Clea cuisine – Best-of 2008

Petit florilège de l’année écoulée…

cookies2008

Meilleur sandwich 2008 : un original, le sandwich pamplemousse et purée d’amande, qui prouve que les fruits peuvent eux aussi tenter de détrôner le jambon-beurre.

Meilleure découverte chocolatée 2008 : le gâteau mousseux de Laurence Salomon, tellement léger qu’on n’ose y croire.

Meilleure recette rapide 2008 : les pizzas à base de fonds de pizza bio, que je ne cesse de faire et refaire. 5 mn de préparation, 10 mn de cuisson, et des pizzas savoureuses et croustillantes.

Meilleure recette « que j’aurais jamais pensé faire » 2008 : les pasteis de Nata, 100% sucre et pâte feuilletée. Un régal.

Meilleure glace 2008 : la glace toute douce et presque légère au chocolat et aux noisettes. Grâce au tofu soyeux, pas besoin de crème ni d’oeufs.

Meilleure recette de pain 2008 : le pain au muesli, lait d’amande et sirop d’érable. Tout doux et supra moelleux.

Meilleure recette festive 2008 : sans conteste les bûches matcha et sésame noir – puisque ce sont les seules recettes de fêtes réalisées cette année !

Meilleure tarte 2008 : la tarte à la rhubarbe amandine, délicieuse avec sa crème d’amande et son coulis de fruits. Mais la tarte aux fraises la talonne de près…

Meilleure confiture 2008 : la confiture de fraise à l’agar-agar. Pas trop sucrée, pas liquide, elle est parfaite.

Meilleur concept « spécial soirées entre amis » 2008 : les temakizushi, les sushi faits main et sur mesure.

Meilleur détournement de classique 2008 : la quiche… aux ravioles de Romans. Si, si. Et ce n’est même pas une aberration diététique.

Meilleure tartine 2008 : la tartine aux fèves, fromage de chèvre et purée d’umebosis. Avec des noisettes aussi. L’association qui tue !

Meilleure recette piquée sur un blog 2008 : les madeleines d’Estérelle. Bosse incluse, parfums d’Orient inclus.

Meilleur gâteau 2008 : à en croire ma mère et mes statistiques, certainement le gâteau citron amande à tomber par terre. Mais tout de même suivi de près par le fameux gâteau pomme cannelle.

Meilleure recette tirée d’un livre 2008 : certainement les crackers ultra fins à la pâte won-ton du livre Supernatural Cooking. Dorés et croustillants, sucrés ou salés, ils sont devenus mon must-have pour l’apéro.

Bonne année 2009 !

Bûches au sésame noir et thé matcha

Il paraît que les garçons naissent dans les choux, et les filles dans les roses. Quant aux idées de recettes, chez moi, elles naissent souvent dans les trains… Puisque je n’ai généralement pas grand-chose sous la main pour m’occuper – au hasard, un magazine de cuisine – je passe plus de temps sur chaque encart, chaque photo, et je laisse vagabonder mes idées.

Il n’y a pas très longtemps, absorbée par cette tâche, j’ai vu la mention d’une « bûche de Noël au thé matcha », et depuis, je n’ai pas pu me l’enlever de la tête. Sauf que… Je n’ai jamais réussi un gâteau roulé de ma vie. Les quelques essais de roulé à la confiture réalisés dans ma tendre enfance, avec ma maman, se sont soldés par des échecs cuisants au moment du roulage… Celle-ci en a donc conclu que « les gâteaux roulés, ça se casse« , et moi, je n’ai plus jamais réessayé. Finalement, c’est Pascale qui m’a fait changer d’avis, avec sa vidéo de bûche de Noël sur Goosto. Sous mes yeux ébahis, j’ai eu la preuve qu’un gâteau pouvait être roulé ! Et même que ça a marché !

Tadaaaaaaaa !

Comme je ne suis pas très branchée « crème au beurre », j’ai choisi de couper le gâteau en deux moitiés et de les garnir de ganaches montées, l’une au sésame noir, l’autre au thé matcha. Mes deux saveurs préférées en direct du Pays du soleil levant… Le seul problème étant d’arriver à savoir laquelle je préfère ;)

Mon idée initiale était de faire un simple gâteau roulé, parce que généralement, la déco, je suis contre. Mais comme j’avais fait beaucoup trop de ganache, je me suis amusée… et au final, ça ressemblerait presque à des bûches de Noël ! Le jour même de Noël !! Mais où va-t-on ? ;)

Alors, pendant que j’y suis… Joyeux Noël à tous !

Bûches au sésame noir et thé matcha

1) La veille : on prépare les ganaches

200 g de chocolat Ivoire (chocolat blanc de couverture)
100 g + 150 h de crème liquide entière
1 c. à soupe de crème de sésame noir
1 c. à café de thé matcha

Faire fondre le chocolat au bain-marie. Mélanger à l’aide d’une spatule pour le rendre bien homogène. Faire bouillir 100 g de crème liquide. Ajouter en trois fois au chocolat, en mélangeant bien. Séparer le mélange en deux, et verser dans des boîtes hermétiques ou dans des bols. Ajouter un parfum dans chaque bol, puis le restant de crème liquide froide, divisé en deux. Réfrigérer jusqu’au lendemain.

2) Le jour J : on prépare le gâteau

100 g de sucre en poudre
100 g de farine
4 oeufs
25 g de beurre fondu

Préchauffer le four à 200°C. Séparer les blancs des jaunes d’oeuf. Battre les jaunes avec le sucre jusqu’à ce que le mélange soit bien mousseux. Ajouter le beurre, puis la farine, en mélangeant bien. Battre les blancs en neige et ajouter délicatement au mélange. Verser le mélange sur une plaque recouverte de papier sulfurisé beurré. Etaler à l’aide d’une spatule. Baisser la température du four à 180°C et enfourner pendant 8 minutes. Pendant ce temps, humidifier un torchon propre, et sortir une seconde plaque de cuisson pour être prêt. Dès que le gâteau est cuit, sortir du four et recouvrir du torchon humide. Poser par dessus la seconde plaque, et retourner le tout à l’aide de maniques. Enlever la première plaque et la feuille de papier sulfurisé. Rouler le gâteau dans le torchon, sans trop appuyer.

Visionner la technique de Pascale !

Pendant que le gâteau refroidit, monter chaque ganache en chantilly à l’aide d’un batteur électrique ou d’un robot. Lorsque le gâteau est froid, dérouler. Couper en deux dans la largueur, et recouvrir chaque moitié d’un peu de ganache. Rouler à nouveau les gâteaux sur eux-mêmes, en les détachant délicatement du torchon. Déposer sur des plats de service. Décorer avec le reste de ganache montée, puis des graines de sésame noir et un peu de thé matcha saupoudré. Réfrigérer sans attendre, et tenir au frais.

Il vous reste de la ganache ? Faites des petits pots, et décorez ceux au matcha avec des perles craquantes chocolatées !

Joyeuses fêtes…

Des pots, et le retour du Stollen d’Aude

Mes placards de cuisine sont pleins de pots… Des petits, des grands : que de la récup’, façon étiquettes délavées. Dedans : des graines, des noix, des fruits secs, des céréales, des trésors, des trucs dont je ne sais que faire… Face à mes pots, deux options. Tout dépend si je suis dans une phase « nettoyage de printemps » (chez moi, le printemps sonne à la porte plus souvent que la météo ne pourrait le laisser présager), ou plutôt « réserves de fourmi ». Parfois, il est bon d’avoir un petit pot de tout, pour avoir toujours sous la main de quoi parer une envie. D’autres fois, c’est juste insupportable, tous ces petits pots qui s’entrechoquent, se cachent, tombent et se brisent… Aujourd’hui, j’ai donc pris l’option « rangement par le vide », et décidé de finir tous mes petits pots de fruits secs, le style trois raisins secs qui jouent des maracas au fond d’un très grand pot, voyez le genre ?

Et comme en cuisine, les recettes de mes copines valent à mes yeux beaucoup plus que celles de n’importe quel Chef étoilé, et qu’en plus, c’est de saison, je me suis lancée dans le nouveau stollen de celle qui m’a fait découvrir cette merveille. Ben quoi, vous ne saviez pas ? Aude est un peu comme une créatrice de mode, chaque année elle sort un (ou plusieurs !!) nouveau parfum de stollen. Cette année, Aude a dit : pignons, gingembre confit et citron. Dont acte !

Pour vous qui ne connaissez pas encore le stollen : outre son intérêt évident d’être vide-fruits-secs-au-fond-des-pots, le stollen est un pain levé, sucré et très riche en saveurs. Il contient un beau morceau de pâte d’amande (du massepain en vrai, mais je n’en avais pas), et tout plein de fruits secs et confits. Il se garde facilement pendant plusieurs jours, bien emballé dans un torchon.

Du pain, mie canadienne

Tous les ans, le bourdonnement de la blogosphère et des grandes enseignes autour de la préparation des « repas de fêtes » me lasse assez vite – en général, à partir du 20 décembre, j’ai vu tellement de photos de « plats de fêtes » que je n’ai même plus le courage d’en cuisiner un pour moi… Mais cette année, on bat des records : on n’est même pas mi-décembre, et j’en ai déjà marre ! Aucune envie d’imaginer « mon » repas de fête, ni même de répondre à ceux qui me demandent comment mettre au point un menu de fêtes bio et/ou végétarien, un tant soit peu original. Facile : chaque année, je reprends la même vieille bonne liste d’idées, et comme généralement je ne suis pas plus inspirée d’une année sur l’autre, elle ne s’allonge pas des masses !

Si je boude, moi ? Si peu… Les repas de fêtes, ça m’a toujours tellement gonflée, que voulez-vous, j’ai du mal à en imposer à d’autres ;) Et puis, pourquoi n’aurait-on le droit de mettre de la magie sur la table que deux fois par an, hein, d’abord ?

Pour la peine, j’ai fait du pain… Et ce, grâce à Gaëlle, lectrice de mon blog, qui m’a donné envie de changer un peu de ma recette habituelle, en m’envoyant un livre écrit par l’un de ses amis : La Mie du diététicien, recettes en machine à pain (Didier Rubio, éditions Romain Pages). L’auteur est diététicien, comme le titre l’indique, et ses recettes me parlent beaucoup, puisqu’elles utilisent des ingrédients dont j’ai l’habitude. Pour chaque pain, il indique l’intérêt nutritionnel, le moment de la journée où il conseille de le consommer (pains du matin, du goûter, de la nuit…!). Pour commencer, j’ai testé « la mie canadienne », un pain au muesli et au sirop d’érable, pour le matin ou le goûter. Bon j’avoue, je n’avais pas de sirop d’érable, alors j’ai mis du sirop d’agave… Trop bon !

Pain à la mie canadienne

200 ml de lait d’amande
100 ml d’eau
500 g de farine T80 (ou moitié moitié avec de la T65)
20 g de levain déshydraté (ou un sachet de levure de boulanger)
5 g de sel
100 g de muesli préalablement réhydraté dans 100 ml de lait d’amande
50 g de sirop d’érable

Mettre les ingrédients dans l’ordre dans la cuve. Cuire dans la MAP ou bien utiliser le programme pâte, façonner un ou plusieurs pâtons, laisser lever 45 mn et enfourner à 220 °C pendant une vingtaine de minutes.

Gâteau au chocolat mousseux de Laurence Salomon

Chose promise, chose due ! Mercotte l’a déjà partagée sur son blog vendredi dernier, mais je vous avais promis la recette du gâteau au chocolat réalisé lors de l’atelier avec Laurence Salomon, alors le voici… Je l’ai refait à la maison, pour le plus grand plaisir des chocophiles présents et, je dois dire, pour le mien aussi. Car même si je ne suis pas une grande fan de chocolat, j’aime beaucoup tout ce qui est mousseux, sans être gras pour autant, et ce gâteau est une sorte de perfection en la matière. La seule matière grasse : une cuillerée à soupe de purée d’amande, et deux jaunes d’oeuf… Le sucre ? Juste un peu de confiture d’abricot. Mais la texture, mama mia, je ne vous dis que ça ! C’est mousseux, fondant, et très corsé en chocolat.

Laurence suggère de le servir avec une petite crème d’amande : un peu de purée d’amande délayée dans du lait d’amande. Vous faites bien comme vous voulez, moi je l’ai servi nature !

Gâteau au chocolat de Laurence Salomon

Pour 4-5 personnes

100g de chocolat noir de couverture
80ml de lait d’amande*
2 oeufs
1 c. à soupe bombée de purée d’amande blanche
1 c. à soupe rase de farine T80
3 c. à café de confiture d’abricot

Préchauffer le four à 160°C. Casser le chocolat dans une casserole, ajouter le lait. Laisser fondre à feu très doux. Hors du feu, ajouter les jaunes d’oeuf, la purée d’amande, la farine et la confiture. Bien mélanger. Battre les blancs en neige souple, et incorporer délicatement au mélange. Verser dans un moule à cake (pas trop large : 20 cm de diamètre maxi – pensez à mettre du papier cuisson pour faciliter le démoulage, ou huilez-le). Enfourner pour 15 mn, pas plus. Mettre immédiatement au frais, sur le rebord d’une fenêtre par exemple. Servir bien frais.

*Si vous choisissez un autre lait, attention : le lait d’amande est naturellement doux et il est généralement sucré, donc en le remplaçant il faudra tenir compte de cette donnée, et ajouter un peu de sucre ou de confiture pour compenser.