Lorsque j’ai entendu dire que Gwyneth Paltrow sortait un livre de cuisine, je me suis dit que c’était encore un coup de pub et que, en vrai, c’était rien que du chiqué. Mais un jour, ledit bouquin est arrivé dans ma boîte aux lettres, et j’ai bien été obligée de le constater : en fait, Gwyneth, c’est vraiment une fille comme vous et moi. Démonstration.
1. Gwyneth a un blog, comme (vous ? et) moi. Et elle aussi met des recettes dessus. (A ceci près que sur le blog de Gwyneth, y a pas de flux RSS. Tss, tss – Gwyneeeeeeth, faut agir, là).
2. Gwyneth est très branchée bio, comme vous et moi. Elle a même son potager. Elle explique aussi que vous avez le droit d’aller faire vos courses à l’hyper, mais que si vous allez au magasin bio à la place, votre corps vous dira merci. Nan mais c’est vrai, quoi, à la fin.
3. Gwyneth a eu sa période macrobio intégriste, et puis elle a eu des enfants, et elle s’est dit que finalement, le beurre n’était pas forcément l’ennemi n°1 (c’est les graines germées bio… non, je déconne). Tout pareil que moi, quoi (bon, OK, la macrobio en moins).
4. Gwyneth est pleine de contradictions, mais c’est pas grave : tout comme moi, elle prône le bio mais remplit son panier de cochonneries dès qu’elle entre dans une épicerie japonaise (hum, les bonito flakes qui bougent tout seuls…).
5. Gwyneth est un peu faux-cul. Elle a sous le coude des recettes pour « quand je laisse du très bon pain rassir accidentellement », alors qu’en vrai, c’est évident qu’elle l’oublie exprès pour pouvoir faire des puddings et des panzanellas. Ça me rappelle quelqu’un.
6. Gwyneth préfère dîner sans son Blackberry. Moi aussi. (Remarquez, peut-être que je changerais d’avis si j’avais un Blackberry…).
7. Gwyneth, conséquence de sa période macrobio intégriste, adore mettre du miso dans tout. Même si elle peut se douter que certains membres de sa famille doivent trouver ça vaguement pénible, à la longue, elle prétend que ses enfants aiment tellement ça qu’ils raclent le pot quand elle a le dos tourné. Moi aussi. C’est trop bon.
8. Gwyneth, comme vous et moi, est un peu une impostrice. Elle est totalement incapable de faire de la vraie pâtisserie de manière rigoureuse, parce qu’elle diminue toujours la quantité de beurre et de sucre dans la recette. Pfff.
9. Gwyneth, tout comme vous et moi, adore mettre des petites graines dans tout, au point que là encore, ça doit en devenir pénible pour son entourage. Elle préconise même un petit mélange de graines du genre infaillible, avec des baies de Goji dedans. Bon, là, je m’insurge : les baies de Goji, d’une c’est pas des graines, et puis en plus c’est la grosse arnaque (la preuve : on en trouve au comptoir des pharmacies, arrivées direct de l’Himalaya, avec leur petit bonnet et des super promos dessus).
10. Gwyneth, comme elle est nulle en pâtisserie, adore faire des crumbles aux fruits. Hum, c’est marrant, ça me rappelle quelqu’un, ça aussi…
Alors, convaincu(e)s ? Gwyneth, en fait, c’est totalement la girl-next-door. Votre cousine, votre collègue de bureau. Au point qu’on ne rêve même plus d’être comme elle, blonde, glamour, actrice, adulée et oscarisée (enfin si, un peu, quand même). Car, comme le dit si bien Gwyneth : « Avoir un foyer, cuisiner avec amour, et rassembler tout mon petit monde, c’est mon idée de la réussite ». Les Oscars, les films avec Leo, tout ça, c’est finalement très surfait. Conséquence, on est toutes un peu des Gwyneth Paltrow dans l’âme. CQFD. Ca met du baume au coeur, non ?
Bon, plaisanterie mise à part, Gwyneth a de très bonnes idées dans son gros « Carnet de recettes pour ma famille et mes amis » (plus justement intitulé, en VO, « My father’s daughter »). C’est un peu une pro de la vinaigrette, dont elle propose de multiples variantes. Des salades, des pâtes, des burgers et des crumbles, aussi. Et en fil rouge, dans ce livre, toute une compilation de recettes du monde « américanisées », comme un instantané pas inintéressant du tout de ce qu’est la cuisine américaine aujourd’hui : influences mexicaines, japonaises, espagnoles, italiennes, (et même grenobloises, car tenez-vous bien, Gwyneth détient LA recette de la « sole à la grenobloise », dont l’intitulé en lui-même vaut son pesant de beurre de cacahuètes).
Tout ça, ça m’a donné super envie de Mc&Cheese « sain », comme dit Gwyneth (qui met du mascarpone dedans – sain ne veut donc pas dire light), de cookies au beurre de cacahuètes et de veggie burgers. Or, comme il est interdit de reproduire les recettes du livre, que je suis une fille obéissante et surtout que j’avais déjà une recette sous le coude, je vous la colle ici. J’espère que Gwyneth ne m’en voudra pas trop. En même temps, ces mini burgers au miel et au sésame, avec plein d’avocat dedans et un ingrédient japonais ultime, devraient beaucoup lui plaire. Je l’ai invitée à bruncher pour dimanche, je vous tiens au courant.
Mini buns miel et sésame à l’avocat
Pour 10 à 1 2 pièces
Pour les buns :
275 g de farine de blé T65 + pour fariner
1 sachet de levure de boulanger
1 c. à café rase de sel fin
2 c. à soupe de miel toutes fleurs
60 g de beurre
10 cl de lait tiédi
2 oeufs (1 jaune + 1 entier dans les buns, 1 blanc pour dorer)
Pour la déco : graines de lin, sésame, pavot…
Pour la garniture :
1 avocat
Quelques gouttes de jus de citron
2 c. à café de purée d’umebosis
50 g de fromage de chèvre frais
Préparer les buns. Mélanger la farine avec la levure et le sel. Au robot ou à la main, incorporer le miel, le beurre en morceaux, le lait, le jaune d’œuf et l’œuf entier. Pétrir jusqu’à obtention d’une boule homogène. Placer dans le fond d’un saladier, couvrir d’un torchon et laisser reposer dans un endroit tiède pendant 1h. Diviser en 10, former des boules et disposer sur une plaque. Couvrir d’un torchon et laisser lever pendant 1h. Badigeonner de blanc d’oeuf et parsemer de graines de sésame. Cuire au four à 220 °C pendant 12 mn. Laisser tiédir.
Préparer la garniture. Écraser l’avocat avec le citron. Incorporer l’umebosis et le fromage de chèvre. Garnir les buns de préparation à l’avocat juste avant de servir.
Il y a quelques semaines, on a fait une cure d’ananas à la maison. Non, pas pour perdre des kilos (eh non), juste parce qu’on m’avait très gentiment proposé de plancher sur le sujet, et qu’il était à la fois vaste et totalement inédit pour moi. Un défi ? Chic alors. Avant cette aventure, la vision d’un ananas dans les rayons des primeurs me faisait plutôt fuir du côté des pommes et des poires (« c’est lourd dans le panier », « va falloir le découper et tout », « avec la chance que j’ai il est tout vilain dedans », voyez le genre). S’il finissait tout de même par atterrir sur ma planche à découper, il terminait généralement… découpé, et dégusté tel quel.
Donc bon, je me suis quelque peu trituré les méninges. For the best. On s’est vraiment régalés. Je vous passe les détails de la Tatin à l’ananas, de la charlotte vanille-ananas, de l’ananas rôti, de l’ananas caramélisé au tofu ou au poulet, avec un bon riz basmati… Vous les lirez dans le Sat’Info, dès que l’article sera en ligne (ou dans la version papier, déjà dispo chez Satoriz). En revanche, je vous mets ce petit truc sous le nez : un « croque-monsieur des îles », comme aurait dit ELLE dans ses fiches-recettes des années 1980, en bref un croque lambda mais avec de l’ananas dedans. Vraiment délicieux – à condition de ne pas le surcuire, juste bronzer sous les sunlights.
Z’avez vu ? Même pas d’ingrédient bio-bizarre, dans celui-là. (Ni de rhubarbe, d’ailleurs). Ahem. Pour la peine, la prochaine fois je vous causerai de mon vrai croque préféré : avocat-fromage de chèvre- purée de noisette- purée d’umebosis-graines germées. On l’appelle le croque-bio-bio. Même qu’il fait très peur aux enfants.
Croque-monsieur jambon fromage ananas
Par personne
¼ d’ananas de petite taille
3 tranches de pain de mie complet
1 c. à café de moutarde forte
1 petite tranche de jambon
1 morceau de comté ou de gruyère
Couper l’ananas en fines lamelles en ôtant la partie centrale. Tartiner 2 tranches de pain de mie de moutarde sur une face. Disposer sur une première tranche de pain la moitié du jambon, de fines lamelles de fromage et d’ananas. Couvrir de la deuxième tranche de pain moutardée, et recommencer. Terminer avec la tranche de pain nature. Presser légèrement pour bien amalgamer le tout. On peut éventuellement ôter la croûte à ce stade (elle fera une excellente chapelure quelques jours plus tard). Couper le sandwich en deux dans la diagonale pour obtenir deux triangles. Poêler rapidement ou passer au four juste pour toaster l’extérieur et permettre au fromage de fondre. Déguster chaud ou froid.
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Au fait, l’ananas, c’est la saison ? C’est pas plutôt un truc d’hiver ?
Ben non. C’est un fruit qui peut être planté et récolté toute l’année, en fonction de la demande. S’il y a plus de demande en hiver, il y a plus d’ananas en hiver… Mais ça ne veut pas dire que vous devrez vous en passer cet été. Ceux qu’on trouve en ce moment en bio viennent d’Afrique, notamment du Togo, par bateau. Ceux des hyper, plutôt d’Amérique du Sud, par avion. Les conditions d’achat ne sont pas les mêmes, les conditions de travail sur les plantations non plus, et les conséquences sociales et écologiques… non plus.
Vous en consommez une fois tous les 36 du mois ? Choisissez donc le bon.
Ca faisait longtemps que je ne vous avais pas parlé de mes sandwiches du midi. D’ailleurs, il n’y en a que 4 sur ce blog (un là, un là, un autre là et un dernier ici), alors même que j’ai bien dû en manger des centaines de milliers depuis que je travaille et que je transporte mon déjeuner dans mon sac à main (non, en vrai, ça j’ai arrêté depuis que j’ai un vrai sac à main de fille !).
Ce qui est bien, c’est qu’aucun sandwich ne ressemble au précédent. Je trouve toujours un truc nouveau à mettre dedans, ou bien je teste des associations improbables qui se révèlent parfois génialissimes (et d’autres fois, très improbables…).
En l’occurrence, il m’arrive de temps en temps de laisser tomber les crudités, le fromage et la moutarde, pour me faire des sandwiches à base de fruits. Je vous l’accorde, on a un peu l’impression de passer tout de suite au dessert, encore que, qui dit « fruit » ne dit pas forcément « dessert »… Et c’est tout simplement agréable, parfois, de changer de saveur et d’apporter un peu d’originalité à ce fameux déjeuner du midi, en bouleversant certains codes, à commencer par mon ami le tryptique « entrée-plat-dessert » !
Alors voilà, pour vous qui voulez changer un peu votre quotidien sandwichesque, une petite idée d’association maison et de saison, s’il vous plaît ! C’est bon, c’est doux sans être sucré, c’est acidulé et c’est bien pratique à manger dans le tram en allant faire les soldes…!
Sandwich au pamplemousse et à la purée d’amande
Pour 1 sandwich
2 tranches de pain complet*
2 c. à café de purée d’amande blanche (j’insiste, blanche)
1/2 pamplemousse
Peler à vif le pamplemousse et couper en tranches fines. Tartiner le pain de purée d’amande et garnir de pamplemousse. Essayez de le faire au dernier moment, ou au pire, comme moi, le matin pour le midi.
* Ma recette actuelle à la MAP : 250g de farine T80, 250g de farine T110, 20g de levain bio déshydraté, 5g de sel et 320ml d’eau.
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Et comme je ne suis pas la seule à avoir eu l’idée de composer des sandwiches aux fruits, allez donc faire un tour chez Clotilde, pour voir :
Au passage, j’en profite pour vous signaler la sortie du nouveau Sat’Info dans votre magasin Satoriz préféré. Vous pourrez y retrouver mon dossier de recettes sur les choux, également accessible en ligne ici !
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Je vous signale aussi le concours « Soupe qui peut ! », organisé par 750g, pour lequel je ferai partie du jury, aux côtés d’Anne-Catherine Bley du Bar à soupes. Pour l’occasion, j’avais aussi répondu à une sympathique interview sur le thème… des soupes !
Depuis que je suis en vacances, je m’amuse à vous présenter des recettes toutes simples : des pâtes, des patates, des fruits rôtis, des crumbles… D’aucuns diront que les vacances annihilent ma créativité, d’autres qu’au contraire, elles me ramènent avec joie aux bons vieux basiques ! Et en l’occurrence, un autre basique de l’été, pour moi, c’est le club sandwich.
D’abord, parce qu’il me change de mes traditionnels sandwiches réalisés autour de deux tranches de pain complet, et qui constituent l’essentiel de mes pauses déjeuner pendant l’année. Ensuite, parce qu’il me rappelle quelques séjours londoniens, et la découverte des sandwiches à étages, si photogéniques… Enfin, parce que les miens n’ont plus grand-chose des véritables clubs sandwiches, et qu’ils sont détournés à l’extrême, pour mon plus grand plaisir !
La leçon du jour est donc simple comme une journée de vacances : comment introduire des graines germées dans un club sandwich sans le transformer en croc’infâme ?
Version non-végétarienne
Pour 1 sandwich
3 tranches de pain de mie complet
2 cà c de moutarde
1 petite tomate
4 lamelles de tome de brebis
1 tranche de jambon cuit
Graines d’alfafa germées
Faire griller les tranches de pain. Tartiner une tranche de moutarde, et la couvrir de jambon (1/2 tranche), de rondelles de tomates et de 2 lamelles de brebis. Ajouter des graines germées. Couvrir d’une autre tranche de pain tartinée de moutarde sur les deux faces, et recommencer. Terminer par la dernière tranche de pain, couper en deux et servir.
Version végétarienne
Pour 1 sandwich
3 tranches de pain de mie complet
2 cà c de miel
Feuilles de basilic
Fromage de chèvre frais
Graines d’alfafa germées
Faire griller le pain. Tartiner une tranche de miel, puis de fromage de chèvre. Ajouter quelques feuilles de basilic et des graines germées. Couvrir d’une autre tranche, et recommencer.
NB : ces sandwiches sont délicieux si on les sert aussitôt après les avoir préparés. Ils sont alors ultra frais et le pain encore tiède et croustillant. Plus on attend, plus ça détrempe, moins c’est bon !
Lorsque ma maman prend le train pour traverser la France en diagonale, je lui prépare souvent un petit pique-nique, à l’image de celui du départ en Bretagne. La dernière fois, elle partait pour un voyage de plusieurs heures qui incluait le goûter et le repas du soir… Bref, de quoi bien m’amuser à imaginer son pique-nique ! Je l’ai donc déposée sur le quai de la gare avec une briochette à la purée d’amandes et à la bergamote, une part d’un fondant au chocolat top secret et un pan-bagnat pas traditionnel du tout…
D’ailleurs, pour savoir ce que contient un « vrai » pan-bagnat, vous pouvez aller vous promener sur son site officiel ! Ca ne s’invente pas…
Pour tout vous dire, j’ai choisi le pan-bagnat parce qu’il fallait que ce petit en-cas remplisse plusieurs conditions : pas encombrant, pas trop écrasable dans le grand sac de voyage, et pas de contenant (genre tupperware) ! Je n’avais pas envie d’un cake salé, et on venait de manger une tarte aux légumes… J’ai donc pensé à un sandwich.
Mais un sandwich, c’est trop simple pour une Clea qui a envie de passer du temps dans sa cuisine et de tout faire de A à Z ! J’ai donc fait moi-même le pain, en suivant à la lettre une recette du Pétrin. Et pour la garniture, celle du pan-bagnat traditionnel n’étant pas tellement de saison, là pour le coup, on est vraiment dans le détournement… Que les niçois me pardonnent ! C’est d’une crème de poivrons marinés au fromage de chèvre et de feuilles d’endives fraîches que j’ai garni mon petit pain, sans oublier les noix pour le croquant !
La recette d’Avital est à essayer les yeux fermés : elle est très simple, rapide, et les petits pains obtenus sont parfaits, avec une belle mie moelleuse. Quant à la crème de poivrons… Je crois bien que je l’ai terminée à la petite cuillère !
Pan-bagnat au chèvre et poivrons marinés
Pour 1 personne
1 petit pain rond (sur ce modèle)
4 cuillerées à soupe de poivrons marinés (faits maison ou en bocal à l’huile d’olive)
1 cuillerée à soupe de l’huile des poivrons
50g de fromage de chèvre
1/2 endive
Quelques cerneaux de noix
Mixer les poivrons avec l’huile et le fromage de chèvre. Garnir généreusement le petit pain, et le décorer de feuilles d’endives et de cerneaux de noix. Placer au frais jusqu’au moment de servir…
Souvenez-vous… C’était il n’y a pas si longtemps : la Belle au blé dormant et moi-même vous avions concocté un chouette menu ToutOrange, pour se donner du tonus avant le printemps ! Et aujourd’hui, nous sommes de retour avec la variante verte.
Pourquoi, vert ? Parce que c’est rafraîchissant ? Acidulé ? Parce que ça fait manger des légumes ? Rien de tout ça… Tout simplement parce que la Belle avait déclaré un beau matin : « je suis dans ma période verte » !
Alors, allons-y gaiement
Comme la dernière fois, nous nous sommes partagé le travail : vous prendrez l’apéro chez moi, avant de filer chez Nolwenn pour l’entrée, de revenir ici pour le plat, et de retourner là -bas pour le dessert… Ca va, vous n’êtes pas trop ballotés ? C’est qu’en plus de prendre soin de votre santé, on vous fait faire de l’exercice !
Pour l’apéro, je vous propose des petites bouchées à base de pain roulés, d’herbes et de fromage frais. Et en plat principal, un green burger dont même le pain est vert, puisque réalisé à base de thé matcha ! Il est fourré d’une crème au fromage de chèvre, de pignons, de courgettes… Plus vert et plus chic, on n’avait jamais vu ça dans le monde des burgers !
Sandwiches roulés aux herbes
D’après la méthode de Thomas Colet
En apéritif pour 3 personnes
2 grandes tranches de pain de mie complet sans la croûte
Du Nature à tartiner, ou du St Morêt
Une pincée de sel
Pas mal de persil haché
A l’aide d’un rouleau à pâtisserie, étaler les tranches de pain le plus finement possible. Tartiner d’une fine couche de fromage frais, ajouter un peu de persil haché, et rouler pour former un boudin bien serré. Découper en 3 tranches. Tartiner chaque mini rouleau de fromage frais, et rouler dans le persil haché. Procéder de même avec la deuxième tranche de pain.
Green burgers
Pour 4 personnes
Pour les pains :
400g de farine
1 cà c de matcha
1 pincée de sel
1 sachet de levure de boulanger
2 cà s d’eau tiède
20 cl de lait de soja
1 cà s de miel
50g de beurre fondu
Graines de sésame
Mélanger la farine, le sel, et le matcha. Dans un bol, délayer la levure dans l’eau et laisser reposer 15 minutes. Ajouter ensuite le lait tout en délayant, puis verser sur la farine. Ajouter le beurre et le miel fondus. Pétrir pour former une boule. Ajouter un peu d’eau si besoin. Laisser reposer dans le saladier couvert d’un torchon, dans un endroit plutôt chaud, pour 45 minutes environ. Etaler la pâte sur une épaisseur de 2 bons centimètres, puis couper en 4 morceaux. Façonner rapidement pour faire des boules. Placer les boules sur une plaque allant au four, passer un peu de lait au pinceau sur chacune et saupoudrer de graines de sésame. Allumer le four sur 160°, et laisser les pains gonfler pendant le préchauffage. Enfourner pour 20 minutes environ. Laisser refroidir avant de découper.
Pour la garniture :
1 courgette
80g de fromage de chèvre frais
1 bouquet de basilic
10 cl de crème de soja
1 pincée de sel
8 brins de ciboulette
1 bonne poignée de pignons de pin
4 petites cuillerées à café de moutarde
Laver et couper la courgette en 2. Râper une moitié et couper l’autre en rondelle. Faire revenir les rondelles 5 minutes dans 1 cuillerée d’huile d’olive, pour qu’elles soient dorées et craquantes. Réserver, puis remplacer dans la poèle par les courgettes râpées, et laisser revenir à feu vif jusqu’à ce que tout l’eau soit évaporée. Laisser refroidir.
Dans un bol, écraser à la fourchette le fromage, la crème et le basilic ciselé. Ajouter une pincée de sel ou une cuillerée de Gomasio, goûter et rectifier si besoin.
Dans une poèle sans huile, faire dorer les pignons. Réserver.
Découper les petits pains en deux dans l’épaisseur. Tartiner la tranche du haut de moutarde, et la tranche du pain de crème au fromage de chèvre (généreusement !). Recouvrir de rondelles de courgettes et de courgettes râpées, puis parsemer de pignons, décorer avec les brins de ciboulette, et refermer avec la deuxième tranche. Déguster immédiatement, sinon le pain pourrait être détrempé par les courgettes.
Lorsque je suis allée à Londres pour quelques jours le mois dernier, j’ai été surprise de trouver dans la devanture des traiteurs des sandwiches que je n’avais jamais vus auparavant : des genres de crêpes roulées avec plein de crudités dedans ! J’ai bien vite compris qu’il s’agissait du tout nouveau truc à la mode : les wraps !
En anglais, wrap veut dire enveloppé, roulé. Nous avons donc affaire là à une nouvelle sorte de trucs roulés, un peu comme les sushis, en quelque sorte ! Ca ne pouvait donc que me plaire…!
En fait, j’ai une théorie sur les wraps, que je décrirais comme un intermédiaire entre la crêpe et le sushi. Si, si.
Comme une crêpe, c’est une pâte et ça se roule avec une garniture dedans. Et, comme les sushis, on peut les remplir de trucs crus et en faire un repas sur le pouce plein d’énergie, et même light si on le veut vraiment. Pas besoin de sauce ni de mayo, vous allez voir !
Les wraps mode d’emploi
Il vous faut :
- un paquet de tortilla wraps – en vente au rayon produits mexicains des supermarchés, sous la marque Old El Paso par exemple.
- un truc à tartiner : fromage de chèvre, tapenade, pâté au miso, pistou, tarama…
- de belles feuilles de salade : laitue, feuille de chène, pousses d’épinard…
- des trucs à mettre dedans pour avoir la vraie wrap attitude : dés d’avocat, miettes de thon, dés de féta, morceaux de tomates séchées, tranchettes de saumon fumé, dés de tomates, de concombre, carottes râpées… Et que sais-je encore. Juste une chose : attention à ce que le tout aille bien ensemble ! Mieux vaut pas assez que trop
- et, éventuellement, quelques herbes aromatiques ciselées pour le goût : basilic, ciboulette, coriandre…
Après, c’est bête comme sushi chou : sur la tortilla, étaler le truc à tartiner, déposer des feuilles de salade par-dessus, puis faire une rangée de garniture, et hop, on wrape !
Au final, un sandwich revisité qui fait son rouleau de printemps, avec plein de bonnes choses bien gourmandes dedans. Vous m’en direz des nouvelles !
Un petit conseil : il est meilleur dégusté bien frais, juste après la confection, mais vous pouvez le conserver au frigo en le wrapant soigneusement dans du papier sulfurisé.
Après ce week-end sous le signe du orange, du fruité et du vitaminé, je ne vous apprendrai rien en vous disant que c’est le printemps !
Or…
Pour les journaux féminins, printemps signifie « perdre ses kilos pour être belle en maillot »…
Pour les blogs de cuisine, printemps signifie « chic, des recettes aux fraises et des herbes fraîches à tout va ! »…
Et pour les « naturelles », printemps signifie surtout « cure de détox ». Je vous donne rendez-vous chez La Griotte pour savoir exactement ce que cela signifie, et que j’adapte à ma façon autour du triptyque : manger plus léger que d’habitude (pas de matières grasses, pas de viande…) / boire beaucoup (des tisanes, de l’eau citronnée au lever notamment) / s’aérer et bouger un maximum (marche à pied et yoga, encore plus que d’habitude !). On est loin de la « vraie » cure dépurative telle que l’a tentée Bouquet de bamboo, mais personnellement je doute fortement de ma capacité à ne manger que des fruits et du bouillon de légumes pendant plusieurs jours… Car le midi, au boulot, se pose toujours le même problème : j’ai faim, et je refuse toujours aussi obstinément de manger à la cantine (bah) ! Le sandwich est donc toujours de rigueur, même si je commence un peu à me lasser… Mais celui que je vous présente aujourd’hui est un peu différent des autres : c’est le sandwich détox par excellence !
Commençons par le pain : j’ai choisi du « pain Essène », qui n’a de « pain » que l’appellation puisqu’il ne contient ni farine ni levain ou levure d’aucune sorte. Il est réalisé à partir de graines germées (blé, épeautre, quinoa…), finement broyées jusqu’à former une pâte qui est amalgamée pour être cuite à très basse température. Le tout donne ce que l’on appelle un « pain », mais qui ressemble plutôt à un gâteau, très moelleux, un peu collant et extrêmement savoureux (surtout celui que j’ai choisi, garni d’amandes entières). Franchement, on aime ou on n’aime pas, mais personnellement je suis fan ! J’adore le tartiner de purées d’amandes ou de noisettes… J’en achète relativement rarement, puisqu’il est un peu cher (on le trouve dans les magasins bios), mais cette semaine il était en promo chez Satoriz, alors…
Pour la garniture, j’ai généreusement tartiné mon pain Essène du pâté au miso de ma maman, que l’on ne présente plus, à base de purée de sésame (matière grasse ok, mais d’excellente qualité !), de miso, d’herbes fraîches et d’échalotes, et je l’ai rempli de graines de poireau germé. Un régal de saveurs, moelleux comme tout, et je vous jure que j’étais bien calée !
Et qu’on ne vienne pas me dire après que la « détox », c’est pas marrant ! )
Vous vous souvenez de ma rencontre avec le Meilleur Sandwich du Monde ? Quand je vous avais parlé de lui, je vous avais dit qu’il aurait certainement bientôt un remplaçant… Oui, parce que le sandwich jambon, fromage de chèvre, coeurs d’artichauts à l’huile, ça va bien une semaine, mais au-delà …! J’ai fait moults essais pas forcément très originaux (tapenade rouge et fromage de chèvre, avocat et jambon…), et puis j’ai eu une idée.
Ne me demandez pas comment. Il se trouve que j’avais dans mon frigo de la ricotta et de la roquette, et que j’ai eu envie de les associer rien que pour le plaisir de l’association verbale « ricoquettesque ». J’ai donc imaginé une émulsion de roquette à la ricotta et à l’huile de noix… Pourquoi émulsion ? Parce que c’est bien plus classe que « tartare » ou « pâté » ! Na ! Et puis comme j’aime les échos autant que les jeux de mots, j’ai ajouté à cette émulsion des feuilles de roquette bien fraîches et des cerneaux de noix, pour un sandwich frais et croquant que je vous recommande, si, comme moi, vous êtes abonné à la boîte repas…
Sandwich noix et roquette
Pour un gros sandwich
2 tranches de pain complet (toujours le même)
60g de ricotta
1 petite poignée de feuilles de roquette
1 cuilllerée à café d’huile de noix gourmande
1 autre petite poignée de feuilles de roquette
quelques cerneaux de noix
Passer au mixeur la ricotta, les feuilles de roquette et l’huile de noix. Bien mixer pour obtenir une émulsion verte ! Tartiner généreusement le pain de cette émulsion, garnir de feuilles de roquette et terminer avec les cerneaux de noix et la deuxième tranche de pain. Déguster le jour-même.
NB : je vous conseille de doubler les proportions du mélange à la ricotta, histoire d’en avoir pour plusieurs fois et de ne pas faire tourner le mixeur pour rien. On peut l’utiliser en apéro comme dip ou sur des petits toasts.