Tourte briochée aux fruits de mer

Pas très photogénique, cette tourte briochée est pourtant un véritable régal qui trônera certainement sur mes tables de fêtes cette année. Les choses simples étant bien souvent les meilleures, elle est garnie d’une simple sauce béchamel relevée de paprika, d’oignons fondus à l’huile d’olive et de fruits de mer (surgelés en plus… rhooooo !). Le tout fond dans la bouche, je ne vous dis que ça… Le petit côté original de cette tourte, vous l’aurez compris, ce n’est donc pas ce qu’il y a dedans, mais plutôt ce qui en fait le tour : une délicieuse pâte légèrement briochée réalisée à l’huile d’olive (ou de tournesol, au choix !).

Pour ceux qui n’aiment pas la sauce béchamel, Mercotte, qui n’en est pas très fan non plus me semble-t-il, aura peut-être une alternative à proposer ? ;) Pour ma part, c’est une sauce que j’adore, que ce soit dans les gratins, les crêpes, ou juste comme ça à la casserole pour agrémenter des épinards vapeur ou des blettes. Mais je trouve que bien cuisinée, avec des épices qui changent, elle a tout à fait sa place dans un plat festif et bon marché comme celui-ci.

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Tourte briochée aux fruits de mer

Pour 4 personnes

Pour la pâte :
235g de farine de blé T65
5g de levure de boulanger déshydratée
60g d’huile de tournesol
125ml de lait de soja
1 càc de sel fin

Pour la garniture :
500g de fruits de mer surgelés
2 oignons
50g de beurre
50g de farine de blé T65
30cl de lait de soja
1 càc de paprika

Pour la pâte, mélanger la farine et la levure. Incorporer l’huile en sablant du bout des doigts. Ajouter le lait tiédi, puis le sel. Mélanger à la fourchette puis pétrir pendant 5 bonnes minutes pour obtenir une belle pâte bien élastique. Laisser lever 2h dans un endroit tiède.
Faire revenir les fruits de mer surgelés jusqu’à ce qu’ils soient cuits. Réserver. Peler et émincer les oignons et faire revenir dans un peu d’huile jusqu’à ce qu’ils soient blonds. Mélanger aux fruits de mer. Préparer une béchamel : chauffer le beurre à feu vif, incorporer en une seule fois la farine, laisser cuire le roux pendant 2 ou 3 mn, puis incorporer très progressivement le lait de soja. Il faut obtenir une béchamel très épaisse (peut-être que vous ne mettrez pas tout le lait). Saler et ajouter le paprika. Mélanger avec les fruits de mer.
Abaisser les 2/3 de la pâte sur le plan de travail. Foncer un moule à tarte. Verser la garniture. Abaisser le reste de pâte et couvrir la garniture en formant un petit puits au milieu. Laisser reposer pendant 1h environ.
Cuire 35m à 200 °C. Servir immédiatement.

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Gâteau aux épices douces et à l’orange

J’ai récemment craqué sur le livre de Jennifer Lindner McGlinn, Gingerbread. Je n’achète pas très souvent de livres de cuisine en anglais, mais je suis en revanche une grande fan du blog de Béatrice Peltre, La tartine gourmande, qui est l’auteur des photos de ce livre. En le dévorant, je me suis demandé pourquoi je n’achète pas plus souvent de livres de cuisine américains. Certes, les mesures en cups et autres sticks ne me sont pas familières, mais il existe des convertisseurs pour passer outre cet inconvénient technique. Le livre de Jennifer Lindner est entièrement dédié aux différents pains d’épices et à toutes sortes de desserts (glaces, cookies, pancakes…) utilisant les épices à pain d’épices et les différents sucres (brun, complet, mélasse…). C’est un véritable régal à parcourir en cette période qui précède les fêtes de fin d’année et qui me donne envie d’embaumer l’appartement avec des odeurs de miel et d’épices douces.

Ce livre m’a donné une foule d’idées, et notamment l’envie d’associer les parfums de l’orange, de la mélasse et des épices à pain d’épices dans un gâteau tout simple. Une vraie petite merveille !

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Gâteau aux épices douces et à l’orange

Pour 6 personnes

150g de farine de blé T80
2 càc de poudre à lever
1 pincée de bicarbonate
1 càc de gingembre
1 càc de cannelle
1 càc de mélange d’épices à pain d’épices
1 orange
50g de purée amande complète
65g de sucre complet
85g de mélasse
1 gros oeuf

Mélanger la farine, la poudre à lever, 1 pincée de bicarbonate, le zeste finement râpé de l’orange , les épices et 1 pincée de sel. Dans un autre récipient, mélanger le sucre complet, l’oeuf, la purée d’amande puis la mélasse, dans l’ordre, en battant bien entre chaque ingrédient. Incorporer 100ml de jus orange. Verser ce mélange dans le premier et bien mélanger. Verser dans un moule à manqué de diamètre 20 cm et cuire à 180 °C pendant 45mn environ.

Notes sur les ingrédients

- La mélasse est une sorte de miel épais obtenu suite au raffinage du sucre de canne. On la trouve notamment dans les magasins bio. Si vous voulez l’utiliser dans une autre recette, essayez aussi ce gâteau aux dattes et aux céréales. Il serait dommage de la remplacer par du miel ou par un sirop de céréale dans cette recette, où elle donne vraiment du caractère au gâteau.

- Les mélanges d’épices à pain d’épices, comme les curry, sont divers et variés. Classiquement, il s’agit d’un mélange de cannelle, gingembre, anis vert, cardamome et clou de girofle. Certains renferment également du poivre ou du quatre épices. On en trouve chez Madeleine Market, Albert Ménès ou, en bio, sous la marque Jardins de Gaïa. Si vous parcourez les marchés de Noël, vous devriez en trouver !

Cette recette me permet de participer au concours de photo culinaire organisé par Isabelle de l’Oreille culinaire, Dorian et Pascale.

Velouté de panais au chou-fleur

L’autre jour, au magasin bio (tiens, cette entrée en matière n’est pas sans me rappeler un certain film où Alyson Hannigan commence toutes ses phrases par « Moi, au camp d’été… » – mais je ferais mieux de clore cette parenthèse qui en dit déjà beaucoup trop long sur mon inculture cinématographique), bref, disais-je, l’autre jour, au magasin bio, j’ai confondu persil tubéreux et panais. Genre « Tiens, ils ont deux sortes de panais aujourd’hui, mais ceux-ci ont l’air d’avoir meilleure mine » (avec la tête de la fille qui ne lit jamais les étiquettes, bien évidemment). Avouez que c’est ballot.

Comme vous le constaterez en cliquant sur les liens indiqués dans le paragraphe précédent, ils sont aussi jumeaux que tarte aux pommes et apple pie… Manque de bol, côté goût, c’est pas tout à fait pareil ! Le persil tubéreux a un goût puissant, très persillé, un peu piquant, tandis que le panais est beaucoup plus doux, proche du céleri-rave. Bref, moi qui voulais refaire ma soupe préférée du moment, un velouté de panais au chou-fleur, doux et crémeux, j’étais légèrement déconfite. Pas grave, je vous donne la recette quand même !

Et si vous voulez en apprendre un peu plus sur nos nouveaux amis les légumes racines, je vous renvoie au très beau livre de Laurence Salomon, mine d’or sur le sujet.

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Velouté de panais au chou-fleur

4 panais
1 petit chou-fleur
Lait ou crème végétal(e) : soja, avoine, riz…

Eplucher les panais. Couper en rondelles. Effeuiller le chou-fleur, ôter le trognon et rincer les bouquets. Placer les panais et les bouquets de chou-fleur dans la casserole avec 1 petit verre d’eau. Cuire à couvert pendant 20mn environ. Placer les légumes dans le bol du blender et mixer tout en ajoutant du lait ou de la crème. On peut également ajouter le bouillon de cuisson si on le souhaite et selon la consistance souhaitée. Rectifier l’assaisonnement avec sel et poivre et servir bien chaud.

Sablés aux noix

Depuis que j’ai emménagé dans mon nouvel appartement, je pars chaque matin faire une petite balade en compagnie de ma petite demoiselle, à la découverte de notre nouvel environnement. Et je dois bien l’avouer, je me débrouille toujours pour que nos pas (enfin, surtout les miens !) nous fassent passer devant la vitrine de la boulangerie artisanale, même s’il faut pour cela que notre « tour » ait une forme de 8, voire plus étrange encore ! Il y a deux boulangeries à 100m d’intervalle, mais seule celle-ci vaut le détour. Et pourtant, je ne suis pas une grande fan des boulangeries habituellement – fidèle du « fait maison » que je suis… Mais celle-ci me donne envie d’écarquiller les papilles : de magnifiques gâteaux, des petits pains originaux, des sandwiches débordants de garnitures fraîches et variées, des brioches parisiennes qui sortent tout juste du four et embaument jusque sur le trottoir d’en face… Quand j’ai le temps, d’ailleurs, non seulement je passe devant la boulangerie, mais je passe aussi derrière, côté cuisine, d’où s’échappent des effluves de pain chaud qui me feraient mordre l’air ambiant ! Bref, tout cela me donne généralement une faim de loup, et dans ces cas-là, je ne fais ni une ni deux : j’enfourne une belle plaque de sablés… Ceux-ci, que j’ai mis au point pour le tout nouveau Sat’Info consacré à la noix de Grenoble et à la vanille, sont parmi mes préférés.

Vous avez déjà remarqué combien les noix sont bien meilleures lorsqu’elles ont été préalablement torréfiées (= passées à four chaud une dizaine de minutes) ? Certes, mieux vaut ne pas le faire systématiquement, puisque la torréfaction fait disparaître leurs précieux oméga 3. Mais alors, qu’est-ce que c’est bon ! Pour ces sablés, vous faites bien comme vous voulez. Ils disparaîtront rapidement, quoi qu’il arrive !

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Sablés aux noix

Pour 20 sablés

80g de purée amande complète
80g de sucre brun
1 oeuf
150g de farine T80
80g de cerneaux de noix broyés
Cerneaux de noix pour la décoration
Un peu de lait végétal au besoin

Dans un saladier, mélanger la purée d’amande avec le sucre. Ajouter l’oeuf, la farine et les noix hachées. Pétrir pour former une boule. Si le mélange est trop friable, ajouter un petit filet de lait végétal. Placer au réfrigérateur pour 30 minutes afin de durcir la pâte. Préchauffer le four sur 160 °C. Etaler sur une épaisseur d’1 cm environ. Découper des sablés à l’emporte-pièce. Dorer si on le souhaite (avec oeuf ou lait), décorer d’un cerneau de noix. Placer sur une plaque. Enfourner pour 15 minutes. Laisser complètement refroidir. Ces sablés se conservent plusieurs jours dans une boîte en fer.

Si vous cherchez d’autres recettes à base de noix, n’hésitez pas à parcourir le dossier que j’ai réalisé pour Sat’Info.

Croûte aux flocons d’avoine et au chou rouge

Autant vous l’avouer tout de suite, je ne suis pas une grande fan de chou cuit. En plus en ce moment, j’ai une excuse en or pour ne pas en consommer : ça donne mauvais goût à mon lait, vous comprenez ! J’achète tout de même de temps en temps un petit chou rouge ou un petit chou chinois, parce qu’ils sont délicieux émincés finement et simplement dégustés en salade, et je consens parfois à faire fondre le chou rouge avec des châtaignes et des pommes, parce que c’est vraiment délicieux. Pour changer un peu, l’année dernière, j’avais imaginé cette recette de fausse tarte au chou rouge pour le Sat’Info, et je l’ai refaite plusieurs fois depuis. Ne vous attendez pas à une vraie pâte à tarte croustillante, c’est plutôt une croûte moelleuse au bon goût de fromage fondu.

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Croûte aux flocons d’avoine et au chou rouge

Pour 4 personnes

1 petit chou rouge
1 pomme
1 oignon
1 cuillerée à soupe d’huile d’olive
150 g de flocons d’avoine
300 ml de lait de soja
80 g de comté râpé
Sel, poivre

Laver le chou et détailler en lanières. Couper la pomme en dés. Émincer l’oignon. Faire chauffer l’huile dans une sauteuse et ajouter l’oignon, le chou et la pomme. Ajouter un tout petit peu d’eau et cuire à l’étouffée pendant 20 minutes. Pendant ce temps, dans un grand bol, mélanger les flocons d’avoine, le lait et le fromage râpé. Laisser reposer 15 minutes. Verser la préparation sur la plaque du four en formant un rectangle. Garnir avec le mélange chou/pomme. Enfourner pour 25 minutes environ à 180 °C.

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Cette recette est une excellente occasion pour moi de vous présenter le premier livre de Fannie Denault, C’est pas de la tarte !, qui vient de paraître. Ce petit livre très réussi présente 29 fonds de tarte tous différents et innovants, tous réalisés à partir de céréales (quinoa, polenta…), de fruits (figues, bananes…), de légumes, de graines (sésame, amandes…), de pain, d’agar-agar ou de bien d’autres choses encore…

Consulter le sommaire et voir des extraits

Seitan et champignons, sauce moutarde

Ce qu’il y a de bien, avec le seitan, c’est que l’on obtient facilement un petit plat délicieux en quelques minutes à peine. Et, contrairement à la viande, que certains aiment bleue et d’autres semelle, nul besoin de se poser la question de la cuisson, le seitan sera tendre quoi qu’il arrive ! Mais attention, choisissez-le bien : sous la marque Lima (la seule que j’ai pu tester à ce jour), le « gourmet » est bien meilleur que le « nature », un poil coriace. J’adore le préparer comme des escalopes de dinde, avec crème, moutarde à l’ancienne et champignons, puisque c’est la saison.

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Seitan et champignons, sauce moutarde

Pour 3 à 4 personnes

1 gros oignon jaune
250 g de champignons de Paris frais
1 cuillère à soupe d’huile d’olive
250 g de seitan
2 cuillères à soupe de moutarde à l’ancienne
10 cl de crème d’avoine

Peler et émincer l’oignon. Peler les champignons en ôtant le pied terreux. Faire tremper pendant 2 minutes dans un saladier d’eau citronnée. Égoutter sur du papier absorbant puis couper en petits dés. Faire chauffer l’huile dans une poêle, ajouter l’oignon et les champignons. Laisser mijoter à couvert sur feu très doux pendant 20 minutes environ. Ajouter le seitan coupé en dés et laisser mijoter pendant 10 minutes supplémentaires. Ôter le couvercle, ajouter la moutarde et bien mélanger. Ajouter pour finir la crème d’avoine, laisser chauffer 2 minutes et servir.

D’autres recettes de seitan ?
Ma préférée, c’est la blanquette, mais le seitan au miso n’est pas mal non plus.

Pâtes en rose

Tout comme les envies de légumineuses, les envies de pâtes sont récurrentes chez nous ces jours-ci… Il faut dire que poser des plinthes et réparer des placards (pour l’un), et cuisiner et vider des cartons (pour l’autre) sont des activités plutôt énergivores, demandant un apport non négligeable en carburant de qualité !

Du coup, les recettes où la sauce se prépare quasiment toute seule pendant que les pâtes cuisent sont mes grandes favorites du moment. Il faudra que je vous parle de la sauce super crémeuse au miso… mais pour aujourd’hui, la customisation sera rose bonbon. Cette recette est un recyclage de la mousse rose et gourmande de Valérie Cupillard, qui associe betterave crue et tofu fumé. Un excellent moyen de consommer des crudités et des protéines dans un plat de pâtes ! Gageons également que cette belle couleur rose ne laissera pas nos chères têtes blondes indifférentes (la mienne, en tout cas, est d’ores et déjà fascinée par le contenu de nos assiettes !).

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Pâtes en rose

Pour 2 personnes

200g de pâtes
1 toute petite betterave crue
100g de tofu fumé
10cl de crème de soja
8 cerneaux de noix

Mettre les pâtes à cuire dans 1l d’eau bouillante. Pendant la cuisson, couper la betterave et le tofu fumé en cubes. Placer dans le bol d’un mixeur et broyer jusqu’à obtention d’une purée très fine. Ajouter la crème et mixer à nouveau. Réserver. Lorsque les pâtes sont cuites, égoutter et remettre dans la casserole. Verser la sauce, remuer et laisser chauffer quelques instants à peine. Verser dans les assiettes, décorer de cerneaux de noix et servir.

Une recette pour la chaîne rose contre le cancer du sein.