Je sors quelques instants de ma retraite estivale, parce que les bonnes lectures ne peuvent attendre pour être partagées ! Je me suis offert Secrets d’endurance, Barres, boissons et recettes maison, de Kristof et Kecily Berg, et je suis 100% sous le charme.

Dans ce livre, Kristof et Kecily Berg, deux coureurs à pied professionnels, partagent leurs connaissances et leurs recettes (végétaliennes) de petites douceurs (sucrées comme salées) énergétiques, gourmandes et équilibrées, de celles qui leur permettent d’enchaîner les marathons sans même s’essouffler. Là, vous vous dites, « hum, ça lui réussit pas les vacances à Clea, elle veut nous faire courir le marathon sur la plage ou quoi ? ». Sauf que ces petites recettes-là ne sont pas forcément destinées aux coureurs d’endurance. Si vous êtes, comme moi, un tant soit peu branché rando, balade, ou sport, quel qu’il soit, vous serez certainement ravi d’avoir ces petites douceurs à vous mettre sous la dent. Et si vous êtes végétalien, ou au régime sans oeufs, sans lait, etc., j’imagine que vous l’avez déjà entre les mains…

Depuis deux jours que je le savoure, je n’arrête pas d’y revenir. Les photos d’Eric Fénot et Delphine Brunet, magiques, nous plongent dans l’univers de la nature, de la course, de la randonnée… bref, des vacances, en ce qui me concerne. On peut donc dire que ce petit bouquin tombe à pic. J’y reviens aussi parce que j’ai envie de tout tester : les gâteaux et les pâtes à tartiner riches en légumineuses et en fruits séchés, les barres et les granolas, le pain allemand au seigle et aux graines germées…
Pour commencer, je me suis lancée dans la confection d’un lingot suisse, celui de la photo, un brownie à base de haricots noirs, de chocolat et de café. Intense et surprenant comme j’aime. Sauf que je n’ai pas trouvé de haricots noirs dans mon magasin bio… Du coup, je les ai remplacés par des haricots azuki qui se prêtent également très bien au sucré. Pas de pistaches non plus… j’ai mis des noisettes ! Bon, on dira que je l’ai un peu beaucoup trafiqué ce lingot, essayez donc de suivre la vraie recette pour voir
Attention : ce gâteau est extrêmement peu sucré, si vous n’avez pas l’habitude, ajoutez un peu de sucre, de mélasse ou encore de miel.

Lingot suisse
Pour 1 gâteau
200 grammes de haricots azuki cuits (dans le livre : haricots noirs) – pesés cuits : environ 80 grammes secs
1 banane
1 yaourt de soja
1 tasse de café expresso
40 grammes de chocolat noir à 80% de cacao
25 grammes de noisettes broyées en poudre (dans le livre : pistaches)
25 grammes de noisettes broyées grossièrement (dans le livre : pistaches)
40 grammes de farine de blé T80 (dans le livre : sarrasin fraichement moulu ou farine de sarrasin)
3 c. à soupe rases de cacao en poudre
Préchauffer le four à 160 °C. Mixer la banane, les haricots, le yaourt, le café et le chocolat (fondu préalablement au bain-marie). Dans un bol, mélanger les noisettes, la farine et le cacao. Ajouter au mélange. Enfourner pour 1 heure. Laisser refroidir avant de découper.
Note sur les haricots
Haricots noirs ou azuki, les auteurs conseillent de les cuire en grande quantité (tout le paquet, pourquoi pas !) puis de les congeler par portions de 200g. Il est vrai que ces haricots nécessitent au moins 12 heures de trempage et 1 bonne heure de cuisson, le genre de choses que l’on n’a pas forcément envie de faire tous les jours ! J’ai suivi leurs conseils. Les haricots ne perdent ni de leur saveur ni de leur texture à la congélation.
Plus de détails sur ce livre
Retrouvez Kristof et Kecily sur leur blog : Pas à pas
Dites les gens, c’est l’été, ça y est… Je vais devoir arrêter de faire chauffer le four et l’ordinateur, c’est plus vivable, à la maison. Et je vais très certainement vous abandonner lâchement pendant quelques semaines, à quelques billets près, comme un peu chaque été. Mais comme je suis sympa, je vous en donne une dernière (et même deux – si vous lisez jusqu’au bout) pour la route : une recette de tarte aux groseilles, que d’ailleurs vous m’en direz des nouvelles. Parce que même si les tartes, c’est pas original, c’est l’été, et l’été on fait quoi ? On fait des tartes aux fruits rouges, tout plein ! (On a aussi le droit de faire des crumbles…)
Allez, bonnes vacances !

Tarte aux groseilles
Pour 2 tartes de petite taille (j’ai utilisé un cercle de diamètre 20 cm et un moule à tarte rectangulaire, mais vous pouvez très bien n’en faire qu’une seule)
Pâte :
200 grammes de farine de blé T65 ou T80
40 grammes d’amandes en poudre
1 c. à café de poudre à lever
1 pincée de sel
3 c. à soupe de sucre de canne blond
2 c. à soupe de purée d’amande blanche
3 c. à soupe d’huile d’olive
1 jaune d’oeuf
Appareil :
600 grammes de groseilles équeutées
2 jaunes d’oeuf
80 grammes d’amandes en poudre
80 grammes de sucre de canne blond
3 blancs d’oeuf
Préparer la pâte en mélangeant dans l’ordre tous les ingrédients pour former un sablage. Ajouter un tout petit peu d’eau de manière à former une boule. Abaisser à la main dans le fond d’un cercle à pâtisserie ou d’un moule à charnière ou à tarte. Protéger par du papier cuisson, lester et cuire à blanc pendant 10 minutes à 180 °C. Pendant ce temps, préparer la garniture en battant le jaune d’oeuf avec le sucre et les amandes. Battre les blancs en neige. Incorporer les blancs à l’appareil. Ajouter les groseilles et mélanger délicatement. Verser sur le fond de tarte et enfourner pour 35 à 40 minutes. Servir froid et conserver au réfrigérateur.
Plus de recettes d’été :
Sélection 2009
Sélection 2008
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Résultats du concours Braun
En parlant de tartes pas originales… Si j’en crois toutes les participations que j’ai reçues pour le concours Braun, les tartes, c’est pas si tarte que ça ! Un grand merci à celles et ceux qui ont eu le courage d’allumer leur four et de prendre le résultat en photo pour me l’envoyer. Une mention spéciale aux lecteurs sans blog, qui ont super bien joué le jeu et m’ont inondée de chouettes idées.
Comme il a bien fallu choisir une recette gagnante, la voici : il s’agit de la Tartelette tomate, chantilly au pesto et mozzarella de Miss S. Estivale, originale, et à mon avis trop trop bonne ! Me reste plus qu’à trouver du sablon de tomate pour la tester, car j’adore cette idée.

Tartelette tomate, chantilly au pesto et mozzarella
By Miss S
Pour environ 6 tartelettes :
• Pâte brisée aux graines et à la tomate
200g de farine de grand épeautre blanche
40 g de graines de lin brun
10 g de graines de pavot
10 g de sablon de tomate (olivier&co)
1 c. à c. d’herbes de provence
2 c. à s. d’huile d’olive première pression à froid (les Moulins de J-M Cornille, extraite en provence à Maussane-les-Alpilles pour moi : une valeur sûre dégottée sur le terrain lors d’une randonnée — délicieusement fruitée et sans trop d’amertume !!)
40 g de beurre salé à température ambiante
Un peu d’eau froide
La veille ou le matin.
Mélanger tout les ingrédients secs avec le beurre coupé en petits morceaux. Sabler entre les mains pour arroser avec l’huile d’olive. Lorsque les ingrédients sont bien mixés ajouter un filet d’eau jusqu’à pouvoir former une boule. Conserver à température ambiante pendant une demi-heure.
Préchauffer le four à 180°.
Séparer la pâte en 6. Chemiser les moules préalablement huilés et farinés (ma technique : on peu ajouter un rond de papier sulfurisé au fond). Piquer le fond puis réserver au congélateur pendant 15mn.
Cuire 10 mn environ jusqu’à ce que la pâte soit juste dorée.
Réserver sur une grille et laisser refroidir.
• Chantilly au pesto
20 cl de crème liquide entière
1 filet de jus de citron
1 pincée de sel
1 poignée de basilic frais
10 g de pignons de pin
10 g de parmesan
de l’huile d’olive
La chantilly peut également se préparer la veille ou le matin pour le soir.
Réserver la crème liquide et le matériel pour monter la chantilly au frais (bol, fouet…).
Préparer le pesto : dans un mortier placer le basilic et les pignons de pin. Broyer grossièrement puis ajouter le parmesan en copain ou déjà râpé. Mouillez petit à petit avec l’huile d’olive jusqu’à consistance « crèmeuse ».
Faire la chantilly.
Verser la crème liquide dans le bol avec le jus de citron et le sel. Ajouter le pesto à raison d’une cuillère à café (ou plus selon votre goût). Mélanger pour incorporer le pesto à la crème puis battre pour obtenir une belle chantilly.
Réserver au frais pendant au moins une heure.
• Montage
1 belle tomate
1 boule de mozzarella di buffala
les fonds de tarte et la chantilly bien froide.
Démouler les fond de tarte si ce n’est pas fait.
Trancher finement la tomate et la mozzarella.
Remplir les fonds de chantilly en tassant délicatement avec une cuillère à soupe.
Poser successivement une tranche de mozzarella puis une tranche de tomate sur le dessus.
Terminer avec une feuille de basilic pour parfaire la tartelette.
Et voilà
Servir bien frais avec une salade de roquette parsemée de pignons et arrosée d’un filet d’huile d’olive.
Bon appétit !
Samedi dernier, j’étais invitée par monbento.com à un atelier de cuisine chez Hissa Takeuchi, chef du restaurant Kaiseki, Paris 15è. Ce fut tout une expédition (un an et demi que je n’étais pas « montée » à la capitale, une chaleur écrasante, et seulement 6 heures sur place !), mais une journée dont je me souviendrai longtemps.

Crédit photo : Jullette Valtiendas
Un chef à la casquette vissée sur la tête, assortie d’un grand sourire et de mains magiciennes qui coupent, assemblent et transforment plus vite que leur ombre une simple feuille de salade en une véritable œuvre d’art. Le bonheur de sentir, toucher et déguster des produits de « là-bas » : umeboshi, riz japonica, shiso, jus et écorce de yuzu au piment… D’un coup, avec toutes ces odeurs et ces saveurs, une bouffée de souvenirs est remontée à la surface. Rien que pour ça, ça valait le déplacement !
Ce que je retiendrai à coup sûr de cet atelier :
- Tartiner les maki, c’est plus joli !
Le chef nous a appris à réaliser des maki pika pika et don don. Il s’agit de simples maki sushis inversés garnis de légumes crus. Pour les réussir, il faut simplement utiliser le bon riz, le riz japonais « japonica ». Le petit truc en plus consiste à les tartiner, une fois découpés et tournés dans le sens de la dégustation, de purée d’avocat ou de mangue, puis de framboises écrasées. Il suffit d’étaler les fruits à l’aide d’une spatule métallique, sans s’embêter à les mixer ni à les écraser à la fourchette. C’est joli, frais et délicieux.

Crédit photo : Jullette Valtiendas
- Un riz bien parfumé, c’est meilleur !
Le riz du jour était parfumé au vinaigre de cerises sauvages fait maison. Une pure merveille… Mais si vous n’avez pas pensé à en faire avec votre récolte annuelle, rassurez-vous, tout n’est pas perdu. Utilisez donc du vinaigre d’umebosis, doux et acidulé, qui s’accorde parfaitement avec les fruits.
- Un bento fruité, c’est malin !
Le bento final était constellé de baies rouges et noires (groseilles et myrtilles) – une autre idée à retenir absolument, car ces baies fraîches, qui forment une parfaite alliance avec le poisson, fournissent de la vitamine C et aident de ce fait le bento à bien se conserver.
Le Manuel pratique du bento, Hisayuki Takeuchi, 19 euros.
Toutes les photos sont disponibles en ligne : clic