Il paraît que les garçons naissent dans les choux, et les filles dans les roses. Quant aux idées de recettes, chez moi, elles naissent souvent dans les trains… Puisque je n’ai généralement pas grand-chose sous la main pour m’occuper – au hasard, un magazine de cuisine – je passe plus de temps sur chaque encart, chaque photo, et je laisse vagabonder mes idées.
Il n’y a pas très longtemps, absorbée par cette tâche, j’ai vu la mention d’une « bûche de Noël au thé matcha », et depuis, je n’ai pas pu me l’enlever de la tête. Sauf que… Je n’ai jamais réussi un gâteau roulé de ma vie. Les quelques essais de roulé à la confiture réalisés dans ma tendre enfance, avec ma maman, se sont soldés par des échecs cuisants au moment du roulage… Celle-ci en a donc conclu que « les gâteaux roulés, ça se casse« , et moi, je n’ai plus jamais réessayé. Finalement, c’est Pascale qui m’a fait changer d’avis, avec sa vidéo de bûche de Noël sur Goosto. Sous mes yeux ébahis, j’ai eu la preuve qu’un gâteau pouvait être roulé ! Et même que ça a marché !

Tadaaaaaaaa !
Comme je ne suis pas très branchée « crème au beurre », j’ai choisi de couper le gâteau en deux moitiés et de les garnir de ganaches montées, l’une au sésame noir, l’autre au thé matcha. Mes deux saveurs préférées en direct du Pays du soleil levant… Le seul problème étant d’arriver à savoir laquelle je préfère
Mon idée initiale était de faire un simple gâteau roulé, parce que généralement, la déco, je suis contre. Mais comme j’avais fait beaucoup trop de ganache, je me suis amusée… et au final, ça ressemblerait presque à des bûches de Noël ! Le jour même de Noël !! Mais où va-t-on ?
Alors, pendant que j’y suis… Joyeux Noël à tous !

Bûches au sésame noir et thé matcha
1) La veille : on prépare les ganaches
200 g de chocolat Ivoire (chocolat blanc de couverture)
100 g + 150 h de crème liquide entière
1 c. à soupe de crème de sésame noir
1 c. à café de thé matcha
Faire fondre le chocolat au bain-marie. Mélanger à l’aide d’une spatule pour le rendre bien homogène. Faire bouillir 100 g de crème liquide. Ajouter en trois fois au chocolat, en mélangeant bien. Séparer le mélange en deux, et verser dans des boîtes hermétiques ou dans des bols. Ajouter un parfum dans chaque bol, puis le restant de crème liquide froide, divisé en deux. Réfrigérer jusqu’au lendemain.
2) Le jour J : on prépare le gâteau
100 g de sucre en poudre
100 g de farine
4 oeufs
25 g de beurre fondu
Préchauffer le four à 200°C. Séparer les blancs des jaunes d’oeuf. Battre les jaunes avec le sucre jusqu’à ce que le mélange soit bien mousseux. Ajouter le beurre, puis la farine, en mélangeant bien. Battre les blancs en neige et ajouter délicatement au mélange. Verser le mélange sur une plaque recouverte de papier sulfurisé beurré. Etaler à l’aide d’une spatule. Baisser la température du four à 180°C et enfourner pendant 8 minutes. Pendant ce temps, humidifier un torchon propre, et sortir une seconde plaque de cuisson pour être prêt. Dès que le gâteau est cuit, sortir du four et recouvrir du torchon humide. Poser par dessus la seconde plaque, et retourner le tout à l’aide de maniques. Enlever la première plaque et la feuille de papier sulfurisé. Rouler le gâteau dans le torchon, sans trop appuyer.
Visionner la technique de Pascale !
Pendant que le gâteau refroidit, monter chaque ganache en chantilly à l’aide d’un batteur électrique ou d’un robot. Lorsque le gâteau est froid, dérouler. Couper en deux dans la largueur, et recouvrir chaque moitié d’un peu de ganache. Rouler à nouveau les gâteaux sur eux-mêmes, en les détachant délicatement du torchon. Déposer sur des plats de service. Décorer avec le reste de ganache montée, puis des graines de sésame noir et un peu de thé matcha saupoudré. Réfrigérer sans attendre, et tenir au frais.
Il vous reste de la ganache ? Faites des petits pots, et décorez ceux au matcha avec des perles craquantes chocolatées !

Joyeuses fêtes…
Initialement, j’avais prévu de vous montrer aujourd’hui de somptueux macarons, résultat de mon activité d’hier… Mais tout compte fait, ils sont tellement ratés vous en avez déjà tellement vu sur les autres blogs, que je me suis ravisée ! Et puis finalement ce que je préfère, moi, dans les macarons, c’est les ganaches… Pas vous ?
J’ai récupéré celles qu’il me restait suite au désastre macaronnage d’hier, et j’en ai fait des petits desserts de Noël tout simples : des truffes au sésame noir et des petites verrines de framboises à la ganache passion. Mium ! Moi qui n’avais pas d’idée de dessert pour ce soir, me voilà comblée…!

Truffes au sésame noir
140g de couverture Ivoire (chocolat blanc Valrhona)
40g de crème fleurette
30g de purée de sésame noir 100% (en épicerie fine ou japonaise)
2 cuillerées à soupe de graines de sésame noir
Faire fondre la couverture Ivoire au micro-ondes. Mélanger pendant que la crème chauffe à son tour. Ajouter la crème en trois fois, tout en mélangeant constamment, pour obtenir une « mayonnaise » bien lisse. Ajouter la purée de sésame noir tout en continuant à mélanger. Laisser refroidir puis placer quelques heures au réfrigérateur. Prélever des cuillerées à soupe de ganache et former des boules que l’on roule ensuite dans les graines de sésame. Réserver au frais dans un récipient hermétique.

Petits pots de ganache passion aux framboises
Pour 3 à 4 petits verres
50g de couverture Ivoire
20g de crème fleurette
30g de purée de fruits de la passion
Framboises
Faire fondre la couverture Ivoire au micro-ondes. Ajouter la moitié de la crème bouillante, en trois fois, tout en mélangeant rapidement à la maryse. Ajouter la purée de fruits. Laisser refroidir, puis ajouter le reste de crème froide, et placer au réfrigérateur pour quelques heures. Sortir du réfrigérateur et monter en chantilly avec un batteur à main. Verser dans trois ou quatre petits verres. Recouvrir de framboises et réserver au frais jusqu’au moment de servir.
Obnubilée par mon envie subite d’associer la pistache et le chocolat blanc, le vert et le blanc, pour une balade gourmande et printanière, j’ai recommencé… Après les muffins, les cookies ! Et je dois dire que je préfère nettement ces derniers. Ils sont croquants à souhaits, et surtout, la saveur de la pistache et celle du chocolat blanc ne sont nullement dénaturées, contrairement à ce qui se passait pour les muffins, où les pistaches broyées perdaient un peu de goût. Cette fois-ci, je suis satisfaite, et je vais remballer pistaches et chocolat blanc pour un petit moment !
Mille mercis à Sophie, dont j’ai encore repris la recette de cookies « Ikéa » pour cette variante verte et blanche.
Tiens, d’ailleurs, cette histoire de couleurs me donne envie d’un Blog Appétît « coloré », avec un thème de menu vert, orange, ou rose… Des amateurs ? C’est pas que je sois spécialement fan du printemps (non, pour moi le printemps annonce surtout l’été, la saison que je passe à survivre à la canicule – la canicule correspondant pour moi à plus de 22° – donc, je ne me réjouis pas vraiment à son arrivée ! Et même les cerisiers en fleurs me provoquent des crises d’allergies…), mais, avec l’arrivée des beaux jours je me verrais bien cuisiner un joli menu en rose et vert : des salades d’herbes folles, des veloutés de betterave, et des tartes pistaches et framboises… Allez, y’a plus qu’à ! Et bon printemps à tous

Cookies pistaches et chocolat blanc
Pour une vingtaine de cookies
60g de farine complète
45g de flocons d’avoine
50g de sucre complet (Rapadura)
2 cuillerées à soupe de sirop d’agave
20g de pistaches non salées, entières
4 à 8 carrés de chocolat blanc coupés en morceaux
70g de beurre ou margarine végétale
25 ml de lait de soja, d’avoine ou autre
1 goutte d’arôme d’amande amère
1/2 cuillerée à café de levure
Préchauffer le four à 180°. Mélanger tous les ingrédients en terminant par le chocolat blanc. Déposer des cuillerées de pâte sur une plaque cuisson, en laissant pas mal d’espace entre chaque. Cuire les cookies 10 minutes par fournée. Laisser refroidir avant de déguster. Ils se conservent quelques jours dans une boîte hermétique.
Un jour que je prenais le thé chez Mireille, et que nous tenions de menus propos autour de la cuisine, Mireille me recommanda d’aller faire un tour dans la caverne d’Ali Baba : l’épicerie Arax, 3 rue de Turenne, à Grenoble. J’y suis finalement allée quelques temps après, sans vraiment rien avoir de précis en tête, juste l’envie de trouver des produits que je ne trouverais pas ailleurs. J’y ai passé un long moment, et j’en suis sortie avec : un savon au laurier pour le visage (savon d’Alep) – j’aime bien faire ma petite tambouille beauté aussi ! – des poivrons en purée au cumin (pour faire des sandwiches qui changent !) et… 200g de pistaches décortiquées, non salées, non grillées, exprès pour la pâtisserie.
J’ai réfléchi quelques jours au sort de ces fameuses pistaches, et puis j’ai eu une idée que je n’ai pas pu m’empêcher de mettre en oeuvre : des muffins pistaches et chocolat blanc. Je les imaginais vert martien, avec des pépites de chocolat croquantes ! Le résultat n’a donc pas été fidèle à mes espérances visuellement parlant, mais je n’ai pas été déçue question goût. J’ai beaucoup aimé retrouver la saveur de la pistache, mêlée à celle du chocolat blanc, selon les bouchées : parfois avec, parfois sans… J’avais mis peu de sucre, pour compenser le sucré du chocolat, mais vous pouvez en rajouter à votre guise.

Muffins pistaches et chocolat blanc
Pour 2 plaques de moules à muffins
250g de farine
2 cuillerées à café de levure
80g de sucre
50g de pistaches non salées réduites en poudre
50g de margarine végétale spéciale cuisson
1 oeuf
17,5 cl de lait végétal
1/2 plaque de chocolat blanc
Préchauffer le four à 200°. Mélanger d’un côté les ingrédients secs (farine, levure, pistaches broyées, sucre, chocolat blanc en petits morceaux) et de l’autre le liquide (oeuf, lait, margarine fondue). Verser le liquide dans le mélange sec et mélanger (pas trop), juste assez pour qu’il reste encore quelques grumeaux. Verser dans les moules à muffins et cuire pendant une vingtaine de minutes. Vérifier la cuisson avec la pointe d’un couteau. Laisser refroidir 5 minutes avant de démouler.
Hier, la situation était catastrophique : Ludo avait dû manger du steak frites à la cantine ! Si encore c’était du « bon » steak frites (encore que je me demande bien si ça existe)… Mais non, en plus il ne s’est même pas régalé. Il allait donc falloir réparer ça pour le repas du soir, et dans ces cas-là je pense à mon fidèle allié : le cuit-vapeur. Allez hop, je me repassai mentalement le contenu du frigo, et me décidai pour les poireaux vapeur et les tofinelles aux champignons.
Je n’étais pas encore tout à fait rentrée à la maison à ce moment-là , mais j’étais déjà déprimée à l’idée des rondelles de poireaux natures et des tofinelles sous vide… Je décidai donc de m’arrêter chez le primeur, et d’acheter de quoi faire une jolie compote : des pommes et des kakis, me disant qu’un petit dessert tout orangé nous ragaillardirait.
Et puis, arrivée à la maison, une cuillerée de compote pommes kakis vanillée dans la bouche, je me dis que non, vraiment, c’était trop triste ! Il fallait la mettre dans des petites verrines (au passage, mes « verrines » à moi ce sont des verres Casino, ceux à 1,50 euro les 6 !). Et puis pour faire joli, il fallait ajouter du blanc (un peu de fromage blanc de soja), et puis surtout… il fallait que ça croustille ! C’est le secret de la bonne verrine : un mélange de couleurs, de textures et de saveurs… Pour le croustillant, si j’ai un conseil à vous donner, c’est d’ouvrir grand le placard à provisions et de chercher ce que vous avez de plus gourmand, du style les écorces d’orange confites que vous avez achetées pour une recette et dont il reste plein un pot, du chocolat blanc datant de votre dernière régression vers le paradis de l’enfance, etc., etc. Vous la tenez, votre verrine antidéprime !!

Verrines pomme, kaki et chocolat blanc
Pour 2 gourmands
Pour la compote :
2 petites pommes à compote
2 kakis
vanille en poudre
Pour le croustillant :
1 bonne poignée de petits flocons d’avoine
1 bonne poignée de farine bise
un peu de sucre (pour la quantité c’est vous qui voyez !)
3 cuillerées à café d’huile d’olive
3 ou 4 écorces d’orange confites
Et le reste :
2 petits carrés de chocolat blanc
du fromage blanc
Préparer la compote : laver, éplucher et couper les fruits. Les mettre à cuire dans une casserole avec quelques gouttes d’eau, à feu très doux, avec la vanille. Lorsque les fruits sont cuits, les écraser à la fourchette et laisser refroidir.
Pour le croustillant, mélanger les flocons, la farine et le sucre, ajouter l’huile d’olive et mélanger du bout des doigts pour que le mélange farineux soit imprégné d’huile, comme pour un crumble. Ajouter les écorces coupées en tout petits dés. Etaler sur un moule à tarte ou une plaque, et placer sous le grille quelques minutes en surveillant, pour que le mélange dore. Réserver.
Dans les verrines, alterner : deux cuillerées à soupe de compote, deux cuillerées de fromage blanc, une couche de croustillant, sur laquelle vous allez disposer des copeaux de chocolat blanc (gardez-en un peu pour la déco). Puis recommencer dans le même ordre, en terminant par quelques copeaux de chocolat blanc.
Si ça, ça n’aide pas à retrouver le sourire après des poireaux vapeur…