Carrot cake aux dattes

En ce moment, à la maison, c’est un peu la guerre des légumes avec une certaine petite demoiselle, qui trie ses pâtes si le traître (moi) a glissé du fenouil au milieu et repousse sans vergogne les assiettes de soupe ou de purée pourtant amoureusement mitonnées (pas folle, j’ai aussi essayé les petits pots industriels – même cause, même effet). Serions-nous déjà entrés dans l’ère du riz-pâtes-patates ? Comme je ne baisse pas facilement les bras, j’ai décidé de planquer des légumes dans les gâteaux. Je sais, c’est lâche, c’est bas, c’est mesquin. Mais c’est toujours plus sympa que les soupes froides et les purées retapissées quand il s’agit de finir-pour-ne-pas-gâcher…

Donc, bon. Le gâteau de carotte, c’est un grand classique, vous avez certainement déjà votre recette, et j’en avais déjà une aussi. Mais j’aime bien cette variante-ci : sans sucre, sans matière grasse, juste avec de la purée de dattes qui apporte de la douceur et du moelleux. De la mélasse, pas mal d’épices, des fruits confits… Ah oui, et des carottes aussi. Mais ne le dites pas, surtout, hein. On peut d’ailleurs les remplacer par du potimarron, de la betterave crue, de la courgette ou du panais, râpés. Si, si, c’est vrai. Allez, on mange son gâteau et après, seulement après, on devine ce qu’il y a dedans !

Carrot cake aux dattes

Pour 8 personnes

Gâteau :
100 grammes de dattes
2 œufs
2 c. à soupe de mélasse de sucre de canne
80 grammes de carotte
100 grammes de farine de blé T80
1 c. à café de poudre à lever
2 c. à café de cannelle en poudre
2 c. à soupe de son d’avoine (facultatif)
2 c. à soupe d’écorces de citron ou d’orange confites, hachées

Garniture (facultative) :
1 petit suisse
1 c. à café de sucre de canne blond
1 pincée de vanille en poudre

Dénoyauter les dattes et hacher finement leur chair. Couvrir d’eau à hauteur et porter à frémissement. Cuire pendant une dizaine de minutes. Égoutter en réservant l’eau. Mixer en rajoutant juste assez d’eau pour obtenir une consistance pâteuse. Battre les œufs en omelette, ajouter la pâte de dattes et la mélasse. Éplucher et râper les carottes. Ajouter la farine, la poudre à lever, la cannelle en poudre, le son d’avoine et les écorces confites. Incorporer le mélange aux dattes et mélanger pour obtenir une consistance homogène. Verser dans un moule à cake. Enfourner pour 30 à 40 minutes à 180 °C. Laisser refroidir, couper en deux dans la largeur comme un sandwich, refermer puis couper en 12 carrés.
Battre le petit suisse avec le sucre et la vanille. Garnir chaque mini carré/sandwich et refermer. Conserver au frais.

***

NB : je vous signale une mise à jour conséquente de l’article Peut-on cuisiner sainement ?, par Sissi.

Cake à la polenta et à la noix de coco

Trois bonnes raisons de tester ce cake à la polenta et à la noix de coco :

  1. Vous pensez détester la noix de coco râpée
  2. Vous n’avez jamais pensé à mettre de la polenta dans un cake
  3. Vous avez dépensé toutes vos économies dans les soldes et il vous faut quelque chose pour oublier

Si vous avez répondu oui au moins deux fois, ce cake est fait pour vous. Promis. Et si vraiment vous êtes 100% certain de détester la noix de coco râpée, essayez au moins de mettre un peu de polenta dans votre prochain cake, quel qu’il soit (tiens, c’est dur à lire à haute voix, essayez – ça aussi, ça vous fera oublier que vous vous êtes un peu trop lâché sur les soldes).

Cake à la polenta et à la noix de coco

Pour 8 personnes

2 œufs
80 grammes de Rapadura*
60 grammes de purée d’amande blanche**
40 millilitres d’huile d’olive
100 millilitres de lait végétal
100 grammes de farine de votre choix (par exemple : amarante, blé T80, riz complet, avoine…)***
1 c. à café de poudre à lever
50 grammes de polenta fine (semoule de maïs complète ou polenta précuite) (non cuite à l’eau, bien entendu)
20 grammes de noix de coco râpée

Battre les œufs avec le sucre jusqu’à ce que le mélange mousse et double de volume. Ajouter la purée d’amande et l’huile. Incorporer le lait, puis la farine, la poudre à lever, la semoule de maïs et la noix de coco. Verser dans un moule à cake. Enfourner pour 35 à 40 minutes à 180 °C.

*Sucre complet. Oui, on peut mettre du sucre blond, mais le sucre complet apporte vraiment quelque chose.
** Oui, vous pouvez mettre du beurre. There, I said it.
*** Plus la farine est roots, mieux c’est. L’amarante (mélangée à une autre farine) est top, donc si vous avez des placards à vider, allez-y.

Cette recette est une bonne base que vous ne devez pas hésiter à modifier en ajoutant des pépites de chocolat, des fruits frais ou secs…

Vous pouvez la retrouver dans le dossier Sat’Info spécial polenta.

***

NB : Je serai à Paris le mercredi 26 janvier à la Fnac Forum des Halles, de 17h à 19h, pour dédicacer mon dernier livre (et les autres !), avec quelques petites douceurs préparées pour l’occasion. Viendez nombreux, amis parisiens, c’est pas souvent que la provinciale que je suis monte à la capitaaaaale ;)
–> Plus d’infos

Très gros gâteau au chocolat et au gingembre

Vous qui commencez à me connaitre, vous vous doutez que je ne vais pas vous être très utile pour composer votre menu de Noël pour 12 personnes, ni vous proposer un rétroplanning pour des cadeaux gourmands qui devraient d’ailleurs déjà être prêts depuis longtemps. Si j’ai vaguement tenté de donner dans la bûche une fois ou deux, j’ai globalement toujours fait honneur à des repas alternatifs pour le 24 et le 25. Non par rébellion, mais plutôt par flemme. Les vacances de Noël sont généralement plus synonyme pour moi de lecture au coin du feu que de top-chef-masterisation aux fourneaux. Dont acte.

Je ne suis donc pas non plus une grande fan des hors séries des magazines de cuisine « spécial fêtes » (deux euphémisme). Pourtant, abonnée à Saveurs, j’ai reçu comme il se doit le numéro spéciaaaaaal, orné d’un magnifique gâteau au chocolat en couverture. Un bon gâteau qui pèse sa plaque de beurre, ses 12 oeufs et sa demi-livre de sucre. J’ai reçu le magazine courant novembre, et ce weekend, ce gâteau me hantait encore… Je suis donc passée à l’action, pour une version largement revisitée de ce Très, Très Gros Gâteau au Chocolat. Je l’ai parfumé au gingembre, mais libre à vous d’opter pour des zestes d’orange et des écorces confites, ou encore une version citron.

Très gros gâteau au chocolat et au gingembre

Pour 12 personnes

Pour la crème au gingembre :
100 g de chocolat à pâtisserie
200 g de tofu soyeux
2 c. à soupe de gingembre confit finement haché

Pour le gâteau :
250 g de farine de blé T65
1 c. à café de poudre à lever
1 c. à café de gingembre en poudre
45 g de cacao en poudre
6 œufs
10 cl de crème d’avoine liquide
150 g de sucre de canne blond*
200 ml de lait de riz

Pour la ganache :
120 g de chocolat noir à pâtisserie
6 cl de crème d’avoine liquide

Préparer la crème au gingembre. Faire fondre le chocolat au bain-marie. Mixer avec le tofu soyeux. Incorporer le gingembre confit. Verser dans un saladier, couvrir et placer au réfrigérateur.
Préparer le gâteau. Mélanger la farine, la levure, le gingembre et le cacao dans un saladier. Séparer les blancs des jaunes d’œuf. Battre les jaunes avec la crème liquide et le sucre. Incorporer petit à petit la farine, en alternance avec le lait. Battre les blancs en neige avec une pincée de sel. Incorporer délicatement au mélange. Chemiser un moule à charlotte de papier cuisson et verser la pâte dans le moule. Cuire pendant 50 mn à 180 °C. Vérifier la cuisson avec la pointe d’un couteau. Laisser refroidir. Démouler et couper en trois dans la largeur à l’aide d’un couteau à pain.
Garnir le premier tiers de gâteau de la moitié de la crème au chocolat. Déposer le deuxième tiers par-dessus et garnir du restant de crème. Couvrir avec le dernier tiers de gâteau.
Préparer la ganache. Faire fondre le chocolat au bain-marie. Faire chauffer la crème liquide dans une petite casserole. Incorporer la crème au chocolat fondu en trois fois, en mélangeant vivement à chaque ajout. Napper le gâteau de ganache. Conserver au frais jusqu’au moment de servir.

* C’est un gâteau peu sucré. On peut aller jusqu’à 220 g si on aime vraiment le sucre !

***

NB : lorsque j’étais allée à Périgueux en novembre pour le salon international du livre gourmand, j’avais eu un véritable coup de coeur culinaire pour l’Izba, restaurant bio et végétarien d’inspiration russe. Daria, le cordon bleu qui officie à l’Izba, vient d’ouvrir son blog, et je vous conseille vivement de lui rendre visite. Et surtout, de tester le steak de betterave et les crêpes au fromage blanc… Tout est un régal !

Fondant au chocolat et aux pruneaux

J’ai inventé un petit jeu avec moi-même : réaliser toutes sortes de gâteaux au chocolat « alternatifs », c’est-à-dire contenant au moins un ingrédient très bizarre (pour un gâteau au chocolat, s’entend).
Dans P’tit Chef bio, j’ai testé le mélange betterave-cacao. Très amusant, avec le côté très « terre » de la betterave qui en fait un vrai gâteau rustique. Dans Variations Potimarron, c’est la purée de potimarron qui sert à remplacer le beurre pour apporter du fondant. Marié à la farine de quinoa, c’est vraiment très très concluant, pour un fondant un peu typé. Je me suis aussi pas mal amusée avec le tofu soyeux, la banane… deux expérimentations à suivre.
Mais aujourd’hui, c’est avec les pruneaux que je vous propose de composer. Je ne suis pas la première à y avoir pensé : Clotilde et Valérie Cupillard ont déjà présenté leur version de ce fondant. Le duo pruneau-chocolat noir fonctionne extrêmement bien, car le pruneau se fond et se confond avec le chocolat, apportant de la texture et une saveur naturellement sucrée qui permet de se passer de beurre et d’une bonne partie du sucre. Un fondant assez roots, plus pour après la piscine que pour un repas chic entre amis, mais définitivement adopté ici.

Fondant au chocolat et aux pruneaux

Pour 4 personnes

150 grammes de pruneaux dénoyautés
1 bol de thé
100 grammes de chocolat à pâtisserie
2 œufs
30 grammes de sucre complet (rapadura)
80 grammes de farine de blé T80
2 c. à café de poudre à lever

Faire tremper les pruneaux dans le thé pendant 1 heure environ. Égoutter et mixer. Fondre le chocolat au bain-marie. Battre les œufs avec le sucre complet. Incorporer la pulpe de pruneau et le chocolat fondu. Bien remuer, puis incorporer la farine et la poudre à lever mélangées. Verser dans un moule à cake rectangulaire bien huilé. Cuire pendant 15 minutes à 175 °C. Laisser refroidir avant de démouler.

Note : la taille du moule a son importance. Dans un moule à cake rectangulaire, le gâteau aura la bonne épaisseur pour être fondant. Si vous souhaitez utiliser un moule plus large, doublez les proportions.

Vous pourrez retrouver cette recette et plusieurs autres sur le thème des fruits secs dans le numéro en cours de Sat’Info, et très bientôt sur le site internet de Satoriz.

INFO

Ventes privées EKOBO dans les boutiques EKOBO et MUSHKANE aujourd’hui et demain.

EKOBO HOME, 4 rue Herold 75001 Paris // MUSKHANE, 3 rue Pastourelle 75003 Paris

Gâteau ultra moelleux au lait fermenté (kéfir)

La première fois que j’ai rencontré du kéfir, on n’avait pas été présentés. Il y a quelques années, en plein rangement du frigo de ma maman, j’étais tombée nez à nez avec un pot de confiture rempli au quart de petites graines bizarres et gélatineuses, aussitôt soupçonnées d’être des invitées indélicates, et presque aussi sec jetées à la poubelle. « T’as pas jeté mon kéfir, quand même ? » La boulette…

C’est que c’est précieux, des graines de kéfir. C’est comme le levain frais et le kombucha, ça ne se trouve pas dans les magasins, ça se donne sous cape de la main à la main, et heureux celui qui a un fournisseur attitré. Pourtant, ce n’est pas illégal : on trouve même souvent des annonces aux caisses des magasins bio : « Cherche (ou donne) graines de kéfir / chatons / kombucha (rayer la mention inutile) ».

Bon, mais ces petites graines, ça sert à quoi, me demandez-vous ?  Ca sert à faire fermenter du lait (de vache) pour obtenir une boisson proche du yaourt à boire, légèrement acidulée et bourrée de probiotiques bons pour la santé (aident à la digestion et à booster le système immunitaire). Bref, le kéfir (ou plutôt, le lait fermenté), c’est bon, buvez-en.

Je vous rassure, inutile de se lancer dans l’élevage de bactéries maison pour consommer du kéfir. On en trouve dans les magasins bio (eh oui… encore et toujours eux !), au rayon frais (dans le mien, j’achète celui-ci, de marque Demeter). La taille king size du pot donne tout de suite envie de faire un gâteau sur le mode du gâteau au yaourt. Le résultat est ultra moelleux et très généreux (mieux vaut le moule à cake king size qui va avec), c’est le gâteau préféré du moment de notre petite demoiselle.

Gâteau au lait fermenté (kéfir)

Pour 1 moule à cake

1 grand pot de kéfir
2 pots de farine
2 c. à café de poudre à lever
1/2 à 2/3 de pot de sucre de canne brun
1/2 pot de yaourt d’huile d’olive
2 oeufs
Autres : épices, fruits frais, fruits secs, zestes, pépites de chocolat… au choix.

Verser tous les ingrédients dans un grand saladier, sans mélanger entre chaque. Mélanger jusqu’à obtention d’une pâte homogène. Ajouter ensuite les ingrédients de votre choix. Enfourner pour 45 à 50 mn à 180 °C. Laisser refroidir avant de découper.

Sur le sujet, je vous recommande chaudement le livre de Dounia Silem : Les ferments, éditions Anagramme.

Lingot suisse et secrets d’endurance

Je sors quelques instants de ma retraite estivale, parce que les bonnes lectures ne peuvent attendre pour être partagées ! Je me suis offert Secrets d’endurance, Barres, boissons et recettes maison, de Kristof et Kecily Berg, et je suis 100% sous le charme.

Dans ce livre, Kristof et Kecily Berg, deux coureurs à pied professionnels, partagent leurs connaissances et leurs recettes (végétaliennes) de petites douceurs (sucrées comme salées) énergétiques, gourmandes et équilibrées, de celles qui leur permettent d’enchaîner les marathons sans même s’essouffler. Là, vous vous dites, « hum, ça lui réussit pas les vacances à Clea, elle veut nous faire courir le marathon sur la plage ou quoi ? ». Sauf que ces petites recettes-là ne sont pas forcément destinées aux coureurs d’endurance. Si vous êtes, comme moi, un tant soit peu branché rando, balade, ou sport, quel qu’il soit, vous serez certainement ravi d’avoir ces petites douceurs à vous mettre sous la dent. Et si vous êtes végétalien, ou au régime sans oeufs, sans lait, etc., j’imagine que vous l’avez déjà entre les mains…

Depuis deux jours que je le savoure, je n’arrête pas d’y revenir. Les photos d’Eric Fénot et Delphine Brunet, magiques, nous plongent dans l’univers de la nature, de la course, de la randonnée… bref, des vacances, en ce qui me concerne. On peut donc dire que ce petit bouquin tombe à pic. J’y reviens aussi parce que j’ai envie de tout tester : les gâteaux et les pâtes à tartiner riches en légumineuses et en fruits séchés, les barres et les granolas, le pain allemand au seigle et aux graines germées…

Pour commencer, je me suis lancée dans la confection d’un lingot suisse, celui de la photo, un brownie à base de haricots noirs, de chocolat et de café. Intense et surprenant comme j’aime. Sauf que je n’ai pas trouvé de haricots noirs dans mon magasin bio… Du coup, je les ai remplacés par des haricots azuki qui se prêtent également très bien au sucré. Pas de pistaches non plus… j’ai mis des noisettes ! Bon, on dira que je l’ai un peu beaucoup trafiqué ce lingot, essayez donc de suivre la vraie recette pour voir ;) Attention : ce gâteau est extrêmement peu sucré, si vous n’avez pas l’habitude, ajoutez un peu de sucre, de mélasse ou encore de miel.

Lingot suisse

Pour 1 gâteau

200 grammes de haricots azuki cuits (dans le livre : haricots noirs) – pesés cuits : environ 80 grammes secs
1 banane
1 yaourt de soja
1 tasse de café expresso
40 grammes de chocolat noir à 80% de cacao
25 grammes de noisettes broyées en poudre (dans le livre : pistaches)
25 grammes de noisettes broyées grossièrement (dans le livre : pistaches)
40 grammes de farine de blé T80 (dans le livre : sarrasin fraichement moulu ou farine de sarrasin)
3 c. à soupe rases de cacao en poudre

Préchauffer le four à 160 °C. Mixer la banane, les haricots, le yaourt, le café et le chocolat (fondu préalablement au bain-marie). Dans un bol, mélanger les noisettes, la farine et le cacao. Ajouter au mélange. Enfourner pour 1 heure. Laisser refroidir avant de découper.

Note sur les haricots
Haricots noirs ou azuki, les auteurs conseillent de les cuire en grande quantité (tout le paquet, pourquoi pas !) puis de les congeler par portions de 200g. Il est vrai que ces haricots nécessitent au moins 12 heures de trempage et 1 bonne heure de cuisson, le genre de choses que l’on n’a pas forcément envie de faire tous les jours ! J’ai suivi leurs conseils. Les haricots ne perdent ni de leur saveur ni de leur texture à la congélation.

Plus de détails sur ce livre

Retrouvez Kristof et Kecily sur leur blog : Pas à pas

Gâteau au yaourt

J’ai l’habitude d’utiliser mon blog comme un répertoire de mes recettes, dans lequel je viens piocher lorsque je veux réaliser tel ou tel plat. Aussi, je suis souvent agacée de réaliser que certaines de mes recettes de base ne s’y trouvent pas, parce que je les avais jugées « trop basiques », justement, pour les partager. Pourtant, vu l’importance qu’elles ont pour moi, mon petit doigt me dit qu’elles vous seraient peut-être utiles aussi…

C’est le cas pour le gâteau au yaourt. Vous savez, ce gâteau prêt en deux temps, trois mouvements, que l’on peut vraiment customiser comme on veut, et qui dépanne les jours où on n’a pas d’idée brillante à enfourner ? Celui-là même…

Pour ce gâteau, je vous conseille d’utiliser un grand yaourt, de 125 voire de 150 grammes. J’utilise des yaourts de brebis ou de chèvre, au lait entier, ce sont mes préférés. Je trouve qu’ils donnent aux gâteaux un moelleux incomparable du fait de leur richesse en matière grasse. Mais libre à vous d’opter pour un yaourt au lait de vache ou de soja. Bonne pâte, ce gâteau est déclinable à volonté… Choisissez les farines et les huiles que vous voulez, et ajoutez tous les ingrédients qui vous chantent !

Gâteau au yaourt

Pour 1 moule à cake

1 yaourt de 125 grammes minimum (chèvre, brebis, vache ou soja)
2 pots de yaourt de farine
2 c. à café de poudre à lever
1 pot de yaourt de sucre de canne blond
1/2 pot de yaourt d’huile végétale (par exemple : olive ou tournesol)
2 oeufs
Autres : épices, fruits frais, fruits secs, zestes, pépites de chocolat…

Verser tous les ingrédients dans un grand saladier, sans mélanger entre chaque. Mélanger jusqu’à obtention d’une pâte homogène. Ajouter ensuite les ingrédients de votre choix. Enfourner pour 35 à 40 mn à 180 °C. Laisser refroidir.

Mes préférés :

- Citron-gingembre (zeste d’un citron, morceaux de gingembre confit) –> celui de la photo
- Vanille-fruits rouges (vanille en poudre, fruits rouges surgelés)
- Cerises-pistaches (cerises dénoyautées, pistaches concassées ou bien purée de pistache mélangée au yaourt de base)
- Prunes-cannelle (mirabelles ou quetsches, cannelle en poudre parsemée sur le dessus)

Note sur les farines

J’utilise le plus souvent de la farine de blé T65 pour les gâteaux. Je la trouve légère et agréable au goût. Mais bien entendu, vous pouvez choisir des farines plus complètes (T80, T110), de la farine de riz complet, ou des farines plus typées. Attention, néanmoins, si vous utilisez des farines sans gluten telles que châtaigne, quinoa, amarante ou encore lupin : veillez à les couper avec de la farine de blé ou de riz, sinon votre gâteau risque d’être friable. Vous pouvez également remplacer une petite partie de ces farines par de la poudre d’amande ou de la fécule (de maïs ou de pomme de terre), pour plus de tenue et d’élasticité.

Note sur les huiles

Je vous conseille d’utiliser des huiles au goût assez neutre, comme l’olive ou le tournesol. Mais rien ne vous empêche de les remplacer par du beurre fondu ou par une purée d’oléagineux (amande et noisette notamment). Dans ce dernier cas, ajoutez un tout petit peu d’huile ou bien de lait végétal pour les détendre un peu.

Note sur le sucre

J’aime utiliser le sucre de canne blond dans les gâteaux, parce qu’il est doux et léger et que sa saveur s’accorde avec une majorité d’ingrédients. De temps en temps, je le remplace par du sucre complet qui donne une note un peu épicée et réglissée et que je réserve donc à des ingrédients spécifiques (fruits secs, pommes, cannelle, prunes…). On peut très bien utiliser du sirop d’agave à la place (même volume), ou encore du miel, si on le souhaite.

Marbré chocolat et chicorée de Nolwenn

Une visite annoncée d’amis qui ne consomment ni blé ni lait, et je me plonge dans le blog de Nolwenn pour en tirer une recette au hasard, presque en secouant la souris pour voir laquelle sortirait en premier. Je tombe sur ce  cake marbré chocolat et chicorée, que je déclare parfait : j’ai tout ce qu’il faut sous la main, et je suis curieuse de voir ce que donnera la chicorée dans un gâteau. Je m’amuse simplement à remplacer une partie de la farine de riz par de la farine d’amarante, sans gluten elle aussi, mais pas sans saveur !

Au final, la visite de mes amis sans blé ni lait a dû être annulée… Mais le marbré chocolat-chicorée n’est pas resté en rade, rassurez-vous. Il a fait office de goûter pour une chouette fille pas sans blé ni lait, accompagné de son petit bonhomme qui a le même âge que ma petite demoiselle. Cet après-midi-là, cette dernière a d’ailleurs fait ses premiers mètres à quatre pattes… Il me fallait donc bien une tranche de marbré pour me remettre de mes émotions !

Un petit mot sur ce gâteau : il est excellent. La pâte est dense, bien parfumée, très savoureuse et moelleuse, grâce au chocolat et aux amandes broyées. Merci Nolwenn ;)

Marbré chocolat et chicorée

3 oeufs
100 g de sucre de canne blond
50 g de purée d’amande blanche
1 c. à s. d’huile d’olive
50 g d’amandes non mondées
100 g de farine de riz complet
50 g de farine d’amarante
2 c. à c. de poudre à lever
1 pincée de sel
100 g de chocolat noir à pâtisser
100 ml de lait végétal
1,5 c. à s. de chicorée soluble

Préchauffer le four à 180 °C . Faire fondre le chocolat avec 75 ml de lait. Broyer les amandes à l’aide d’un hachoir électrique. Dans un saladier, mélanger les oeufs avec le sucre jusqu’à ce que le mélange blanchisse. Incorporer la purée d’amande et l’huile d’olive, puis les farines, la poudre à lever et le sel. Diviser la pâte en deux parts égales. Dans la première, ajouter le chocolat fondu. Dans la seconde, incorporer la chicorée et le reste de lait végétal. Déposer de grosses cuillerées de chaque pâte dans un moule à cake chemisé de papier cuisson, en alternant les couleurs. Enfourner pendant 50 minutes environ. Laisser complètement refroidir.

Carrés à la crème de calisson et à la pâte de coing

Après avoir réalisé cette galette, il me restait la moitié d’un pot de crème de calisson… que je ne voulais pas me résoudre à terminer en tartines. Heureux prétexte : des amies s’annoncent pour les goûters de cette fin de semaine, et il faut bien un petit quelque chose pour accompagner le désormais traditionnel cake au levain, n’est-il pas ?

La crème de calisson a donc fini en carrés moelleux, sur une base de gâteau au yaourt, et sertis de dés de pâte de coing. Oui, oui, celle-ci, faite en octobre dernier ! Il m’en reste encore… Il faut dire que je fais durer le plaisir (et aussi que je la cache, dans un endroit que je suis seule à connaître, héhé !). Mais là, je trouvais qu’elle s’imposait : avec la crème de calisson, c’est vraiment un super duo. Si vous n’en avez pas, remplacez-la par des fruits confits (melon, orange, cédrat, citron…).

Bon, les douceurs pour les goûters d’aujourd’hui et de demain sont prêtes – les copines, on vous attend de pied ferme ! :)

Carrés à la crème de calisson et à la pâte de coing

Pour 20 carrés

150 grammes de crème de calisson
2 oeufs
1 yaourt
70 grammes de sucre de canne blond
50 grammes de poudre d’amande
140 grammes de farine de blé T65
1 c. à café de poudre à lever
50 grammes de pâte de coing

Battre tous les ingrédients, dans l’ordre (sauf la pâte de coing). Bien mélanger à chaque nouvel ajout. Ajouter la pâte de coing coupée en petits dés. Verser dans un moule carré de 20x20cm. Enfourner à 180 °C pour 25 à 30mn environ. Vérifier la cuisson avec la pointe d’un couteau. Laisser refroidir, puis découper en carrés.