Cake au citron

Il est bon, parfois, de revenir aux fondamentaux… Une simple tarte aux pommes, un bon moelleux au chocolat, ou un cake au citron sans extravagance – juste la bonne recette, pour le jour où on en a besoin !

Celui-ci est bien citronné et assez peu sucré. Libre à vous d’ajouter encore quelques gouttes d’huile essentielle de citron pour lui donner encore plus de profondeur.

Et puis, pour ceux qui aiment customiser : fruits rouges en été, zeste d’orange ou de mandarine en hiver, et pépites de chocolat ou noix de coco râpée toute l’année !

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Cake au citron

3 citrons
3 oeufs
100 à 120 g de sucre de canne blond
1 pot de yaourt (120 g) de brebis ou de chèvre
1/2 pot d’huile d’olive douce (50 g)
200 g de farine de blé T80
2 c. à café de poudre à lever
30 g de poudre d’amande
20 g de polenta instantanée (facultative, on peut mettre un peu plus de poudre d’amande à la place)
50 g d’écorces de citron confites taillées en dés

Préchauffer le four à 170 °C. Zester et presser les citrons. Casser les oeufs dans un saladier. Ajouter le sucre et battre jusqu’à ce que le mélange mousse et double de volume. Incorporer le yaourt, l’huile, le zeste et le jus de citron. Mélanger, puis ajouter la farine, la poudre à lever, la poudre d’amande et la polenta (crue). Lorsque la pâte est bien homogène, ajouter les écorces de citron. Verser dans un moule à cake et cuire au four pendant 50 mn.

Gâteau d’anniversaire « château de princesse » et Little Cigogne

Il y a quelques jours, la petite demoiselle a eu quatre ans… Et, comme chaque année, elle avait des desideratas bien précis en termes de gâteau d’anniversaire. Pas en termes de goût, non… Ca, elle s’en fiche royalement, ce qui l’intéresse n’est pas de le manger mais de le découvrir, de s’émerveiller, et de piller la déco (mangeable ou non…).

Cette année, donc, j’ai échappé de peu à Flash McQueen. Mais, période princesses oblige, j’ai eu droit au « château de princesse ». J’avoue que j’ai presque trouvé ça plus facile que les Barbapapa et Barbamama des années précédentes… Je me risque donc à quelques explications.

Comme pour les précédents gâteaux, j’opte pour une base qui fait partie de mes classiques depuis que j’ai 8 ans : le gâteau moelleux au chocolat d’Irma. Il se tient très bien, se découpe et se façonne sans le moindre mal, et il plait toujours. Pour le reste, j’ai pioché a minima dans les biscuits industriels, pour privilégier au maximum des ingrédients bio. La pâte d’amande très souple (de la marque Jean Hervé) est un ingrédient-clé dans la réussite de ce gâteau. J’aurais aussi pu faire un cuir de fruits pour une version plus estivale, mais je n’avais pas beaucoup de temps devant moi…

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Gâteau d’anniversaire « château de princesse »

Pour 15-20 personnes

3 fois la recette du moelleux au chocolat d’Irma
1 kg de pâte d’amande bien souple (il en restera environ 1/4)16 cigarettes russes (ou autres biscuits de la même forme)
4 rouleaux de réglisse
4 cornets à glace
250 g de fraises / framboises
1 paquet de guimauves (bio)
1 paquet de bonbons en forme de galets (bio)

Préparer 3 fois la recette du moelleux au chocolat et répartir le tout dans :
- 1 moule de 25-26 cm de diamètre
- 1 moule de 20 de diamètre
- 2 moules à gros muffins
Cuire et laisser refroidir (cette étape peut être réalisée la veille).
Placer le plus gros gâteau sur un plateau et poser le gâteau moyen par dessus. Etaler la pâte d’amande à l’aide d’un rouleau à pâtisserie, sur une épaisseur de 5 mm. Déposer la pâte d’amande sur les deux gâteaux pour les recouvrir. Découper l’excédent. Disposer un muffin de chaque côté du château et recouvrir de pâte d’amande.
Pour confectionner chaque tour, former un petit paquet avec 4 cigarettes russes et emballer dans une abaisse de pâte d’amande, en laissant bien dépasser de la pâte d’amande en haut et en bas. Grâce à la pâte d’amande qui dépasse en haut, enfoncer le paquet de cigarettes russes dans un cornet à glace. Grâce à la pâte d’amande qui dépasse en bas, enfoncer la « tour » dans le gâteau. Travailler la pâte d’amande pour bien faire adhérer le tout. On met deux tours dans le gâteau du haut et une dans chaque muffin.
Dérouler les rouleaux de réglisse et entortiller autour de chaque tour, pour la déco.
Placer les bougies. Décorer de fraises, framboises, de princes et princesses (jouets en plastique Disney ou autres). On peut faire une « barrière » en alternant des petites guimauves et des framboises (à retenir avec une bougie de chaque côté et un ruban de réglisse noué entre les deux). Pour éviter la chute des framboises placées sur les bords, faire tenir avec des cure-dents.
Décorer le « sol » de guimauves et de galets.

Une fois confectionné, ce gâteau peut se garder à température ambiante pendant 1/2 journée environ, s’il ne fait pas trop chaud.

***

Little Cigogne

Je profite de ce billet pour vous parler d’un nouveau concept que j’ai eu l’occasion de tester cette semaine et qui se nomme Little Cigogne. Il s’agit d’une box, mais pas « une de plus », une bien différente de tout ce qui existe ! La petite cigogne a des amies stylistes qui mettent en boîte des vêtements pour enfants (jusqu’au 6 ans) en fonction de critères prédéfinis par le destinataire (taille, type de vêtements et d’accessoires, couleurs et styles favoris), le tout permettant une économie de 60% sur le prix des vêtements. Je trouve l’idée géniale pour un cadeau de naissance ou d’anniversaire, ou juste pour se faire plaisir, d’autant que les marques sélectionnées sont très chouettes, certaines bio (La Queue du chat…).

selection stylisteA réception, on se retrouve avec un paquet très joliment emballé dans un linge blanc retenu par une épingle à nourrice. Une toute petite plume blanche tombe de l’enveloppe – la petite cigogne aime laisser des traces ! Les vêtements sont joliment pliés et accompagnés d’un petit mot de la styliste. Ceux que j’ai reçus en ayant renseigné quelques critères sur le site sont pile poil dans mes goûts – tons nature, pastels, bio… Bref, encore une idée de « cadeau par correspondance » que je retiens pour les copines et leurs petites têtes blondes ou brunes !

A noter, quand on veut faire un cadeau : les boîtes sont expédiées en début de mois, entre le 5 et le 10 environ.

Fondant renversé aux abricots et à la pâte d’amande

Premiers abricots cette semaine… Ils ont déjà passé un sale quart d’heure, transformés en mousses (recette bientôt !), en tarte Tatin ou juste compotés. Et ce matin, ils ont assouvi une envie de gâteau à base de pâte d’amande, envie par ailleurs cohérente avec les fonds de placards à vider, et donc très bienvenue !

Il est à tomber, ce fondant, pour peu qu’on aime l’acidité des abricots cuits et la saveur de la pâte d’amande. Je me suis inspirée d’une recette dont j’ai considérablement diminué la quantité de sucre et de beurre (remplacé par un yaourt de brebis), et le résultat n’est donc pas la bombe calorique qu’on pourrait imaginer. Mais testé tiède puis froid, il a été plébiscité dans tous les cas !

Côté pâte d’amande, entendons-nous bien : on ne peut pas la remplacer par de la poudre d’amande ni par de la purée d’amande dans cette recette. On a vraiment besoin de la consistance de la pâte d’amande, de son goût et de son côté granuleux. Prenez-en une bonne (bio, pas colorée, sans sirop de glucose), et choisissez-la bien souple. Si elle est trop dure, vous aurez du mal à la mixer – essayez dans ce cas de la couper en dés et de les faire un peu « fondre » dans un tout petit peu de beurre au préalable.

Reste à fondre de plaisir… pas trop difficile !

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Fondant renversé aux abricots et à la pâte d’amande

Pour 8 personnes

4 oeufs
200 g de pâte d’amande souple
1 yaourt (de vache ou de brebis) de 120g
4 c. à soupe de sucre complet ou muscovado
1 citron (zeste)
80 g de farine de blé T80
1 c. à café de poudre à lever
20 g de beurre ou 1 c. à soupe d’huile d’olive
12 abricots

Passer au blender les oeufs avec la pâte d’amande (coupée en dés), le yaourt et 2 c. à soupe de sucre muscovado. Dans un saladier, mélanger le zeste de citron avec la farine, la levure et une pincée de sel. Incorporer le mélange aux oeufs et mélanger jusqu’à obtention d’une pâte homogène. Beurrer un moule de 25-26 cm de diamètre et saupoudrer de 2 c. à soupe de sucre muscovado. Couper les abricots en deux et placer dans le moule, face bombée au-dessus. Verser la pâte par-dessus. Cuire à 180 °C pendant 40 mn environ, ou jusqu’à ce que la pointe d’un couteau ressorte sèche. Laisser refroidir 5 mn, décoller les bords puis démouler sur une assiette. Laisser tiédir avant de déguster.

Recette inspirée des Gourmandises d’Isa

 

Moelleux au chocolat et au tofu

J’ai un aveu à vous faire : je crois que je suis en train de rentrer dans la catégorie des gens pénibles en matière de gâteau au chocolat. Explications.

1) L’approximation, en la matière, m’agace prodigieusement. Un moelleux est un gâteau dont on peut manger une part avec les doigts sans que ça colle, un fondant doit être dense à s’en pourlécher la petite cuillère, et un moelleux coulant doit… couler, a minima, et si possible être moelleux sur les bords et fondant vers le dedans. A bas les étiquetages approximatifs !

2) Un gâteau au chocolat doit avoir un goût de chocolat fondu. Noir, dense, pas trop sucré. Un goût de chocolat, ce n’est pas a) un goût de poudre de cacao, b) un goût de sucre ou c) un goût de beurre. Notez que le beurre, dans les fondants au chocolat, c’est souvent bon, surtout s’il est un peu salé. Mais encore faut-il que le gâteau n’aie pas « un goût de beurre », et là… c’est le drame.

Pénible, moi ? Un peu. Mais pas tant que ça. Quand c’est très bon, je suis ravie de m’enthousiasmer de ce qui se trouve dans mon assiette (dernier en date : moelleux encore tiède et un peu fondant à coeur du restaurant « Du pain sur la planche », à Satoriz Saint Péray, juste à côté de Valence – sublime, et beurré sans en avoir l’air). Et quand je mets au point une recette qui répond à tous mes critères, je suis bien contente aussi de la partager avec vous !

Pour mon livre Veggie, j’avais expérimenté le gâteau au chocolat à base de tofu soyeux et de banane. Comme dans la mousse au chocolat, le tofu apporte vraiment quelque chose en plus : le goût de soja n’est pas du tout présent, mais il donne du moelleux, de la tenue, et permet de remplacer une éventuelle matière grasse. Avec des pruneaux dedans, c’est juste divin… Je m’en étais déjà rendu compte avec ce fondant chocolat pruneaux. Voici la version « moelleux », celle qui fait des miettes mais ne tache pas les doigts !

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Gâteau au chocolat et au tofu

Pour 6 personnes
100 g de chocolat à pâtisserie
200 g de tofu nature
2 œufs
50 g de rapadura (sucre complet)
100 g de farine de blé ou d’avoine
3 c. à café de poudre à lever
12 pruneaux moelleux

Faire fondre le chocolat au bain-marie. Mixer le tofu avec les œufs et le rapadura. Incorporer à la spatule le chocolat fondu, puis la farine mélangée à la poudre à lever. Verser le mélange dans un moule à cake et lisser la surface. Incorporer les pruneaux dénoyautés. Cuire au four pendant 30 mn à 180 °C.

Cette recette fait partie d’un dossier sur le tofu réalisé pour le magazine Sat’Info.

Cake aux châtaignes + Dédicace à Grenoble

Je l’ai vu, je l’ai voulu : un cake aux châtaignes concassées, sans fioritures ou presque. J’ai laissé tomber le glaçage aux épices, et ajouté un peu de farine de châtaignes pour jouer le jeu à fond. Le résultat est un cake « marrons grillés » complètement de saison.

Quand je dis que j’ai joué le jeu, c’est vrai : j’ai appliqué tous les petits « trucs » indiqués dans la recette, avec lesquels je ne m’encombre pas d’habitude. Exemple : mélanger poudre à lever ET bicarbonate, au lieu de se contenter de l’une ou de l’autre. Leur action n’est pas tout à fait la même, mais vous pouvez simplifier en optant juste pour la levure. Idem pour les farines et la fécule : vous avez tout à fait la possibilité d’utiliser uniquement de la farine de blé, mais la farine de châtaignes apportera du goût, et la fécule donnera du moelleux et de la tenue au gâteau.

Le vinaigre, enfin : indispensable, ou pas ? Je dirais que oui : le gâteau ne contient pas d’oeufs, et le vinaigre aide à compenser cette absence en apportant du moelleux et de la tenue.

Vous savez tout, à vous de jouer !

Je profite de ce message pour préciser que je serai en dédicace à Grenoble le samedi 15 décembre, de 16h à 18h à la librairie Décitre.

Cake aux châtaignes

Recette adaptée du blog BitterSweet

Pour 8 personnes

130 g de farine de blé T80
60 g de farine de blé T65
20 g de farine de châtaignes
20 g de fécule de maïs
1/2 c. à café de bicarbonate
1/2 c. à café de poudre à lever
1 pincée de sel
50 g de sucre de canne blond
100 g d’huile d’olive
60 g de sucre complet
200 g de châtaignes au naturel
140 ml de lait d’amande
1 c. à café de cannelle en poudre
1/2 c. à café de vinaigre de cidre
1 c. à café d’extrait de vanille, d’amande amère ou de vanille en poudre

Dans un saladier, mélanger les farines, la fécule, le bicarbonate, la poudre à lever, le sel et le sucre blond. Dans le bol d’un mixeur, placer l’huile d’olive, le sucre complet, la moitié des châtaignes hachées et le lait. Mixer jusqu’à obtenir une préparation lisse et homogène. Ajouter la cannelle, le vinaigre et la vanille. Couper grossièrement les châtaignes restantes et mélanger dans le saladier de farine. Verser la préparation liquide et mélanger rapidement (ne pas trop travailler la pâte). Verser dans un moule à cake rectangulaire et cuire au four à 180 °C pendant 1h. Laisser refroidir.

Fondant aux pistaches et au chocolat

Certains gâteaux se passent de longues introductions. Celui-ci, par exemple. Point d’ingrédients bio-bizarres (ou presque), juste de très bonnes matières premières. La recette est adaptée du livre de Guillemette Auboyer, Desserts des jours heureux, qui porte divinement bien son nom : tout y est festif, coloré, appliqué, et plutôt très sucré. Bref, des recettes que je me plais à aller déguster dans son salon de thé lyonnais ou à contempler sur les pages de son livre, mais que je ne peux m’empêcher de détourner un brin au moment de les réaliser. Moins de sucre, moins de beurre, moins de crème… Il n’empêche que c’est bon, très bon même ! Celle-ci restera un classique spécial anniversaires… de grands.

Fondant aux pistaches et au chocolat

Recette adaptée du livre Desserts des jours heureux, de Guillemette Auboyer

Pour 4 à 6 personnes

75 g de pistaches
50 g d’amandes
100 g de sucre de canne blond
3 oeufs
75 g de beurre
20 g de farine (de blé ou de riz)
110 g de chocolat à pâtisserie
100 ml de crème liquide d’avoine

Réduire les pistaches et les amandes en poudre fine. Mélanger avec le sucre. Battre longuement avec les oeufs, jusqu’à ce que le mélange soit bien fluide. Incorporer le beurre fondu et la farine. Verser dans un moule carré de 20×20, chemisé de papier cuisson. Cuire pendant 15 mn à 175 °C. Laisser refroidir, puis couper en 4 carrés de taille identique.
Faire fondre le chocolat au bain-marie. Réserver. Dans une petite casserole, porter la crème d’avoine à la limite de l’ébullition. Incorporer au chocolat en trois fois, en mélangeant énergiquement à chaque ajout. Poser un carré de gâteau sur une assiette et garnir de ganache au chocolat. Couvrir d’un deuxième carré, et recommencer. Sur le dernier morceau de gâteau, verser généreusement toute la ganache restante, sans hésiter à la laisser déborder sur les côtés. Conserver au frais jusqu’au moment de servir.

Cake choco-dattes

Les recettes de gâteaux au chocolat, c’est un peu comme les bons bouquins : il y en a tellement qu’on ne sait pas par laquelle commencer, qu’on finit par lâcher l’affaire et par se retrouver devant Masterchef avec un pot de Nocciolata. Avouez que c’est parfois dramatique d’avoir autant l’embarras du chocolat choix.

Tout ça pour dire que je reste assez limitée en matière de gâteaux au chocolat. Je fais et refais régulièrement celui de Laurence Salomon (mousseux, fondant, miam). En cas d’anniversaire, je fais (en double) ce moelleux-là (facile à découper et à réagencer pour répondre aux commandes de gâteaux Barbapapa et autres Flash Mac Queen…). Si c’est vraiment fête, je fais celui-ci, qui se découpe très bien dans la hauteur pour être garni de ganache à ce qu’on veut. Et quand j’ai envie d’un fondant un tout petit peu zarbi mais surtout très nutritif, j’opte pour celui avec des pruneaux dedans.

Et puis, il y a tous ceux qu’il faut que je (re)teste : aux haricots azukis, à la betterave, à la courgette, au potimarron, à la purée de marrons… Et celui-ci, à base de dattes, que j’ai trouvé ici et testé dans la foulée. Ni moelleux, ni fondant, plutôt quelque part entre les deux – ce serait une très bonne base pour des brownies, d’ailleurs. Addictif en tout cas, ça, c’est sûr !

Cake choco-dattes

Recette inspirée de celle-ci

Pour 8 personnes

250 g de dattes (pesées après dénoyautage)
150 g de chocolat à pâtisserie
1 c. à café rase de bicarbonate
60 g de sucre complet (rapadura, muscovado ou sucre de coco)
50 g de purée d’amande ou de noisette complète
70 g de yaourt
2 oeufs
1 c. à café de cannelle en poudre
1 pincée de vanille en poudre
1 pincée de sel
200 g de farine (ici : mélange de farine de blé et d’avoine)
1 c. à café de poudre à lever
Facultatif : 50 g de pépites de chocolat

Dénoyauter les dattes en les coupant en deux. Placer dans une casserole avec 250 ml d’eau. Porter à ébullition et laisser frémir pendant 3 mn. Ajouter le bicarbonate, remuer et laisser refroidir. Mixer pour obtenir une purée.
Faire fondre le chocolat. Pendant qu’il fond, battre le sucre avec la purée d’amande (ou noisette), le yaourt et les oeufs. Fouetter suffisamment longtemps pour que le mélange soit bien homogène. Ajouter les épices, le sel, le chocolat fondu et la purée de dattes. Lorsque tout est bien incorporé, verser la farine et la levure et battre jusqu’à ce qu’on n’aperçoive plus du tout de farine. Si on en utilise, ajouter les pépites de chocolat. Verser dans un moule à cake, ou bien dans un moule rond ou carré de 22 à 24 cm de diamètre ou de large, chemisé de papier cuisson*. Cuire au four à 170 °C pendant 45 à 50 mn. Laisser refroidir sur une grille avant de découper.

* Selon le choix du moule, le gâteau sera plus ou moins fondant en son centre (plus c’est épais, plus ça reste fondant).

Cake banane, citron et graines de sésame

En langage « blog » comme en mathématiques, il y a des théorèmes. En voici un. Tout bon billet relatif à un cake à la banane se doit de commencer par la phrase suivante : « Vous aussi, il vous arrive d’acheter des bananes, de constater que personne n’y a touché et qu’elles sont toutes mûres à la fois ? Lucky you, le cake à la banane va vous sauver la vie ! ». Non ? Bon, sinon, il parait qu’il va faire beau, ce week-end. Y a plus de saison, ma bonne dame.

J’ai beau aimer les théorèmes, j’aurais plutôt envie de commencer ce billet autrement. En disant notamment que question inspiration, il y a des semaines avec, et des semaines sans. Des semaines à calepin (rose) où les idées se bousculent et où je note autant que je popote. Et puis des semaines où le calepin (rose, toujours) n’est même plus dans le sac à main. Acte manqué totalement assumé : pas envie de chercher, juste de me laisser guider, d’attendre une bonne surprise. Ce qui est bien, c’est qu’à force de parcourir quotidiennement quelques centaines de blogs, il y en a toujours une qui finit par se présenter.

Cette fois-ci, c’est un cake à base de banane (vous aussi, il vous arrive d’acheter des bananes, de constater que personne n’y a touché, etc. - vous pouvez expirer, nous y voilà enfin), mais dont tout l’intérêt réside dans l’utilisation pléthorique de graines de sésame (noir et blond, c’est plus graphique) et d’un joli glaçage au citron. La recette est d’Heidi Swanson, auteur américaine qui anime le célébrissime blog 101Cookbooks. Je me suis permis de la traficoter puisque, bien qu’elle fut déjà très équilibrée à la base, elle comportait encore trop de sucre à mon goût. Et puis, je n’avais plus que deux bananes (rendez-vous compte, ça doit finalement vouloir dire que quelqu’un les mange ! Et chez vous ?), j’ai donc tronqué la recette d’un bon tiers.

Résultat somptueux : les graines de sésame remplacent une partie de la matière grasse, et le petit glaçage citron-sésame fait vraiment le boulot pour faire passer ce cake du statut de « bon » à « addictif ». .

 

Cake à la banane et aux graines de sésame

Recette traduite et adaptée de 101 Cookbooks

Pour 6 personnes

Pour le cake :
180 g de farine(s) au choix (j’ai mis 130g de farine de blé T80 et 50g de farine de seigle T130)
2 c. à café de poudre à lever
80 g de sucre muscovado (ou moitié sucre complet, moitié sucre blond)
80 g de graines de sésame noir et blond mélangées
50 ml d’huile d’olive
2 oeufs
2 bananes bien mûres
40 g de yaourt
1 citron (zeste)

Pour le glaçage :
4 c. à soupe de jus de citron
2 c. à soupe de sucre blond
1,5 c. à soupe de graines de sésame noir et blond mélangées

Préchauffer le four à 180 °C. Dans un grand saladier, mélanger les farines, la poudre à lever, 1 pincée de sel, le sucre et les graines de sésame (on peut les torréfier au préalable et réduire la moitié des graines en poudre pour une saveur de sésame encore plus prononcée). Dans un autre récipient, battre l’huile avec les oeufs, les bananes écrasées, le yaourt et le zeste de citron. Verser ce mélange dans le précédent, bien mélanger et verser dans un moule à cake. Cuire pendant 45 mn. Laisser tiédir.
Pendant que le gâteau refroidit, préparer le glaçage en mélangeant tous les ingrédients dans un bol. Démouler le gâteau et napper de glaçage.

 

Gâteau à la noix de coco et au citron vert

Voilà ce qui arrive quand on achète un sachet de noix de coco râpée pour faire une recette de biscuits aux flocons d’avoine, et que ladite recette se perd dans les limbes du world wide web… Un sachet de noix de coco même pas ouvert qui traîne depuis des semaines sur l’étagère de la cuisine, au milieu des bocaux régulièrement remplis, vidés, et re-remplis d’amandes, de noisettes, de raisins secs et autres cranberries. Que voulez-vous, la noix de coco râpée ne fait pas partie de mes ingrédients familiers, ceux auxquels j’attribue un nouveau destin à chaque repas improvisé (parfois funeste, le destin – on ne peut pas tout le temps avoir juste). Pas d’incrémentalisme avec la noix de coco donc, il m’a fallu attendre d’être vraiment inspirée pour lui trouver un destin approprié : un bon gros gâteau, plein de bonnes choses, et qui goûterait beaucoup, beaucoup la coco.

Comme j’en avais sous la main, j’ai utilisé à la place de la moitié du sucre de canne du sucre de fleur de coco. Visuellement, il ressemble au sucre Muscovado, du sucre de canne complet ambiance « sable fin et humide ». Il est vraiment extra dans les crumbles, et s’est avéré parfait dans ce gâteau. Son intérêt : un indice glycémique très bas (pour ceux que cela intéresse) et surtout une saveur très agréable. Si vous n’en avez pas, n’importe quel sucre brun conviendra.

Vous verrez, en versant le jus de citron vert dans le lait, que le mélange va rapidement cailler : en 5 minutes, vous aurez en fait du « buttermilk », à la consistance laiteuse-crémeuse, idéale pour ce type de gâteaux.

Gâteau à la noix de coco et au citron vert

Pour 8 personnes

220 ml de lait (soja, vache ou coco, ou un mélange)
2 citrons verts
60 g de purée d’amande blanche
50 g d’huile d’olive
2 oeufs
120 g de sucre de canne brun ou de sucre de fleur de coco
280 g de farine de blé T65
2 c. à café rases de poudre à lever
40 g de noix de coco râpée

Dans un bol, mélanger le lait, les zestes et les jus des citrons verts. Dans un saladier, battre longuement les oeufs avec le sucre. Incorporer la purée d’amande et l’huile. Dans un autre récipient, mélanger la farine, la poudre à lever et la noix de coco râpée. Verser alternativement du lait puis du mélange de poudres dans le saladier contenant le mélange oeuf+sucre, en battant bien à chaque ajout. Lorsque tout est incorporé et que la pâte est homogène, verser dans un moule à cake ou à manqué. J’ai choisi un moule de 20 cm de diamètre parce que je voulais un gâteau haut, mais vous pouvez prendre un moule plus grand et vous obtiendrez un gâteau un peu plus plat (pensez alors à ajuster le temps de cuisson). Cuire à 180 °C pendant 45 mn en vérifiant la cuisson de la pointe d’un couteau (à 5 mn près en plus ou en moins). Laisser refroidir avant de démouler.

Ce gâteau se conserve très bien, emballé dans un torchon.