Moelleux au chocolat et au tofu

J’ai un aveu à vous faire : je crois que je suis en train de rentrer dans la catégorie des gens pénibles en matière de gâteau au chocolat. Explications.

1) L’approximation, en la matière, m’agace prodigieusement. Un moelleux est un gâteau dont on peut manger une part avec les doigts sans que ça colle, un fondant doit être dense à s’en pourlécher la petite cuillère, et un moelleux coulant doit… couler, a minima, et si possible être moelleux sur les bords et fondant vers le dedans. A bas les étiquetages approximatifs !

2) Un gâteau au chocolat doit avoir un goût de chocolat fondu. Noir, dense, pas trop sucré. Un goût de chocolat, ce n’est pas a) un goût de poudre de cacao, b) un goût de sucre ou c) un goût de beurre. Notez que le beurre, dans les fondants au chocolat, c’est souvent bon, surtout s’il est un peu salé. Mais encore faut-il que le gâteau n’aie pas « un goût de beurre », et là… c’est le drame.

Pénible, moi ? Un peu. Mais pas tant que ça. Quand c’est très bon, je suis ravie de m’enthousiasmer de ce qui se trouve dans mon assiette (dernier en date : moelleux encore tiède et un peu fondant à coeur du restaurant « Du pain sur la planche », à Satoriz Saint Péray, juste à côté de Valence – sublime, et beurré sans en avoir l’air). Et quand je mets au point une recette qui répond à tous mes critères, je suis bien contente aussi de la partager avec vous !

Pour mon livre Veggie, j’avais expérimenté le gâteau au chocolat à base de tofu soyeux et de banane. Comme dans la mousse au chocolat, le tofu apporte vraiment quelque chose en plus : le goût de soja n’est pas du tout présent, mais il donne du moelleux, de la tenue, et permet de remplacer une éventuelle matière grasse. Avec des pruneaux dedans, c’est juste divin… Je m’en étais déjà rendu compte avec ce fondant chocolat pruneaux. Voici la version « moelleux », celle qui fait des miettes mais ne tache pas les doigts !

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Gâteau au chocolat et au tofu

Pour 6 personnes
100 g de chocolat à pâtisserie
200 g de tofu nature
2 œufs
50 g de rapadura (sucre complet)
100 g de farine de blé ou d’avoine
3 c. à café de poudre à lever
12 pruneaux moelleux

Faire fondre le chocolat au bain-marie. Mixer le tofu avec les œufs et le rapadura. Incorporer à la spatule le chocolat fondu, puis la farine mélangée à la poudre à lever. Verser le mélange dans un moule à cake et lisser la surface. Incorporer les pruneaux dénoyautés. Cuire au four pendant 30 mn à 180 °C.

Cette recette fait partie d’un dossier sur le tofu réalisé pour le magazine Sat’Info.

Cake aux châtaignes + Dédicace à Grenoble

Je l’ai vu, je l’ai voulu : un cake aux châtaignes concassées, sans fioritures ou presque. J’ai laissé tomber le glaçage aux épices, et ajouté un peu de farine de châtaignes pour jouer le jeu à fond. Le résultat est un cake « marrons grillés » complètement de saison.

Quand je dis que j’ai joué le jeu, c’est vrai : j’ai appliqué tous les petits « trucs » indiqués dans la recette, avec lesquels je ne m’encombre pas d’habitude. Exemple : mélanger poudre à lever ET bicarbonate, au lieu de se contenter de l’une ou de l’autre. Leur action n’est pas tout à fait la même, mais vous pouvez simplifier en optant juste pour la levure. Idem pour les farines et la fécule : vous avez tout à fait la possibilité d’utiliser uniquement de la farine de blé, mais la farine de châtaignes apportera du goût, et la fécule donnera du moelleux et de la tenue au gâteau.

Le vinaigre, enfin : indispensable, ou pas ? Je dirais que oui : le gâteau ne contient pas d’oeufs, et le vinaigre aide à compenser cette absence en apportant du moelleux et de la tenue.

Vous savez tout, à vous de jouer !

Je profite de ce message pour préciser que je serai en dédicace à Grenoble le samedi 15 décembre, de 16h à 18h à la librairie Décitre.

Cake aux châtaignes

Recette adaptée du blog BitterSweet

Pour 8 personnes

130 g de farine de blé T80
60 g de farine de blé T65
20 g de farine de châtaignes
20 g de fécule de maïs
1/2 c. à café de bicarbonate
1/2 c. à café de poudre à lever
1 pincée de sel
50 g de sucre de canne blond
100 g d’huile d’olive
60 g de sucre complet
200 g de châtaignes au naturel
140 ml de lait d’amande
1 c. à café de cannelle en poudre
1/2 c. à café de vinaigre de cidre
1 c. à café d’extrait de vanille, d’amande amère ou de vanille en poudre

Dans un saladier, mélanger les farines, la fécule, le bicarbonate, la poudre à lever, le sel et le sucre blond. Dans le bol d’un mixeur, placer l’huile d’olive, le sucre complet, la moitié des châtaignes hachées et le lait. Mixer jusqu’à obtenir une préparation lisse et homogène. Ajouter la cannelle, le vinaigre et la vanille. Couper grossièrement les châtaignes restantes et mélanger dans le saladier de farine. Verser la préparation liquide et mélanger rapidement (ne pas trop travailler la pâte). Verser dans un moule à cake rectangulaire et cuire au four à 180 °C pendant 1h. Laisser refroidir.

Fondant aux pistaches et au chocolat

Certains gâteaux se passent de longues introductions. Celui-ci, par exemple. Point d’ingrédients bio-bizarres (ou presque), juste de très bonnes matières premières. La recette est adaptée du livre de Guillemette Auboyer, Desserts des jours heureux, qui porte divinement bien son nom : tout y est festif, coloré, appliqué, et plutôt très sucré. Bref, des recettes que je me plais à aller déguster dans son salon de thé lyonnais ou à contempler sur les pages de son livre, mais que je ne peux m’empêcher de détourner un brin au moment de les réaliser. Moins de sucre, moins de beurre, moins de crème… Il n’empêche que c’est bon, très bon même ! Celle-ci restera un classique spécial anniversaires… de grands.

Fondant aux pistaches et au chocolat

Recette adaptée du livre Desserts des jours heureux, de Guillemette Auboyer

Pour 4 à 6 personnes

75 g de pistaches
50 g d’amandes
100 g de sucre de canne blond
3 oeufs
75 g de beurre
20 g de farine (de blé ou de riz)
110 g de chocolat à pâtisserie
100 ml de crème liquide d’avoine

Réduire les pistaches et les amandes en poudre fine. Mélanger avec le sucre. Battre longuement avec les oeufs, jusqu’à ce que le mélange soit bien fluide. Incorporer le beurre fondu et la farine. Verser dans un moule carré de 20×20, chemisé de papier cuisson. Cuire pendant 15 mn à 175 °C. Laisser refroidir, puis couper en 4 carrés de taille identique.
Faire fondre le chocolat au bain-marie. Réserver. Dans une petite casserole, porter la crème d’avoine à la limite de l’ébullition. Incorporer au chocolat en trois fois, en mélangeant énergiquement à chaque ajout. Poser un carré de gâteau sur une assiette et garnir de ganache au chocolat. Couvrir d’un deuxième carré, et recommencer. Sur le dernier morceau de gâteau, verser généreusement toute la ganache restante, sans hésiter à la laisser déborder sur les côtés. Conserver au frais jusqu’au moment de servir.

Cake choco-dattes

Les recettes de gâteaux au chocolat, c’est un peu comme les bons bouquins : il y en a tellement qu’on ne sait pas par laquelle commencer, qu’on finit par lâcher l’affaire et par se retrouver devant Masterchef avec un pot de Nocciolata. Avouez que c’est parfois dramatique d’avoir autant l’embarras du chocolat choix.

Tout ça pour dire que je reste assez limitée en matière de gâteaux au chocolat. Je fais et refais régulièrement celui de Laurence Salomon (mousseux, fondant, miam). En cas d’anniversaire, je fais (en double) ce moelleux-là (facile à découper et à réagencer pour répondre aux commandes de gâteaux Barbapapa et autres Flash Mac Queen…). Si c’est vraiment fête, je fais celui-ci, qui se découpe très bien dans la hauteur pour être garni de ganache à ce qu’on veut. Et quand j’ai envie d’un fondant un tout petit peu zarbi mais surtout très nutritif, j’opte pour celui avec des pruneaux dedans.

Et puis, il y a tous ceux qu’il faut que je (re)teste : aux haricots azukis, à la betterave, à la courgette, au potimarron, à la purée de marrons… Et celui-ci, à base de dattes, que j’ai trouvé ici et testé dans la foulée. Ni moelleux, ni fondant, plutôt quelque part entre les deux – ce serait une très bonne base pour des brownies, d’ailleurs. Addictif en tout cas, ça, c’est sûr !

Cake choco-dattes

Recette inspirée de celle-ci

Pour 8 personnes

250 g de dattes (pesées après dénoyautage)
150 g de chocolat à pâtisserie
1 c. à café rase de bicarbonate
60 g de sucre complet (rapadura, muscovado ou sucre de coco)
50 g de purée d’amande ou de noisette complète
70 g de yaourt
2 oeufs
1 c. à café de cannelle en poudre
1 pincée de vanille en poudre
1 pincée de sel
200 g de farine (ici : mélange de farine de blé et d’avoine)
1 c. à café de poudre à lever
Facultatif : 50 g de pépites de chocolat

Dénoyauter les dattes en les coupant en deux. Placer dans une casserole avec 250 ml d’eau. Porter à ébullition et laisser frémir pendant 3 mn. Ajouter le bicarbonate, remuer et laisser refroidir. Mixer pour obtenir une purée.
Faire fondre le chocolat. Pendant qu’il fond, battre le sucre avec la purée d’amande (ou noisette), le yaourt et les oeufs. Fouetter suffisamment longtemps pour que le mélange soit bien homogène. Ajouter les épices, le sel, le chocolat fondu et la purée de dattes. Lorsque tout est bien incorporé, verser la farine et la levure et battre jusqu’à ce qu’on n’aperçoive plus du tout de farine. Si on en utilise, ajouter les pépites de chocolat. Verser dans un moule à cake, ou bien dans un moule rond ou carré de 22 à 24 cm de diamètre ou de large, chemisé de papier cuisson*. Cuire au four à 170 °C pendant 45 à 50 mn. Laisser refroidir sur une grille avant de découper.

* Selon le choix du moule, le gâteau sera plus ou moins fondant en son centre (plus c’est épais, plus ça reste fondant).

Cake banane, citron et graines de sésame

En langage « blog » comme en mathématiques, il y a des théorèmes. En voici un. Tout bon billet relatif à un cake à la banane se doit de commencer par la phrase suivante : « Vous aussi, il vous arrive d’acheter des bananes, de constater que personne n’y a touché et qu’elles sont toutes mûres à la fois ? Lucky you, le cake à la banane va vous sauver la vie ! ». Non ? Bon, sinon, il parait qu’il va faire beau, ce week-end. Y a plus de saison, ma bonne dame.

J’ai beau aimer les théorèmes, j’aurais plutôt envie de commencer ce billet autrement. En disant notamment que question inspiration, il y a des semaines avec, et des semaines sans. Des semaines à calepin (rose) où les idées se bousculent et où je note autant que je popote. Et puis des semaines où le calepin (rose, toujours) n’est même plus dans le sac à main. Acte manqué totalement assumé : pas envie de chercher, juste de me laisser guider, d’attendre une bonne surprise. Ce qui est bien, c’est qu’à force de parcourir quotidiennement quelques centaines de blogs, il y en a toujours une qui finit par se présenter.

Cette fois-ci, c’est un cake à base de banane (vous aussi, il vous arrive d’acheter des bananes, de constater que personne n’y a touché, etc. - vous pouvez expirer, nous y voilà enfin), mais dont tout l’intérêt réside dans l’utilisation pléthorique de graines de sésame (noir et blond, c’est plus graphique) et d’un joli glaçage au citron. La recette est d’Heidi Swanson, auteur américaine qui anime le célébrissime blog 101Cookbooks. Je me suis permis de la traficoter puisque, bien qu’elle fut déjà très équilibrée à la base, elle comportait encore trop de sucre à mon goût. Et puis, je n’avais plus que deux bananes (rendez-vous compte, ça doit finalement vouloir dire que quelqu’un les mange ! Et chez vous ?), j’ai donc tronqué la recette d’un bon tiers.

Résultat somptueux : les graines de sésame remplacent une partie de la matière grasse, et le petit glaçage citron-sésame fait vraiment le boulot pour faire passer ce cake du statut de « bon » à « addictif ». .

 

Cake à la banane et aux graines de sésame

Recette traduite et adaptée de 101 Cookbooks

Pour 6 personnes

Pour le cake :
180 g de farine(s) au choix (j’ai mis 130g de farine de blé T80 et 50g de farine de seigle T130)
2 c. à café de poudre à lever
80 g de sucre muscovado (ou moitié sucre complet, moitié sucre blond)
80 g de graines de sésame noir et blond mélangées
50 ml d’huile d’olive
2 oeufs
2 bananes bien mûres
40 g de yaourt
1 citron (zeste)

Pour le glaçage :
4 c. à soupe de jus de citron
2 c. à soupe de sucre blond
1,5 c. à soupe de graines de sésame noir et blond mélangées

Préchauffer le four à 180 °C. Dans un grand saladier, mélanger les farines, la poudre à lever, 1 pincée de sel, le sucre et les graines de sésame (on peut les torréfier au préalable et réduire la moitié des graines en poudre pour une saveur de sésame encore plus prononcée). Dans un autre récipient, battre l’huile avec les oeufs, les bananes écrasées, le yaourt et le zeste de citron. Verser ce mélange dans le précédent, bien mélanger et verser dans un moule à cake. Cuire pendant 45 mn. Laisser tiédir.
Pendant que le gâteau refroidit, préparer le glaçage en mélangeant tous les ingrédients dans un bol. Démouler le gâteau et napper de glaçage.

 

Gâteau à la noix de coco et au citron vert

Voilà ce qui arrive quand on achète un sachet de noix de coco râpée pour faire une recette de biscuits aux flocons d’avoine, et que ladite recette se perd dans les limbes du world wide web… Un sachet de noix de coco même pas ouvert qui traîne depuis des semaines sur l’étagère de la cuisine, au milieu des bocaux régulièrement remplis, vidés, et re-remplis d’amandes, de noisettes, de raisins secs et autres cranberries. Que voulez-vous, la noix de coco râpée ne fait pas partie de mes ingrédients familiers, ceux auxquels j’attribue un nouveau destin à chaque repas improvisé (parfois funeste, le destin – on ne peut pas tout le temps avoir juste). Pas d’incrémentalisme avec la noix de coco donc, il m’a fallu attendre d’être vraiment inspirée pour lui trouver un destin approprié : un bon gros gâteau, plein de bonnes choses, et qui goûterait beaucoup, beaucoup la coco.

Comme j’en avais sous la main, j’ai utilisé à la place de la moitié du sucre de canne du sucre de fleur de coco. Visuellement, il ressemble au sucre Muscovado, du sucre de canne complet ambiance « sable fin et humide ». Il est vraiment extra dans les crumbles, et s’est avéré parfait dans ce gâteau. Son intérêt : un indice glycémique très bas (pour ceux que cela intéresse) et surtout une saveur très agréable. Si vous n’en avez pas, n’importe quel sucre brun conviendra.

Vous verrez, en versant le jus de citron vert dans le lait, que le mélange va rapidement cailler : en 5 minutes, vous aurez en fait du « buttermilk », à la consistance laiteuse-crémeuse, idéale pour ce type de gâteaux.

Gâteau à la noix de coco et au citron vert

Pour 8 personnes

220 ml de lait (soja, vache ou coco, ou un mélange)
2 citrons verts
60 g de purée d’amande blanche
50 g d’huile d’olive
2 oeufs
120 g de sucre de canne brun ou de sucre de fleur de coco
280 g de farine de blé T65
2 c. à café rases de poudre à lever
40 g de noix de coco râpée

Dans un bol, mélanger le lait, les zestes et les jus des citrons verts. Dans un saladier, battre longuement les oeufs avec le sucre. Incorporer la purée d’amande et l’huile. Dans un autre récipient, mélanger la farine, la poudre à lever et la noix de coco râpée. Verser alternativement du lait puis du mélange de poudres dans le saladier contenant le mélange oeuf+sucre, en battant bien à chaque ajout. Lorsque tout est incorporé et que la pâte est homogène, verser dans un moule à cake ou à manqué. J’ai choisi un moule de 20 cm de diamètre parce que je voulais un gâteau haut, mais vous pouvez prendre un moule plus grand et vous obtiendrez un gâteau un peu plus plat (pensez alors à ajuster le temps de cuisson). Cuire à 180 °C pendant 45 mn en vérifiant la cuisson de la pointe d’un couteau (à 5 mn près en plus ou en moins). Laisser refroidir avant de démouler.

Ce gâteau se conserve très bien, emballé dans un torchon.

Le meilleur des carrot cakes

C’est les vacances, chez moi, pas chez vous ? Du coup, je suis un peu en mode repos : pas trop de cuisine qui remue les méninges, plutôt des envies de choses simples. Un bon gros carrot cake représentant chez moi l’équivalent du brownie au chocolat chez d’autres : le gâteau évident quand on reçoit à l’heure du goûter. Ou que l’on a envie de comfort food dans l’heure et demie qui suit… Autant dire que j’en ai testé plus d’un. Généralement trop pleins d’huile à mon goût. J’avais fini par développer des alternatives carrées et portionnables ou à base de purée de dattes. Heureusement que j’ai fini par tomber sur cette recette : un peu modifiée, elle tient désormais lieu pour moi de « the » recette de carrot cake à garder précieusement, à faire et à refaire.

Petit rappel : je serai samedi à Grenoble de 15h à 16h à la Librairie Decitre (centre-ville) pour dédicacer ce que vous voudrez (même les nappes, je ne suis pas sectaire). Venez donc causer un peu !

Autre petite remarque au passage : l’envoi de la newsletter est momentanément suspendu, il n’est donc pas utile de vous inquiéter si vous ne recevez rien. En revanche, vous pouvez toujours me suivre sur Facebook, où je partage en direct tous mes coups de coeur (recettes, lectures) et où je réponds à vos commentaires.

Carrot cake aux amandes et aux noisettes

Recette inspirée du blog Du chant plein les casseroles

Pour 8 personnes

4 œufs
140 g de sucre blond ou roux
275 g de carottes (poids net)
150 g de poudre d’amande
50 g de poudre de noisette
30 g d’écorces d’orange, de citron et de gingembre confits
80 g de farine de blé T80
2 c. à café de poudre à lever
1 c. à café rase de cannelle en poudre
½ c. à café rase de gingembre en poudre

Séparer les blancs des jaunes d’œuf. Battre les jaunes avec le sucre jusqu’à ce que le mélange double de volume. Incorporer les poudres, les carottes râpées (crues), les écorces finement hachées, la farine, la poudre à lever et les épices. Monter les blancs en neige souple et incorporer délicatement au mélange. Verser dans un moule à cake ou à manqué (diamètre : 20 cm). Cuire à 180 °C pendant 45 à 50 mn. Laisser refroidir avant de démouler.

Galette des Rois à la lentille verte du Puy, orange et vanille

Pas d’ambition particulière autour de la galette des Rois, cette année : ça va encore se finir en brioche à l’anis, dans la plus pure tradition savoyarde – pour ne pas dire albertvilloise. J’en avais donc conclu que l’événement ne mériterait pas de publication sur ces pages, jusqu’à ce que la chose suivante me traverse l’esprit : l’an dernier, j’avais fait une galette complètement bizarre, et jamais publiée ici-même car réservée au Sat’Info du moment, au sein d’un dossier dédié à la lentille verte du Puy. Or il FALLAIT qu’on en parle, et le moment me parait plus qu’opportun.

Pourquoi opportun ?
1) Parce que la lentille est l’aliment du futur – et quand Estérelle le dit, j’adhère, les yeux fermés, les mains jointes devant la poitrine.
2) Parce que vous cherchiez un truc pour changer de la frangipane (si, si, ne niez pas). Et que samedi-dimanche, c’est les Rois (ne faites pas semblant de ne pas savoir !).
3) Parce que la lentille en version sucrée, vous n’aviez jamais essayé. Et que laisser parler votre curiosité scientifico-gastronomique est votre résolution #5 pour 2012 (après stabiliser votre IMC en vue des épreuves du Baccalauréat, envoyer vos cartes de vœux avant le 1er juillet, pratiquer l’élevage d’êtres vivants dans votre cuisine (levain, kéfir, kombucha, sans parler des graines germées – en 2012, elles ne sont plus taboues), et comprendre à-quoi-ça-sert-Twitter). Dont acte.
4) Parce que, commencer l’année avec un billet où vous allez vous dire « ça y est, cette fois elle est vraiment devenue timbrée », moi j’aime.

La lentille verte (surtout la lentille verte du Puy, il faut bien le souligner) se prête merveilleusement et traditionnellement bien aux préparations sucrées. Ceux qui la pratiquent depuis longtemps ne seront certainement pas surpris d’apprendre que son association avec la vanille, l’orange et le sucre fonctionne divinement. La lentille cuite et réduite en purée joue simplement un rôle de farineux un peu typé, comme aurait pu le faire de la farine de châtaigne ou de la purée de potimarron. Si vous n’essayez pas en galette, tentez au moins d’en faire des petites crèmes ou une tarte toute bête : c’est trop bon !

Galette des Rois à la lentille verte du Puy, orange et vanille

Pour 8 personnes

125 g de lentilles vertes du Puy
120 g de sucre de canne blond
1 cuillère à café de vanille en poudre (ou 1 gousse fendue et grattée)
1 orange
2 œufs + 1 jaune pour dorer
3 cuillères à soupe de crème liquide d’amande
2 cuillères à soupe de maïzena
2 rouleaux de pâte feuilletée

Bien rincer et égoutter les lentilles. Cuire à couvert pendant 25 minutes dans 3 fois leur  volume d’eau. Égoutter. Mixer avec le sucre, la vanille, le zeste et le jus de l’orange, 2 œufs et la crème liquide. Placer la maïzena dans une casserole. Délayer très progres-sivement avec le mélange précédent. Cuire pendant quelques minutes sur feu moyen à vif, jusqu’à ce que la crème épaississe et nappe la cuillère. Disposer un cercle de pâte feuilletée sur une plaque de cuisson. Verser la crème en son centre, en laissant 3 cm sur les bords. Déposer l’autre cercle de pâte par-dessus. Bien souder en appuyant avec le bout des doigts sur les bords sans garniture. Dorer au jaune d’œuf (ou au lait, ou au café). Cuire au four à 200 °C pendant 35 minutes, ou jusqu’à ce que la pâte soit bien dorée. Servir tiède ou froid.

NB : vous pouvez également utiliser cette garniture sur une pâte brisée ou sablée toute simple, version tarte ou tourte.

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Newsletter Clea cuisine

La newsletter connait quelques ratés – c’est le moins qu’on puisse dire… Après un changement forcé de gestionnaire de listes, celui sélectionné s’est avéré un très mauvais choix (c’est lui qu’il faut blâmer pour la newsletter postée le 6 décembre et reçue le 4 janvier par un certain nombre d’abonnés…). En bref, je vais devoir suspendre l’envoi de cette lettre jusqu’à ce que j’aie trouvé une solution pleinement satisfaisante. Toutes mes excuses pour les manoeuvres d’abonnement / réabonnement et autres désagréments occasionnés aux personnes abonnées.

Gâteau à la pulpe de kaki et aux noix

Si chez vous aussi, les arbres des voisins, des amis et autres gens-qui-vous-veulent-du-bien croulent sous le poids de kakis King Size, ne quittez pas : j’ai ce qu’il vous faut. Parce que certes, vous allez en manger un, ou deux, ou trois, « à la coque », puis vous allez aviser les 12 kakis qui restent dans la cagette, là, sur le balcon, en vous demandant si la blettitude ne risque pas de les atteindre tous en même temps (et dans votre dos) (traîtres !). Et vous vous dites que 12 kakis « à la coque » d’un coup d’un seul, ce serait moyennement raisonnable.

Or, vous avez ouï dire que le kaki, on ne peut pas en faire grand chose, parce que cuit, ça devient « âpre » (j’adore cet adjectif, tout désuet, qu’on est toujours très fier d’utiliser à bon escient – il n’y a pas tant d’ingrédients âpres, au final – mais je divague). Mythe ou réalité ? Certes, une compote 100% kaki, il y a des chances que ça vous retapisse le palais et l’intérieur des joues avec. En réalité, il faut être beaucoup plus ambitieux que ça, et utiliser le kaki pour ce qu’il sait faire de mieux : apporter du moelleux dans les cakes, les gâteaux, les brioches… Le goût disparait. La consistance mollassonne aussi. On garde juste une douceur vanillée, et on remplace une partie de la matière grasse et du sucre des recettes habituelles par la pulpe de kakis vraiment bien mûrs (on dit « blets » – ça, c’est vilain comme adjectif, mais comme avec « âpre », le kaki a décidément ses termes bien à lui, et c’est aussi ce qui fait son charme si… saisonnier).

J’ai pêché cette recette sur un blog en anglais que j’ai découvert récemment et qui regorge de bonnes idées : Scandi Foodie. Si vous lisez l’anglais, je vous invite à aller également voir ce que la japonaise Chika a fait de ses propres kakis (une institution au Japon !) – muffins, cake, scones, sorbet… Ce gâteau est un vrai coup de cœur, à refaire sans faute.

Gâteau à la pulpe de kaki et aux noix

Recette traduite et adaptée de Scandi Foodie

Pour 8 personnes

2 gros oeufs
100 g de sucre rapadura (complet)
2 c. à soupe rases de purée d’amande blanche
300 g de farine de blé (j’ai utilisé du blé kamut)
1 c. à café bombée de poudre à lever
1 c. à café de cannelle en poudre
1 c. à café de vanille en poudre
1 petit bouchon d’extrait naturel de vanille (facultatif)
3 kakis bien mûrs
120 ml de lait végétal
120 g de cerneaux de noix
60 g d’abricots secs

Préchauffer le four à 180 °C. Battre les oeufs avec le sucre et la purée d’amande jusqu’à ce que le mélange mousse et que le sucre soit fondu. Incorporer la farine mélangée à la levure et aux épices, puis l’extrait de vanille. Prélever la pulpe des kakis et incorporer au mélange. Incorporer le lait. Une fois le mélange bien homogène, ajouter les noix bien concassées et les abricots coupés en petits dés. Verser le mélange dans un moule à cake. Cuire au four pendant 1h à 1h15 (surveiller en fin de cuisson pour éviter que le dessus ne brûle).