Allooooo ? Hum, y a un peu d’écho sur ce blog, non ?
Le pauvre, délaissé depuis plus de dix jours sans rien à se mettre sous la dent… Ce n’est pas que je ne cuisine pas, en ce moment, bien au contraire. Au chapitre de mes réalisations récentes : un gâteau d’anniversaire à la banane sans oeufs pour petite demoiselle d’1 an tout pile, qui s’est révélé être une excellente recette de pâte à modeler bio et comestible. De la salade verte et des pâtes fraîches – délicieuses, on ne s’en lasse pas. On ajoutera à cela quelques recettes encore top secrètes (l’année 2010-2011 sera livresque ou ne sera pas !), et voilà pour finir un blog totalement à l’abandon ! Me pardonnerez-vous ?
Pour me racheter, je vous offre un peu de lecture :
- Un dossier sur les biscuits salés, du côté de Marmiton
- Et un dossier sur le thème de la moutarde, chez Satoriz
Avec, en prime, ma recette préférée sur ce thème-là : des bricks aux sardines et à la moutarde, bienvenues sur les tables d’été et dans les paniers à pique-nique.

Bricks de sardines à la moutarde
Pour 10 rouleaux (3-4 personnes)
8 beaux filets de sardines (en conserve, « Océane alimentaire » par exemple)
150 grammes de fromage de brebis frais
1 c. à café de paprika en poudre
2 c. à soupe de persil haché
2 c. à soupe de moutarde à l’ancienne
10 feuilles de brick
Dans un saladier, écraser les filets de sardines avec le fromage, le paprika, le persil et la moutarde. Poser devant soi une feuille de brick et disposer un peu de garniture en ligne, vers le bas de la feuille. Replier les côtés de la feuille vers l’intérieur, puis remonter le bas par-dessus la garniture et rouler de manière à former un rouleau bien serré et bien fermé. Déposer sur une plaque de cuisson et procéder ainsi avec les autres feuilles. Badigeonner légèrement d’huile d’olive. Enfourner à 200 °C pendant 25 minutes environ (les bricks doivent être bien dorées). Servir immédiatement pour que les bricks soient bien croustillantes.
Souvent, je rechigne à préparer une tarte salée en imaginant déjà la quantité de vaisselle dont il me faudra venir à bout. Une pâte à préparer : un saladier… Des légumes à cuire : une casserole… Un appareil à touiller : encore un saladier (le même que tout à l’heure, sinon c’est beaucoup trop !). Et puis, il faut attendre que les légumes cuisent, les laisser parfois un peu refroidir avant de les dresser sur le fond de tarte, etc., etc. Du coup, pour l’été, j’ai souvent recours à une pâte à tarte un peu améliorée, que je cuis à blanc et que je garnis simplement de crudités, de tartinades, de fromage frais, ou encore de restes de légumes déjà cuits. A garnir au dernier moment et à déguster sur le pouce, avec les doigts, sans s’embêter ! On peut même opter pour un assemblage façon « crêpe party » : tout sur la table, et chacun remplit sa petite tartelette de ce qu’il veut.
Ces fonds de tarte sont réalisés avec de la farine de maïs (pour sa jolie couleur et le croquant qu’elle apporte), de la poudre d’amande (pour le côté croustimoelleux) et du fromage de brebis (ou de chèvre) frais (pour le goût et la texture). Ils se conservent très bien jusqu’à 24 heures dans une boîte hermétique à température ambiante.

Fonds de tartes pour l’été
Pour 8 tartelettes ou 1 grande
40 grammes de poudre d’amande
60 grammes de farine de maïs
80 grammes de farine de blé T65 ou T80
1 pincée de sel
50 grammes de fromage de brebis frais
3 c. à soupe d’huile d’olive
35 à 40 grammes d’eau
Mélanger la poudre d’amande, la farine de maïs et la farine de blé. Ajouter le sel. Incorporer le brebis frais et l’huile comme pour faire une pâte à crumble. Ajouter l’eau et former une boule. Diviser en 8 portions et foncer des moules à tartelettes. Cuire à blanc pendant 25 mn à 180 °C.
Si vous réalisez cette recette au robot : verser les farines et la poudre d’amande dans le bol, puis ajouter le fromage, l’huile et l’eau tout en lançant le pétrissage automatique pendant un peu moins d’une minute.
Note sur la poudre d’amande :
Pour faire de la poudre d’amande à partir d’amandes entières, faites tremper les amandes pendant quelques minutes dans un bol d’eau chaude. Ensuite, il suffira de les inciser pour que la peau parte toute seule, un peu comme lorsque l’on dérobe des fèves. On passe au hachoir électrique, et voilà !
***
UN MIXEUR A GAGNER
Pour gagner un mixeur Braun Multiquick Artiste Pâtisserie (avec son crochet pétrisseur permettant de réaliser les pâtes à tarte et les pâtes levées), voici la règle du jeu :
- Avant le 4 juillet à minuit : envoyez-moi votre recette estivale à partager entre amis ou en famille d’un plat dont la pâte est faite maison.
Mon adresse mail : cleacuisine at gmail point com
Tout le monde, bloggeur ou non, peut participer. Merci de m’envoyer la recette + une photo pas trop lourde !
Attention ! Il faut résider en France métropolitaine…
- Le 6 juillet : je choisis et j’annonce le nom du gagnant qui remporte un mixeur. Mes critères de choix : l’originalité et la simplicité. Une recette que j’aurai envie de faire tout l’été, pour changer mes habitudes et épater mes papilles !
Non non, ma monomanie autour du flocon d’avoine n’est toujours pas passée… Je continue à engloutir consciencieusement mon bol de flocons d’avoine au lait de riz tous les matins et à en glisser un peu partout, au détour d’une pâte à crumble ou à cookies. Du coup, quand j’ai enfin eu entre les mains le livre Good to the Grain, qui me faisait envie depuis quelques semaines et qui est entièrement dédié à la pâtisserie à base de farines complètes, j’ai immédiatement sauté au chapitre consacré à la farine d’avoine, certaine d’y trouver mon bonheur. Bingo : des pancakes à base de porridge, une recette qui ne pouvait que me plaire.
Le porridge, vous situez ? Moins glamour, on ne fait pas : ce sont des flocons d’avoine cuits dans deux fois leur volume d’eau, et dégustés avec une pincée de sel (les jours fastes). Une spécialité typiquement écossaise dont je me souviens encore : pendant le voyage scolaire au lycée, je devais bien être la seule à aimer ça. Que voulez-vous, c’est mon côté bouillie-addict*.
Mais revenons-en à nos pancakes… Ultra moelleux grâce au porridge, doux et savoureux grâce à la saveur de l’avoine (la farine et les flocons) et de la mélasse (présente mais peu marquée). A déguster tièdes, nature ou avec une fine couche de confiture de framboise ou de purée de noisette. Yum.
Et pour finir sur cet excellent livre… Si vous lisez l’anglais, n’hésitez plus, c’est vraiment un recueil de trésors.

Pancakes aux flocons et à la farine d’avoine
Pour 24 pancakes
85 grammes de farine d’avoine
150 grammes de farine de blé T80
2 c. à soupe de sucre de canne blond
2 c. à café de poudre à lever
3/4 c. à café de sel
3 c. à soupe d’huile d’olive
300 ml de lait de soja
250 grammes de porridge (soit 90 grammes de flocons d’avoine cuits 10 mn à feu doux dans 2 fois leur volume d’eau et tiédis)
1 c. à soupe de mélasse
2 oeufs
Mélanger dans un saladier les farines, le sucre, la levure et le sel. Dans un autre récipient, mélanger l’huile, le lait, le porridge, la mélasse et les oeufs. Verser le mélange liquide dans le mélange de farines. Bien mélanger. Cuire les pancakes par petites louches dans une poêle bien graissée et bien chaude. Retourner quand le dessus devient mat et fait des bulles. Consommer tiède ou conserver au réfrigérateur.
NB : vous pouvez remplacer la mélasse par du miel, du sirop d’érable ou d’agave.
Vous pouvez remplacer la farine d’avoine par de la farine de blé ou une autre farine de votre choix.
* En parlant de bouillies, il faut tout de même que je mentionne ici ma bouillie-de-quand-j’étais-étudiante : 2 Weetabix écrasés au fond d’un bol, recouverts de 20 cl de lait de soja vanille brûlant, qu’on laisse gonfler à couvert pendant 5 bonnes minutes avant de touiller. Compacte, bouillesque et régressif à souhait (et très chaud, aïe la langue !). L’évocation de cette recette fera au moins sourire une personne… qui se reconnaîtra !