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Velouté de tomates rôties

Retour à la maison après un micro périple de deux jours.
Et un joli lot de tomates qui commence à faire la tête…
Le premier réflexe, c’est la sempiternelle tarte à la tomate. Sauf que pas le temps, et pas trop l’envie non plus…

Et puis, ça me revient : tout l’hiver, la petite demoiselle m’a réclamé de la soupe à la tomate. Je me demande encore où est-ce qu’elle est allée pêcher cette idée, puisque je n’en ai jamais fait et qu’elle n’en a même jamais mangé. Peut-être dans un de ses DVD fétiches ? Qu’à cela ne tienne, puisque c’est enfin la saison, on va pouvoir passer à l’action ! Rien de tel qu’une recette de Jamie pour l’occasion. Le principe est simple : les tomates sont rôties au four avec un peu d’huile et de vinaigre balsamique, puis mixées avec du basilic, sans ajout de bouillon (elles rendent bien assez d’eau comme ça, inutile d’en rajouter). Une fois filtré au chinois, le velouté est ultra onctueux, ni trop liquide, ni trop épais.

Double avantage : c’est à peine 5 minutes de préparation, et c’est idéal quand le four est déjà allumé pour cuire autre chose. Quitte à faire ça la veille pour le lendemain ou à congeler des portions.

Et au fait, c’était bon ? Carrément. Validé, avec second service, et inscrit sur la short-list des petits plats à refaire dare dare !

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Velouté de tomates rôties

Pour 3 personnes

1,5 kg de tomates
1 ou 2 petits oignons rouges
2 c. à soupe de vinaigre balsamique
1 c. à soupe d’huile d’olive

Laver les tomates et couper en 4. Peler les oignons et couper en 8. Placer dans un plat à gratin, napper de vinaigre et d’huile d’olive et cuire au four à 200 °C pendant 15 mn. Mixer avec les feuilles de basilic. Filtrer au chinois pour se débarrasser des peaux et des pépins ayant échappé au broyage*. Servir bien chaud avec un peu de crème ou quelques cubes de fromage de chèvre, des croûtons de ciabatta aux olives, des pignons grillés…

* Le contenu du chinois après l’opération – une pâte de tomate et de basilic très concentrée – pourra être mixée avec du fromage de chèvre ou du tofu pour faire une tartinade. Rien ne se perd !

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Gratin de brocoli aux cacahuètes

Ah oui, tout de suite, c’est moins glamour qu’un mezzé libanais ou un joli cake bien doré… Mais il faut bien manger des légumes, pas vrai ? Et je dirais même pire, des légumes qui font consensus à table… Ici, avec la petite demoiselle, nous avons une short-list plutôt très, très short : carotte, betterave, champignon, fenouil, blette, haricot vert et brocoli. Allez savoir pourquoi l’épinard est exclu alors que la blette est largement tolérée… De même, le chou-fleur est boudé tandis que son copain vert est régulièrement réclamé… Bref, qu’importe, j’ai bien compris que j’étais priée de remplir mon panier avec les légumes de la liste, et que si je rapporte du poireau ou de la courgette, c’est mon problème ! C’est ce qu’on appelle trouver un consensus. Et comme ça prend du temps, quand on l’a, on le garde !

J’ai donc customisé le brocoli tout l’hiver durant. Souvent en velouté ou en purée, avec une belle cuillerée de pesto dedans et un peu de parmesan pour égayer le tout. Parfois, je l’ai juste râpé cru dans un risotto, 5 mn avant de terminer la cuisson. Mais les enfants trouvent toujours suspect qu’on essaie de dissimuler quelque chose, alors la dernière fois j’y suis allée cash avec ce gratin réunissant deux ingrédients « de la liste » : brocoli et cacahuète, cacahuète et brocoli. J’avais relevé la recette dans le livre Amande, avocat, sésame… 150 recettes à base d’oléagineux, de Claude et Emmanuelle Aubert. Voilà qui change du crumble (qui n’est pas sur la liste !), en version simple, rapide et applaudie !

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Gratin de brocoli aux cacahuètes

Pour 4 personnes

3 grosses têtes de brocoli
80 g de cacahuètes (pesées après décorticage)
80 g de biscottes ou de chapelure
1 gousse d’ail
2 c. à soupe de persil haché
1 brick de 20 cl de crème liquide (soja ou autre)

Détailler les bouquets de brocoli. Peler la tige et couper la partie tendre en rondelles. Bien rincer les bouquets de brocoli et les rondelles. Cuire à l’étouffée pendant 15 mn, jusqu’à ce que les bouquets soient tendres.
Pendant la cuisson des brocoli, mixer grossièrement les cacahuètes avec les biscottes (ou la chapelure), l’ail et le persil haché. Saler.
Mixer les 3/4 des brocoli avec la crème. Saler. Mélanger avec les bouquets de brocoli entiers et placer dans un plat à gratin. Parsemer de chapelure à la cacahuète. Enfourner pour 15 mn à 180 °C et servir bien chaud.

Note : on peut ajouter du fromage si on le souhaite – fromage de chèvre ou de brebis frais, St Marcellin, tomme râpée… On peut également verser le mélange au brocoli sur un lit de céréales (boulgour, riz, quinoa, petit-épeautre) pour faire de ce gratin un plat ultra complet.

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Cake « pot de confiture »

Vous mettez quoi sur vos tartines, le matin ? Chez moi, il n’y a pas souvent de tartines le matin… et quand il y en a, on y met rarement de la confiture. Plus souvent de la purée de noisette, du beurre de cacahuète ou du fromage de chèvre, à vrai dire… Donc les confitures, on nous en offre, parfois même on en achète parce qu’une petite demoiselle a eu envie de framboises ou de fraises, et puis il arrive aussi qu’on en fasse, pour tester une recette à paraître dans un livre, par exemple… Donc il y en a dans le frigo, bien souvent elles sont entamées, elles ont servi à garnir une tartine et puis le pot patiente, quasi intact, pendant quelque temps. Trop sucré pour nos envies du matin, même les confitures maison…

Cette semaine, en plein dans un grand ménage du frigo, j’ai décidé de dire stop aux pots de confiture à peine entamés qui prennent de la place et ne font plus envie à personne (chacun ses combats, hein !). J’ai donc cherché une recette de cake permettant d’utiliser une grosse quantité de confiture (un peu sur le principe de ce gâteau à la compote de pomme) et j’en ai trouvé une très sympa, que j’ai un peu adaptée et que je m’empresse de noter ici, sachant qu’elle resservira. Parce que si tout le monde a sa recette de gâteau « pot de yaourt », tout le monde n’a pas forcément celle qui permet de liquider un pot de confiture, voire un mélange de plein de fonds de pots différents, voire une confiture complètement ratée… Fort utile donc, isn’t it?

Pour le mien, j’ai utilisé un pot de gelée de coing (maison, donc peu sucrée), de la polenta, de la farine de blé T65, du gingembre et du citron confits. J’en ai offert la moitié et congelé ce qui n’a pas été consommé, coupé en tranches. C’est ce qu’on appelle optimiser… mais dans l’absolu, ce cake se conserve très bien pendant plusieurs jours, emballé dans un torchon.

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Cake « pot de confiture »

Pour 1 grand moule à cake

300 à 330 g de confiture ou gelée de fruits
100 à 125 g de beurre (ou autre matière grasse)*
5 oeufs**
80 g de poudre d’amande (ou noisette) ou de polenta instantanée
170 g de farine de blé ou de riz
2 c. à café de poudre à lever
1 c. à café d’épice au choix (vanille, cannelle, gingembre…)
Autres : fruits confits, fruits secs, noix, graines, fruits frais, chocolat concassé…

Préchauffer le four à 210 °C. Battre la confiture avec le beurre fondu et les oeufs. Incorporer la poudre d’amande, la farine, la poudre à lever, les épices et 1 pincée de sel. Battre pendant 5 bonnes minutes, puis incorporer la garniture choisie. Cuire au four à 210 °C pendant 10 mn, puis tracer un trait au couteau dans toute la longueur du cake et baisser la température à 150 °C. Poursuivre la cuisson pendant 1h. Laisser refroidir avant de découper.

* Autre matière grasse : moitié huile d’olive douce, moitié purée d’oléagineux (amande, noisette, cajou ou autre – à choisir en fonction de la confiture). Ou bien moitié huile de coco, moitié tofu soyeux… Je n’ai pas testé, mais je pense que ça peut marcher !

** Oui, c’est beaucoup ! Mais le gâteau est vraiment gros. Et je n’ai pas essayé de modifier la recette initiale sur ce plan. On dira donc que c’est vraiment une bonne recette pour recycler la confiture ET les oeufs avant de partir en vacances, par exemple !

livres

Livres de cuisine – printemps 2014

Ces dernières semaines, j’ai découvert avec plaisir plusieurs livres de cuisine qui méritent réellement le détour, mais dont je n’ai pas réussi à vous parler, faute de temps. Mais comme je les ai tous remplis de marque-pages « à tester », voire « testé et approuvé », j’aurais trouvé dommage de ne pas vous en parler. Si vous avez des envies de lecture, ne vous privez donc pas pour piocher dans cette liste…

Les bento de Nanashi, Kaori Endo, Hachette.

Kaori Endo est chef du restaurant Nanashi, rue de Paradis, Paris 10è. Chaque jour, elle prépare des bento d’inspiration japonaise (mais pas seulement) mettant en valeur les céréales et les légumes de saison. Classé par saisons, justement, ce petit livre est à la fois joli et pratique à consulter. J’aime particulièrement le fait qu’elle marie systématiquement une salade fraîche et une salade de légumes cuits dans le bento (aux côtés de céréales et d’un plat de viande, poisson ou végé), avec de très belles idées de mélanges et de cuissons. J’ai relevé plein de recettes de sauces, salsas, pestos et condiments à base de rhubarbe, miso, noix de pécan… Et j’attends l’automne pour tester la rémoulade de céleri-rave et figues fraîches au sésame.
NB : un tout petit chapitre Desserts qui donne envie de tout essayer (cake au matcha, pannacotta au sésame noir, cheesecake façon Kaori Endo…).

Boulettes et galettes sans viande, de Clémence Katz, éditions La Plage.

Option résolument végétarienne, souvent végétalienne, pour ces boulettes et galettes sucrées ou salées. Là encore, on a envie de tout essayer… J’ai mis pour ma part une option sur les boulettes de riz collant aux algues fourrées à l’avocat, les boulettes de sarrasin à la vapeur, les boulettes potimarron-châtaigne-coeur fromager, les galettes carottes-coco-curry et les boulettes de tapioca au thé matcha. Autant dire que ça va bouletter par ici dans les semaines à venir ! Feuilleter le livre

Chocolat cru, de Laurence Alemanno, éditions La Plage.

Une véritable encyclopédie du chocolat cru, par un auteur qui maîtrise à fond son sujet. Un livre à destiner aux vrais amateurs de chocolat et de cuisine raw, et parfait pour qui souhaite confectionner lui-même son chocolat. Au-delà des bases, l’auteur propose de nombreuses recettes sucrées comme salées, toujours crues mais faciles à adapter si l’on ne dispose pas de tous les ingrédients nécessaires. J’ai repéré les barres chocolatées fourrées au caramel salé et relevé plein d’idées pour l’utilisation du cacao comme épice dans les plats salés. Feuilleter le livre

livres

Délicieux desserts aux fruits de saison – 120 recettes à base d’ingrédients sains et naturels, d’Amber Rose, éditions Prat.

J’ai adoré me plonger dans ce livre écrit par une néo-zélandaise passionnée de cuisine saine à base de fruits de saison, de fleurs et de produits naturels. Le livre, les photos et l’univers présenté sont beaux et convaincants. Ils donnent envie de passer en cuisine, ce que j’ai fait… avec déjà 3 recettes au compteur ! Le point fort de ce livre, ce sont les recettes de gâteaux, autour de très beaux mariages de saveurs et de consistances. L’auteur utilise beaucoup les farines complètes, la poudre d’amande, la polenta, le miel plutôt que le sucre, mais aussi pas mal de produits laitiers (beurre, mascarpone). J’ai coché le gâteau citron vert, fleur d’orange, pistaches ; le citron, noisettes, myrtilles ; celui aux amandes, miel et nectarines ; le pommes, seigle et mascarpone ; un autre aux chocolat, noix et purée de marrons ; et puis une tarte au citron et mascarpone qui change de la mienne

Street food bio, de Géraldine Olivo, Gallimard.

L’auteur du livre est également celle du blog My Sweet Faery, que vous connaissez peut-être déjà si vous aimez fureter sur le net à la recherche de recettes de cuisine bio… Et les photographies sont de Myriam Gauthier-Moreau, qui a illustré plusieurs de mes livres. Je pouvais donc difficilement passer à côté, même si j’avais déjà bien écumé les rayons du fast-food bio et maison pour mon propre livre sur les burgers végétariens ! A noter : ce livre-ci n’est pas végétarien, il contient des recettes carnées. J’ai adoré les tutoriels en fin de livre qui permettent de réaliser soi-même des boîtes en carton, des emballages en coton pour les sandwichs, des sacs à repas en tissu… Et j’aimerais beaucoup tester le « chicorée latte » à la purée de noisette, les muffins thaï à la vapeur, les chocolate chips cookies aux petites graines, les saucisses végétales à base de haricots blancs et de tofu fumé et les nuggets au tofu… Bon, ça commence à faire beaucoup !!

My Natural Beauty Book, d’Anne Ghesquière et Marie de Foucault, Eyrolles

Attention, ceci n’est pas un livre de cuisine, même s’il contient tout de même un bon lot de recettes inspirantes et surtout d’astuces qui donnent envie de passer tout de suite à la pratique. Rythme de vie, alimentation, menus minceur, soins vitalité, peau, cheveux… L’ouvrage aborde tout un ensemble de thèmes de manière à la fois ludique (encadrés, zooms…) et pointue – ce qui est suffisamment rare pour être souligné ! J’ai pris beaucoup de plaisir à le lire et j’ai appris plein de choses. C’est vraiment un cadeau sympa à faire à toutes ses copines…

***

Et puis, il y a ceux que j’attends de découvrir avec impatience :

Vegan, de Marie Laforêt, éditions La Plage (30 avril)

Le grand livre de la cuisine crue, de Christophe Berg, éditions La Plage (7 mai)

Cuisine végétarienne, de Laure Kié, éditions Mango (déjà paru)

 

On n’a pas fini de parler de bons livres de cuisine bio par ici… Tant mieux !

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Pudding pomme-rhubarbe et gingembre confit

Bon, ça suffit, tous ces desserts. Des cakes, des mousses, des brioches de Pâques… Il nous faut des légumes là, non ?

J’y ai pensé, figurez-vous… Et je me suis dit que comme la rhubarbe est un légume, elle était toute indiquée pour finir en dessert.

Franchement, la première rhubarbe iséroise de l’année… Je n’allais tout de même pas la louper. Elle me fait le même effet que les autres années : je la vois, je l’achète. Peu importe si j’en ai déjà 2 kilos dans le bac à légumes. C’est irrésistible… Et puis, ce n’est pas comme si c’était une énième paire de chaussures : la rhubarbe, ça se recycle et ça disparait au fur et à mesure : en tarte, en gâteau, en salade, en barres, en crumble

Ou en gâteau-pudding, tiens. Qui n’est pas sans rappeler un certain gâteau aux pommes à base de farine d’orge mondée et de purée d’amande complète. Pareil, mais très différent, en fin de compte. Goûtez, vous me direz !

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Pudding pomme rhubarbe gingembre confit

Pour 6 personnes

5 tiges de rhubarbe
4 pommes
6 dés de gingembre confit
80 g de sucre complet + 1 c. à soupe
80 g de purée d’amande complète ou de purée de noisette, ou un mélange des deux
1 gros oeuf
2 c. à soupe de crème liquide végétale ou de lait végétal
60 g de farine d’orge mondée (ou autre farine de votre choix : blé, avoine, épeautre, riz complet…)
1 c. à café de poudre à lever
1 pincée de vanille en poudre

Eplucher la rhubarbe et les pommes. Evider les pommes. Couper le tout en petits cubes. Emincer finement le gingembre confit. Placer le tout dans une casserole avec 1 c. à soupe de sucre, couvrir et cuire 10 mn sur feu doux. Placer dans un plat creux en laissant le jus de côté.
Préchauffer le four à 180 °C. A la fourchette, mélanger le sucre, la purée d’oléagineux et l’oeuf. Délayer avec la crème liquide, puis incorporer le mélange farine-poudre à lever-vanille. Une fois la pâte bien fluide, verser sur les fruits. Lisser le dessus sans appuyer. Enfourner pour 30 mn. Servir tiède.

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Hot cross buns, version « complète »

Je vous avais déjà servi des hot cross buns pour Pâques il y a quelques années – la recette de Jamie Oliver, la seule, l’unique, avec tout ce qu’il faut de beurre et de farine de blé dedans.

Cette année, j’ai eu envie de faire différemment, au hasard sans beurre et sans blé dedans ! J’ai donc adapté la recette de mon livre Recevoir en bio et je vous la livre right on time pour ce week-end pascal, en rappelant qu’elle n’est pas tout à fait orthodoxe… mais néanmoins délicieuse.

A vous de jouer !

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Hot cross buns « complets »

Pour 12-14 buns

200 g de farine d’orge mondée
200 g de farine de petit épeautre
5 g de levure de boulanger déshydratée
40 g de sucre complet
2 c. à café d’épices à pain d’épices
1 oeuf
45 g de purée d’amande blanche bien fluide
100 g de lait végétal
Le zeste d’une orange (facultatif)
120 g de fruits secs et confits (oranges, citrons, gingembre confits, cranberries, figues séchées…)
Confiture de figues ou marmelade d’orange

Dans un saladier ou le bol du robot pétrisseur, mélanger les farines, la levure, le sucre et les épices. Faire un puits, y casser l’oeuf et ajouter la purée d’amande et le lait, préalablement tiédi avec 80 g d’eau (on peut aller jusqu’à 100 g). Pétrir pendant 5 bonnes minutes, puis incorporer le zeste d’orange et les fruits secs ou confits hachés finement. Pétrir de nouveau, couvrir et laisser lever 1h dans un endroit tiède. Diviser en 12 à 14 portions et former des boules ou des pavés hauts de 4 cm environ. Laisser lever à couvert pendant 45 mn. Préchauffer le four à 200 °C. Au couteau, tracer une croix sur chaque portion de pâte. Tracer de nouveau chaque croix avec un peu de confiture. Cuire pendant 15 mn et laisser tiédir avant de déguster.

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Mousses aux framboises

J’ai à la maison un exemplaire de moins-de-cinq-ans qui n’aime pas les desserts. Ou plutôt, qui n’aime pas mes desserts : crumbles, tartes aux fruits, muffins et compagnie. Non, merci maman, je préfère « juste une pomme ». Ou une boule de glace à la fraise… Argh. Déception pour celle qui rêvait de réaliser chaque semaine une fournée de muffins aux framboises ou de cookies au chocolat pour sa progéniture chérie…

Heureusement, on a trouvé un terrain d’entente : pas de crèmes à la vanille ni au chocolat, qui ne suscitent que des grimaces de dégoût, mais des mousses aux framboises, en toute saison ! Et quand une petite demoiselle vous demande des framboises en plein mois de février, et qu’il n’y a que ça pour lui faire plaisir, aucun scrupule à avoir : les framboises surgelées (bio) sont là pour ça (aussi)…

Depuis, on a refait maintes fois ces petites mousses toutes simples, toujours à quatre mains. Vu leur succès incontesté, il eût été dommage de ne pas les partager…

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Mousses aux framboises

Pour 4 personnes

400 g de framboises surgelées
4 c. à soupe de sucre de canne blond ou de miel
1 c. à café rase d’agar-agar
200 g de petits suisses ou de yaourt de brebis bien épais

Mettre les framboises et le sucre dans une casserole et laisser cuire sur feu doux jusqu’à ce que les framboises soient décongelées et rendent du jus. Passer au blender. Remettre dans la casserole et ajouter l’agar-agar en pluie. Bien mélanger et porter à frémissements pendant 30 secondes. Verser les 2/3 du jus de framboise dans le blender et mixer avec les petits suisses. Répartir dans 4 récipients. Laisser légèrement tiédir le mélange restant dans la casserole (5 mn, pas plus) puis verser sur la mousse au yaourt. Laisser refroidir à température ambiante. Filmer et placer au réfrigérateur.

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Cake mascarpone, amande et fleur d’oranger

Il me restait du mélange ricotta-mascarpone-fleur d’oranger après avoir généreusement garni les atayefs de mon buffet libanais… et je ne pouvais résolument pas _tout_ finir à la petite cuillère !

J’aurais pu faire des petites crèmes. J’ai choisi de faire un gâteau… L’appel de la poudre d’amande l’a comme qui dirait emporté. Et j’ai bien fait : ce cake est ultra moelleux sur les bords, fondant au coeur, et il ravira les inconditionnels d’amande et d’oranger. En bonus, il est sans gluten.

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Cake au mascarpone, amande et fleur d’oranger

Pour 1 moule étroit (ne pas hésiter à augmenter les quantités)

120 g de mascarpone
2 c. à soupe de sirop d’agave
3 c. à soupe d’eau de fleur d’oranger*
2 oeufs
80 g de farine de riz complet (ou de blé)
40 g de poudre d’amande
2 c. à café de poudre à lever
40 g de sucre de canne blond

Préchauffer le four à 180 °C. Battre le mascarpone avec le sirop d’agave et l’eau de fleur d’oranger. Ajouter les jaunes d’oeuf. Monter les blancs en neige avec 1 pincée de sel. Dans un saladier, mélanger la farine, la poudre d’amande, la levure et le sucre. Incorporer le mélange au mascarpone, puis les blancs d’oeuf (sans les casser). Verser le tout dans un moule à cake chemisé de papier cuisson et cuire pendant 45 à 50 mn à 180 °C.

* Choisissez-en une bonne, bio ou 100% naturelle ! N’utilisez pas d’arôme à la place…

***

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Vous habitez Lyon ou les environs ?

Je serai à la Fnac Lyon Bellecour samedi 12 avril de 15h à 17h pour une séance de signatures…Je vous y attends !

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Mezzé libanais (et végétarien)

Objectif atteint : il a suffi que je me plonge dans Liban, le dernier livre de Linda Louis, pour être prise d’une envie irrépressible d’organiser un grand mezzé à la maison. Prétexte idéal pour convier une bande d’amis pas du tout réfractaires à l’option végétarienne…

Au menu : 3 salades, 3 dips, 3 petits plats et 3 desserts. Tout par 3 – je me demande encore si c’est le hasard qui a voulu ça…

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En guise de salade, j’ai opté pour l’incontournable taboulé libanais, avec beaucoup d’herbes et très peu de boulgour. Pour 6-8 personnes, j’ai mélangé 2 c. à soupe de boulgour fin (cru), 2 bouquets de persil plat, 2 oignons nouveaux finement émincés et du sel. Pas de tomates, ce n’était pas la saison, mais elles auraient été bienvenues. J’ai mouillé le tout d’huile d’olive et de jus de citron, et ajouté un bouquet de menthe ciselé au dernier moment.

Autre salade : un mélange de fonds d’artichauts, de fèves, de roquette et d’olives Kalamata. Le tout était agrémenté d’oignon nouveau haché, de persil plat ciselé, de sel, de jus de citron et d’huile d’olive.

Pour clore le volet « verdure », j’ai mélangé des coeurs de salade verte bien croquants avec un peu de coriandre hachée et une sauce façon « salade fattouche » (2 c. à soupe de mélasse de grenade + 4 c. à soupe de tahin + 2 gousses d’ail + un peu d’eau).

Côté « dips », difficile de se passer du houmous. Je l’ai réalisé en suivant ma recette de base, sans oublier de retirer les petites peaux des pois chiches (c’est long, mais ça vaut le coup) et en rallongeant le tout d’un peu de yaourt de brebis à la grecque. Pas orthodoxe mais délicieux !

Pour le caviar d’aubergine et le mouhammara aux poivrons, j’ai opté pour des produits surgelés qui m’ont facilité la tâche et évité d’acheter des légumes frais hors saison… Le muhammara est une tartinade aux poivrons grillés, cerneaux de noix et mélasse de grenade. C’est le bol qui a eu le plus de succès ! Vous en trouverez une recette dans le livre de Linda ou bien chez Clotilde.

J’ai servi les tartinades avec du pain libanais et des tranches d’aubergines grillées. Chacun s’est amusé à garnir le pain ou les aubergines avec des salades et des dips et à rouler le tout.

Côté petits plats, j’avais préparé des falafels aux fèves et aux pois chiches en suivant ma recette préférée, le tout accompagné de sauce tarator (tahin, ail, jus de citron, allongée d’eau). Et j’ai pioché deux très jolies recettes dans Liban : des fatayers (chaussons de pâte style pizza, garnis d’épinards, de blettes, de pignons, d’oignon rouge et de sumac) et des cigares aux feuilles de filo, à la feta et au persil plat. Cette dernière recette requiert normalement du fromage halloumi, que j’ai remplacé par du manouri (disponible dans mon magasin bio). Elle a eu un succès mérité !

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Pour le volet sucré, je me suis amusée à réaliser des baklavas aux amandes, pistaches et pignons. C’est beaucoup plus simple et rapide à faire que je ne me l’imaginais, en revanche il faut effectivement y mettre la dose nécessaire de beurre et de sirop au sucre ! Mais le parfum de fleur d’oranger qui embaume toute la maison après ça vaut son pesant de cacahuètes…

Mon coup de coeur : la recette des atayefs, petites crêpes roulées en cônes et garnies d’une crème à base de mascarpone, de ricotta, de fleur d’oranger et de pistaches concassées. Je la referai, c’est sûr, avec certainement des variantes à la clé…!

Les deux recettes des desserts figurent également dans Liban. Pour le troisième, mes invités apporté des verrines de flan libanais (mouhalabia) à base de lait, de maïzena et d’eau de fleur d’oranger – un régal.

Bon… A vous de jouer ?  ;)

Pour les courses spécifiques :liban
– eau de fleur d’oranger, mélasse de grenade : marque Mymouné, sur internet. Mais j’aurais pu les acheter à l’épicerie Arax, bien connue des grenoblois (rue de Turenne), avec le pain libanais, le sumac et le zaatar.
– feuilles de filo : en grande surface, marque Croustipâte. Je n’en ai jamais trouvé en bio…
– pour le reste : tahin, manouri, feta, etc. – en magasin bio.

Pour le rétroplanning :
– 2 jours avant : les dips et les sauces
– la veille : les desserts, la pâte à falafels, les garnitures des fatayers et des cigares.
– le jour J : les salades, les fatayers, les falafels et les cigares.

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Salade de brocoli sauce grenade-tahin

C’est mercredi, c’est brocoli !

(ou comment j’ai perdu la moitié de mes lecteurs en une phrase…)

Allez, revenez ! Je suis certaine que, tout comme moi, vous adorez le brocoli, mais que vous ne pouvez pas vous empêcher de le trouver super moche et d’aérer la maison pendant 3 jours si par mégarde vous avez fait un peu trop cuire un de ses congénères. Parce qu’un brocoli, c’est pas une carotte (plus elle rôtit dans son jus, meilleure elle devient) : une minute de cuisson en trop, et tout fout le camp. Sauf l’odeur…

Et puis après, reste à le faire avaler à la maisonnée. Planqué en purée (avec beaucoup de pesto et pas mal de parmesan), mixé en soupe (avec du fromage-en-triangle, bio quand même, ou de la purée d’amande)… J’avoue qu’on tourne un peu en rond. Mais avec le printemps, la version salade devient tout de suite un peu moins extrémiste et beaucoup plus démocratique. Vous aviez testé cette version avocat-brocoli ? Moche, mais néanmoins délicieuse !

Cette année, c’est la mélasse de grenade que j’ai décidé d’inviter dans la sauce au tahin, grand classique et amie de mon ami le brocoli. C’est le dernier livre de Linda Louis sur la cuisine libanaise qui m’a donné envie de m’en procurer une de qualité (100% naturelle, à défaut d’être bio – vous avez déjà trouvé de la mélasse de grenade bio ?) à la marque Mymouné (commandée, sur les conseils de Linda, sur le site Beyrouth Paris avec une bouteille d’eau de fleur d’oranger de la même marque et un sachet de sumac !).

La mélasse de grenade apporte une touche sucrée et savoureuse et équilibre l’amertume du tahin. Si vous en avez dans vos placards, cette sauce est un excellent moyen pour l’utiliser. Sinon, c’est une bonne idée d’investir : elle est géniale dans les marinades, les vinaigrettes et dans la recette du muhammara (tartinade libanaise à base de poivrons rouges et de noix).

Le livre de Linda m’a donné clairement envie de me lancer dans un vrai mezzé libanais… Affaire à suivre et lecture fortement conseillée pour combler les envies d’évasion !

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Salade de brocoli sauce grenade-tahin

Pour 1 tête de brocoli

1 c. à soupe de purée de sésame semi-complet
1 c. à café bombée de mélasse de grenade
1 c. à café de sauce de soja
2 c. à soupe d’huile végétale
2 c. à soupe de cranberries séchées
1 c. à soupe bombée de graines de courge grillées

Laver et détailler le brocoli en bouquets. Cuire à la vapeur ou à l’étouffée jusqu’à ce qu’il soit cuit mais encore un peu croquant. Délayer la mélasse avec la sauce de soja et l’huile choisie (huile de chanvre dans mon cas). Mélanger le brocoli (tiède ou froid) avec les cranberries et les graines de courge. Napper de sauce et servir.

#blog #recettes #bio