Heureuse héritière d’un joli daikon tout juste sorti de terre, j’ai cherché une façon de le déguster qui n’implique pas de le faire cuire, histoire de profiter au maximum de sa fraîcheur. Daikon bouillu, daikon foutu ? Non, ce n’est pas un proverbe japonais, juste le fond de mon humble pensée…
Une envie de printemps passant par là, je me suis souvenue d’une de mes tartines préférées, aux fèves, fromage de chèvre, purée d’umebosis et noisettes grillées. En avant pour la version daikon, un vrai régal prêt en 3 minutes…
Ce gros radis japonais blanc et croquant est encore meilleur cru que cuit. N’hésitez pas à le râper pour en faire des salades ou… une petite recette qui arrivera ici dans quelques jours !

Tartine de daikon, noisettes, brebis frais et umebosis
Par personne
1 morceau de daikon de 4 cm de long
1 tranche de pain complet
1 c. à soupe de fromage de brebis frais
1 c. à café de purée d’umebosis*
4 noisettes grillées
Peler le daikon et émincer le plus finement possible. Faire griller le pain. Mélanger le fromage de brebis et la purée d’umebosis. Tartiner le pain de ce mélange. Garnir de daikon émincé et de noisettes grillées concassées. Déguster !
* On trouve la purée d’umebosis dans les magasins bio sous la marque Celnat. L’umebosis est un fruit japonais à mi-chemin entre l’abricot et la prune, qui a été fermentée et se révèle de ce fait très riche en minéraux (lire cet article pour en savoir plus). Elle est délicieusement acidulée et fait une base géniale pour les sauces salades.
Une fois n’est pas coutume, en ce moment je prends le temps de tester les recettes des autres. A force de les parcourir dans mes favoris, j’ai fini par me laisser tenter par deux recettes qui m’avaient particulièrement tapé dans l’oeil et se sont avérées idéales pour un petit apéro dînatoire :
- Les mini-croissants façon bretzels de Loukoum. Le goût des bretzels moelleux à l’américaine, et la forme des petits croissants à la française – c’est un concept auquel j’adhère à 100%. Pas très compliqués à faire, vraiment délicieux, mais souk garanti dans la cuisine pendant la demi-heure de préparation !
A garnir, comme elle le propose, de roquette et de tomates séchées, auxquelles j’ai ajouté de la tomme de brebis crayeuse. Ou bien, avec le reste de ricotta de la recette suivante, préparer une tartinade de petits pois (100 g de petits pois, 60 g de ricotta, 2 c. à soupe de jus de citron vert, quelques herbes fraîches – menthe, coriandre, basilic – et de la fleur de sel, le tout mixé).

- Les tartines aux légumes de printemps, basilic et ricotta, de Béatrice Peltre. J’admire la facilité qu’a Bea à réaliser des petites compositions ultra fraîches, pleines d’agrumes, d’herbes et d’épices. Celle-ci est particulièrement réussie. Pour la peine, je vous offre la traduction en prime !

Tartines à la ricotta, fèves, radis, huile de basilic et saumon fumé
Pour 4 grandes tartines
2 c. à soupe d’huile d’olive
5 feuilles de basilic frais
180 g de ricotta
1 c. à soupe de ciboulette ciselée
1 c. à soupe de vinaigre d’umebosis, de cerise, de framboise ou de grenade
3 radis
2 petits poignées de fèves fraîches (dérobées)
1 grande tranche de saumon fumé (facultatif)
Fleur de sel
4 tranches de pain de campagne
Jusqu’à 3 jours avant : ébouillanter le basilic pendant 1 mn, rafraîchir et égoutter. Mixer le basilic avec l’huile, et laisser macérer au réfrigérateur.
Le jour J, mixer la ricotta avec 1 c. à soupe d’huile au basilic, la ciboulette, le vinaigre, un peu de fleur de sel et les radis. Ebouillanter les fèves pendant 1 mn, égoutter et laisser refroidir. Parsemer de fleur de sel. Tartiner le mélange à la ricotta sur le pain. Décorer de lanières de saumon fumé et de fèves. Ajouter quelques gouttes d’huile au basilic et servir frais.
Pour une version végétarienne, zappez tout simplement le saumon fumé !
Pendant mon séjour au Japon, je me suis essentiellement nourrie à l’extérieur, dans les restaurants et les « combini » (supérettes). Impossible, dans ces cas-là, de consommer des fruits et légumes frais, surtout lorsque l’on sait le prix qu’ils coûtent au pays du soleil levant ! Du coup, mon régime se résumait à des onigiri ou maki sushi en barquettes, du riz, des trucs frits (tonaktsu, tempura…), du riz, un yaourt de temps en temps (j’avais oublié combien les yaourts japonais sont beurk, tout sucrés et liquides…), et tiens, un peu de riz, aussi… Inutile de vous dire que j’étais donc gravement en manque de bonnes choses bio* ! D’ailleurs, mon grand plaisir le jour de mon retour fut de croquer dans une pomme bio et de me confectionner une petite compote de rhubarbe… Et quand j’ai fait mes courses à Satoriz, je me suis complètement lâchée sur les légumes frais : fèves, haricots verts, haricots plats, brocoli… J’imaginais déjà de magnifiques assiettes bien colorées !
Pour utiliser mes fèves, j’avais envie de bonnes tartines (oui, j’ai aussi été un peu en manque de pain complet maison !), et pour l’occasion j’ai ressorti une association que j’adore : umebosis et fromage de chèvre frais. L’umebosis est une prune vinaigrée japonaise, dont on tire plusieurs produits : vinaigre, concentré, purée… Elle a un goût acidulé très particulier, et vraiment délicieux avec les céréales ou les crudités. Je trouve que l’association avec le fromage de chèvre ou de brebis frais fonctionne vraiment très bien – surtout si l’on ajoute ensuite quelques noisettes grillées ! Avec les fèves, c’était top, je me suis régalée…

Tartines de fèves au fromage de chèvre et à l’umebosis
Pour 1 personne
2 tranches de pain complet
1 poignée de fèves écossées
1 càc de purée d’umebosis
50g de fromage de chèvre ou de brebis frais
5 ou 6 noisettes
Gomasio (sel de sésame)
Blanchir les fèves à l’eau bouillante salée pendant 1 minute. Laisser tiédir, puis ôter la peau blanche. Tartiner l’umebosis sur le pain, puis couvrir de fromage de chèvre. Décorer de fèves et de noisettes grillées. Parsemer de gomasio. Servir sans attendre.
* Non, je ne suis tout de même pas devenue obèse pour l’occasion – marcher 10 heures par jour pendant deux semaines, ça aide – mais mon Wii Fit m’a quand même fait la gueule à mon retour, en me donnant 40 ans !
PS : Je vous retrouve à 10h, en direct, sur les ondes de France Bleue Armorique, pour parler cuisine bio et ingrédients japonais dans l’émission de Véronique Brettes.

Vous pouvez écouter en direct ici. N’hésitez pas à appeler pour poser vos questions !
A tout à l’heure !
Un grand merci à tous ceux qui m’ont envoyé des tartines, suite à mon appel de la semaine dernière !
Je suis très touchée par votre participation, et cela me fait grand bien.
Car des tartines de courage, en ce moment… j’en ai besoin.
Voici donc les tartines collectionnées et récoltées grâce à vous !
Ce post sera mis à jour au fur et à mesure des contributions, alors n’hésitez pas : envoyez-moi encore plein de tartines !
Cliquez pour obtenir la recette.


















































































































Dimanche, j’ai fait de la purée de céleri-rave maison… Rien d’exceptionnel, me direz-vous, mais elle était bien bonne : le céleri rave avait cuit à l’étouffée avec une pomme de terre, et j’avais mixé le tout avec un peu de lait d’amande. Et puis finalement, j’ai trouvé ça presque dommage de la manger toute seule dans son assiette, sans la sublimer un peu. Alors, j’ai pensé à des mouillettes pour tremper dedans… Et l’idée du pain m’a donné envie de tartines ! Et quand j’ai envie de tartines, difficile pour moi de penser à autre chose… alors nous voilà partis.
J’ai eu envie d’associer à la purée de céleri rave les saveurs du curry et de la noix de cajou. Ca tombait bien, j’avais justement chez moi à la fois de la purée de noix de cajou et des noix de cajou entières. Avec la première, j’ai fait une pâte à tartiner au curry dont j’ai étalé une couche sous la purée, et avec les deuxièmes j’ai fait une sorte de mini crumble sans matière grasse, pour que ça croque un peu sous la dent. Le résultat était délicieux, mais je vous préviens : c’est un plat pour les froides soirées d’hiver, quand on a vraiment bien faim !

Tartine à la purée de céleri-rave et cajou
Pour 2 personnes
2 grandes tranches de pain de campagne
4 grosses cuillerées à soupe de purée de céleri-rave, si possible maison car moins liquide
2 grosses cuillérées à soupe de ricotta
2 cuillerées à café de purée de noix de cajou (en magasin bio, facultative)
3 cuillerées à café d’eau
1 cuillerée à café de curry en poudre
1 petite poignée de noix de cajou
1 petite poignée de chapelure
Mélanger la purée de noix de cajou avec l’eau et le curry pour obtenir une pâte (sinon : ajouter le curry à la purée). Etaler sur le pain. Mélanger la ricotta à la purée de céleri et étaler par dessus. Concasser les noix de cajou et les mélanger à la chapelure. Répartir sur la tartine. Enfourner pour 20 à 30 mn au four à 180°, et déguster bien chaud.
Quand je suis partie pour Toulouse dimanche dernier, le frigo était plein : ma maman m’avait fait don de la moitié de son marché, et Ludo était pendant ce temps allé faire les courses de son côté… Par conséquent, nous avions des légumes à ne plus quoi savoir en faire ! Avant de partir pour Toulouse, j’ai donc liquidé blettes et fenouils. Restaient beaucoup de carottes, de brocoli et de pommes de terre. Et quelle ne fut pas mon étonnement lorsque, à mon retour mercredi soir, je réalisai qu’ils étaient toujours là , à m’attendre ! Après enquête, il s’avéra que Ludo s’était nourri pendant trois jours d’une endive et du reste de blettes… Conclusion : il fallait s’occuper rapidement des légumes restants, et j’ai donc décidé de m’attaquer aux carottes, que j’ai épluchées et râpées.
Il s’avéra également que j’avais tout intérêt à m’occuper très rapidement des petits chèvres frais que j’avais mis à mariner dans de l’huile d’olive avec thym et laurier la semaine dernière : ils commençaient à s’émietter sérieusement ! Me voilà ainsi lancée dans la confection de tartines aux carottes et aux chèvres marinés. Parfaites pour un repas d’hiver vite fait, elles sont vraiment excellentes : craquantes, riches et fondantes…

Tartines aux carottes fondantes et aux chèvres marinés
Pour 4 personnes
4 bonnes poignées de carottes râpées
6 petits chèvres frais (type Chèvrotines), marinés quelques temps (3 à 5 jours) dans une huile d’olive additionnée de thym et de laurier, ou bien 6 petits chèvres + 2 ou 3 cuillerées à soupe d’huile d’olive
un peu de lait de votre choix
sel, poivre
thym en branches
noix
4 belles tranches épaises d’un pain de campagne à la mie bien dense
Faire cuire les carottes râpées dans une casserole avec un petit peu d’eau et avec un couvercle, pendant 20 mn environ. Egoutter. Dans un grand bol, écraser les fromages de chèvre (éventuellement en ajoutant de l’huile s’ils n’ont pas marinés au préalable), et ajouter du lait jusqu’à ce que la consistance soit crémeuse. Ajouter les carottes et bien mélanger. Saler, poivrer. Etaler le mélange sur les tartines. Décorer avec quelques branches de thym et des cerneaux de noix. Déposer les tartines dans un plat ou une plaque et passer au four pour une vingtaine de minutes à 200° environ, en surveillant. Le mélange aux carottes gonfle un peu, et le pain prend une belle couleur dorée. Servir tout chaud avec une salade verte ou une soupe, par exemple…

Tartines fromagères
Pour 4 tartines (2 personnes)
4 tranches de pain complet tartinées de purée d’ail, et recouvertes d’un mélange de 4 cuillerées à soupe de ricotta, 1 cuillerée à café de pesto, beaucoup de ciboulette, et du sel, décorées de quelques tours de moulin de baies roses et de poivre, de 4 petites tomates séchées, de 4 tomates cerises, (d’olives), et de gomasio.
Les passer au four (200°) 10 à 15 m à 200°.
Elles croustillent et apportent une douceur crémeuse à une ratatouille bien chaude et fondante.