Gwyneth, la cuisine, et moi – Mini burgers miel et sésame à l’avocat

Lorsque j’ai entendu dire que Gwyneth Paltrow sortait un livre de cuisine, je me suis dit que c’était encore un coup de pub et que, en vrai, c’était rien que du chiqué. Mais un jour, ledit bouquin est arrivé dans ma boîte aux lettres, et j’ai bien été obligée de le constater : en fait, Gwyneth, c’est vraiment une fille comme vous et moi. Démonstration.

1. Gwyneth a un blog, comme (vous ? et) moi. Et elle aussi met des recettes dessus. (A ceci près que sur le blog de Gwyneth, y a pas de flux RSS. Tss, tss – Gwyneeeeeeth, faut agir, là).

2. Gwyneth est très branchée bio, comme vous et moi. Elle a même son potager. Elle explique aussi que vous avez le droit d’aller faire vos courses à l’hyper, mais que si vous allez au magasin bio à la place, votre corps vous dira merci. Nan mais c’est vrai, quoi, à la fin.

3. Gwyneth a eu sa période macrobio intégriste, et puis elle a eu des enfants, et elle s’est dit que finalement, le beurre n’était pas forcément l’ennemi n°1 (c’est les graines germées bio… non, je déconne). Tout pareil que moi, quoi (bon, OK, la macrobio en moins).

4. Gwyneth est pleine de contradictions, mais c’est pas grave : tout comme moi, elle prône le bio mais remplit son panier de cochonneries dès qu’elle entre dans une épicerie japonaise (hum, les bonito flakes qui bougent tout seuls…).

5. Gwyneth est un peu faux-cul. Elle a sous le coude des recettes pour « quand je laisse du très bon pain rassir accidentellement », alors qu’en vrai, c’est évident qu’elle l’oublie exprès pour pouvoir faire des puddings et des panzanellas. Ça me rappelle quelqu’un.

6. Gwyneth préfère dîner sans son Blackberry. Moi aussi. (Remarquez, peut-être que je changerais d’avis si j’avais un Blackberry…).

7. Gwyneth, conséquence de sa période macrobio intégriste, adore mettre du miso dans tout. Même si elle peut se douter que certains membres de sa famille doivent trouver ça vaguement pénible, à la longue, elle prétend que ses enfants aiment tellement ça qu’ils raclent le pot quand elle a le dos tourné. Moi aussi. C’est trop bon.

8. Gwyneth, comme vous et moi, est un peu une impostrice. Elle est totalement incapable de faire de la vraie pâtisserie de manière rigoureuse, parce qu’elle diminue toujours la quantité de beurre et de sucre dans la recette. Pfff.

9. Gwyneth, tout comme vous et moi, adore mettre des petites graines dans tout, au point que là encore, ça doit en devenir pénible pour son entourage. Elle préconise même un petit mélange de graines du genre infaillible, avec des baies de Goji dedans. Bon, là, je m’insurge : les baies de Goji, d’une c’est pas des graines, et puis en plus c’est la grosse arnaque (la preuve : on en trouve au comptoir des pharmacies, arrivées direct de l’Himalaya, avec leur petit bonnet et des super promos dessus).

10. Gwyneth, comme elle est nulle en pâtisserie, adore faire des crumbles aux fruits. Hum, c’est marrant, ça me rappelle quelqu’un, ça aussi…

Alors, convaincu(e)s ? Gwyneth, en fait, c’est totalement la girl-next-door. Votre cousine, votre collègue de bureau. Au point qu’on ne rêve même plus d’être comme elle, blonde, glamour, actrice, adulée et oscarisée (enfin si, un peu, quand même). Car, comme le dit si bien Gwyneth : « Avoir un foyer, cuisiner avec amour, et rassembler tout mon petit monde, c’est mon idée de la réussite ». Les Oscars, les films avec Leo, tout ça, c’est finalement très surfait. Conséquence, on est toutes un peu des Gwyneth Paltrow dans l’âme. CQFD. Ca met du baume au coeur, non ?

Bon, plaisanterie mise à part, Gwyneth a de très bonnes idées dans son gros « Carnet de recettes pour ma famille et mes amis » (plus justement intitulé, en VO, « My father’s daughter »). C’est un peu une pro de la vinaigrette, dont elle propose de multiples variantes. Des salades, des pâtes, des burgers et des crumbles, aussi. Et en fil rouge, dans ce livre, toute une compilation de recettes du monde « américanisées », comme un instantané pas inintéressant du tout de ce qu’est la cuisine américaine aujourd’hui : influences mexicaines, japonaises, espagnoles, italiennes, (et même grenobloises, car tenez-vous bien, Gwyneth détient LA recette de la « sole à la grenobloise », dont l’intitulé en lui-même vaut son pesant de beurre de cacahuètes).

Tout ça, ça m’a donné super envie de Mc&Cheese « sain », comme dit Gwyneth (qui met du mascarpone dedans – sain ne veut donc pas dire light), de cookies au beurre de cacahuètes et de veggie burgers. Or, comme il est interdit de reproduire les recettes du livre, que je suis une fille obéissante et surtout que j’avais déjà une recette sous le coude, je vous la colle ici. J’espère que Gwyneth ne m’en voudra pas trop. En même temps, ces mini burgers au miel et au sésame, avec plein d’avocat dedans et un ingrédient japonais ultime, devraient beaucoup lui plaire. Je l’ai invitée à bruncher pour dimanche, je vous tiens au courant.

Mini buns miel et sésame à l’avocat

Pour 10 à 1 2 pièces

Pour les buns :
275 g de farine de blé T65 + pour fariner
1 sachet de levure de boulanger
1 c. à café rase de sel fin
2 c. à soupe de miel toutes fleurs
60 g de beurre
10 cl de lait tiédi
2 oeufs (1 jaune + 1 entier dans les buns, 1 blanc pour dorer)
Pour la déco : graines de lin, sésame, pavot…

Pour la garniture :
1 avocat
Quelques gouttes de jus de citron
2 c. à café de purée d’umebosis
50 g de fromage de chèvre frais

Préparer les buns. Mélanger la farine avec la levure et le sel. Au robot ou à la main, incorporer le miel, le beurre en morceaux, le lait, le jaune d’œuf et l’œuf entier. Pétrir jusqu’à obtention d’une boule homogène. Placer dans le fond d’un saladier, couvrir d’un torchon et laisser reposer dans un endroit tiède pendant 1h. Diviser en 10, former des boules et disposer sur une plaque. Couvrir d’un torchon et laisser lever pendant 1h. Badigeonner de blanc d’oeuf et parsemer de graines de sésame. Cuire au four à 220 °C pendant 12 mn. Laisser tiédir.
Préparer la garniture. Écraser l’avocat avec le citron. Incorporer l’umebosis et le fromage de chèvre. Garnir les buns de préparation à l’avocat juste avant de servir.

Mon carnet de recettes pour ma famille et mes amis, Gwyneth Paltrow, Marabout, 19,90 euros.

Courgettes farcies à l’oseille et à la menthe

Oseille + menthe. Très sincèrement, si ces deux-là ne poussaient pas côte à côte dans le jardin de ma mère, je n’aurais probablement pas eu l’audace de les réunir dans une même courgette. Mais voilà, on repart un dimanche soir avec un beau bouquet de chaque qui ne passera pas la nuit, et on est bien obligé de se lancer. J’avais déjà testé le mélange épinard + menthe dans des cannelloni assez inoubliables. Puis lu ici que l’on pouvait finalement utiliser l’oseille partout où l’on aurait mis de la blette ou de l’épinard. Dont acte : des courgettes farcies aux épinards et à la menthe, avec une touche sucrée (les raisins secs) pour équilibrer l’acidité de l’oseille, et des pignons parce que c’est bon. Verdict ? Direct dans le carnet à spirales maternel, pour remplacer la traditionnelle recettes des p’tits-farcis-au-riz. Ça va me faire au moins tout l’été, ça.

Courgettes farcies à l’oseille et à la menthe

Pour 3 personnes

6 petites courgettes rondes
3 belles poignées de feuilles d’oseille, de blette ou d’épinard
2 oignons (pas trop gros)
150 g de fromage de chèvre frais
1 petit bouquet de menthe et de persil (ou de basilic)
1 poignée de raisins secs
1 poignée de pignons grillés
QS de crème de soja
Quelques copeaux de parmesan

Couper un chapeau dans chaque courgette. Vider la chair à l’aide d’une cuillère parisienne. Placer dans un plat à gratin avec un tout petit fond d’eau (chapeaux à côté), et enfourner pour 20 mn à 180 °C. Pendant ce temps, hacher l’oseille et les oignons pelés. Faire suer dans un peu d’huile, jusqu’à ce que l’oseille soit « tombée ». Laisser tiédir, puis mélanger avec le fromage de chèvre, un peu de sel, les herbes hachées et les fruits secs. Détendre le mélange avec un peu de crème de soja. Garnir les courgettes précuites de ce mélange, ajouter quelques copeaux de parmesan et enfourner à nouveau pour 20 mn. Servir chaud ou tiède.

Muffins à la purée de pruneau

6 ans (de blog) (dans 2 jours), ce n’est pas encore l’âge de raison. On peut donc raisonnablement poursuivre quelques folles expérimentations à base de purée de pruneau : pour cette fois, des muffins ultra moelleux, avec un petit carré de chocolat fondu à l’intérieur qui ne gâte rien.

Muffins à la purée de pruneau

Pour 10 muffins ou 1 gâteau de 20 cm de diamètre

250 g de pruneaux (poids net)
2 oeufs
60 g de farine de sarrasin (ou de riz, ou de blé)
4 c. à soupe de sirop d’agave ou 60 g de sucre de canne blond
60 g de yaourt ou de margarine ou 50 g de purée d’amande + 1 c. à soupe d’huile d’olive

Mixer la chair des pruneaux pour obtenir une purée. Dans un bol, battre les jaunes d’oeuf avec le sirop d’agave et la matière grasse choisie. Incorporer la purée de pruneau, puis la farine. Battre les blancs en neige et incorporer délicatement à la pâte à l’aide d’une spatule. Répartir dans des moules à muffins ou dans un moule à manqué de 20 cm de diamètre. Cuire au four à 180 °C pendant 20 mn (muffins) ou 30 mn (gâteau).

Recette adaptée de celle de Valérie Cupillard sur son blog

Gâteau à la compote

Il y a plusieurs jours, j’ai reçu le livre de Flo Makanai, intitulé Les intolérances alimentaires, cuisiner gourmand autrement (éditions Anagramme). J’avoue que, même si j’ai la chance de ne pas avoir d’intolérances alimentaires à gérer à la maison, le sujet m’intéresse énormément pour deux raisons. La première, c’est que l’on connait tous des personnes allergiques/intolérantes (si, si, cherchez bien…), et la deuxième c’est que ce genre de livre est toujours potentiellement bourré d’astuces pour substituer des produits à d’autres, ce que je trouve assez épatant. Pourquoi s’amuser à remplacer des œufs par de la purée de fruits dans un gâteau si l’on n’est pas allergique aux œufs ? Peut-être parce que c’est délicieux, tout simplement ?

Le livre de Flo rendra en tout cas un fier service aux familles devant gérer des questions d’intolérances alimentaires. Divisé en trois chapitres (définition des intolérances, guide des substitutions, organisation au quotidien), le livre est rempli d’astuces et de recettes by Flo, illustrées de photos d’Émilie. On y retrouve bien la patte de l’auteur, qui a vraiment pris son rôle au sérieux et a mené une véritable enquête (en plus de son vécu familial), pour illustrer ce livre d’interviews, de tableaux très pratiques, et de plein d’exemples concrets.

J’ai testé tout de suite, vous pensez bien… Le gâteau à la purée de fruits de la page 84 m’intriguait, car si j’avais déjà essayé de remplacer des œufs par des bananes ou de la purée de fruits secs, je n’avais jamais tenté d’utiliser une simple purée de fruits. Je ne pensais pas que l’effet liant fonctionnerait aussi bien, ni que le gâteau serait aussi savoureux. C’est devenu un must à la maison : trois fois en moins de deux semaines… Flo utilise dans la recette de son livre un mélange de farines sans gluten maison (je vous renvoie au livre pour le découvrir), mais pour ma part j’ai utilisé un mélange de farines 5 céréales que j’avais sous la main. Libre à vous de choisir ce qui vous convient.

Preuve que ce livre est super ? Je ne l’ai plus, il est déjà parti, prêté à une voisine…

Gâteau à la compote

Pour 8 personnes

200 g de farines 5 céréales
2 c. à café de poudre à lever
100 g de sucre de canne blond
1 c. à café d’épice au choix (cannelle, vanille, cardamome, gingembre, anis)
200 g de purée de fruit non sucrée (compote maison ou en bocal, j’ai utilisé pomme-poire et pomme-banane)
100 g d’huile douce (olive par exemple)

Dans un saladier, mélanger les farines, la poudre à lever, le sucre et l’épice. Incorporer la compote et l’huile. Bien mélanger et verser dans un moule à cake (plutôt petit). Cuire à 180 °C pendant 45 mn environ (vérifier la cuisson de la pointe d’un couteau).

Boulettes de lentilles corail au brebis frais et au cumin

Ces boulettes sont ultra simples à réaliser et constituent un petit plat complet, à servir avec des crudités, une soupe ou des légumes cuits à la vapeur, par exemple. Elles font un peu penser aux falafels libanais et – contrairement à ce que leur apparence peut porter à croire – ne sont pas sèches du tout. Elles restent bien moelleuses même après plusieurs réchauffages (au four ou à la poêle). On peut aussi les consommer froides (en lunch-box ou carrément dans un sandwich). En revanche, je vous conseille de bien les servir avec une sauce, comme par exemple : 1 dose de purée de sésame (ou de beurre de cacahuète) pour 2 doses de yaourt (ou de tofu soyeux), une pointe d’ail, un filet de jus de citron et quelques herbes aromatiques hachées.

Si vous recherchez des idées de petits plats qui changent à base de légumineuses, je ne saurais trop vous conseiller le dernier livre de K&K Berg (remember Secrets d’endurance) : Protéines vertes (voir des extraits). Autour du soja, des pois, des lentilles et des haricots, on y trouve des recettes gourmandes et originales comme un gratin de pois cassés à la cacahuète, de la panisse dans une feuille de nori grillée, des balles vapeur aux azukis et au riz… Un vrai coup de cœur.

Boulettes de lentilles corail au brebis frais

Pour 12 à 15 boulettes

150 g de lentilles corail (ou autre légumineuse : temps de cuisson à ajuster en fonction)
1 c. à café de cumin en poudre (ou autre épice au choix)
50 g de pain complet
50 g de fromage de brebis frais (ou chèvre, ou fromage râpé, ou purée d’oléagineux, ou 1 c. à soupe de graines de lin moulues + 3 c. à soupe d’eau)
2 échalotes hachées
2 c. à soupe de persil haché (ou autre herbe aromatique)

Cuire les lentilles corail avec le cumin dans 2 verres d’eau pendant 20 mn environ. Laisser tiédir. Mixer avec le pain émietté. Incorporer à la fourchette le fromage, les échalotes et le persil. Former des boulettes. Huiler un plat à gratin. Placer les boulettes dans le plat en les faisant rouler dans l’huile sur toutes leur surface. Cuire au four à 180 °C pendant 20 mn. Servir avec une petite sauce (voir suggestions ci-après).

Options :
- dans la pâte : beurre de cacahuète, concentré de tomate, oignon nouveau haché, gingembre frais râpé…
- autour de la boulette : chapelure, graines de sésame, de pavot, mélange de graines et/ou oléagineux toastés et moulus (courge, tournesol, amande, noisette, cacahuète, etc.)
- pour servir : yaourt battu aux herbes ou aux épices, petite sauce à base de purée de sésame (ou beurre de cacahuète) + yaourt à la grecque, avocat mixé avec un peu de yaourt et des herbes…

Quiche à la purée de carotte, au thon et à la féta

Je continue sur ma lancée avec un grand classique des légumes planqués : la quiche si gourmande et si dorée qu’on ne peut absolument pas deviner qu’elle est blindée à ras bord de purée de carotte. Oui, c’est traitre. Mais c’est bien bon aussi, pratique à emporter dans les lunch-box ou à découper en mini bouchées pour les zapérochics.

Dans la même veine, on a la quiche à la purée de potimarron, au tofu fumé et au gruyère. Le principe est d’obtenir un appareil qui se tient bien mais qui ne soit pas pour autant saturé d’œufs, de crème et de fromage. J’aime beaucoup l’association thon blanc + féta, mais libre à vous de remplacer l’un comme l’autre par d’autres sources de protéines (poisson cuit et émietté, jambon, tofu fumé, etc.) et un autre fromage (brebis ou chèvre frais, par exemple).

Quiche à la purée de carotte, au thon et à la féta

Pour 4 à 6 personnes

Pour la pâte :
180 g de farine de blé T80
5 c. à soupe d’huile d’olive

Pour la garniture :
2 oeufs
20 cl de crème liquide d’avoine ou de riz
300  g de purée de carotte
200 g de féta
80 g de thon blanc (en conserve ou cuit puis émietté)*

Préparer la pâte en mélangeant la farine avec une pincée de sel et l’huile. Ajouter juste assez d’eau pour pouvoir former une boule de pâte (1/4 de verre d’eau environ). Abaisser puis foncer un moule à tarte. Précuire à blanc pendant 10 mn à 180 °C (surtout si on utilise un moule à tarte en céramique).
Pour la garniture, battre les oeufs avec la crème, un peu de sel, la purée de carotte, la féta et le thon émiettés. Verser sur le fond de pâte et poursuivre la cuisson pendant 40 mn environ. Servir chaud, tiède ou froid.

* J’achète soit du thon Océane alimentaire, soit du Capitaine Nat (en magasins bio), je les trouve vraiment excellents.

Blinis à la purée de légume

Depuis qu’on a décidé que tout le monde mangerait pareil à la maison, finis les petits pots et les purées de légume le soir pour la petite demoiselle. Ce qui ne veut pas dire que je n’adapte pas le contenu de nos assiettes : on mange toujours plus de soupes, de quiches aux légumes et de gratins de ravioles – les trois plats aux légumes qui remportent 100% des suffrages (quoique, pour la soupe, on va plutôt dire 66%, monsieur ayant semble-t-il une plainte à déposer à ce sujet). Ça, et des blinis à la purée de légume. Nature pour les uns, tartinés de fromage de chèvre, de houmous ou de pâté au miso pour les autres. Servis tièdes, ou recyclés froids dans la lunch-box du lendemain.

Pour ceux-ci, j’ai utilisé des légumes que j’avais cuits dans une soupe et mixés à part (betterave, patate douce, carotte) – un bon moyen de réaliser deux plats différents sur une même base.
Rien n’empêche d’ajouter dans la pâte des épices, des herbes ou du fromage râpé.

J’inaugure donc avec cette recette une rubrique « pour les petits » (à partir de 18 mois)… Je m’étais promis de ne pas le faire, mais je cède sous la pression collective ! A vous de les adapter en fonction du stade de diversification de vos chères têtes blondes.

Blinis à la purée de légume

Pour 8 blinis

250 g de purée de légume
2 oeufs
100 g de farine 5 céréales
2 c. à café de poudre à lever

Battre la purée de légume avec les oeufs. Saler et incorporer la farine et la poudre à lever. Bien mélanger. Chauffer une poêle à blinis ou une crêpière. Une fois la poêle chaude, beurrer ou huiler légèrement. Cuire les blinis de chaque côté pendant 3 à 4 mn. On peut les retourner lorsque la surface commence à faire des bulles. Servir chaud ou tiède.

Carrot cake aux dattes

En ce moment, à la maison, c’est un peu la guerre des légumes avec une certaine petite demoiselle, qui trie ses pâtes si le traître (moi) a glissé du fenouil au milieu et repousse sans vergogne les assiettes de soupe ou de purée pourtant amoureusement mitonnées (pas folle, j’ai aussi essayé les petits pots industriels – même cause, même effet). Serions-nous déjà entrés dans l’ère du riz-pâtes-patates ? Comme je ne baisse pas facilement les bras, j’ai décidé de planquer des légumes dans les gâteaux. Je sais, c’est lâche, c’est bas, c’est mesquin. Mais c’est toujours plus sympa que les soupes froides et les purées retapissées quand il s’agit de finir-pour-ne-pas-gâcher…

Donc, bon. Le gâteau de carotte, c’est un grand classique, vous avez certainement déjà votre recette, et j’en avais déjà une aussi. Mais j’aime bien cette variante-ci : sans sucre, sans matière grasse, juste avec de la purée de dattes qui apporte de la douceur et du moelleux. De la mélasse, pas mal d’épices, des fruits confits… Ah oui, et des carottes aussi. Mais ne le dites pas, surtout, hein. On peut d’ailleurs les remplacer par du potimarron, de la betterave crue, de la courgette ou du panais, râpés. Si, si, c’est vrai. Allez, on mange son gâteau et après, seulement après, on devine ce qu’il y a dedans !

Carrot cake aux dattes

Pour 8 personnes

Gâteau :
100 grammes de dattes
2 œufs
2 c. à soupe de mélasse de sucre de canne
80 grammes de carotte
100 grammes de farine de blé T80
1 c. à café de poudre à lever
2 c. à café de cannelle en poudre
2 c. à soupe de son d’avoine (facultatif)
2 c. à soupe d’écorces de citron ou d’orange confites, hachées

Garniture (facultative) :
1 petit suisse
1 c. à café de sucre de canne blond
1 pincée de vanille en poudre

Dénoyauter les dattes et hacher finement leur chair. Couvrir d’eau à hauteur et porter à frémissement. Cuire pendant une dizaine de minutes. Égoutter en réservant l’eau. Mixer en rajoutant juste assez d’eau pour obtenir une consistance pâteuse. Battre les œufs en omelette, ajouter la pâte de dattes et la mélasse. Éplucher et râper les carottes. Ajouter la farine, la poudre à lever, la cannelle en poudre, le son d’avoine et les écorces confites. Incorporer le mélange aux dattes et mélanger pour obtenir une consistance homogène. Verser dans un moule à cake. Enfourner pour 30 à 40 minutes à 180 °C. Laisser refroidir, couper en deux dans la largeur comme un sandwich, refermer puis couper en 12 carrés.
Battre le petit suisse avec le sucre et la vanille. Garnir chaque mini carré/sandwich et refermer. Conserver au frais.

***

NB : je vous signale une mise à jour conséquente de l’article Peut-on cuisiner sainement ?, par Sissi.

Les syrnikis (pancakes au fromage blanc) de Daria

Au mois de novembre dernier, je suis allée à Périgueux à l’occasion du salon international du livre gourmand. Après un premier repas désastreux dans un restaurant de « gastronomie locale » certainement très mal choisi, nous avons atterri dans un restaurant russe végétarien, l’Izba. Et je ne m’attendais pas à avoir un tel coup de cœur : non seulement tout était délicieux et original (je ne connais pas encore tout de la cuisine russe), mais en plus l’accueil était absolument charmant. Comblée le midi, j’y suis retournée le soir-même. Et si je n’étais pas repartie le lendemain matin, j’aurais certainement remis le couvert une troisième fois.

La bonne nouvelle, dont je vous avais déjà fait part, c’est que Daria, la cuisinière du restaurant, a ouvert son blog, sur lequel elle partage généreusement ses secrets de fabrication. J’ai donc une liste longue comme le bras de recettes de Daria à refaire à la maison : le steak de betterave, le koulibiac, le gâteau aux noisettes, la salade sous la neige… J’ai commencé par la plus simple : les syrnikis, sortes de pancakes à base de fromage blanc russe, le tvorog. Personnellement, je l’ai remplacé par de la faisselle de brebis, égouttée pendant plusieurs jours. Il est important d’utiliser un fromage blanc ultra égoutté, sinon les crêpes seront trop liquides et risquent de s’étaler copieusement à la cuisson. Si votre pâte semble trop liquide, ajoutez un peu de maïzena. Daria conseille de les servir tièdes, avec une compote acidulée – je n’ai donc rien à ajouter !

Syrnikis de Daria, version Clea

Pour 8 syrnikis

200 g de faisselle de brebis égouttée pendant 3 à 4 jours (poids net après égouttage, soit 3 petites faisselles)
3 oeufs
60 g de sucre de canne blond
1/2 c. à café de vanille en poudre
60 g de maïzena
1 poignée de raisins secs

Battre la faisselle avec les oeufs, le sucre et la vanille. Incorporer la maïzena, puis les raisins secs préalablement rincés. Cuire les crêpes par petites portions, en les retournant une fois que le dessus est bien mat. Servir tiède.