Roulement de tambour !!
Voici enfin « the » compte-rendu, celui que vous attendiez tous, j’ai nommé : celui des Europénnes du Goût à Aurillac !
Etaient présentes en cuisine : Anne, AnneE, Aude, Fred, Mercotte et moi-même.
Nous y avons croisé entre autres : Eric Leautey, Ségolène Lefevre, et une fine équipe de finlandais !
Au micro et au cigare : les célébrissimes Alex Miles, Eric Roux et Patrick Chazallet.
Et en guest star internationales : Anne-Cé et Gaëlle, Claire et sa maman, Kisine et toute sa famille, Mireille et Monsieur Menus Propos, et Sophie avec sa maman aussi !
J’espère n’avoir oublié personne !
Passons aux coulisses si vous le voulez bien…
Nous avons été accueillies sous un charmant chapiteau, par tous les organisateurs qui nous ont chouchoutées pendant notre séjour : Laure, Michèle, Isabelle, Benjamin et tous les autres (merci !). Sur l’estrade, une magnifique cuisine rouge qui a beaucoup plu à Madame Menus Propos, avec des tiroirs pleins de matériel que même je serais bien repartie avec – mais allez caser ça dans 3 mètres carrés… Enfin bref ! Sur les côtés : des présentoirs avec nos fiches recettes et un espace pour préparer les plateaux de dégustation, que nous faisions passer au public attablé bien sagement en face de l’estrade…
Et sur les côtés, de grands écrans qui diffusaient en direct live les gros plans sur notre indéniable dextérité à la poche à douille ! (Hein Anne qu’on est devenues vââââchement fortes !!).
On avait un casque avec un micro intégré, et même que ça m’a un peu mis les chocottes de devoir jouer ma Maà¯té devant les caméras.
J’ai présenté des petits sablés au chèvre, la recette du houmous, et celle des sushi au fromage – même que j’ai un peu fait crâmer mon riz ) C’était vraiment très rigolo de jouer au Chef pendant quelques minutes… Je recommence quand vous voulez !
Gros plan sur les sablés à la cardamome de Fred… qui, elle, est vraiment une douée de la poche à douille !Pour vivre l’ambiance des Européennes, vous pouvez revisionner sur internet l’émission Goûtez voir qui leur a été consacrée (attention : elle ne sera pas disponible éternellement !). Avec vos bloggeuses préférées autour d’une table – mais saurez-vous dire qui est qui ??
Si vous avez des questions, n’hésitez pas à poster un commentaire !
I am back!!
Me voici enfin de retour parmi vous, ready pour vous raconter mon périple londonien ! Je vais vous épargner les dédales du British et du Natural History Museum – eh oui, c’est ça aussi de se balader avec un fan de dinosaures – pour me concentrer sur ce qui nous intéresse : FOOD !
Et je tiens vraiment à remercier les lectrices qui m’ont conseillée : je n’ai pas suivi toutes vos recommandations, pour cause de budget ridicule très restreint, mais j’en ai tout de même tenu compte… Alors, en avant pour le Londres gourmand !
Books For Cooks
Devinez où je me suis rendue en tout premier dès mon arrivée à Londres ? Chez Books For Cooks, The Shop For All Cooks… Un endroit de rêve pour les fans de cuisine, avec des livres de recettes du sol au plafond et un atelier cuisine au fond du magasin. La boutique est située en plein coeur de Notting Hill, ce qui ne gâte rien, et la vendeuse est charmante (même quand Ludo a lu tout le Star Wars Cookbook !). Je suis cependant repartie les mains vides, parce que c’était le premier jour et que je me suis dit que j’avais le temps d’acheter des trucs, et que la boutique n’était pas très loin de l’hôtel, et que, et que… Et puis finalement, on n’a jamais eu le temps d’y retourner ! Forcément…
Delicious.
En revanche, je suis bien revenue avec le dernier numéro du magazine Delicious., l’équivalent britannique de Régal, que j’ai dévoré dans l’avion du retour (faute de mieux, le « light meal » de British Airways ne se composant que d’un paquet de biscuits apéritifs).
Fish&Chips
Là j’avoue, je n’ai PAS testé LE repas anglais de tout touriste qui se respecte… Mais rendez-vous compte, pendant les 4 jours où nous étions à Londres, il a fait un soleil de plomb, et au moins 25 degrés au compteur, c’était bien plus que mon organisme ne pouvait supporter ! Alors, manger des patates et du poisson frit servis dans le journal du matin ne me tentait pas vraiment… J’ai donc opté pour de rafraîchissants sandwiches (voir plus loin) et pour la marche à pied…
Gastropub
On a voulu aller dans un gastropub la veille de notre départ, mais forcément on avait pas choisi le moins bien, et beaucoup, beaucoup de gens, l’avaient choisi le même jour que nous. Fuyant devant la foule compacte et déjà un peu bourrée, on s’est donc fait un italien… C’est mon gros regret du séjour, et la morale de l’histoire : le gastropub, faut réserver !
How To Become A Domestic Goddess
C’est le livre que j’avais repéré chez Books For Cooks et que j’avais prévu de m’acheter à l’aéroport, histoire de ne pas le trimballer avec moi pendant tout le séjour. Je suis à peu près sûre qu’il n’a rien de vraiment exceptionnel, mais j’adore le titre, et, comme Estelle, j’adore Nigella. Mais je suis finalement revenue sans : aucune des librairies d’Heathrow ne l’avait… Moi qui croyais que c’était un classique ! Ah ça, j’aurais pu lire un bon millier d’exemplaires du Da Vinci Code, mais je n’apprendrai jamais à devenir une déesse à la maison… Du coup, mes dernières livres sterling ont fini dans des cookies et de la marmelade Harrod’s… Sniff.
Marks&Spencer
Il y a un truc que j’adore quand je vais à l’étranger, c’est fouiner dans les supermarchés locaux. J’étais donc comme une gosse dans les rayons de M&S, comparant toutes les sortes de trifles, de smoothies (voir plus bas) et de céréales (les Anglais sont bien plus gâtés que nous).
Red Veg
Je l’avais lu dans mon Lonely Planet, et je l’ai constaté sur place : les Anglais sont beaucoup plus sympas avec les végétariens que les Français. D’abord, il y a toujours dans les restaurants un menu végétarien, et dans les sandwicheries plusieurs sortes de sandwiches veggies (végétariens) voire vegan (végétaliens). Et puis, il y a même des fast-foods végétariens, comme Red Veg, en plein coeur de Soho. J’y ai mangé de très bonnes pâtes au pesto et un hamburger sans viande. C’est beaucoup plus sain que la plupart des fast-foods habituels, ce n’était vraiment pas cher, et c’était tout ce qu’il me fallait pour terminer une journée de marche à pied !
Sandwiches
Qui dit petit budget, dit repas simplifiés. Sur le pouce, dans les magnifiques parcs londoniens et sous un beau ciel bleu, on s’est régalés de sandwiches frais et délicieux pour 3 francs 6 sous… Bon, en vrai, ils n’étaient pas toujours délicieux, mais c’était la seule solution pour manger un repas équilibré à 3 livres par personne ! Un sandwich + un smoothie = des sucres lents, des crudités, des fruits, et quelques protéines. Au passage, je me suis vraiment amusée à découvrir les classiques british : le BLT (bacon, lettuce, tomato), le cheese & pickles, le egg & mayo… Mais j’ai surtout apprécié de pouvoir trouver des sandwiches végétariens partout, notamment au houmous ou à l’avocat. Les moins chers étaient chez M&S ou Sainsbury’s, ceux de Starbucks ou de la chaine Prêt à Manger coutant un poil plus cher.
Smoothies
Je n’avais jamais imaginé que les smoothies soient aussi populaires en Angleterre, malgré ma lecture attentive des billets de Pascale. Mais là , j’ai vraiment été convaincue : on en trouve partout et c’est un excellent complément pour un repas à base de sandwiches : 100% de fruits (ou bien un mélange à base de yaourt maigre), 100% de goût…
J’ai particulièrement aimé ceux à base de framboise et ceux à la mangue, et j’ai moins apprécié le mélange vanille / fraise, qui m’a un peu trop rappelé le Yop bien chimique…
Starbucks
Oui, je sais ! Starbucks n’est pas une chaine brittanique, mais bien américaine, le Mc Do du café, en quelque sorte ! Mais c’est plus fort que moi : j’ai découvert Starbucks au Japon, et le fait de m’y rendre m’a rappelé mes années japonaises… En bonne Frenchie, je n’y bois forcément que le Freshly Brewed Coffee Of The Day, un café noir très classique, sans lait, sans crème, et sans les dizaines de sortes de sirops proposés…
Mais j’ai aussi craqué pour une belle part de cheesecake aux myrtilles dans un Starbucks du centre de La City, et franchement, it was not bad! Mais ce que j’aime par dessus tout dans cette chaine, c’est l’ambiance : on peut y rester une heure sans se faire embêter, enfoui dans un bon gros fauteuil, et regarder vivre les gens du quartier qui viennent prendre leur cappuccino à emporter.
En bref, je n’ai pas pu essayer tout ce que j’aurais voulu :
J’ai raté Borough Market (ils commençaient à ranger quand on est arrivés)…
Je n’ai pas ramené Nigella avec moi…
Je ne suis pas passée par la case Pub…
Mais, comme Lali me l’avait demandé, j’ai goûté le flake dans l’ice cream, et surtout, surtout, j’ai marché pendant 4 jours dans l’une des plus belles villes du monde en respirant son atmosphère à la fois polluée, cosmopolite et fascinante… Je ne suis pas prête de l’oublier !
En ce moment, et c’est le moins qu’on puisse dire : je voyage ! Après Paris, j’ai enchaîné avec Lille le week-end dernier, pour rendre visite à Manoue, en compagnie d’Aude, pour un vrai week-end de gourmandes !
Manoue nous a fait ses spécialités : le poulet laid au lait de coco, le ch’ti crumble, la tatin étoilée… Et elle nous a montré comment faire des assiettes incroyables, pleines de couleurs et de textures différentes, remplies à ras bord jusqu’à ce qu’elle n’aie plus l’impression qu’il « manque un truc » ! On a même dessiné des vilaines têtes dans les verres
Et puis on est allées dévaliser Alice Délice, une boutique pleine de merveilles, Aude en quête de violette et moi d’un peu tout et n’importe quoi de rigolo. J’en suis ressortie avec du vinaigre à la pulpe de mange et de la moutarde aux framboises pour moi, plus quelques petits cadeaux pour ma maman.
Ensuite, on a fait une escale chez Meert, pour acheter des mini boîtes de leurs célèbres gauffres (mini la boîte, pas mini le prix !), puis on est allées déguster du chocolat qui pétille chez un chocolatier dont j’ai oublié le nom (Manoue, help !), et quelques huiles fameuses chez Oliviers and Co.
Mais après ces emplettes de gourmandes, comme on avait encore faim, on s’est attablées à la terrasse des Compagnons de la Vigne, pour mon premier welsh (délicieux, mais tellement gras qu’il y a des chances pour que ce soit également le dernier !), et puis on a dégusté des glaces : violette pour Aude, spéculoos pour moi, violette / confiture de lait pour Manoue (qui mange pour deux, normal !).
Autres découvertes gastronomiques du week-end : les Merveilleux, et les Confiwaz de Roselyne, sur le marché de Wazemmes (j’ai craqué pour poire/citron !).
Je suis rentrée de Lille émerveillée par tant de nouvelles choses, et ravie de ma rencontre avec Manoue et de ma re-rencontre avec Aude, que je connaissais déjà . Encore merci, toutes les deux !!!! (et un merci spécial au Chéridou si gentil !).
Comme je vous le disais en début de message, en ce moment je voyage, je voyage… Et la prochaine étape, ce sera Londres en amoureux pendant la deuxième semaine de mai ! Alors si jamais vous êtes londonien(ne), que vous connaissez bien Londres, ou que vous avez tout simplement entendu parler d’un endroit génial à visiter là -bas, je suis tout à l’écoute de vos conseils avisés ! Et notamment pour répondre à la question : que ramener de Londres sous forme de souvenir gourmand ? (le premier qui me répond « la jelly »… ).
Suite de mon expédition parisienne !
J’avais beau bien connaître Paris, jusqu’au week-end dernier je n’avais jamais mis les pieds dans ses salons de thé les plus réputés : Ladurée, Mariage Frères… Je n’y avais tout simplement jamais pensé : dans ma petite tête à moi, les meilleurs gâteaux sont faits maison et je ne voyais pas l’intérêt de payer 8 euros pour une tartelette ! Mais pour tout vous dire, j’ai un petit peu changé d’avis après m’être assise dans un canapé douillet pour une pause goûter chez Ladurée…
Ca, c’est pour l’ambiance : atmosphère raffinée et lumières feutrées, rien d’agressif surtout, ça donne envie de s’installer et de papoter… Après, le plus dur, c’est de se décider ! Côté boisson, j’ai très rapidement opté pour un jus de pêche de vigne. J’adore ça, je n’en vois jamais ailleurs, bref : ça m’inspirait plus que le thé ! Je n’ai rien regretté, il était délicieux.
Mais la carte des pâtisseries, mes enfants… C’est à y perdre son japonais. J’ai eu un mal fou à me décider ! Heureusement, j’étais avec une tantine qui a tout compris, et on a donc décidé de se partager ce qui nous faisait le plus envie :
Une religieuse à la fraise…
Et une tartelette framboise passion !
(J’ai même réussi à ne pas faire trop de dégâts en les découpant !). J’ai commencé par goûter l’une, puis l’autre, afin de décider laquelle j’allais garder pour la faim fin. La religieuse était fraîche, pas trop sucrée, le goût de la fraise était bien présent, c’était délicieux. Mais la tarte framboise passion l’a battue à plates coutures ! La crème passion était délicieusement fondante et acidulée, parfaite avec les framboises. J’ai dû promettre à Ludo d’essayer d’en faire une un de ces quatre !
Conclusion : c’était la première fois que je me rendais dans un salon de thé où le prix du goûter dépasse celui de mon ticket de courses hebdomadaire. Mais ça valait le coup ! Il s’agit vraiment de pâtisseries hors du commun. Allez, qui se dévoue pour y aller avec moi la prochaine fois ?
Ladurée
Salon de thé
75 avenue des Champs Elysées
Paris 8è
Je n’étais pas très présente sur mon blog ces derniers jours pour répondre à vos commentaires, et pour cause : je m’étais envolée sur les ailes d’une cloche pascale, vers le pays du Soleil levant… Hein ? Mais non, c’est pas vrai…! Il faut pas croire tout ce que je vous dis
Non, à défaut de cloches, je m’étais envolée en TGV, et me suis arrêtée Gare de Lyon pour un joli week-end parisien en famille. Mais je me serais tout de même crue au Japon l’espace de quelques heures, pour une escale pas très loin de Pyramides, du côté de la rue St Anne. L’occasion pour moi de vous dévoiler Mon Japon A Paris !
Le voyage commence Rue des Petits Champs, dans l’épicerie Kioko. J’ai toujours un pincement au coeur quand je me balade dans les rayonnages où je retrouve tous les produits que j’avais l’habitude de trouver dans mon petit Marukyo d’Oita, et un pincement encore un peu plus fort quand je vois les prix… C’est dingue ! En plus, les prix en yen sont toujours affichés sur les produits, ce qui rend la comparaison facile quand on connaît le cours du yen : ils sont 7 fois plus chers que là -bas. Mais tant pis, cela ne m’a pas empêchée de remplir mon cabas d’aliments introuvables à Grenoble : de quoi faire des okonomiyaki, des inarizushi et du tonkatsu (porc pané)… entre autres ! Mais y’avait pas de natto… Boh, de toute façon, ça voyage pas très bien dans le TGV le natto, si ?
Bon, une fois le cabas bien rempli, la pause repas s’impose. Je vous emmène donc dans un petit restaurant japonais qui ne paye pas de mine… Rien de très raffiné, ni l’accueil, ni la cuisine, ni le décor, mais c’est quand même mon japonais préféré… Car si vous y regardez à deux fois, il n’y a que des japonais attablés, et ils ont plutôt l’air satisfait. C’est bien simple : ce restaurant, c’est le « vrai goût » du Japon, de la cuisine populaire des restaurants de gare, celui qui manque le plus aux expatriés japonais, et aux « gaijin » (étrangers au Japon) revenus au pays, comme moi.
Ce restaurant s’appelle « Hokkaido Ramen », car leur spécialités sont les ramen, des soupes de nouilles au bouillon riche et parfumé, la plupart du temps servies avec des gyoza, auxquels je n’ai pas résisté.
J’ai fait le test une fois, d’emmener des amis japonais dans ce restaurant. Je les avais choisis bien nostalgiques de la nourriture de leur pays, après trois semaines de voyage en Europe. Ils n’ont pas hésité deux secondes à commander des gyoza et des shio ramen. Vous auriez dû voir leur expression au tout premier zuruzuru (slurp slurp en japonais !) : le ravissement. Monsieur s’est empressé de nettoyer son bol brûlant en reniflant de concert, avant de soupirer d’aise. Ils étaient comme à la maison !
Moi, quand je mange là -bas, je choisis généralement le tendon, une boîte remplie de riz bien chaud et de légumes en tempura, une friture très légère. Mais cette fois-ci, j’ai accompagné Ludo pour un katsudon : une belle pièce de porc panée recouverte d’une omelette légèrement sucrée, et posée sur du riz. Difficile de faire plus riche, et donc plus addictif ! Ca nous a rendus tout nostalgiques pour la journée !
Mes aventures parisiennes ne sont pas terminées. Je reviens très bientôt vous compter quelques salons de thé… Mais en attendant, les adresses :
Kioko
Epicerie japonaise
46 rue des Petits Champs
Paris 2è
Hokkaido Ramen
Restaurant japonais
14 rue Chabanais
Paris 2è
Ca y est, me voilà de retour de la ville rose et du colloque Faire la Cuisine ! J’ai plein de choses à vous raconter, évidemment, mais pour commencer je me dois de répondre à LA question qui vous turlupine : que mange-t-on dans un colloque dédié à la cuisine ?? Eh bien, on mange : des plateaux-repas froids, à base de charcuterie, de rosbeef et de fromage (tiens, j’ai remangé du Babybel, ça faisait longtemps), avec deux ou trois feuilles de salades qui se courent après. Pour tout vous dire, j’ai vite compris que mieux valait profiter de la pause café en milieu de matinée, avec ses café et ses croissants (tiens, ça me rappelle quelqu’un), que d’attendre avec impatience le décevant plateau repas. D’ailleurs, le deuxième jour, la moitié des convives avait déserté la pause-déjeuner… Moi, j’ai attendu le troisième pour cela ! Je n’ai pas résisté, et je suis retournée faire un tour dans ma « cantine » toulousaine : La Faim des Haricots.
Le concept est sympathique : des buffets de salades à volonté, ainsi que de desserts, mais aussi des soupes, des tartes aux légumes, des plats du jour… Le tout végétarien. Je me suis régalée de salades multicolores qui m’ont consolée des plateaux repas des deux jours précédents !
Mais revenons-en à notre colloque ! Je dois dire que je n’ai vraiment pas regretté le déplacement ! Les intervenants étaient passionnants, et moi qui ne suis plus étudiante depuis quelques temps, j’ai pris plaisir à m’asseoir et à écouter pendant de longues heures des récits sur la cuisine des femmes peuls du Mali, sur la transmission du savoir culinaire dans les familles juives, sur le rejet identitaire des OGM… Difficile de résumer ici trois journées aussi denses, mais j’espère pouvoir très bientôt vous renvoyer aux actes du colloque qui devraient être publiés sous peu.
En tout cas, les blogs culinaires ont eu leur petite heure de gloire lundi après-midi ! J’en ai parlé avec plaisir et l’auditoire a découvert le phénomène avec étonnement. La plupart ne connaissaient pas, mais il est fort probable que ce matin nous ayons de nouveaux accros de Blog Actu parmi nous (et pourtant, je les ai prévenus du côté addictif de la chose !). J’ai eu en tout cas de très bons échos à la fin de ma présentation, et j’étais heureuse que cela les ait autant intéressés !
En tout cas, pour me détendre après ces longues journées, je suis allée deux fois (par hasard) dans le même endroit : L’Autre Salon de Thé, situé 45 rue des Tourneurs, en plein centre-ville. Un salon de thé comme je les aime : joli, cosy, et avec de sublimes desserts disposés sur une table à l’entrée ! Le premier jour, j’ai pris un lait chaud à la vanille, qui était accompagné d’un petit nounours en biscuit à la cannelle, comme toutes les boissons chaudes. Et le lendemain, accompagnée de deux marmitonnes adorables avec qui j’ai passé une heure très sympa, j’ai commandé la Key Lime Pie que j’avais repérée la veille !
Mardi après-midi, comme je vous l’avais annoncé, je me suis rendue dans les locaux de Radio Mon Paà¯s pour participer à l’émission Neurones en Folies, animée par Daniel Borderies. Ce dernier m’a d’ailleurs révélé en direct qu’il venait de créer son propre blog culinaire, alors j’attends l’URL pour pouvoir vous la communiquer ! C’était la première fois que je faisais de la radio, du coup j’étais un peu timide, mais j’ai passé un excellent moment. Par contre, je n’ai aucune idée de ce que j’ai bien pu dire pendant les 10 minutes qui m’étaient accordées, alors si certains d’entre vous ont eu l’occasion de m’écouter, n’hésitez pas à me faire un petit rapport ! L’émission est disponible ici sur le site du Sicoval. (Petite parenthèse pour Anaik : j’ai parlé de ton blog Le Confit, c’est pas gras !, car j’étais interwievée en même temps que Isabelle Téchoueyres, qui a titré sa thèse… « C’est pas gras le confit ! »).
A part ça, comme vous pouvez vous en douter, j’étais ravie de revoir mes amies ainsi que la ville rose… J’ai déambulé avec plaisir dans les rues et au coeur du marché de Noà«l.
Et j’ai découvert, 48 rue des Filatiers, une superbe épicerie, Les Petits Poids, qui proposent toutes sortes d’épices et d’aromates, de moutardes, confitures et confiseries. J’ai craqué pour des pétales de rose, de violette et des feuilles de menthe en sucre.
Et voilà , c’est fini ! Trois jours dans la ville rose, c’était bien trop court… Si vous avez des questions plus particulières concernant le colloque, je serai ravie de vous répondre dans les commentaires ou par e-mail. Sur ce, je poste ce billet et je file rattrapper mon retard de lecture sur les autres blogs !
Aujourd’hui, je monte dans le train direction Toulouse, pour participer à un colloque réunissant des professionnels de nombreuses disciplines autour d’un thème fédérateur : « Faire la cuisine, Analyses pluridisciplinaires d’un nouvel espace de modernité ». Eh oui, en tant que spécialiste de la sociologie de l’alimentation, j’ai moi aussi ma petite place dans ce grand colloque ! Et devinez de quoi je vais leur parler ? Des blogs culinaires, bien sûr !
Si vous voulez en savoir plus, vous pouvez télécharger ici même le programme des trois journées du colloque organisé par l’ESC de Toulouse :
Enfin, je serai en direct sur Radio Mon Pais (radio locale toulousaine : 90.1) mardi 13 décembre de 16h à 17h, pour parler… des blogs, eh oui ! Avis aux toulousains intéressés !
Ca y est, me voilà enfin arrivée chez moi après un périple que je ne suis pas prête d’oublier… 35 heures au total pour aller de mon appartement nippon à ma maison française ! Pas si mal, me direz-vous, après tout c’est à l’autre bout du monde… Petit récit de ces 35 heures en images culinaires.
9 heures : je quitte mon appartement japonais après avoir dit au revoir à mes tatamis, mes portes en papier blanc imprimé bambou, et surtout… mon cuiseur à riz ! Eh oui, j’ai dû abandonner mon fidèle ami dans la bagarre… Trop de choses à ramener et à envoyer… Espérons que son nouveau possesseur s’en occupera bien !
9h40 : je monte dans le bus pour l’aéroport. Premier petit en-cas (le petit déjeuner est déjà très loin, car je me suis réveillée à 2 heures du matin !) : jus de légumes et crackers au fromage.
11h00 : arrrivée à l’aéroport, enregistrement des bagages et pause déjeûner : deux onigiri au saumon. J’ai décidé de manger léger mais souvent, dans l’idée de perdre le rythme d’alimentation japonais…
12h55 : embarquement pour Tôkyô. Les hôtesses de JAL, compagnie japonaise, sont douces et souriantes. Je somnole pendant tout le vol… puis mon estomac me réveille en criant ! Allez hop, troisième et dernier onigiri.
14h00 : arrivée à Tôkyô, je récupère mes énormes bagages et je prends la navette qui va me transporter jusqu’à l’aéroport international (1h20). Une mini brick de lait de soja pour me tenir compagnie…
15h20 : arrivée à l’aéroport de Narita. J’ai 7 heures à tuer avant mon vol pour Paris ! Je refile mes bagages à une consigne et pars à la recherche de quelque chose qui pourrait m’aider à faire passer mes courbatures (merci les 40 kilos de bagages) avant mon prochain vol qui durera 12h50… Je repère un salon de coiffure, et ni une ni deux : j’y entre pour demander un shampoing, en me disant que ce sera toujours ça pour me détendre. J’entâme la discussion avec le coiffeur, tout seul dans sa boutique, qui, apprenant que je vais voyager pendant si longtemps et ravi de pouvoir parler de la France, me sort la totale : shampoing destressant, massage du cuir chevelu par une machine que j’aurais vraiment voulu ramener à la maison, séchage et lissage des cheveux ! Le tout dure une heure trente, aux frais de la maison. Avant de sortir, je signe le livre d’or et remercie mon nouvel ami pour cette pause détente si agréable…
Comme j’ai à nouveau très faim (au Japon c’est l’heure du dîner et en France celle du repas de midi), je décide de manger quelque chose qui me fera du bien, et je trouve sous la forme de ce « healthy set » :
Deux sandwiches thon-crudités, salade de crudités, jus de légumes et yaourt aux fruits frais. Voilà pour mon dernier dîner sur le sol nippon… Pas très japonais, je vous l’accorde, mais il faut dire que ça faisait une semaine que je me gavais de sushi en prévision de mon départ ! Ce petit set m’a en tout cas permis de faire le plein de vitamines avant les
nourritures aériennes…
Je passe sur les dernières heures à Narita, pendant lesquelles je : teste les fauteuils masseurs (top !), m’achète de la lecture (Sex and the city en VO et un dernier magazine de cuisine en japonais, « Club Laitue » !), trouve un ordinateur payant et me bats contre lui pour envoyer trois pauvres e-mails, et passe de longs moments à me dégourdir les jambes… Sans oublier une toilette express dans les toilettes spéciales nourrisson (un truc si vous voyagez longtemps : il y a un lavabo bas inclus, parfait pour se rafraîchir les petons !).
22h00 : le décollage tant attendu… et la désillusion : Air France, ça ne vaut pas les compagnies japonaises ! Les hôtesses sont nettement moins douces et souriantes, mais surtout la technique ne suit pas : tous les écrans individuels tombent en panne 5 minutes après le décollage, impossible de profiter des divertissements et des films sur lesquels je
comptais pour faire passer les 12h50 de vol… Vers 23h00 (16h00 heure française), repas du soir :
A votre droite : saumon fumé, crevettes et leur « salade à la russe » (chou carotte mayo) ; au centre : une barre de Kit-Kat, pour un repas équilibré et riche en vitamines ; à gauche : le plat principal, filet de perche, courgettes, carottes et pâtes ; en haut : une part de gâteau plein de crème, du camembert, du beurre, de la confiture ; à boire : eau et soupe miso ; et enfin un morceau de pain.
J’avais plus sommeil que faim lorsque ce repas est arrivé, et aucune envie de sucré (j’ai remarqué que quand je fais de longs voyages le sucré m’écoeure vitesse grand V). J’ai donc laissé de côté le gâteau crémeux, le beurre, le camembert et le Kit-Kat, tout comme mes voisins d’avion, un couple de japonais qui commençaient déjà à s’inquiéter de leur adaptation à la nourriture française…
Et après un brossage de dents et un débarbouillage aussi rapides qu’efficaces, je décidai d’avoir recours au plan B pour parer à la défaillance du système de divertissement d’Air France : un somnifère. ZzzzzZZzzzzzzzzzZZ… J’ai dormi par intermittences (réveil toutes les 20 minutes, verre d’eau, enlever le pull, aller au toilettes, remettre le pull…) pendant plusieurs heures, litéralement incapable d’ouvrir les yeux complètement tout comme de m’endormir complètement… Je passe sur le mal de dos et les courbatures résiduelles, et j’en arrive au moment tant attendu :
3h00 (heure française désormais, pour l’heure japonais ajouter 7) : le petit-déjeuner en zone de turbulences. On est secoués comme un shaker, comme le prouve cette photo-témoin :
Contenu du petit déjeuner : deux tranches de jambon cuit, deux tranches de fromage, une feuille de salade, une tomate cerise, une salade de fruits au sirop, un fromage blanc, un croissant, un petit pain au lait, beurre, confiture, jus d’orange et thé. Je vous laisse imaginer les conséquences d’un petit déjeuner en zone de turbulences sur les estomacs fragiles… Ce n’est pas mon cas, mais c’était celui de la plupart des japonais de moins de 15 ans autour de moi… Charmant spectacle.
4h20 : atterrissage tant attendu à Charles-de-Gaulle. Enfin je peux me dégourdir les jambes ! Malheureusement, comme je dois également trimballer à nouveau mes 40 kilos de bagages, la balade n’est pas des plus guillerettes…
6h54 : « Le TGV numéro 5172, départ initialement prévu à 6h54, est annoncé avec un retard de 20 minutes environ »… Cette fois-ci, je sais que je suis de retour en France : plus aucun doute ! La SNCF est là pour le confirmer.
9h20 : arrivée à Lyon, retrouvailles tant attendues avec mes parents qui fixaient un escalier par lequel je ne suis jamais descendue (j’ai pris la rampe, forcément !), et que j’ai pu surprendre par derrière : bouh ! (Je sais, c’est pas gentil !!).
On a mis trois bonnes heures à arriver à la maison, pris dans plusieurs kilomètres de bouchons… Heureusement, ma maman m’avait confectionné une spécialité de la maison en guise d’apéro : des petits chaussons au fromage de brebis et aux figues, réalisés avec des chutes de pâte à tarte, et les mêmes version choco. Hmmm !
13h00 : premier repas at home. Ma maman avait fait ce que je lui réclamais depuis trois semaines : des ravioles au fromage, un gratin de courgettes, et une tarte tatin à l’abricot (depuis que je l’avais vue chez Anne, j’en rêvais !).
Et à la maison m’attendait un paquet venu de Lille, de ma chère Manoue ! Devinez quoi ? Le livre « Délices de lait » que je rêvais de m’offrir depuis si longtemps… Rien de tel pour adoucir l’atterrissage !
Manoue : mille mercis, je suis vraiment touchée par ce cadeau et d’autant plus impatiente de te rencontrer que nous sommes désormais sur le même fuseau horaire !
Je l’ai feuilleté dans mon bain plein de mousse à la mandarine avant d’aller me coucher dans un vrai lit (les futons quand même, c’est pas si confortable !), et de sombrer dans un profond sommeil !
Aujourd’hui je vais vous présenter une autre institution japonaise : les combini.
Le mot est une abréviation de l’américain « convenience store », que l’on pourrait (mal) traduire en français par « magasin de commodité ». Les combini sont légion au Japon : parfois quasiment côte à côte, bien souvent face à face, les différentes chaînes de combini sont omniprésentes.
On trouve de tout dans un combini : nourriture, produits de beauté,magazines, papeterie, pansements, et j’en passe bien entendu. Ils sont ouverts 24h/24, et donc bien pratiques si on a une fringale nocturne et que le supermarché est fermé (c’est-à -dire après minuit). Sur la photo, vous pouvez voir ma chaîne préferée, le Family mart, dont j’aime bien les couleurs bleu, vert et blanc, autrement moins agressives que le rouge et le jaune des Seven Eleven ou des Daily Yamazaki.
Outre la marchandise, les combini proposent toute une série de services : envoyer du courrier, payer ses factures, faire livrer un paquet, retirer de l’argent avec sa carte de crédit… Si vous êtes perdu au Japon, vous pourrez toujours trouver un combini et vous faire guider. Les vendeurs de ces magasins m’ont tirée de situations qui semblaient pourtant inextricables !
Mais revenons-en à nos sushis. Car vous me direz, c’est bien gentil, mais que mange-t-on dans ces combini ?
En gros, un peu de tout, pour pas cher (à peine plus que dans les supermarchés), à commencer par des bento, des boites repas contenant toujours du riz, accompagné d’une garniture (souvent de la friture et de la viande). Pour faire plus diététique, on peut se rabattre sur une boite de sushis (comme sur la photo). Elles sont toujours décorées avec de fausses feuilles vertes en plastique (ils ont bien raison de mettre l’accent sur la présentation, ça fait oublier que ce n’est pas de la haute gastronomie !). Mais on y trouve également toutes sortes de pains (je vais très bientôt vous montrer à quoi ressemblent les « pains » japonais), des plats de pâtes et des soupes aux nouilles instantanées, des yaourts en pagaille, toutes sortes de boissons (y compris de l’alcool) et de produits chocolatés ou sucrés. Bien sûr, on vous réchauffe tout sur place et on vous fournit les baguettes, et vous n’avez plus qu’à trouver un banc pour vous poser et déguster. Les combini sont donc une des meilleures facons de se nourrir si on veut voyager pas cher au Japon. Pour se distinguer les uns des autres, ils font fabriquer des spécialités sous forme de bento inédits, lancent des campagnes hebdomadaires permettant de gagner des cadeaux, ou de goûter exceptionnellement à telle sorte de pain ou de crème glacée.J’ai donc pris la mauvaise habitude de ne plus planifier, et de me rendre au combini si jamais j’avais oublié quelque chose. C’est peut-être ça qui rend les Japonais aussi insouciants : la possibilite de se rendre à n’importe quelle heure dans un combini s’ils ont besoin de quelque chose. Il va falloir que je m’applique à perdre cette habitude d’ici à mon retour en France, où je ne trouverai plus de pain dans ma boulangerie après 17h et porte close au supermarché apres 20h… Mais tout est question d’organisation !