’avait pas pris en compte les règles du jeu. Bon, pas grave. D’abord, parce que tout le monde va déjà avoir un mal fou à départager les nombreux candidats, et ensuite parce que cette linzertorte était délicieuse, ce qui n’est déjà pas si mal.
Quand j’ai annoncé à ma mère que je voulais réaliser une linzertorte, elle s’est exclamée qu’elle-même avait été une pro de la linzer quand elle avait mon âge. Qu’elle en faisait tout le temps pour ses copines, et tout et tout. Et sur ce, elle m’a sorti deux jolies roulettes en bois pour découper des lanières. Alors, on s’y est mises toutes les deux. On a pris la recette d’un vieux livre de Ginette Mathiot, La Pâtisserie Pour Tous. Comme on n’avait pas de poudre d’amandes, on a mixé des noisettes. La recette indiquait 15g de cacao dans la pâte, mais ma mère soutenait qu’elle ne mettait pas de cacao, alors j’en ai mis 7,5g, pour la départager de Ginette. Une demi-heure plus tard, la maison sentait bon la noisette et la confiture de framboises…
Linzertorte
Pour 8 personnes
200g de farine T80
125g de noisettes moulues
60g de Rapadura (sucre complet)
10g de cacao en poudre
10g de cannelle en poudre
100g de beurre
1 jaune d’oeuf
250g de confiture de framboises allégée en sucre
Dans un grand bol, mélanger la farine, la poudre de noisettes, le sucre, le cacao et la cannelle. Faire un puits et ajouter le beurre fondu et le jaune d’oeuf. Mélanger à la cuillère. Mouiller ses mains et malaxer le tout pour former une boule. Etaler les 2/3 de la boule dans un moule à tarte. Mettre au four à 180° pour 10 minutes. Pendant ce temps, étaler le reste de la pâte et découper des lanières. Sortir la tarte du four, étaler la confiture et répartir les bandelettes. Remettre au four pour 20 minutes environ. Laisser refroidir avant de découper.
Il faudrait savoir, quoi… Un jour on proclame le printemps, on sort sa roquette et ses graines germées, et le lendemain pof, il neige à nouveau et voilà Clea enrhumée ! Screugneugneu… Et pourtant, Dieu sait que je préfère le sale temps au printemps. Mais une fois qu’on a dit que c’était le printemps, et que je me suis fait une raison, il ne faut pas revenir en arrière, sinon voilà que… Aaaaatchoum !
Pfffff.
Bon…
Si c’est comme ça, je vais nous faire une bonne tarte aux noix. Oui, oui, comme en hiver ! Parfaitement ! Mais pas pleine de crème, de beurre et de sucre, hein, on est bien d’accord là -dessus (j’ai beau être enrhumée, j’ai toujours les réflexes qui fonctionnent à pleins tubes !).
Mais, mais… C’est quoi ce rayon de soleil qui débarque ?
Aaaatchoum !
Pffff…
Tarte aux noix
Pour un petit moule à tarte de diamètre 21 cm
125g de farine d’épeautre
3 cuillerées à soupe d’huile d’olive
1/2 verre d’eau (voire moins)
1 pincée de sel
1 cuillerée à café de cannelle en poudre
125g de cerneaux de noix
20 cl de crème liquide d’avoine ou de soja
1 oeuf
5 cuillerées à soupe de sirop d’agave (ou miel)
Pour la pâte à tarte, mélanger la farine, le sel et la cannelle. Ajouter l’huile et l’eau, mélanger avec une grande cuillère puis pétrir rapidement pour former une boule. Etaler et garnir le moule à tarte.
Mettre les noix dans un sachet à congélation et taper dessus avec un rouleau à pâtisserie (sinon : concasser grossièrement avec la méthode de votre choix !). Concasser plus ou moins finement selon que vous aimez avoir des morceaux ou pas (moi j’aaaaaaaaaime !). Mélanger les noix avec la crème, le sirop d’agave et l’oeuf battu. Verser sur le fond de pâte.
Cuire au four à 180° pendant 30 à 40 minutes, ou jusqu’à ce que la tarte soit bien dorée.
Elle est meilleure froide que tiède… selon moi !
Promis, elle a beau ne comporter ni beurre, ni crème, etc… Elle est vraiment extra !
Ce weekend j’ai eu envie… d’un dessert d’hiver, gourmand mais raffiné, crémeux mais léger, et forcément un peu beaucoup citronné ! J’ai donc pensé à mademoiselle la mangue, à qui j’ai proposé une lune de miel gourmande avec monsieur le citron. Elle n’a pas dit non, et apparemment ça leur a bien plu !
Je suis partie d’une base de tarte au citron à laquelle j’ai rajouté de la pulpe de mangue bien fraîche. Mais souvenez-vous, je voulais faire léger ! J’ai donc décidé de conserver l’idée de la crème au citron à base de maà¯zena et d’oeufs, mais d’alléger la pâte sablée classique en la remplaçant par une pâte végétale, tout aussi craquante mais bien moins écoeurante… L’association mangue / citron s’est révélée fidèle à mes espérances : cette tarte n’est ni trop mangue, ni trop citron, elle est le mariage des deux !
Ai-je besoin d’en dire plus ?…
Ah oui, la recette, peut-être !
Tarte mangue et citron
Pour 8 personnes
Pour la pâte
150g de farine
75g de margarine végétale « cuisson » (ou du beurre si vous aimez !)
75g de sucre roux
un peu de lait de soja (ou celui que vous voudrez !)
Pour la garniture
1 mangue bien mûre
4 citrons non traités
100g de sucre roux
1 bonne cuillerée à soupe de maïzena
3 oeufs
Préparer la pâte : mélanger du bout des doigts le sucre et la margarine coupée en morceaux. Ajouter la farine et continuer à malaxer du bout des doigts jusqu’à obtention d’un mélange sablonneux. Ajouter juste assez de lait pour former une boule. Etaler cette boule dans un moule à tarte avec la paume des mains. Recouvrir la pâte de papier sulfurisé et de haricots secs, pois chiches, ou autres, pour faire du poids et éviter que la pâte ne gonfle. Cuire environ 20 mn à 180°.
Lorsque la pâte est cuite, préparer la garniture. Peler et couper la mangue en morceaux, et mixer finement la pulpe. Prélever le zeste de deux citrons et presser les quatre. Dans une casserole, verser la maïzena et diluer petit à petit avec le jus des citrons. Ajouter les zestes et le sucre, puis cuire quelques instants à feu très doux en remuant, pour que le sucre fonde. Battre les oeufs dans un bol et les ajouter au mélange. Mettre à feu vif et remuer constamment pour que la crème épaississe. Une fois la crème bien épaissie, ajouter la pulpe de mangue et bien remuer. Verser sur le fond de pâte, et laisser refroidir à température ambiante.
Attendre quelques heures avant de déguster, bien frais !
Mardi matin, 11 heures : un cri s’échappe de la cuisine, et ma maman en sort, toute dépitée. La situation est critique : partie pour faire un gâteau au chocolat pour ses amies au goûter, elle avait mis à fondre 100g de chocolat dans une casserole, avant de s’apercevoir qu’au lieu de 3 oeufs, il n’en restait plus qu’un.
Alors… SuperClea a mis sa grande cape rose pour voler au secours du chocolat fondu ! Et a improvisé en quelques minutes une tarte poires / chocolat / noisettes (on n’avait pas non plus de poudre d’amandes !). L’honneur était sauf : ces dames étaient ravies, elles n’ont rien su du désastre. Le frigo, lui, était toujours aussi vide, mais les estomacs heureux.
Tarte choconoisettine aux poires
250g de farine
2 cuillerées à soupe de sucre
4 cuillerées à soupe d’huile végétale (olive ou sésame), ou bien du beurre fondu
un petit verre d’eau
100g de chocolat à pâtisserie
crème de soja
5 ou 6 poires selon la taille
1 oeuf
60g de noisettes en poudre
50g de sucre
Préparer la pâte : mélanger farine, sucre, matière grasse et eau. Faire une boule, l’étaler et foncer un moule à tarte. Faire fondre le chocolat avec deux cuillerées à soupe de crème (si ce n’est déjà fait !). Etaler le chocolat sur le fond de pâte. Eplucher et couper les poires. Les répartir sur le chocolat. Mélanger l’oeuf avec le sucre et les noisettes en poudre. Ajouter suffisamment de crème pour obtenir un mélange fluide. Verser sur les poires. Enfourner à 180° pour 45 minutes environ. Déguster tiède ou froid !
J’ai une passion pour la tarte au citron. Elle a un petit côté ambigu qui me plaît : elle parait douce mais son acidité la révèle dans toute sa splendeur crémeuse et sablée… Par conséquent, à chaque fois que j’en ai l’occasion, dans chaque restaurant et même dans chaque pâtisserie où elle a l’air appétissante, je finis toujours par en commander une part.
Mais je dois vous faire un aveu (et ce n’est que le premier) : je suis anti-meringue. Je n’aime rien mieux que la crème au citron fondante d’acidité, et la meringue molle et doucâtre m’ennuie. Quand j’ose (comprendre : quand je ne suis pas en présence d’un être à impressionner ou qui ne me connaît pas encore), je racle donc la meringue d’un coup de cuillère aussi précis que dédaigneux, pour me consacrer à ce qui me fascine : la crème de citron dorée, sur son lit de pâte sablée.
Mais j’ai aussi mes préférences en matière de pâte sablée : elle ne doit pas être trop épaisse, et surtout, ne pas avoir un goût de beurre trop prononcé. Si je voulais du beurre, je mangerais un paquet de sablés bretons ! Dans la tarte au citron, j’aime la pâte sablée discrète, à peine présente, tout juste assez pour mettre en valeur la somptueuse crème citronnée.
Vous l’aurez compris, je suis amoureuse de cette garniture au citron, qu’il me faut toujours plus acide et crémeuse, sans être jamais écoeurante. Mais je vais vous faire un dernier aveu : jusqu’à hier, je n’avais jamais confectionné de tarte au citron. J’avais testé toutes celles qui s’étaient trouvées à ma portée dans ce vaste monde, jusqu’au Japon (un jour je vous parlerai du cheese-cake à la japonaise, pour lequel j’éprouve une passion presque égale à celle que je voue à la tarte au citron), mais jamais je n’avais mis la main à la pâte. Pourquoi ? Eh bien parce que j’avais peur. La tarte au citron ne pouvant souffrir l’imperfection, il fallait que ma première tentative soit parfaite.
Et elle le fut.
Je me suis longtemps documentée sur le sujet, comparant toutes les recettes des livres de cuisine de la maison. Aucune n’était semblable. Je suis restée fascinée pendant de longues minutes devant celle des Gâteaux de Mamie, qui contient pas moins de 400 grammes de sucre, 8 oeufs et une plaque de beurre, sans compter la pâte sablée. Une autre recette incluait du tofu (forcément !), mais je doutais d’atteindre ainsi la texture recherchée pour ma première tarte au citron, celle qui devrait être parfaite…
J’ai donc fini par faire ce que j’avais finalement prévu depuis le début : un séjour sur mon Marmiton favori. La recette de ‘The’ Tarte au Citron Meringuée me faisait il est vrai de l’oeil depuis quelques temps déjà … Elle me paraissait parfaite : beaucoup de citron, pas trop d’oeufs ni de beurre, des quantités de sucre parfaites en les réduisant très légèrement… Seul bémol : effectivement, elle était meringuée. Mais peut-on se passer de meringue ? Telle était la question… Je n’allais pas tarder à connaître la réponse : la meringue est un cache-misère. Mais c’est une misère délicieuse.
Je me lançai donc un beau matin dans ‘The’ tarte au citron. J’avais 6 invités pour le soir-même, dont un autre amateur fervent de tarte au citron. La réalisation de la pâte sablée, avec un peu moins de beurre qu’indiqué, ne posa aucun problème. La cuisson, par contre, fut plus longue que prévu : je dus enlever les pois chiches au bout de 25 minutes pour que la pâte finisse de cuire en dessus (30 minutes en tout). Je mis tout mon amour et quatre citrons juteux dans la réalisation de la crème, et c’est en en couvrant ma pâte sablée que je réalisai tout l’intérêt de la meringue : mon moule était certainement un peu trop grand, ou bien la quantité de crème au citron un peu trop faible… Dans tous les cas, ma tarte au citron avait l’air d’un lac asséché, beau certes, mais à sec. Je la mis au frais pour le reste de la journée. Deux heures avant sa dégustation, je confectionnai avec regrets la meringue (avec 4 blancs d’oeuf et un peu moins de sucre qu’indiqué), et mis la tarte sous le grill. Quelques secondes suffirent pour qu’elle atteigne une magnifique couleur, dorée par endroits, brune ailleurs, blanche aussi… Je me surpris à la trouver magnifique, avant de me ressaisir. Il ne s’agissait après tout que d’un cache-misère, ne l’oublions pas ! Je laissai la tarte à température ambiante jusqu’au moment de la dégustation.
Je la coupai en 8 avec délicatesse, et mes convives la regardèrent avec envie avant de la goûter. Elle était parfaite. Tout simplement divine. A ce moment précis, j’aurais pu me prosterner devant l’auteur de cette recette, de ‘The’ tarte au citron. J’ai même mangé la meringue… Il faut dire j’étais en présence de mes invités, et que si je la laissais de côté ils risquaient de se demander pourquoi… Et finalement, je lui ai trouvé une présence assez remarquable, qui contrebalançait délicieusement le craquant de la pâte sablée et l’acidité de la crème.
Nous étions 7, il en restait donc une part qui fut destinée à mon petit-déjeuner du lendemain. J’étais partagée entre l’envie de racler la meringue pour l’ignorer dans un coin de mon assiette, et celle de lui donner une seconde chance, motivée par mon expérience de la veille. Je décidai de couper la poire en deux : une moitié de part meringuée, l’autre nue. En irréductible amatrice de l’acidité, c’est tout de même la dernière version que j’ai préférée.
Et vous, comment l’aimez-vous ? A la folie, passionnément, pas du tout ?
Meringue ou pas meringue ? Acide ou sucrée ? Dites-moi tout !
Tarte au citron meringuée
PÂTE SABLÉE:
- 125 g de farine
- 65 g de beurre
- 30 g de sucre
- 1 jaune d’oeuf
- 2,5 cl d’eau
- 1 pincée de sel
CRÈME AU CITRON
- 4 citrons de taille moyenne
- 125 g de sucre
- 3 oeufs
- une cuillère à soupe de maïzena
MERINGUE
- 2 blancs d’oeuf
- 100 g de sucre
- 1/2 c à café de levure chimique
PÂTE:
Blanchir les jaunes et le sucre au fouet et détendre le mélange avec un peu d’eau.
Mélanger au doigt la farine et le beurre coupé en petites parcelles pour obtenir une consistance sableuse et que tout le beurre soit absorbé (!!! Il faut faire vite pour que le mélange ne ramollisse pas trop!).
Verser au milieu de ce « sable » le mélange liquide.
Incoporer au couteau les éléments rapidement sans leur donner de corps.
Former une boule avec les paumes et fraiser 1 ou 2 fois pour rendre la boule + homogène.
Foncez un moule de 25 cm de diamètre avec la pâte, garnissez la de papier sulfurisé et de haricots secs.
Faites cuire à blanc 20 à 25 mn, à 180°C, Th 6-7 . (NB après baisser le four à 120°C/150°C environ pour la meringue).
CRÈME AU CITRON :
Laver les citrons et en « zester » 2.
Mettre les zestes très fins dans une casserole.
Presser les citrons et mettre le jus avec les zestes dans la casserole.
Verser le sucre et la Maïzena.
Remuer, et commencer à faire chauffer à feux doux.
Battre les oeufs dans un récipients séparé.
Une fois les oeufs battus, incorporer tout en remuant le jus de citron, le sucre, la Maïzena et les zestes.
Mettre à feu fort et continuer à remuer à l’aide d’un fouet.
Le mélange va commencer à s’épaissir.
Attention de toujours remuer lorsque les oeufs sont ajoutés, car la crème de citron pourrait brûler.
Oter du feux et verser l’appareil sur le fond de tarte cuit.
MERINGUE :
Monter les blancs en neige avec une pincée de sel.
Quand ils commencent à être fermes, ajouter le sucre puis la levure.
Mixer jusqu’à ce que la neige soit ferme.
Recouvrir avec les blancs en neige et napper. Cuire à four doux (120°C/150°C) juqu’à ce que la meringue dore (10 mn)