Le weekend dernier était placé sous le signe de la détente : après une demi-semaine passée avec la grippe, j’ai tout de même réussi à m’évader un peu, avec Ludo dans les valises, pour prendre un weekend un peu moins prolongé que prévu, mais tout de même différent des autres. Il faut dire qu’on avait sacrément besoin de vacances… aussi courtes soient-elles. Le programme : se détendre (une après-midi balnéo), se faire plaisir (de bons petits plats), se dépenser (de la marche à pied) et se faire chouchouter (une nuit en chambre d’hôtes) ! Rien que ça ! Et une quasi interdiction de se pencher en direction de l’écran de l’ordinateur, pour moi (la blog addiction !) comme pour lui (la jeux vidéo addiction !).
Notre weekend nous a notamment menés vers le Lac d’Annecy – un peu embrumé ce jour-là mais toujours aussi beau (c’est à ses côtés que je suis née, donc on ne me fera pas dire le contraire !), et au retour nous nous sommes arrêtés au Col de Tamié, pour nous rendre à l’Abbaye du même nom… Pélerinage, visite spirituelle ? Les deux, mon général !
Le but de la visite étant surtout d’acheter du Tamié, délicieux fromage produit et vendu sur place par les moines de l’Abbaye, je pense que l’on peut effectivement parler de visite spirituelle pour bloggeuse culinaire passionnée ! Et de pélerinage sur les lieux de mon enfance… C’est que j’en ai fait moi, de la luge, sur les pentes qui mènent à l’Abbaye !
Dans la voiture, avant d’arriver, j’essayai de décrire à Ludo, qui ne connaissait pas, la saveur du Tamié : « à mi-chemin entre le reblochon et la tome ! Je n’aime pas le reblochon, c’est trop fort, mais j’aime son moelleux… Le Tamié, c’est le moelleux du reblochon sans le côté « fromage qui pue » ! » (Manu, si tu passes par là , je te laisse rectifier le tir !).
Bref, après ce vaste débat, nous voilà repartis avec un Tamié digne de ce nom. Le premier soir, on l’a fait fondre dans les crêpes. Jambon, Tamié… On n’en demandait pas plus après une journée de marche à pied, et le bonheur se lisait sur les visages ! Et le deuxième soir, je l’ai accommodé avec des pâtes savoyardes elles aussi, histoire qu’il ne soit pas dépaysé : c’est toute l’histoire de ce gratin de fenouil, crozets et Tamié. Avec juste ce qu’il fallait de crème pour que le tout soit bien fondant…
Comme quoi, les envies les plus faciles à satisfaire sont bien souvent celles qui nous comblent le plus…
Gratin aux crozets, fenouil et Tamié
Pour 4 personnes
1 gros bulbe de fenouil
200g de crozets
1/2 pack de crème liquide (soja ou vache)
sel, poivre
Tamié coupé en tranches
Mettre une grande quantité d’eau à bouillir dans une grande casserole. Couper le fenouil en lanières. Lorsque l’eau bout, y jeter les crozets et le fenouil. Cuire 10 mn. Egoutter. Verser dans un plat à gratin. Saler, poivrer. Arroser de crème liquide. Recouvrir de tranches de Tamié. Faire gratiner au four une vingtaine de minutes.
Vous pouvez trouver du Tamié dans les supermarchés de la région, ou bien en vente sur Internet.
Je ne vous apprends rien, en ce moment ce sont les Jeux Olympiques d’Hiver… Mais ce que je vais vous apprendre (peut-être), c’est que les JO d’Hiver et moi, c’est une longue histoire, puisque j’ai assisté à ceux d’Albertville en 1992. J’avais 11 ans à l’époque, et ceux qui avaient vu la cérémonie d’ouverture des jeux magnifiquement orchestrée par Philippe Découflé se souviennent peut-être des petites savoyardes qui dansaient en costume régional, avec les tresses remontées sur la tête… Tout cela ne me rajeunit pas !
En tout cas, nous avions eu pour l’occasion trois semaines de vacances en février, et je m’en souviens encore : j’ai passé mes journées à suivre les compétitions de ski à la télé en m’amusant avec mes Barbies et mes crayons de couleur, et celles de patinage en direct live à la patinoire d’Albertville, en rêvant devant les costumes des patineuses (oui, à l’époque, j’avais des goûts bizarres !). Ah, c’était le bon vieux temps…!
Enfin, tout ça pour dire que moi les JO d’Hiver, j’aime bien ça. Et comme je me mets à les regarder le soir en rentrant, ça me donne des envies de gratins et de plats régionaux bien de chez moi. En l’occurrence, ça faisait longtemps que je n’avais pas mangé de crozets, ces petites pâtes au sarrasin bien tendres et pleines de goût, spécialité de la Savoie. Je les ai donc associées aux poireaux dans un gratin tout simple, mais néanmoins léger et vraiment, vraiment délicieux !
Gratin poireaux-crozets
Pour 2 personnes
100g de crozets au sarrasin
2 poireaux
125 ml de crème de soja
quelques tranches d’emmental ou de Beaufort
sel et poivre
Cuire les crozets à l’eau bouillante salée, et les poireaux à l’étouffée, coupés en rondelles. Tout est prêt au bout de 10 minutes, il ne reste plus qu’à saler, poivrer, et alterner en couches dans un plat à gratin avec crème et fromage. Au four pour gratiner (10mn), et c’est prêt ! Dépêchez-vous, les JO, c’est bientôt fini…
Vous trouverez les crozets soit au rayon pâtes, soit au rayon « spécialités régionales » de votre hyper préféré.
Voilà encore une recette piquée à Jolie-Maman ! Cela faisait quelques temps déjà que mon amoureux me parlait régulièrement d’un certain gratin de fenouil… Son gratin préféré ! Qu’à cela ne tienne : je n’aime pas trop le fenouil, mais c’est surtout parce que je ne sais pas bien l’accomoder. J’étais donc partante pour voir si ce gratin allait me réconcilier avec Monsieur Bulbes ! Et la mission fut accomplie : ce gratin doux et original est bien parti pour faire partie de nos favoris cet hiver !
Gratin de fenouil
Pour 2 personnes
4 petits bulbes de fenouil
20g de beurre
un peu de crème liquide ou Soja Cuisine
du gruyère râpé
sel et poivre
Couper les fenouils en lanières. Faire revenir le beurre dans une cocotte, ajouter le fenouil et un peu d’eau. Laisser mijoter jusqu’à ce que le fenouil soit cuit. Verser dans un plat à gratin, saler, poivrer, recouvrir de crème et de fromage râpé. Faire gratiner au four à 180° pendant une vingtaine de minutes.
Et voilà , j’ai craqué ! Il s’est mis à faire froid, j’ai ressorti mes chaussettes qui tire-bouchonnent, je me blottis sous ma couette à la moindre occasion, et… J’ai envie de gratins !
J’ai donc testé une recette de gratin de pâtes qui me semblait très chouette, mais les pâtes du dessus se sont retrouvées croustillantes et, finalement, plutôt immangeables. Celles du dessous étaient délicieuses, ceci dit, donc je vais retravailler tout cela pour vous le présenter !
Finalement, pour marquer le retour à mes origines après le détour japonais, je vais opter aujourd’hui pour un gratin savoyard. (Oui, pour ceux qui l’ignorent encore, je suis une savoyarde pur jus… juste un peu japonisée !). Mais pas un gratin de patates tout simple, non ! Ni un gratin dauphinois, faut pas confondre, hein ! Celui-ci a l’appellation d’origine contrôlée : il est sa-vo-yard ! Le mieux, c’est que ça ne veut pas dire qu’il est dégoulinant de reblochon, de crème et de lardons. Je dirais même qu’une fois un peu adapté, c’est un très bon plat complet et équilibré, qui réchauffe et réconforte, parfait pour les soirées d’automne qui nous attendent ! Les pommes de terre et les oignons sont parfumés à l’ail et aux épices, et fondent dans un mélange de lait et de fromage. Le résultat est crémeux et plein de goût… Il a remporté tous les suffrages de la tablée !
Gratin de pommes de terre
Pour 8 personnes
1 gousse d’ail épluchée
20g de beurre
800g de pommes de terre
2 gros oignons
Quatre épices, noix de muscade, poivre, sel
50 cl de lait
125g de gruyère râpé
Préchauffer le four à 180°. Peler, laver et sécher les pommes de terres, les couper en rondelles ultra fines (idéalement au robot). Couper très finement les oignons en rondelles. Mettre le lait à tiédir dans une casserole. Mettre les pommes de terre dans un salader, saler, ajouter les épices, et bien mélanger. Ajouter les oignons et le fromage, mélanger. Ajouter finalement le lait. Frotter l’intérieur du plat à gratin avec la gousse d’ail et beurrer (y compris les bords). Verser les pommes de terre et faire cuire pendant au moins une heure (mais plus ça cuit, mieux c’est !).
Dans la série des recettes inratables de ma maman, je vous présente aujourd’hui le gratin de courgettes. Ce gratin a une longue histoire…
A l’origine, la recette contient des courgettes, de la crème fraîche, les oeufs et du fromage râpé. Ma maman la tenait d’une copine de fac, qui la tenait de sa maman, qui était une pro de la cuisine familiale bien crémée et bien beurrée… Et puis, au fur et à mesure de sa transmission, la recette a évolué. Le blanc d’oeuf a disparu, puis le jaune, la crème fraîche a été remplacée par de la crème allégée, puis par de la crème de soja (Soja Cuisine), l’emmenthal remplacé par du fromage de chèvre, etc… Cette recette suit les modes et les tendances culinaires de ma maman. Aujourd’hui, elle est 100% bio et légère. Pas d’oeufs, seulement des courgettes, de la crème de soja, du sel et… de la levure alimentaire. Il s’agit d’une levure de bière qui a été désamérisée et déshydratée. Elle ne permet plus la fermentation, mais elle contient encore plein de vitamines, notamment de la B12. Et surtout… une fois gratinée, son goût rappelle celui du fromage fondu ! Un délice !
Gratin de courgettes
Pour 8 personnes
8 courgettes
500 ml de Soja Cuisine
sel
levure alimentaire
Râper les courgettes et les essorer en les pressant avec les mains. Dans une marmite, faire chauffer le Soja Cuisine, saler. Lorsque le Soja Cuisine est chaud, ajouter les courgettes, et cuire 5 minutes pour bien imprégner les courgettes. Verser les courgettes dans un plat à gratin. Ajouter un peu de levure alimentaire que l’on mélange aux courgettes, et saupoudrer encore un peu de levure sur le gratin. Mettre à gratiner pendant 45 mn à 175°C.
Ce gratin est idéal en accompagnement d’une viande, ou pour un repas léger.