Certaines recettes mettent longtemps à se réaliser dans l’assiette. Trainent dans ma tête, sur des bouts de papier, se laissent oublier… Et puis d’autres sont aussitôt pensées, aussitôt testées. Du genre de celle-ci : il a suffi qu’Estérelle publie une tourte super green avec plein de récup’ dedans pour que j’aie envie d’utiliser ma pâte à pizza autrement. Notamment, avec un peu de roquette juste poêlée, du fromage et quelques tomates séchées. On aurait pu imaginer une garniture beaucoup plus gourmande et copieuse, mais celle-ci est savoureuse et adaptable à toutes les sauces : chaude, tiède, froide, avec soupe, salade, ou sur le pouce. Dont acte !
Tourte à la roquette et aux tomates séchées
Pour 4 personnes
200 g de farine de blé T80
10 g de levain fermentescible ou 5 g de levure de boulanger déshydratée
1 c. à café de sel marin
2 c. à soupe d’huile d’olive
1 gros oignon
2 grosses poignées de roquette (lavée et essorée)
6 à 8 tomates séchées
40 g de fromage râpé ou de fromage frais de votre choix
Dans un saladier, mélanger la farine, la levure, le sel et l’huile d’olive. Incorporer 100 ml d’eau tiède et pétrir pendant 5 à 10 mn. Laisser lever pendant 1 à 2h dans un endroit tiède. Pendant ce temps, peler et hacher l’oignon. Faire revenir dans un léger filet d’huile d’olive, sur feu vif, jusqu’à coloration. Ajouter la roquette, remuer 2 mn, couvrir et couper le feu. Hacher les tomates séchées et râper le fromage.
Diviser la pâte en deux boules, 2/3 et 1/3. Abaisser la plus grosse pour former un cercle. Foncer un moule à tarte ou à manqué de 20 cm de diamètre environ, en laissant les bords dépasser. Verser à l’intérieur le mélange oignons/roquette, les tomates séchées et le fromage râpé. Abaisser la seconde boule de pâte pour former un cercle et placer sur la garniture. Utiliser la pâte qui déborde des bords pour bien souder le tout.
Cuire à 180 °C pendant 25 mn environ. Servir chaud, tiède ou froid.
Une tarte salée ? Ça faisait longtemps ! Non que je n’aie rien à en dire, mais il en va des tartes comme des salades – on a l’impression que tout le monde sait les faire et qu’on ne va pas révolutionner la cuisine de madame Tout Le Monde en partageant une énième variante de la tarte tomate-moutarde ou de la quiche-aux-lardons-sans-lardons. Sauf qu’en réalité, il suffit d’une sauce étonnante ou d’une association d’ingrédients plus qu’audacieuse pour révolutionner la salade composée. D’une pâte crousti-démente et d’un « petit plus qui change tout » pour retrouver l’envie d’une bonne tarte salée comme on aime… les partager.
La pâte crousti-démente est à base de graines de courge moulues, et contient une petite dose de purée d’amande ou de noisette complète. Le tout croustifond, avec une belle saveur de noix et de graines torréfiées.
Le « petit plus qui change tout », c’est le cacao, utilisé comme une épice, en saupoudrage léger. Je serais bien incapable de développer une théorie là-dessous, mais disons que la pratique me confirme que la douceur de la courge butternut et la suavité du gorgonzola n’avaient besoin que d’une pincée de cacao pour être heureuses en ménage. Ce qui n’empêche pas de tester la variante proposée en fin de recette, pour une version un peu moins hors des sentiers battus.
Tarte butternut, gorgonzola, cacao et graines de courge
Pour la pâte :
200 g de farine (farine de blé, d’avoine, d’épeautre, de petit-épeautre ou un mélange)
50 g de graines de courge moulues
1 pincée de sel
1 c. à soupe bombée de purée de noisette ou d’amande complète
4 c. à soupe d’huile d’olive
Pour la garniture :
1 petite courge butternut
100 g de gorgonzola
2 c. à soupe de graines de courge*
1 c. à café de cacao en poudre non sucré*
Couper la courge (lavée) en rondelles sans la peler. Cuire à l’étouffée ou à la vapeur pendant 20 mn. Laisser tiédir, puis ôter la peau à l’aide d’un couteau (facultatif si elle est fine… et bio !).
Préparer la pâte en mélangeant, dans l’ordre, tous les ingrédients. Ajouter juste assez d’eau pour pouvoir former une boule (3 ou 4 c. à soupe). Filmer et réfrigérer pendant 30 mn au moins (et jusqu’à 24h).
Abaisser la pâte au rouleau et foncer un moule de 24 ou 26 cm de diamètre. Disposer les rondelles de courge à l’intérieur en les intercalant avec des lamelles de gorgonzola. Saler très légèrement. Parsemer de graines de courge et saupoudrer de cacao en poudre.
Cuire au four à 180 °C pendant 40 mn. Servir chaud ou tiède.
* Variante : remplacer le cacao par des herbes de Provence et les graines de courge par des noisettes.
Note : pour cuire la courge butternut, j’ai utilisé pour la première fois un faitout Warmcook qui m’a été offert par la marque. Leur gamme inox permet une cuisson basse température assez bluffante : pas besoin d’eau, il suffit de remplir le contenant aux 2/3 avec des légumes et de faire confiance au petit témoin qui se promène sur le thermomètre inséré dans le couvercle. Lorsque le témoin est suffisamment haut (au bout d’environ 15 minutes sur feu moyen), on éteint la plaque de cuisson et la cuisson se fait toute seule sans consommer d’énergie, en 15 à 20 mn selon le légume. J’ai été assez épatée par le résultat, moi qui bien souvent brûle les étapes (c’est le cas de le dire) pour aller vite et utilise toujours un fond d’eau par peur que les ingrédients accrochent, au risque de leur faire perdre la grande majorité de leurs nutriments. Bref, je vais sûrement vous en reparler mais je vous invite d’ores et déjà si ça vous intéresse à aller faire un tour sur le site de Warmcook.
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Le concours HP continue… Cette semaine, j’ai reçu encore plus de contributions et j’ai vraiment eu un mal fou à me décider (certains desserts ultra rafraîchissants à base de pêches et de framboises m’ont fait énormément hésiter…), mais j’ai finalement retenu l’idée géniale de Camille.
Oui parce que voilà : c’est l’été, on a très chaud, et on n’a aucune envie, mais vraiment aucune, d’allumer le four. Sauf que. On a le droit d’avoir des envies de pizza. Eh oui, c’est humain. Camille a enquêté pour nous et nous a trouvé une méthode infaillible pour obtenir une pizza en moins de 5 mn chrono SANS allumer le four. Vous avez un grille-pain ? Parfait. Il ne vous manque plus que des fonds de pizza à la farine complète de la marque Priméal, dont j’avais déjà parlé ici. Comme le dit Camille, à première vue, ça ne rentre pas dans un grille-pain lambda. Oui mais. C’est pas grave ! On le met deux fois, en le faisant pivoter entre chaque ! Il suffisait d’y penser…
Ah oui en revanche, pour la garniture, on oublie la sauce tomate et le fromage fondu. Le mot-clé de la semaine, c’est « fraîcheur ». C’est d’ailleurs comme ça que Camille a baptisé sa pizza au fenouil mariné, à l’avocat et aux graines germées.
Sauf que ce matin, quand j’ai fait les courses, je n’ai pas trouvé un seul fenouil, ni d’avocat, et le rayon graines germées était vide. Donc j’ai opté pour du chèvre frais, du tartare d’algues, de la salade verte, des herbes du balcon et une petite vinaigrette au miel et vinaigre balsamique. CQFD !
Bravo Camille, et merci ! (ainsi qu’à tous les autres participants de cette semaine).
1/2 citron
1 c. à soupe d’huile de noisette (ou d’olive)
1 petit coeur de fenouil
1 fond de pizza déjà cuit (Priméal)
100 g de fromage de chèvre frais
Graines germées
1/2 avocat
2 c. à soupe de graines de courge toastées
Mélanger le jus de citron, l’huile et 1 pincée de sel. Emincer le fenouil et mélanger le tout. Placer le fond de pizza au grille-pain, deux fois de suite, en le tournant entre les deux. Pendant ce temps, peler et émincer l’avocat. Tartiner de fromage de chèvre, ajouter le fenouil, les graines germées, les lamelles d’avocat et les graines de courge. Ajouter le reste de marinade, et déguster sans attendre.
Parfois, je tombe un peu des nues. Pleine de naïveté, je « découvre » un ingrédient dix ans après tout le monde, et je me prends de passion pour celui-ci. Parfois, la passion est très éphémère (ainsi la fève tonka, grande mode en 2007, étrennée chez moi en 2011 dans un clafoutis aux cerises et au lait d’amande, puis aussitôt oubliée). Parfois, elle dure. C’est comme ça que, le mois dernier, j’ai découvert les feuilles de filo, et que j’en suis à mon quatrième paquet. Un par semaine. Bon rythme !
Il faut dire que jusque là, je n’en avais jamais vu et jamais trop cherché non plus. Je percevais mal la différence avec la feuille de brick, pourtant évidente, et très bien expliquée ici. Et puis un jour, chez un primeur, pas loin de chez moi (ampoule qui clignote : attention, danger, proximité –> addiction !), je suis tombée sur une paquet de feuilles de filo d’origine grecque. Toutes douces, veloutées, fragiles mais pas galères à travailler. Elles et moi, on s’est tellement aimées qu’on a fait une tourte que tous les convives ont plébiscitée. La suite de l’histoire, vous la connaissez : elle est revenue sur notre table toutes les semaines, inchangée. C’est ce qu’on appelle une passade (traduction : ça me passera, mais en attendant, la répétition ne nuira pas !). Ce soir, je tente une version börek. Promis, je vous tiens au courant !
Tourte filo aux courgettes, à la féta et à la menthe
Pour 6 personnes
4 grosses courgettes
1 oignon
6 c. à soupe d’huile d’olive
1 oeuf
250 g de féta de brebis
5 brins de menthe fraîche
1 c. à café de za’atar
10 à 12 feuilles de filo
Laver et râper les courgettes. Peler et émincer l’oignon. Faire chauffer 1 c. à soupe d’huile dans un faitout et faire revenir les légumes pendant 20 mn, jusqu’à ce que les courgettes aient rendu toute leur eau. Laisser tiédir, égoutter et bien presser avec les mains pour ôter un maximum de jus. Dans un saladier, mélanger avec l’oeuf, la féta émiettée, la menthe ciselée, les épices et 1 bonne pincée de sel. Sur une plaque de cuisson, disposer une feuille de filo. Badigeonner d’huile et couvrir d’une autre feuille. Procéder ainsi en empilant 3 à 4 feuilles. Disposer la moitié de la garniture sur toute la surface sauf 2 cm sur tout le pourtour. Couvrir d’une autre feuille, badigeonner d’huile, et continuer à empiler 3 à 4 feuilles. Recommencer en terminant le paquet de feuilles. Replier les bords de la tarte sur eux-mêmes ou par en-dessous, pour enfermer la garniture. Badigeonner le dessus d’huile. Cuire au four à 200 °C pendant 20 mn environ. Servir tiède.
NB : On trouve des feuilles de filo dans les épiceries orientales et au rayon frais des grandes surfaces.
Du fromage de chèvre dans la pâte à tarte – ça, je vous avais déjà fait le coup. Après tout, on est pas très loin de la pâte à sablés salés, et puis le fromage frais est aussi une sorte de matière grasse, bon candidat au remplacement du beurre ou de l’huile. Et puisque l’on est au rayon des ingrédients pleins de bons gras, pourquoi ne pas pousser un peu le bouchon et ajouter de la purée d’avocat dans ladite pâte à tarte ? Il me semble avoir vu faire ça (ma fréquentation de blogs anglo-saxons va crescendo, mais je n’arrive jamais à me souvenir de qui a dit quoi ni quand), ce n’est donc pas sorti tout droit de mon imagination débordante.
Le résultat ? Une pâte très agréable à travailler, peu collante, très malléable, un peu comme de la pâte à modeler. Après cuisson, elle croustille et donne un très léger feuilletage. Elle reste assez moelleuse sous la garniture, en format grande tarte – je pense que l’on peut la précuire quelques minutes à blanc (bien lestée) si l’on veut qu’elle soit vraiment très croustillante.
Pour lier la pâte, j’ai aussi ajouté du jus d’épinard, ail et menthe de la marque Monin, que j’ai reçu dans la box Gastronomiz du mois de mai (pour en savoir plus sur ce concept de box surprise et gourmande sur abonnement, clic !). Ce n’est pas le type de produit que j’aurais acheté par moi-même, mais je pense lui avoir trouvé une bonne destination, puisqu’il permet d’aromatiser la pâte sans effort. Si vous n’en avez pas, utilisez de l’huile d’olive et n’hésitez pas à ajouter des épices, de l’ail pressé et un peu de sel.
Pâte à tarte au fromage de chèvre et à l’avocat
Pour 1 moule de 26 cm de diamètre
1/2 avocat
50 g de fromage de chèvre frais
160 g de farine de blé T65
2 c. à soupe de jus épinard, ail et menthe (ou bien de l’huile d’olive)
Mixer la chair de l’avocat avec le fromage frais. Placer dans un saladier et sabler avec la farine et 1 pincée de sel. Incorporer le jus vert (ou l’huile), et pétrir jusqu’à obtention d’une boule homogène. Il peut être nécessaire d’ajouter 1 ou 2 c. à soupe d’eau. Réfrigérer pendant au moins 1h et jusqu’à 24h. Abaisser, foncer un moule ou préparer des chaussons. Cuisson légèrement plus courte qu’avec une autre pâte à tarte : 30 mn à 180 °C (ou 20 à 200 °C pour des chaussons).
Fan du blog et des photos de son auteur, je me doutais que tourner ces pages serait comme plonger dans son univers élégant et plein de poésie, rythmé de piques-niques à la plage, de virées au farmers market et de fournées de muffins et de crumbles à n’en plus finir. Plein de points communs entre sa cuisine et la mienne : peu de viande, beaucoup de végétal. Une tendance assumée à réaliser souvent des tartes, des crumbles, des muffins, et à plonger tête la première dans un bol de riz au lait quand le besoin s’en fait sentir. Une petite (mini mini, hein) addiction au chocolat. Et, à la lecture du livre, des tas de choses à noter et à retenir : son utilisation maîtrisée des herbes, des épices, des agrumes. Des pâtes à tarte, à gâteau et à crumble « sans gluten », aussi.
Si les recettes « sans gluten » ne sont pas forcément ma tasse de thé (j’ai la chance de ne jamais avoir eu à me pencher sur le sujet), les recettes avec des farines autres que la farine de blé m’ont toujours paru enthousiasmantes. Elles donnent du caractère aux préparations les plus basiques, permettent d’avoir ce « petit plus » qui change tout. Essayez de la farine de châtaigne ou d’amarante dans un cake au chocolat. De la farine de sarrasin dans des crêpes toutes simples ou dans des scones. De la farine d’avoine dans un pain de mie…
En me plongeant dans ce livre le week-end dernier – et en le recouvrant quasi intégralement de post-its – j’ai entre autres eu envie de tester les multiples variantes de pâte à tarte sans gluten, aux farines complètes, que propose Béa. Ça tombait bien, j’avais justement dégoté un paquet de farine de millet brun qui ne demandait que ça. Au final, j’ai fait un joyeux mélange de plusieurs recettes de pâte à tarte du livre, en piquant des idées ici et là : du zeste de citron pour le pep’s, 1 œuf pour la tenue (on peut aussi ajouter de la gomme de xanthane, mais je n’ai pas ça dans mes placards), de la farine de millet, de riz complet et de pois chiches. Il ne faut pas vouloir abaisser cette pâte au rouleau ni la travailler pour faire des chaussons, par exemple : elle est assez friable. Mais du coup, c’est encore plus simple : pas d’étape étalage, on fonce direct le moule à tarte. De la vaisselle en moins, c’est tout bénèf’. Et cela donne une pâte ultra savoureuse, croustifondante, presque sablée. J’ai vraiment adoré. Je vous conseille aussi de la précuire quelques minutes (5, 10) avant de disposer la garniture par-dessus.
Pour moi, cette fois-ci : 2 tranches de saumon fumé, et un appareil constitué de 2 œufs, 10 cl de crème liquide d’avoine, 100 g de fromage de chèvre, un peu de cumin en poudre, et du vert de blette déjà cuit. Plus un petit coulis de vert de blette, jus de citron et purée de pistache… pour accompagner.
Pâte à tarte sans gluten
Pour 1 moule de 20 cm de diamètre
80 g de farine de millet brun*
50 g de farine de pois chiches
60 g de farine de riz complet
Zeste d’1 citron
5 c. à soupe d’huile d’olive
1 oeuf
Dans un saladier, mélanger les farines et le zeste avec 1 pincée de sel. Incorporer l’huile d’olive et l’oeuf. Si la pâte parait trop sableuse, incorporer 30 à 40 ml d’eau. Foncer un moule à tarte sans chercher à abaisser la pâte au rouleau. Il suffit de la tasser dans le fond et sur les parois du moule avec les mains. Précuire pendant 5 à 10 mn à 170 °C, puis garnir et cuire pendant 30 mn supplémentaires. Attendre 5 mn avant de servir.
Il faut croire que j’ai un vrai problème avec la pizza sauce tomate – jambon – fromage : je suis incapable de m’y tenir. Même si j’ai tout ce qu’il faut sous la main, j’ai aussi toujours mieux/différent/des restes à finir. En été, la pizza vire au green avec des courgettes râpées et un trait de jus de citron. Je vous passe la version orange automnale (pour l’année prochaine ?), vous avez peut-être votre dose de butternut et de potimarron pour ce mois-ci, non ? En tout cas, en hiver, puisque purple is the new green, c’est un reste de chou rouge qui se refait une jeunesse sur une pâte à pizza abaissée bien finement pour l’occasion, avec des fruits secs et de la bûche de chèvre.
Vous avez ça, vous aussi, en ce moment, des restes de cocottes de chou rouge, avec (ou sans) des pommes et/ou des marrons dedans ? Sinon, n’hésitez pas à doubler voire à tripler la recette de garniture ci-dessous. C’est un petit plat d’accompagnement 100% de saison et diablement bon. (Et la seule recette de chou cuit qui ait droit de cité dans mes casseroles, because en plus, ça sent bon !). D’ailleurs, vous pourrez aussi en faire ça ou bien ça (+ festif).
Pizza au chou rouge
Pour 2 personnes
¼ de chou rouge
½ pomme
1 petit oignon
1 c. à soupe d’huile d’olive
1 pâte à pizza (voir recette ici)
80 g de bûche de chèvre
4 figues séchées
1 c. à soupe de cranberries séchées
Laver le chou et détailler en lanières. Couper la pomme en dés. Émincer l’oignon. Faire chauffer l’huile dans une sauteuse et ajouter l’oignon, le chou et la pomme. Cuire à l’étouffée pendant 20 mn. Préchauffer le four à 200 °C. Sur la pâte à pizza, déposer la poêlée de chou rouge, la bûche de chèvre émiettée, les figues séchées coupées en deux et les cranberries. Saler et poivrer. Enfourner pour 20 mn environ à 200 °C. Servir chaud ou tiède.
Dans le ELLE de cette semaine (j’ai des lectures très saines, voyez-vous), le Dr Aga propose le plus naturellement du monde de mettre à mort le mois de novembre. Sous prétexte qu’il fait froid (elle devrait vivre à Grenoble) et qu’on ne trouve que des courges et des pommes. Mais moi je dis non. On trouve aussi des poireaux ! Et ça, c’est une excellente nouvelle. Mais siiiiiii.
Bon, j’avoue, je n’ai que deux recettes et demi contenant des poireaux qui soient à peu près récurrentes à la maison. La première, c’est le velouté poireaux-marrons, dite aussi recette vite faite du mercredi soir : des poireaux émincés, cuits à l’étouffée, et mixés avec un bocal de marrons au naturel et un peu de crème végétale. La demi-recette, c’est ce que je fais avec tous les légumes qui me tombent sous la main : une fois cuits, je les mélange avec un peu de crème et je les dépose dans un plat à gratin, en alternance avec des plaques de ravioles, façon lasagnes, et hop, au four. On appelle pompeusement ça « gratin de ravioles », et ça fait manger des légumes aux plus récalcitrants (les ravioles agglutinées sont trèèès difficiles à trier).
Dernière recette récurrente : l’indéboulonnable tarte aux poireaux. J’ai longtemps pratiqué la version 2005 (fromage de chèvre et curry), avant de tenter une version 2010 un peu plus light (petites graines et flocons d’avoine). Mais j’en reviens toujours au bon vieux concept de tarte aux poireaux avec du fromage dedans – c’est l’hiver, que voulez-vous. L’innovation 2011, c’est d’y mettre une orange (zeste et jus) au moment de la cuisson des poireaux. Ça change, ça adoucit le tout, et puis ben, c’est bon, quoi !
Tarte aux poireaux, à la féta et à l’orange
Pour 4 personnes
Pâte :
180 g de farine de blé T80
½ c. à café de sel
5 c. à soupe d’huile
1/3 de verre d’eau
Garniture :
1 orange
3 à 4 poireaux
2 œufs
20 cl de crème liquide d’avoine
200 g de féta
Mélanger tous les ingrédients de la pâte, former une boule, abaisser et foncer un moule à tarte. Zester et presser l’orange. Laver et émincer les poireaux. Cuire les poireaux dans le jus et le zeste d’orange, à l’étouffée, pendant 20 mn. Battre les œufs avec la crème et 1 pincée de sel. Ajouter les poireaux et la féta émiettée. Garnir le fond de pâte. Cuire au four à 180 °C pendant 50 mn. Servir chaud ou tiède.
Your attention, please: voici LA recette qui tue de la rentrée (ici, là, chez moi, hein, pas du world wide web tout de même). C’est la recette qui me fait dire que la rentrée a du bon : d’abord, c’est la saison des figues, et ensuite ça change de la non-cuisine des vacances à base de bocaux de ratatouille et de pâtes à la crème (qu’on ne me parle plus de ratatouille en conserve jusqu’à nouvel ordre…).
Un petit feuilletage du dernier Saveurs, une Linzer torte* qui me fait de l’œil… Jolie, ultra beurrée, classique avec sa confiture bien rouge. Cogitation. Pourquoi pas en version salée ? On garde les noisettes dans la pâte, on remplace le beurre par de la purée de noisette et de l’huile d’olive, le sucre par de la tomme de brebis râpée. On oublie le chocolat et la cannelle, pour le coup. En guise de garniture, il en faut peu, mais bien relevée histoire de contrebalancer la douceur de la figue. Check in rapide du contenu du frigo : jambon serrano, fromage de chèvre frais, moutarde, vinaigre balsamique. Le compte y est. La pâte constitue une gourmandise à elle toute seule (recyclez-la aussi en crumble ou en biscuits salés, ou bien avec une autre garniture), et la garniture, entre sucré, salé et fumé, est du genre pas mal du tout. Laissez tomber le jambon si vous voulez en faire une version végétarienne, mais sinon… ne changez rien.
Évitez aussi de vous ruer dessus à la sortie du four : elle est bien meilleure tiède, ou froide, le lendemain. En petits dés à l’apéro, par exemple…
Tarte salée aux figues façon Linzertarte
Pour 1 moule de 20 cm de diamètre
Pâte :
80 g d’amandes et noisette en poudre
170 g de farine de blé T80
25 g de tomme de brebis ou de chèvre râpée
1 pincée de sel
40 g de purée de noisette
4 c. à soupe d’huile d’olive
60 ml d’eau
Garniture :
1 c. à soupe rase de moutarde à l’ancienne
100 g de fromage de chèvre
2 tranches de jambon serrano (facultatif)
12 figues
1 c. à café de vinaigre balsamique
Sel, poivre
Préparer la pâte : mélanger les noisettes et amandes moulues, la farine, le fromage râpé et le sel. Faire un puits et ajouter la purée de noisette et l’huile. Sabler le mélange, puis ajouter l’eau petit à petit, jusqu’à pouvoir former une boule bien homogène. Réfrigérer pendant 1 heure environ. Etaler ensuite entre deux feuilles de papier siliconé puis foncer un moule à tarte en décollant petit à petit le silpat. Réétaler les chutes. Garnir le fond de tarte de moutarde et de fromage de chèvre. Ajouter le jambon cru en petites lanières. Disposer les figues coupées en tranches. Napper très légèrement de vinaigre balsamique. Saler. Avec les chutes de pâtes réétalées, découper des bandelettes avec lesquelles on décore le dessus de la tarte. Cuire à 180 °C pendant 45 mn. Servir tiède ou froid.
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* Linzer torte : tarte sucrée dont la pâte contient chocolat (ou cacao), noisettes pulvérisées et épices, garnie de confiture et décorée de bandes de pâte. Vous vouliez une recette de vraie Linzertorte sucrée ? C’est ici
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D’autres recettes à base de figues ? La tarte (sucrée) à la purée d’amande blanche est un must à la maison. Mais le mariage figue-chocolat fonctionne très bien aussi, la preuve avec ce fondant. Ou bien, plus vite prêtes, des petites crèmes aux figues caramélisées et aux noix.
Sinon, des figues juste marinées dans un peu de vinaigre balsamique et d’huile de noix, servies en salade (avec copeaux de parmesan et roquette), ou façon bruschetta (avec chèvre frais et noisettes), c’est parfait aussi…