Mes livres de cuisine préférés en 2010

Si vous êtes à la recherche d’idées de cadeaux pour les fêtes (ça y est, le mot est lâché !), ou bien si tout simplement vous avez des envies de lectures, voici ce que j’ai plus particulièrement retenu de mes lectures gourmandes 2010. Des livres qu’on ne fait pas que lire, mais qu’on passe aussi son temps à bookmarker, et à relire pour retrouver les informations ou les idées qui nous ont tellement emballé à la première lecture.


Secrets d’endurance, de Kristof et Kecily Berg, éditions La Plage, 9,90 euros.

Pour qui ? Les coureurs de fond, les vrais sportifs, les randonneurs au grand cœur.
Pour quoi faire ? Pour apprendre à réaliser des boissons, barres, biscuits et gâteaux à la fois énergétiques et équilibrés, riches en légumineuses, fruits secs, sucres naturels et farines complètes.
THE recette : le lingot suisse, un fondant surprenant aux haricots noirs, à la banane, au chocolat et au café.

Good to the grain, de Kimberley Boyce, en anglais, Stewart, Tabori & Chang Inc, 23,64 euros

Pour qui ? Les boulangeurs, les pâtisseurs, et tout ceux qui aiment avoir les mains dans la farine.
Pour quoi faire ? Pour apprendre à remplacer dans les pâtisseries (salées comme sucrées) la sempiternelle farine de blé par d’autres farines, complètes : quinoa, amarante, épeautre, kamut, sarrasin, avoine…
THE recette : le pain de mie à l’avoine et à la mélasse, d’un moelleux incroyable.

Le manuel pratique du bento, de Hissa Takeuchi, Agnès Vienot Editions, 19 euros

Pour qui ? Les bento-addicts, les nippophiles, et tout ceux qui emportent leur gamelle au bureau.
Pour quoi faire ? Pour apprendre à composer tout simplement de jolis bentos rapides mais originaux, et comprendre comment tirer partie des meilleurs produits japonais.
THE recette : les makis pika-pika et don-don, avec purée de mangue, d’avocat et de framboise.

Barres de céréales, muesli et granola maison, de Rachel Khoo, Marabout, 7,90 euros

Pour qui ? Les croqueurs de céréales, ceux qui aiment manger à même le paquet, et tous les fans de homemade.
Pour quoi faire ? Pour apprendre à réaliser soi-même ses mueslis, granolas et barres de céréales, avec les explications expertes d’une américaine gourmande qui s’y connait.
THE recette : le granola aux oléagineux et au miel, une recette de base incontournable.

L’atelier des bonbons bio, de Linda Louis, éditions La Plage, 9,90 euros

Pour qui ? Les mamans bio, les pros du cadeau gourmand, les caramel-addicts.
Pour quoi faire ? Pour apprendre à réaliser à la maison, avec peu de matériel et uniquement des ingrédients bio, toutes sortes de bonbons, nougats, sucettes et chocolats.
THE recette : les cerises d’amour, pour nostalgiques de la fête foraine.

Jamais trop chou !, d’Anne Brunner, éditions La Plage, 9,90 euros

Pour qui ? Les jardiniers forcenés, ceux qui adorent le chou, et tous ceux qui le détestent.
Pour quoi faire ? Pour enfin apprendre à cuisiner le chou et à l’adorer, sans qu’il nous torture les boyaux ni embaume la maison pendant deux semaines.
THE recette : la compotée de chou rouge aux fruits séchés – l’essayer, c’est l’adopter.

Solution organisation, de Mercotte, éditions Altal, 15 euros

Pour qui ? Les fans de Mercotte, les sous-doués de l’organisation, ou les Bree-Van-de-Kamp des fourneaux.
Pour quoi faire ? Apprendre à planifier un repas à J-15 (ou plus), pour recevoir 6,12, 20… convives sans prise de tête, avec plein de tuyaux au passage pour bien s’organiser tout court au quotidien.
THE recette : le saumon en croûte à la julienne de légumes, cultissime.

Pour retrouver toutes mes lectures (y compris les lectures extra culinaires) : clic

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NB : Je serai à la librairie Decitre de Grenoble le mercredi 8 décembre de 15h à 17h pour dédicacer mes livres. Grenoblois… venez nombreux !

Fondant au chocolat et aux pruneaux

J’ai inventé un petit jeu avec moi-même : réaliser toutes sortes de gâteaux au chocolat « alternatifs », c’est-à-dire contenant au moins un ingrédient très bizarre (pour un gâteau au chocolat, s’entend).
Dans P’tit Chef bio, j’ai testé le mélange betterave-cacao. Très amusant, avec le côté très « terre » de la betterave qui en fait un vrai gâteau rustique. Dans Variations Potimarron, c’est la purée de potimarron qui sert à remplacer le beurre pour apporter du fondant. Marié à la farine de quinoa, c’est vraiment très très concluant, pour un fondant un peu typé. Je me suis aussi pas mal amusée avec le tofu soyeux, la banane… deux expérimentations à suivre.
Mais aujourd’hui, c’est avec les pruneaux que je vous propose de composer. Je ne suis pas la première à y avoir pensé : Clotilde et Valérie Cupillard ont déjà présenté leur version de ce fondant. Le duo pruneau-chocolat noir fonctionne extrêmement bien, car le pruneau se fond et se confond avec le chocolat, apportant de la texture et une saveur naturellement sucrée qui permet de se passer de beurre et d’une bonne partie du sucre. Un fondant assez roots, plus pour après la piscine que pour un repas chic entre amis, mais définitivement adopté ici.

Fondant au chocolat et aux pruneaux

Pour 4 personnes

150 grammes de pruneaux dénoyautés
1 bol de thé
100 grammes de chocolat à pâtisserie
2 œufs
30 grammes de sucre complet (rapadura)
80 grammes de farine de blé T80
2 c. à café de poudre à lever

Faire tremper les pruneaux dans le thé pendant 1 heure environ. Égoutter et mixer. Fondre le chocolat au bain-marie. Battre les œufs avec le sucre complet. Incorporer la pulpe de pruneau et le chocolat fondu. Bien remuer, puis incorporer la farine et la poudre à lever mélangées. Verser dans un moule à cake rectangulaire bien huilé. Cuire pendant 15 minutes à 175 °C. Laisser refroidir avant de démouler.

Note : la taille du moule a son importance. Dans un moule à cake rectangulaire, le gâteau aura la bonne épaisseur pour être fondant. Si vous souhaitez utiliser un moule plus large, doublez les proportions.

Vous pourrez retrouver cette recette et plusieurs autres sur le thème des fruits secs dans le numéro en cours de Sat’Info, et sur le site internet de Satoriz.

INFO

Ventes privées EKOBO dans les boutiques EKOBO et MUSHKANE aujourd’hui et demain.

EKOBO HOME, 4 rue Herold 75001 Paris // MUSKHANE, 3 rue Pastourelle 75003 Paris

Brioche à la courge et aux épices

Il y a un KitchenAid dans ma cuisine.

Je vous rassure, ce n’est pas le mien*. On me l’a prêté. Sa propriétaire déménage, et elle ne voulait pas le traumatiser. Il est donc sur mon plan de travail, entre le chauffe-biberon et le grille-pain. Il est gros. Il est lourd. Il prend beaucoup de place. Il fait beaucoup, beaucoup de bruit. Et surtout, il pétrit la pâte à pain comme personne (et surtout pas comme moi).

L’amie qui me l’a confié l’utilise surtout pour faire des brioches, il était donc temps que je profite de sa courte présence pour en faire quelques unes. J’adore les brioches, mais je n’ai jamais la patience de les faire moi-même avec mes petites menottes (toute cette pâte qui colle aux doigts… il faut vraiment que ce soit une galette à l’anis pour que je m’y attelle). Dans le temps, j’utilisais ma MAP. Maintenant, je me contente juste de ne plus pétrir et de me satisfaire d’un résultat approximatif.

Dans ma course à la brioche pour-profiter-du-gros-robot, je voulais à tout prix tester une recette de Sigrid qui me faisait de l’oeil depuis sa publication : une brioche à la courge, yum. Résultat succulent, ultra moelleux, délicatement épicé.  Avec tout le beurre qu’il y a dedans, je n’en attendais pas moins, remarquez ;)

Brioche à la courge et aux épices

Pour 1 grosse brioche

20 grammes de levure fraîche
240 grammes de purée de courge (Butternut pour moi)
450 grammes de farine de blé T65
60 grammes de sucre de canne brun
1 c. à café de sel
2 c. à café de cannelle ou mélange d’épices à pain d’épice (gingembre, anis, muscade…)
3 oeufs
225 grammes de beurre (la moitié en beurre demi-sel pour moi)
Pour dorer : lait ou oeuf

Délayer la levure dans 2 c. à soupe d’eau. Au robot mélangeur, battre la purée de courge avec 120 grammes de farine, le sucre, le sel et les épices pour obtenir un mélange homogène. Incorporer la levure, puis les oeufs un par un, puis 240 grammes de farine, puis le beurre coupé en morceaux, en mélangeant longuement pour obtenir un mélange bien homogène entre chaque ajout. Incorporer 90 grammes de farine pour terminer. Laisser le robot pétrir pendant quelques minutes. Couvrir le bol d’un torchon et laisser lever pendant 3 heures à température ambiante. Battre à nouveau et placer ensuite au réfrigérateur pour la nuit.
Le matin, sortir la pâte et la placer dans le moule de votre choix (prévoir grand). Couvrir d’un torchon et laisser lever pendant 1 à 3 heures.
Cuire à 180 °C pendant 45 minutes à 1 heure.

Suggestions d’amélioration : une ou deux cuillerées de mélasse ne nuiraient pas à l’affaire, me semble-t-il.

Un truc donné par Pascale :
Si vous avez un thermosonde de cuisson, vous pouvez le planter au cœur de la brioche pour savoir si elle est cuite : il doit afficher 93 °C.

* Vous avez remarqué combien le KitchenAid est tendance comme « cadeau des 30 ans » ? Je le précise pour mes proches qui liraient ce blog dans un moment d’égarement : mes 30 ans approchent, certes, mais ce billet n’était pas un appel : j’aimerais autant avoir un cadeau pour moi, pas pour mon plan de travail ;)

Gingembre

Voici mon petit dernier, qui ne manque ni de chaleur ni de piquant :

Pourquoi un livre 100% gingembre ?

Le gingembre est un véritable allié de notre santé. Sa richesse en gingérol lui confèrerait des propriétés antimigraines, digestives, voire anticancer.

Le gingembre est un petit nouveau dans ma cuisine. Jusqu’à récemment, je l’utilisais au petit bonheur la chance, et quasiment toujours en poudre. Autant vous dire que mon flacon de poudre de gingembre, qui avait déjà quelques années, n’embaumait plus grand chose. S’il y a bien une chose que j’ai apprise et que j’applique désormais à la lettre, c’est : renouvelez vos épices en poudre tous les 6 mois, et quand c’est possible, achetez-les fraîches ! Le gingembre frais, vif et épicé, apporte une dimension incroyable aux plats et aux desserts, et nous transporte illico en Inde, en Jamaïque, au Japon ou en Chine.  Le gingembre en poudre, quant à lui, est plus puissant, un peu poivré, et nous permet de réinventer les meilleurs desserts anglo-saxons.

Dans ce livre, je me suis amusée à composer autour des accords végétaux qui lui vont le mieux au teint. Cela tombe bien, car les fruits et légumes qui aiment s’acoquiner au gingembre sont nombreux (et parmi mes préférés – citron, rhubarbe, prune, pomme, poire, carotte, betterave, patate douce…).

J’ai aussi appris à le dompter : haché, râpé, pressé, mariné, confit, cristallisé… C’est vraiment le gingembre sous toutes ses formes que vous pourrez retrouver au fil de ces 35 recettes : Velouté carotte-gingembre et p’tits croûtons, Tempeh pané et purée de patate douce au gingembre, Salade de fruits secs, crème avocat-gingembre, Tartelettes rustiques menthe-gingembre, Crème glacée fraise-gingembre et petites madeleines, Tarte décadente à la ganache chocolat-gingembre, et autres décoctions, sirops, recettes de base et petites gourmandises.

Le livre est illustré de magnifiques photos réalisées par Eric Fénot et Delphine Brunet, que je tiens une fois de plus à féliciter et à remercier pour leur travail. Je suis fan !

Gingembre, éditions La Plage, 9,90 euros. Sortie en librairie le 10 novembre 2010.

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Note : je serai à Périgueux ce weekend pour le salon du livre gourmand. J’espère y rencontrer les lecteurs de Dordogne ! Je serai surtout présente le samedi, ainsi que le dimanche matin pour un atelier enfants.

Cookies au chocolat, gingembre et petit épeautre

C’est une variation autour du même thème, mais je ne m’en lasse pas : la recette de Nolwenn donne vraiment de fantastiques cookies, et toutes les combinaisons sont possibles.

J’ai découvert assez récemment les flocons de petit épeautre, un moyen bien pratique de consommer cette céréale pleine de bienfaits sans devoir la regarder cuire pendant 50 minutes. J’en mets dans les purées de la petite demoiselle, dans les pancakes, les pâtes à tarte… et dans les cookies, donc ! Pour ceux-ci, j’ai recyclé des chocolats « équitables » aux grains de café par terribles à croquer tels quels. A vous de choisir le chocolat qui vous plait.

Cookies au chocolat, gingembre et petit épeautre

Pour 12 gros cookies

140 grammes de farine de riz complet
2 c. à café de poudre à lever
50 grammes de sucre de canne complet
80 grammes de flocons de petit épeautre
80 grammes de chocolat noir
15 grammes de gingembre confit cristallisé
4 c. à soupe d’huile d’olive
100 ml de lait de riz

Préchauffer le four à 180 °C. Mélanger la farine, la poudre à lever, le sucre, les flocons et 1 pincée de sel. Ajouter le chocolat concassé et le gingembre confit haché. Mélanger et ajouter l’huile et le lait. Former les cookies sur la plaque du four. Enfourner pour 20 mn environ. Dès la sortie du four, décoller les cookies pour qu’ils n’attachent pas, puis laisser refroidir sur la plaque.

Velouté de fenouil à la purée d’amande

Plus c’est simple, meilleur c’est… En matière de soupe comme en d’autres domaines, je trouve que c’est une bonne devise. C’est en tout cas celle de ma maman quand elle mitonne ses petits veloutés du soir : presque du 100% légume, mais avec le petit truc en plus qui fait qu’on ne s’ennuie pas. Avec du fenouil, une simple cuillerée de purée d’amande blanche. Qui. Change. Tout.

Velouté de fenouil à la purée d’amande

Pour 4 personnes

3 gros bulbes de fenouil
1 c. à café de poudre de bouillon de légumes
1 c. à soupe bombée de purée d’amande blanche

Émincer les fenouils et placer dans une grande cocotte. Couvrir d’eau à hauteur. Ajouter le bouillon de légumes, porter à frémissements et laisser cuire pendant 20 à 30 minutes, jusqu’à ce que les fenouils soient fondants. Filtrer (en récupérant le bouillon) et mixer avec la purée d’amande. Ajouter petit à petit le bouillon restant (tout ou partie), jusqu’à ce que la consistance soit onctueuse sans être trop liquide. Saler si besoin, et servir bien chaud.