Bonne fête maman !

Au Japon, la fête des mères tombe le 8 mai, comme aux Etats-Unis. Décidant de suivre les traditions locales, et aussi parce que l’occasion s’y prêtait ce jour-là , Ludo et moi avons décidé d’envoyer à nos mamans respectives des petites douceurs japonaises. Celles de Ludo ont mis une semaine à arriver, et les miennes… trois ! Du coup elles sont arrivées légèrement périmées mais encore mangeables… Ouf !J’avais choisi des mochis (gâteaux de riz) au thé vert, avec une fine pellicule de chocolat autour, et Ludo a opté pour la version à la fraise.

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Si vous avez cliqué sur les photos pour les agrandir, vous avez dû remarquer que les mots sur le paquet étaient écrits en Français. En effet, il est très courant au Japon de trouver des mots en Français sur la nourriture, mais aussi sur les vêtements ou les enseignes des magasins. Souvent, les mots choisis n’ont pas grand-chose à voir avec le produit, et la grammaire est chancelante, mais en général ça nous fait toujours bien rire.

Florilège :
- la pâtisserie « Chantilly de or » (allez ouste, dehors la Chantilly !)
- les paquets de chocolat : « Chocolat de M » (de… quoi ?), « Truffe gâteau » ou encore « Petit chocolat boîte »
- le vin : « Mon Frère » (c’est vrai quoi, un bon vin, c’est comme un frère!), ou encore « Bon Vin » (ça va sans dire mais ça va mieux en le disant, n’est-ce pas ?).
- et je passe sur les marques de vêtements (« Lui Chantant »), les mouchoirs (« Sentiment précieux avec la gentillesse et le coeur compâtissant »… ????), les hôtels (« Hôtel Crevette ») et les accessoires de papèterie immatriculés « Il faut mettre le courrier à la poste. Le courrier est arrivé ».

Tout cela est bien mignon (sauf le « Chocolat de M » !), et part d’un bon sentiment (« La France est à la mode – si on met du Français sur nos produits ça se vendra plus vite »). Bref, après toutes ces digressions, j’en reviens à l’essentiel : BONNE FETE MA MAMAN QUE J’AIME !

Elle à table, version nippone

Aujourd’hui, j’ai craqué pour le dernier Elle à table, version japonaise. Lectrice occasionnelle de ce magazine en France, j’ai eu envie de l’essayer ici. Je trouve les recettes souvent originales, et surtout je craque pour les photos ! Les recettes de la version japonaise semblent particulièrement soignées esthétiquement parlant. En tout cas, j’aime bien voir les caractères nippons s’afficher sous le titre en français, je trouve ça très classe !

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Ce mois-ci dans le Elle à table nippon, la cuisine franco-japonaise est à l’honneur. Comme la France est très tendance au Japon, la cuisine française est particulièrement valorisée et souvent très bien revisitée. L’occasion pour moi de dégaîner mes casseroles ! J’espère pouvoir vous présenter ces belles recettes ici-même très bientôt.
A suivre, donc !

Yatai

Aujourd’hui, une fois n’est pas coutume, je vais vous présenter une institution japonaise.
Laquelle, me demandez-vous ? Le parlement, la diète ?
L’école publique ? Eh bien non, rien de tout cela. Aujourd’hui, je vais vous présenter les yatai !

Les yatai, acte I : le contexte.

Vous marchez au bord d’une rivière, dans une ville japonaise surpeuplée.
C’est la nuit, les lumières de la ville éclairent votre chemin.
Soudain, vous apercevez au loin une lanterne rouge, signe qu’il existe non loin d’ici de bonnes choses à manger…

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Vous vous rapprochez du brouhaha et des effluves de bouillon qui vous attirent irrésistiblement, pour vous retrouver nez à nez avec un enchevêtrement de barraques en bois qui semblent dater du Moyen-Age.

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Sans même le savoir, vous venez de découvrir le quartier des yatai.


Les yatai, acte II : la règle du jeu.

Les yatai sont des baraquements montés le soir et démontés le matin par leurs propriétaires, des cuistots hors la loi. En effet, les yatai sont illégaux : un peu comme les paillotes, ils n’ont aucun droit de s’installer sur les trottoirs, ni aucun droit de servir la popote à des clients, les règles d’hygiène de base de la restauration n’étant pas respectables dans de telles conditions. Cependant, ils ont beau être illégaux, ils n’en demeurent pas moins, dirons-nous, tolérés.
L’interdit toléré est une règle courante en ce qui concerne la restauration au Japon. Ainsi en va-t-il du fugu, le poisson-lune qui contient le poison le plus mortel du monde. Mais le fugu, préparé par un expert es sashimi, est un délice très prisé des gastronomes nippons. Compte tenu du danger que sa consommation représente (un mauvais coup de couteau du chef suffirait à tuer tout les clients du restaurant), le fugu est interdit. Mais il est généreusement « toléré » dans certaines villes du Japon, comme le prouvent les nombreuses enseignes sous lesquelles des dizaines de clients attendent pendant des heures de pouvoir goûter à ce poisson si délicieusement dangereux.
Les yatai sont donc tolérés, à condition d’apparaître à la tombée de la nuit et de disparaître avant le lever du soleil. Pour ce qui est du « loyer », les marchands s’arrangent avec les yakusa, la mafia locale, qui les laisseront tranquilles pourvu qu’ils aient payé leur dû.

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Manger dans un yatai, pour un Japonais, est une pratique transgressive et en même temps très banale. En effet, les marchands de rue ont toujours été là , depuis la nuit des temps, et ils font partie du folklore local. Leur clientèle est majoritairement masculine (les salarymen qui rentrent du travail, très tard le soir), et l’alcool coule à flots entre deux slurps de râmen (la soupe aux nouilles la plus courante des yatai).
Dans les yatai, on parle le patois local, au coude à coude avec ses camarades de gamelle, assis sur des caisses en bois. Pas de manières ni de chichis, les demoiselles peuvent passer leur chemin !

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Les yatai, acte III : ce qu’on y mange.

Si la foule noctambule se presse dans ces échoppes, ce n’est pas seulement parce que c’est pratique, c’est aussi parce que c’est bon. Les règles d’hygiène ont beau être scrupuleusement bafouées, on dit que c’est là que l’on mange la meilleure cuisine japonaise, celle qui a le goût puissant du miso et des saveurs nippones les plus recherchées. Les spécialités les plus répandues sont les râmen (nouilles chinoises servies dans un bouillon gras très relevé, dans lequel flottent une tranche de porc et quelques feuilles de chou), les sushis et sashimis (du poisson cru savamment découpé), ou encore la tempura (friture très légère de fruits de mer et de légumes).

dscn2234Je n’ai jamais osé m’aventurer dans un yatai, d’abord parce que la fréquentation ne m’apparaissait pas comme très accueillante, et ensuite parce que je savais que, étant étrangère, on tenterait de me rouler en me faisant payer un prix d’or (les prix ne sont pas affichés, en général, c’est un peu à la tête du client).

Je me suis donc contentée de regarder, de sentir, et d’apprécier l’ambiance des yatai. Une atmosphère moyen-âgeuse, surprenante quand on sort à peine de la ville, encore aveuglé par ses lumières et toutes ses musiques artificielles.
Le vrai Japon : entre tradition et modernité.

Rhubarbe or not rhubarbe ?

Hier a été annoncée la nouvelle édition de Blog Appétît, l’événement qui réunit autour d’une même date bloggeurs et bloggeuses autour d’une recette de leur cru élaborée à partir de deux ingrédients. Cette fois-ci, il s’agit de la rhubarbe et de la fraise.
Pour la première édition (coquilles St Jacques et poireaux), mon blog n’était pas encore né, et pour la deuxième il fallait cuisiner autour de l’agneau et des petits pois, deux denrées rares au Japon (surtout l’agneau, les petits pois se contentant d’être très chers), qui se heurtaient par ailleurs à mon âme de pas-vraiment-végétarienne-mais-un-peu.
Mais cette fois-ci, des fraises et de la rhubarbe ! C’était parfait ! Je mis immédiatement mon cerveau culinaire en ébullition et une recette me vint immédiatement à l’esprit : parfaite, jolie, japonaise et harmonieuse, j’étais toute heureuse à l’idée de me lancer, quand soudain… un doute me vint… est-ce qu’on trouve de la rhubarbe au Japon ? Je ne m’étais jamais posé la question auparavant, n’en ayant jamais vu en évidence dans les rayons, et je n’avais jamais cherché… Je décidai donc de partir en quête de la tige sacrée dans les supermarchés et les grands magasins de la ville.
Vous devinez ? Nada. Rien. Pas trace de rhubarbe…

Tiens ! Mais que vois-je ? Et ça, alors, ça n’en serait pas ?

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On dirait des tiges de rhubarbe ultra fines, elles en ont vraiment la couleur (verteet un peu rose au bout) et l’apparence (avec tous les fils quidépassent). Allez, j’achète, pour voir !

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Arrivée à la maison, j’épluche, je goûte… Ben non. C’est fade, ça a un goût de légume triste, aucune acidité, aucune amertume… Ce n’est pas de larhubarbe. Sniff ! Mes espoirs de participer à Blog Appétît s’écroulentles uns après les autres…
Même l’option « dernier recours » que j’avais prévu : la compote de rhubarbe Bonne Maman. J’ai vu qu’on en vendait dans un grand magasin très chic le mois dernier. Manque de pot (c’est le cas de le dire !), elle vient d’être remplacée par les parfums pêche et abricot ! Abattue, j’abdique… et j’attends la prochaine édition de Blog Appétît !

PS : mais quand même, je garde ma recette secrète… On sait jamais, des fois que de la rhubarbe apparaisse par miracle sur les étals nippons ! :)

O matsuri

Les 3 et 4 mai, tous les ans, à l’occasion de la Golden Week (suite dejours fériés au Japon) a lieu à Fukuoka le festival Dontaku, ou Dontaku matsuri.Le mot « dontaku » viendrait du hollandais « zontag », signifiant jour férié (les Japonais aiment importer des mots étrangers, et spécialement depuis la Hollande ou le Portugal, leurs grands amis depuis toujours).
Quant au mot « matsuri », il signifie « festival » ou encore « carnaval », au sens 100% japonais du terme. Lors du matsuri, tout est permis : manger à volonté, danser jusqu’au matin, jouer comme des enfants, et chanter des chansons paillardes. C’est le moment ou jamais, pour les Japonais bien souvent opressés par leurs nombreuses obligations, de laisser ses inhibitions et ses devoirs au placard, pour enfin, se laisser aller.
Chaque matsuri a un thème, et celui du Dontaku c’est le carnaval populaire.
N’importe qui est libre de participer en se déguisant ou en montrant ses talents. Cette année encore à Fukuoka, plus de 2 millions de visiteurs se pressaient dans les échoppes et dans les tribunes du défilé où plus de 20 000 personnes dansaient et chantaient. Le mot est faible, c’était énorme !
Et c’était en outre une excellente occasion pour moi de vous montrer les petits délices du matsuri.Car un matsuri, c’est… dscn2165dscn2166

Beaucoup de couleurs, de danse, de costumes et d’enthousiasme…

Mais aussi, de quoi s’amuser en pêchant par exemple des petits poissons rouges et blancs ou encore des anguilles (grillées et dévorées sur place !).

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Et surtout : à manger !
Les trottoirs de la ville étaient annexés sur des kilomètres et des kilomètres par les échoppes des marchands ambulants qui vendaient leurs douceurs sucrées ou salées (ou les deux, bien souvent).

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Ikayaki : poulpe grillé avec une sauce sucrée salée. A manger à l’aide du bâtonnet (pas facile !).

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Takoyaki : pieuvre grillée puis cuite dans une sorte de pâte à crêpe (qui contient du dashi, du bouillon d’algues). Recouvertes de mayonnaise, de sauce à base de ketchup et de sauce d’huites et de flocons de bonite séchés, ces boulettes ne sont pas vraiment un en-cas diététique, mais qu’est-ce que c’est bon !

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Pommes d’amour Hello Kitty et yakimochi, les fameux gâteaux de riz grillés, fourrés au « anko », purée de haricots rouges sucrée.

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Taiyaki : gauffre en forme de petit poisson fourrée, selon vos désirs, à la pâte de haricots rouges ou blancs sucrée, à la crème Custard, à la tomate façon pizza, au curry, ou que sais-je encore…
Et jagabata, les patates cuites avec leur peau et mangées au beurre, tout simplement… Ou avec la mayonnaise, décidément la chouchou des japonais.

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Jusqu’à la nuit tombée, nous nous sommes laissés charmer par l’atmosphère enivrante du matsuri, pour rentrer avec des couleurs plein la tête (et le ventre bien plein !).

Satsuma imo no yakimochi

Rapporter un souvenir de voyage qui se mange est devenu une de mes petites habitudes (tout ça pour pouvoir vous le montrer, il faut bien l’avouer !). Et ce, même quand le voyage ne dure qu’une journée, comme c’est souvent le cas.
Ainsi, samedi dernier, partie observer des chutes d’eau au sud d’Oita, je suis revenue avec un sac de gâteaux à la patate douce. Or, j’étais surprise de voir qu’ils portaient le nom de yakimochi.
En effet, les « mochis grillés » sont normalement des gâteaux de riz gluant grillés au four ou sur une grille. Or, ceux que j’ai achetés ne contenaient pas de riz mais de la patate douce (satsuma imo), de la farine de blé, des oeufs et un peu de sucre. S’il est vrai que leur forme ronde et dorée pouvait rappeler les yakimochi, leur goût en revanche n’avait rien à voir : très peu sucrés, ils ont la consistance un peu pâteuse et dense de la patate douce, et un petit goût de flan du fait de la présence des oeufs. Un délice très nourrissant, donc !

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Pour la petite histoire, il existe une expression en Japonais : « yakimochi wo yaku », soit littéralement « griller des mochis », qui fait référence au procédé de fabrication mais qui possède également un sens figuré : « être jaloux ».
J’aime beaucoup l’image de la femme japonaise jalouse qui se met à griller rageusement tout plein de mochis pour éviter de s’acharner sur son pauvre mari !

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Mais revenons-en à nos moutons, en l’occurrence notre patate douce. La consommation de ces patates douces grillées dans leur peau est très populaire au Japon. Pour preuve, les nombreux marchands qui en vendent à tous les coins de rue (« Elle est belle ma patate ! »). Mais les plus drôles, ce sont les marchands ambulants, comme celui qui passe tous les matins sous nos fenêtres dans son incroyable camion (avec un cheval en bois sur le toit !), en criant dans son haut-parleur : « Yakiiiiiiiiiiiiiii iiiiiimoooooooooooo » (patate grillée), « oishiiiiiiiiiiii, oishiiiiiiiiiiiiiii ! Yaki imo ha, oishii desu ! » (c’est délicieux, délicieux ! La patate douce grillée est délicieuse !). A force, Ludo, qui ne parle pas Japonais, connait même la rengaine par coeur.

Eh bien, vous me croirez si vous voulez, mais 5 minutes à peine après avoir acheté nos yakimochi à la patate douce, à côté de ces magnifiques chutes d’eau, à mille miles de tout lieu habité (à part le magasin de souvenirs), on entendit soudain au
loin la voix du monsieur Yakiimo. Ce n’était pas celui qui passe d’habitude sous nos fenêtres, mais un autre, qui nous a suivi tout le long de notre balade ce jour-là . Et quand on croyait en être débarrassés, on entendait alors au loin : « yakiiiiiiiiiiiiii iiiiiiiiiiiimooooooooooo » ! Mais qui pourrait vouloir manger une patate chaude sous 40 degrés à l’ombre, je vous le demande ?
En tout cas, pour lui rendre hommage et aussi pour vous faire bien rire, voici, vu de haut, notre vendeur de yakiimo local (cliquer dessus pour agrandir).

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Nan desu ka ?

D’après vous, qu’est-ce c’est ?

Allez, je vous aide un peu !
- c’est gluant
- c’est sucré
- ce n’est pas moins qui l’ai fait !

A vous de jouer !

Echec : tofu maison au micro-ondes

Hier, ma collègue de bureau préférée est arrivée en brandissant une feuille imprimée a la main : « Clea ! C’est pour toi ! La recette du tofu facile au micro-ondes ! ». Ma réputation me précède, ma collègue sait déjà que je suis friande de tests culinaires en tous genres (il faut dire qu’elle a goûté à mon gâteau martien !).

Or, sa trouvaille m’enchante : ça a l’air vraiment très simple !
Deux ingrédients : du lait de soja nature et du nigari.
Le lait de soja, j’en ai toujours a la maison, mais le nigari je n’en avais jamais acheté. J’en ai déjà parle ici la semaine dernière. Il s’agit en fait d’un produit obtenu en faisant traverser de l’eau par une petite quantité de sel marin. L’eau retient certains minéraux (si j’ai bien compris), et en particulier le chlorure de magnésium (et moins le chlorure de sodium). En gros, ça ressemble donc a de l’eau. Au supermarché, j’ai eu le choix entre trois sortes de nigari : à base d’eau de mer, à base d’eau des sources volcaniques et un dernier que je ne suis pas arrivée à identifier. J’ai pris celui à base d’eau de mer, car c’était le plus petit flacon, et donc le moins cher.

La recette semblait simplissime :

- verser 180ml de lait de soja dans un bol
- ajouter une cuillerée à soupe de nigari
- mélanger très délicatement.
Ensuite, mettre au micro-ondes pendant 2 mn. Laisser reposer sans ouvrir la porte du micro-ondes pendant encore 3 mn.

Et la, normalement, j’aurais du avoir du tofu ! Mais voila ce que j’obtiens :

De la bouillie blanche avec de vagues morceaux de tofu (?) qui flottent dans le lait caillé.
« Bon, me dis-je. Qu’est-ce qui n’a pas marché ? ». Je décide que c’est la cuisson qui a été insuffisante, et je remets mon bol de tofu caillé au micro-ondes pour 1 mn 30 supplémentaire. J’attends sagement 3 mn, puis j’ouvre le micro-ondes, et voila le résultat :

C’est encore pire ! Il y a encore moins de morceaux de tofu, et le lait est tout caillé. Il y a même un peau de peau toute jaune qui flotte… Bah ! J’aurais mieux fait de m’abstenir du deuxième passage au micro-ondes. Je crois qu’il a définitivement achevé mon tofu !

Allez, comme je suis plus a ça près, je goûte.
Pouah ! Ca m’aurait fait le même effet si j’avais bu la tasse dans une mer de lait de soja salée… Beuh… C’est raté de chez raté… Histoire d’aller jusqu’au bout de mon expérience, je l’ai quand même mis au frigo pour voir ce que ça donnerait une fois refroidi. Le lendemain, le « tofu » avait toujours le même aspect vu d’en-haut, mais sous la couverture de lait caillé il y avait quelque chose qui ressemblerait à une bouillie un peu plus ferme. Au goût, c’était vraiment pas terrible, mais je dirais qu’il y avait de l’espoir.

Note (février 2010) : je précise (est-ce nécessaire ?) que cette expérience amusante n’était bien entendu qu’un amusement… Il n’est pas conseillé de réaliser son tofu au micro-onde (d’ailleurs, prenez votre micro-onde et jetez-le, moi ça fait longtemps que c’est fait !).
Voici une bonne méthode pour réaliser son tofu maison : clic.

Bento gentil pour le corps

Hier, Ludo et moi avons pris le train pour nous rendre un peu plus au sud de l’île de Kyûshû, dans un endroit magnifique appelé Hyûga.
Nous avons marché pendant plus de 6 heures sur cette côte tout en relief de l’océan Pacifique… Résultat, le soir venu, avant de reprendre le train, nous avions bien besoin d’un petit bento (que l’on pourrait traduire par « boîte repas »), et j’ai choisi un « karada ni yasashii bento », littéralement : un bento gentil pour le corps !

Question : en quoi ce bento est-il spécialement gentil pour mon petit corps de randonneuse fatiguée ?
Réponses :
1) il contient du soja, sous la forme d’une petit croquette au tofu (au centre) et de salade au tofu (en bas à gauche)
2) du sésame noir, donc les propriétés ne sont plus à démontrer (sur le riz à droite)
3) du riz complet (mélangé avec du riz blanc, à gauche)
4) et plusieurs sortes de légumes : champignons shiitake, radis japonais et carottes croquants en sauce à droite, salade de pousses de bambou à gauche.
Il contient également (en bas au centre) du saumon frais grillé, une mini tranche d’omelette et une de pâté de poisson (le truc rose). Accompagné d’un yaourt à boire, ce bento a été très gentil pour mon corps qu’il a tenu éveillé pendant le retour en train.