Il est revenu, le temps des feuilles mortes, des ronds potimarrons, des châtaignes grillées et autres petits plats régressifs fumants. D’ailleurs, j’ai été tellement occupée, ces derniers temps, à réviser mes classiques automnaux, que je ne vous en ai même pas proposé une bouchée… Honte à moi ! Mais voici une de mes découvertes de l’année dernière, que je redécouvre avec plaisir cet automne, et que je ne vous avais pas encore présentée : les gnocchi à la romaine.
« A la romaine », parce que contrairement aux gnocchi patatesques, ceux-ci sont à base de semoule de maïs (polenta), typique de l’Italie comme de ma Savoie natale. Ils ne sont pas non plus petits et ronds, et ne demandent pas des heures de façonnage mode boulette : un verre à moutarde en guise d’emporte-pièce, et roulez jeunesse ! Cette rapidité d’exécution est leur principal avantage. Le second ? Ils accompagnent à peu près tous les petits plats d’automne, mais ils sont aussi parfaits dégustés en solo, avec juste la bonne dose de parmesan et, pourquoi pas, une petite sauce au pesto ou aux champignons…

Gnocchi à la romaine
125 g de polenta précuite 250 ml de lait de soja 40 g de beurre 1 oeuf 75 g de parmesan râpé sel et poivre
Porter le lait à frémissements dans une casserole. Verser la polenta en pluie et remuer sans cesse jusqu’à ce que la préparation épaississe. Saler, poivrer, ajouter le beurre coupé en morceaux, l’oeuf et la moitié du parmesan. Etaler le mélange sur du papier silpat et laisser reposer 15 minutes. Découper des formes à l’emporte-pièce et placer dans un plat à gratin. Saupoudrer du reste de parmesan et enfourner pour 25 minutes à 180°C.
Retrouvez aussi cette recette sur Qui veut du fromage ?
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Des envies de légumes d’automne ?
Lisez le dossier sur le potimarron que j’ai rédigé pour Marmiton !
Et n’oubliez pas : mes petites idées pour cuisiner les légumes autrement !


testé et approuvé même par mon mari qui a toujours détesté la polenta
Merci !
PS : j’ai espoir chaque jour de voir un nouveau billet…
Sorry… voulais seulement dire le plaisir que j’avais à te lire et que tes billets me/nous manquent!
rhoo, ca a l’air delicieux, et ca permet d’utiliser la polenta d’une belle et savoureuse facon !
ça va effectivement changer de mes gnocchis à la pdt qui s’écrasent en vrac au fond de la sauteuse…
je confirme la remarque faite par Georgia ! les gnocchi à la romaine sont bien faits à la semoule de blé dur , et non à la semoule de maîs .En outre , les vrais italiens n’utilisent jamais de polenta précuite.La polenta est plutôt utilisée dans la partie nord de la péninsule.On peut la découper une fois refroidie ,la poèler, la frire, la recouvrir de fromage ou de sauce tomate et la passer au four(ce qui est également valable por les gnocchi à la romaine).
–> Merci pour l’étalage scientifique
Quelle qu’en soit l’appellation, ça fera parfaitement l’affaire ce soir avec un potage de pois cassée et une salade verte!
désolé si ce commentaire vous a paru si pédant, ce n’était pas mon intention!mais j’ai la chance d’avoir un beau-frère vénitien(depuis cinquante ans!), gastronome, érudit(spécialiste de Goldoni comme des risotti ou de la pasta!) et une soeur aussi toquée de cuisine que moi !
pour Dumé dont les gnocchi à la pomme de terre l’abandonnent lâchement , le secret rèside dans plusieurs facteurs: le choix d’une pomme de terre farineuse,un peu vieille(pour une fois que l’âge a un avantage!), cuite de préférence au four, emballée dans du papier d’aluminium,ou sur une couche de gros sel dans une cocotte fermée(on a ainsi moins d’humidité),l’ajout de la quantité optimale de farine, ni trop(les gnocchi se tiennent au garde-à-vous, mais sont pâteux), ni trop peu, à mon avis pas plus de 100grs pour 500 grs de pulpe de pomme de terre, un peu moins si cela se révèle possible, cela dépend de la pomme de terre utilisée, de l’humidité de la farine également.Certaines recettes ne comportent pa d’oeuf, personnellement j’en utilise toujours, au moins le jaune, les gnocchi(pardon, je l’écris sans »s », à l’italienne) tiennent mieux à la cuisson! bon courage, mais ça vaut la peine! c’est un régal avec des morilles , un peu de crème(j’espère que mon médecin ne lira pas ces lignes!) et du jus de veau
ça me dirait bien d’essayer avec de la tomme de chèvre!! Merci pour la recette!