Utiliser la purée d’amande dans les gâteaux

On me pose souvent les questions suivantes :

Dans un gâteau, comment faire pour remplacer le beurre par de la purée d’amande ? Quelle quantité utiliser ? Quelle purée d’amande choisir : blanche ou complète ?

Et à tout cela, je réponds généralement : cela dépend de la recette !

Voilà comment je procède :

– Si ma recette de base nécessite du beurre pommade ou crémeux, je le remplace par le même poids de purée d’amande car la consistance est identique.

– Si ma recette requiert du beurre fondu, j’utilise alors un mélange 50/50 de purée d’amande et d’huile d’olive ou bien de purée d’amande et de lait végétal, sinon la consistance est trop compacte.

– Si le résultat que je veux obtenir est fin, doux et léger, j’opte pour la purée d’amande blanche, par exemple pour un gâteau aux fruits. Elle est extrêmement douce et onctueuse.

– Si le résultat que je veux obtenir est davantage « roots », avec des saveurs complètes, par exemple dans un gâteau à base de noix ou de noisettes, j’opte pour la purée d’amande complète. Son goût est plus prononcé et elle est un peu granuleuse (un tout petit peu !).

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Des exemples
Fondants aériens au pamplemousse
Moelleux aux flocons de millet
Gâteau lumière aux poires
Gâteau citron amandes

Et avec la purée de noisettes, ça marche aussi ?
Oui ! Un peu comme avec la purée d’amandes complètes.
Exemple : gâteau de fin d’été

Lire mon dossier réalisé pour Sat’Info sur la purée d’amande en cuisine

Petits pains bio rapides pour goûter sain

C’est mercredi, jour du goûter… Ou bien, si vous êtes comme moi, c’est tout les jours le jour du goûter, et tous les jours, vous grignotez à peu près la même chose !

C’est quoi vous, votre goûter ? Yaourt, pomme, biscuits aux céréales ? Moi je tombe généralement dans le paquet de biscuits Biosoleil aux flocons d’avoine, aux algues ou au sésame. Pour ceux qui ne connaissent pas, ce sont typiquement ce qu’on pourrait appeler des biscuits pour chien, à ceci près qu’ils ne contiennent pas de bouillon de volaille ! En gros, ils sont sans sucre, sans beurre, sans oeuf… C’est du brut : farine de céréales, huile d’olive, petites graines. Pourtant, ils sont très très savoureux, et c’est justement tout l’intérêt : si moches que personne ne veut vous les piquer, si bons que vous ne pouvez pas vous empêcher d’y revenir, si sains que vous ne vous sentez même pas coupable – la boucle est sacrément bien bouclée !

Ceci dit, ce n’est pas pour vous parler de ces biscuits que j’ai commencé ce billet (honte à moi !), mais plutôt pour vous présenter cette recette de petits pains que je fais très souvent, car ils sont prêts en 20 minutes cuisson comprise (d’ailleurs ils sont délicieux chauds, aussi…). Libre à vous de les garnir, comme bon vous semble, de pépites de chocolat, de graines ou de fruits secs divers et variés, ou bien de les napper, à la sortie du four ou le lendemain, de confitures ou de purées de fruits… C’est un régal !

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Petits pains bio ultra rapides

Pour 8 petits pains

150g de farine de petit épeautre (ou autre farine de céréales)
100g de farine T65
1 c. à café de poudre à lever (levure) – il ne s’agit pas de levure du boulanger ici !
1 cuillerée à café de sel
1 cuillerée à soupe de sucre complet
2 cuillerées à soupe d’huile d’olive
15 cl de lait de riz
2 cuillerées à soupe de graines variées ou de fruits secs

Préchauffer le four à 180°. Mélanger dans l’ordre les ingrédients, sauf les graines. Former une boule et l’étaler sur une épaisseur d’1 cm environ. Découper 10 cercles à l’aide d’un verre à moutarde, et rouler chaque petit pain dans un mélange de graines. Les placer sur une plaque et cuire au four 10 minutes environ. Déguster immédiatement à la sortie du four, ou bien laisser refroidir.

Gâteau citron amande à tomber par terre

Il y a quelques temps, lorsque j’ai parcouru l’index des recettes sucrées de mon blog, je me suis fait une promesse : arrêter de faire des gâteaux. Il n’y a qu’à voir la longueur de la liste de recettes de gâteaux qui s’y déroule pour comprendre – c’est limite indécent tellement il y en a !

Bien sûr, quelques jours plus tard, cette promesse éclatait en mille morceaux suite à une envie irrépressible de gâteau au citron. Car non, vous ne rêvez pas, je n’avais encore jamais fait de gâteau au citron, et ce en dépit de mon amour inébranlable pour ce dernier !

Je voulais un gâteau très citronné mais qui contienne aussi des amandes sous une forme ou sous une autre (ou sous les deux, allez !). Au final, le résultat a dépassé toutes mes espérances et figure donc ici en guise de énième recette de gâteau ! La texture est dense, très savoureuse. Le goût est très citron mais pas mal amande aussi, avec le petit côté granuleux de la poudre d’amande qui se marie si bien avec le citron.

Je suis fan, c’est un gâteau que je compte bien refaire au moins autant de fois qu’il y a de gâteaux sur ce blog ;)

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Gâteau citron amande

3 oeufs
40 g de farine
40g de poudre d’amande
80 g de sucre blond de canne
60 g de purée d’amande blanche
1 càc de poudre à lever
2 citrons (zestes et jus)

Préchauffer le four à 170°C. Séparer les blancs des jaunes d’oeuf. Battre les jaunes avec le sucre jusqu’à obtenir une consistance mousseuse. Ajouter la purée d’amande et le jus de citron en battant énergiquement, puis incorporer farine, poudre à lever, poudre d’amande et zestes de citron. Battre les blancs d’oeuf en neige bien ferme et incorporer très délicatement au mélange. Enfourner pour 25 minutes environ. Vérifier la cuisson avec la pointe d’un couteau. Laisser totalement refroidir sur une grille. Ce gâteau est délicieux servi bien froid.

NB : Utiliser un moule pas trop grand, diamètre 20 cm maxi.

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Le hors sujet pas bio du dimanche !

Un petit post juste pour le plaisir de venir papoter un peu en ce dimanche matin… Attention, âmes bio et sensibles s’abstenir, ce post est 100% non-bio, y’a même des histoires de télé dedans !!

Un dîner presque parfait sur M6

Non contente de retrouver la Nouvelle Star à peine une semaine après la fin de la Star Ac’ (même pas eu besoin de sevrage cette année), je découvre avec plaisir la nouvelle émission d’M6 tous les jours de semaine à 18h05. Le concept : 5 habitants d’une même ville s’invitent à dîner les uns après les autres et les convives décident à la fin de la semaine du « meilleur hôte » de l’émission. Comme à l’école des fans, on donne des notes à ses petits camarades, mais contrairement à l’école des fans, là les 10/10 sont rares et ça casse un peu à tout va ! Nul doute que de nombreux bloggeurs apparaîtront dans l’émission (cette semaine j’ai pu admirer les talents de Johanna, notamment !). Personnellement, elle me fascine pour le côté « observatoire des pratiques » qu’elle représente (j’ai quand même pas fait sociologie pour des prunes) : savoir que certains cuisent les pâtes trois heures avant et les réchauffent sous le robinet, je trouve ça purement génial. Bref, je me délecte. En revanche, je n’aimerais pas du tout, du tout, participer : me décarcasser pour 4 ingrats qui vont critiquer ma cuisine dans ma salle de bains dès que j’aurais tourné le dos à la caméra, non merci – je suis bien trop susceptible pour cela ;)

Plein de vidéos sur le site de l’émission

PS : c’est le retour de la colonne sur le côté du blog… Histoire de faciliter la navigation !
(Merci Ludo !)

Tout savoir sur l’agar-agar

Il s’est déjà passé un an depuis que mon livre sur l’agar-agar est sorti. Le temps passe à une vitesse folle ! Mais surtout, je ne me doutais pas, en l’écrivant, de l’engouement que celui-ci susciterait. Pour mon plus grand bonheur, il a permis à de nombreuses personnes de découvrir l’agar-agar et d’en faire un allié précieux de leur cuisine de tous les jours. J’ai pensé, par conséquent, qu’il ne serait pas inutile de poster ici un petit dossier de tout ce que permet l’agar-agar en cuisine, avec quelques méthodes et recettes de base.

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Définition : l’agar-agar est une algue rouge d’origine japonaise. Une fois déshydratée et réduite en poudre, elle peut être utilisée en cuisine. On l’utilise comme gélifiant, tout comme la gélatine (qui est, elle, d’origine animale : porc et boeuf…). L’agar-agar a également des propriétés nutritionnelles : il favorise la digestion et l’élimination des toxines. Il est un allié des régimes minceur.

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Avec l’agar-agar, on peut faire…

Des gelées
On les réalise avec des jus (fruits ou légumes) ou du bouillon. Compter 500 ml de liquide pour 1 c. à café rase d’agar-agar (2 grammes ou un peu moins). Mélanger le liquide froid et l’agar-agar, porter à ébullition et laisser frémir 10 secondes. Ajouter, selon la recette : dés de fruits ou de légumes, de tofu, de fromage, olives, oeufs durs…

Exemples
Gelée au melon
Gelée de mangue
Dôme de fruits

Des crèmes
Elles sont à base de lait (végétal ou animal). Compter 500ml de lait pour 1 c. à café rase d’agar-agar (2 grammes ou un peu moins). Mélanger le liquide froid et l’agar-agar, porter à ébullition et laisser frémir 10 secondes. Ajouter, selon la recette : sucre, épice, zeste d’agrume… On peut bien sûr incorporer d’autres ingrédients, tels que fromage frais, tofu soyeux, purée d’amande, chocolat… Il faut laisser « prendre » une heure au réfrigérateur avant dégustation.

Exemples
Crème à la purée d’amande et aux figues
Panacotta au sésame noir
Recette de base de panna cotta
Crème au café
Flan au fromage de chèvre et graines germées
Crème au thé tchaï
Crème au chocolat

Des mousses
On procède grosso modo comme pour une crème, mais il faudra, au choix :
– ajouter un élément « mousseux » au mélange, comme de la chantilly (végétale ou non), du tofu soyeux, des blancs montés en neige bien ferme…).
– mixer la crème une fois qu’elle est bien prise.
Vous pouvez surgeler les mousses pour obtenir des glaces !

Des confitures et confiseries
Vous pouvez substituer la gélatine par l’agar-agar dans une recette de pâte de fruits. Pour la confiture, l’agar-agar fait des miracles : il rattrappe celles qui ne prennent pas et permet également de diminuer les quantités de sucre. Prévoir 450 grammes de sucre de canne pour 2 kilos de fruits. Faire compoter, puis laisser refroidir. Ajouter 2 grammes d’agar-agar, porter à frémissement et laisser cuire 5 minutes. Mettre en pot.

Des terrines
Il suffit de partir d’une base de gelée ou de crème, éventuellement d’augmenter un peu les quantités, et d’ajouter des ingrédients au choix avant de faire prendre dans un moule à cake protégé par du papier film.

Exemple
Terrine marron et chocolat

Des entremets
En partant là aussi d’une base de crème ou de gelée, vous pouvez très bien réaliser des charlottes, des bavarois (génoise + mousse), des cheese-cakes sucrés comme salés.

Exemples
Charlotte poires, marrons et chocolat
Fraisier au chocolat au lait

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Foire aux questions…

Est-ce qu’il suffit de remplacer la gélatine par l’agar-agar dans une recette pour que ça marche ?
Non, car le procédé n’est pas le même. L’agar-agar, contrairement à la gélatine, doit être porté à ébullition dans un liquide puis refroidi pour qu’il « prenne ». Il faut par conséquent changer un peu la méthodologie de la recette. Il faut également adapter les proportions, car l’agar-agar a un pouvoir de gélification 8 fois plus élevé que la gélatine.

On utilise souvent 2 grammes d’agar-agar. Comment faire quand on n’a pas de balance précise ?
2 grammes, c’est une petite cuillère à café bien rase de poudre d’agar-agar.

Je trouve la consistance de mes crèmes un peu « dure ». Comment la rendre plus onctueuse ?
Il faut utiliser un peu moins d’agar-agar et ajouter dans la recette un peu d’arrow-root ou éventuellement de maïzena, comme dans la recette de la crème à la purée d’amande et aux figues.

L’agar-agar existe en barres, en paillettes et en poudre. Que faut-il utiliser ?
Je vous recommande la poudre sans hésitation ! Les deux autres formes sont galère à utiliser car il faut les tremper, les cuire longtemps… Je ne les utilise jamais.

Et ça se trouve où ??
Dans les épiceries bio et les épiceries asiatiques. On en trouve en vrac ou bien en petits sachets, très pratiques car prédosés.

Parfois, ça ne « prend » pas ! Pourquoi ?
Plusieurs possibilités. 1) Le liquide n’a pas été porté suffisamment à ébullition ni suffisamment longtemps (10 à 30 secondes sont nécessaires). 2) Vous avez utilisé un ingrédient acide qui réduit à néant le pouvoir gélificateur de l’agar-agar : cassis, citron…

Et ça se conserve bien ?
Pas trop longtemps, car l’agar-agar peut rendre de l’eau. Pour les desserts : 24 heures, 48 grand max. Pour les pâtes de fruits : une semaine au réfrigérateur. Pour les confitures : 3 mois, mais plus vite elles sont dégustées, meilleures elles sont.

N’hésitez pas à me poser toutes les questions qui vous viennent à ce sujet !


Sources

Mon livre : Agar agar, secret minceur des japonaises, éditions La Plage.
Mon dossier sur Marmiton : Tout savoir sur l’agar-agar

Soupe de ravioles aux légumes verts et aux herbes

Les ravioles* font partie de ces aliments qui se retrouvent systématiquement dans mon panier de courses. Que voulez-vous, j’adore ça ! Ca me fait même manger des trucs que j’aime pas, comme les enfants (mettez un morceau de foie gras sur une raviole, je le mange, et en plus c’est bon!).

Chaque semaine, ou presque, je prépare donc un plat à base de ravioles ! Et là vous vous dites que je dois par conséquent avoir des centaines de recettes de ravioles dans mon carnet et que j’ai déjà dû les cuisiner sous toutes les formes… Eh bien, figurez-vous que non. Car chez moi, la raviole, aussi mignonne qu’elle soit, finit quasi-immanquablement en gratin. C’est tellement simple : il y a forcément un reste de légumes cuits qui traîne, et ça ne prend que 20 minutes de cuisson… Et surtout, avec le gratin, les ravioles restent chaudes longtemps dans l’assiette (essayez voir de les cuire juste à l’eau et de les servir telles quelles, patientez 30 secondes, et vous connaîtrez l’infamie de la raviole molle et tiédasse).

Et pourtant, que de choses possibles avec des ravioles ! Par exemple, cela faisait longtemps que je voulais les essayer cuites dans un bouillon de légumes verts et d’herbes aromatiques. C’est chose faite, et c’est un délice !

* Pour les non-dauphinois qui me lisent : les ravioles sont des ravioli tout petits et très fins garnis de comté, de fromage frais et de persil. On les trouve au rayon frais des hyper et des magasins bio.

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Soupe de ravioles aux légumes verts et aux herbes

Pour 2 personnes en plat principal

Quelques restes de légumes verts cuits ou crus (brocoli, poireaux, chou…)
Quelques poignées d’herbes aromatiques fraîches ou surgelées
1 bouillon cube aux légumes
1 paquet de 4 plaques de ravioles

Couper tous les légumes en dés et placer dans une casserole. Couvrir d’eau à hauteur. Ajouter le bouillon cube et les herbes. Porter à frémissement et laisser cuire 5 minutes si les légumes sont déjà cuits ou bien 20 minutes s’ils sont crus. Filtrer le bouillon et réserver les légumes. Remettre le bouillon dans la casserole et porter à ébullition. Ajouter les ravioles et laisser cuire 1 minute. Répartir les légumes dans des bols et couvrir de bouillon aux ravioles. Déguster bien chaud.

Myriam Gauthier-Moreau, photographe culinaire

Aujourd’hui, j’avais envie de vous faire part de mon coup de coeur pour une photographe culinaire : Myriam Gauthier-Moreau. Je l’ai découverte lors de la conception de mon livre « Agar-agar », dont elle a pris toutes les photos, et j’ai vraiment été enthousiasmée par la qualité et la finesse de son travail.

Coïncidence ? Myriam et moi avons le même âge et la même passion pour une cuisine saine, gourmande et colorée ! Il est passionnant de l’écouter parler de son travail… Je lui ai posé 4 questions pour mieux vous la faire connaître.

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1) Peux-tu nous dire ce qui t’a amenée à devenir photographe culinaire ?

J’ai toujours aimé cuisiner… Petite, je voyais ma maman cuisiner les produits du marché et du jardin et très vite, j’ai voulu participer ! Lorsque j’étais étudiante en photo, j’ai découvert la prise de vue en studio, et, vivement intéressée, je me suis dit que le mieux serait de pouvoir faire des photos de sujets par lesquels je me sentirais concernée… J’ai donc cherché un stage dans un studio de photographies culinaires et cela a débouché sur mon premier emploi… Maintenant, je suis photographe indépendante, je reste spécialisée dans ce secteur et je ne me lasse pas de conjuguer cuisine et prises de vues. En effet, la photo culinaire, au-delà de l’impact visuel, doit faire saliver… Et j’aime cette idée de retranscrire des saveurs au travers de mes images!

2) Quels sont tes sujets de prédilection (les plats que tu aimes par-dessus tout photographier) ?

Les préparations à base de fruits ou de légumes ! D’une part parce que ce sont des produits dont je me régale donc j’aime les mettre en valeur, d’autre part parce qu’ils sont source d’une diversité incroyable de couleurs et de textures, ce qui les rend très plaisants à mettre en lumière.

3) Comment choisis-tu la vaisselle et la mise en scène d’un plat ?

Je me constitue au fil des mois et des coups de coeurs un petit « magasin d’accessoires » spécial photo culinaire… Donc au moment de la prise de vue, j’ai le choix ! Je choisis alors le récipient qui « raconte » le mieux la recette : il faut qu’il mette en valeur la recette sans prendre le dessus. J’aime pour cela les récipients aux lignes épurées avec une petite pointe d’originalité (juste ce qu’il faut pour que ça ne soit pas banal) ou encore des classiques revisités (j’ai par exemple une affection toute particulière pour le bon vieux verre duralex de nos cantines, celui tout arrondi, qui, sorti de son contexte, peut, je trouve, devenir très chic!!!). En ce qui concerne l’environnement, je n’hésite pas à sortir pinceaux, peintures, et boîte à couture pour concevoir LE fond qui convient à ma photo ! Ou bien j’utilise des papiers matiérés, des tissus que j’ai pu chiner dans de vieux stocks de marchands de tissus (on trouve parfois des merveilles qui ne sont plus fabriquées !) ou toute sorte de matériaux ayant une surface intéressante ! Ensuite, c’est le travail de lumière qui fait le reste… Et il est primordial ! Que ce soit au flash ou en lumière du jour, mon travail est d’apprivoiser la lumière, lui faire dire quelque chose de précis, pour mettre en valeur le sujet. J’aime par dessus tout travailler des lumières très douces, enveloppantes et subtiles. En somme, chaque photo est une petite aventure en soi !

4) Peux-tu nous parler de la photo dont tu es la plus fière ?

C’est toujours un peu difficile d’en choisir une plutôt qu’une autre… Mais je pencherais pour la photo de mousse au chocolat (en haut à gauche de la mosaïque d’images) réalisée pour Agar Agar, le livre de Clea. J’aime cette image car elle est très épurée, presque en noir et blanc, la lumière est très douce et on va directement au sujet : la mousse au chocolat ! Lorsque j’ai démarré la photo culinaire, j’avais beaucoup de mal à laisser des zones vides sur mes images et cela avait tendance à charger inutilement mes visuels au détriment du sujet… J’ai vraiment travaillé mes compositions et mes lumières en ce sens, et cette photo de mousse au chocolat est représentative de ce travail. Et lorsqu’on me dit en voyant ce visuel « hummm, ça a l’air bon! », je me dis que le but est atteint, et je confirme : effectivement, c’est super bon !!! Car ne perdons pas de vue que pour faire ce métier, je crois qu’il faut avant tout être gourmand !

Merci beaucoup Myriam !

Découvrez des livres illustrés par Myriam
Agar-agar, de Clea
Indice glycémique, de Olivier Degorce et Amandine Geers
Vos desserts préférés sans lait ni gluten, de Alice Laffont, Laure Laffont, Jean Pommier, Annie Rapaport, Philippe Rapaport

Et bientôt deux nouveaux livres :)

Edit : Myriam Gauthier-Moreau a désormais un blog, découvrez-le ici.

Cigares au fromage blanc et cranberries

Il y a des recettes qui parfois me trottent longtemps dans la tête avant que je me décide à les mettre en pratique. Parfois parce que je ne suis pas sûre du résultat, parfois parce que j’ai tant d’autres choses à essayer… Parfois aussi, parce que j’oublie tout le temps d’acheter les ingrédients nécessaires, comme c’est le cas ici ! Fromage blanc et feuilles de brick ne sont pas des « basiques » de mon caddie, contrairement à d’autres ingrédients pourtant bien moins courants dans le « caddie lambda ». Et pourtant, cela fait longtemps que je voulais les associer dans une recette de cigares à la garniture légère et fondante – un peu acidulée aussi, grâce à la présence des cranberries et des zestes de citron, que décidément je ne me lasse pas d’associer. La croûte en feuille de brick est très craquante lorsqu’ils sortent du four, et la garniture ultra moelleuse… Je comprends mieux maintenant pourquoi cette recette me trottait dans la tête, et je suis ravie de l’en avoir enfin sortie !

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Cigares au fromage blanc et cranberries

Pour 4 personnes

8 feuilles de brick
2 oeufs
50 g de sucre blond
35 g de cranberries
30 g de semoule de blé fine
230 g de fromage blanc 20%
1 zeste de citron
1/2 c. à café de vanille en poudre

Egoutter soigneusement le fromage blanc en utilisant une passoire et un linge très fin. Séparer les blanc des jaunes. Battre les jaunes avec le fromage blanc, la semoule de blé, les cranberries, la vanille et le zeste de citron. Monter les blancs en neige en ajoutant le sucre lorsqu’ils commencent à monter. Incorporer délicatement au mélange précédent. Garnir chaque feuille de brick avec la farce en roulant pour former des cigares. Enfourner pendant 20 mn à 180°C. Déguster plutôt chaud ou tiède que froid, les cigares restent ainsi plus croustillants.

Un joli dessert de Saint Valentin, non ? ;)

Que faire avec un reste de feuilles de brick ?

Un strudel aux poireaux !
Ou encore des bricks farcies au houmous

Pains gourmands : 30 recettes pour toutes les occasions, by Anne Lataillade

Depuis quelques temps, il m’arrive d’ouvrir ma boîte aux lettres et d’y trouver le livre d’une copine – conséquence du fait que mes copines sont fantastiques et pleines de talent ! Le fait est que cela me ravit toujours autant à chaque fois. Découvrir un nouveau livre de cuisine, en soi, c’est toujours un plaisir. Mais lorsque le livre est écrit par quelqu’un que vous connaissez très bien, que vous aimez, une vraie copine pas uniquement virtuelle, alors là, c’est plus qu’un plaisir… Car en le lisant, je me plais à retrouver des anecdotes sur telle ou telle recette, tel ou tel ingrédient, ou bien je me dis que sur la photo je reconnais telle ou telle vaisselle, telle ou telle mise en scène sur laquelle vont se greffer des souvenirs ou des similitudes. C’est un voyage à la fois plaisant et enrichissant. Surtout lorsque le livre est bourré d’infos et très didactique, comme c’est le cas de celui d’Anne, dont je voulais vous parler aujourd’hui, jour de sa sortie.

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Pains gourmands, 30 recettes pour toutes les occasions,
Par Anne Lataillade, éditions Square des Loisirs, 12 euros

Dans ce livre : 30 recettes de pains mais aussi de brioches, une recette et une photo par double page. Pour chaque recette, un mode opératoire très détaillé, que l’on souhaite utiliser la machine à pain, le robot pétrisseur ou bien nos petites mimines, et des infos sur certains ingrédients moins courants que d’autres (farine complète, gluten, levain fermenticible…). Comme toujours lorsqu’il s’agit des recettes d’Anne, on se dit qu’on a toutes les clés en mains pour réussir à notre tour quelque chose que l’on ne pensait pas forcément évident au début. Dès que j’ai reposé le livre, c’est bien simple : j’ai sorti ma farine et retroussé mes manches ! Quelques instants plus tard, la cuisine embaumait le pain frais et doré…

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Le résultat : des petits pains aux pépites de chocolat et écorces d’oranges confites, avec en prime la recette ICI

Alors bien sûr, vous allez dire que je vous parle de ce livre parce qu’Anne est mon amie ! C’est vrai ! Mais je ne vous en parlerais pas si son livre n’était pas à la hauteur. Simple question de confiance…

Pour vous le prouver, je laisse la parole à l’auteur pour trois questions rapides.

- D’où te vient cette passion pour le pain et les viennoiseries maison ?
Anne : – Cette passion est liée à l’allergie alimentaire de Petit Papilles. Comme il ne pouvait pas consommer d’oeufs, ses goûters n’étaient pas très variés. Excepté les cookies, il n’y a pas tellement de gâteaux qui n’en contiennent pas. Je me suis donc dit que j’allais faire des pains un peu rigolos pour qu’il ait des goûter sympathiques, sains et pour que cette éviction alimentaire ne soit pas subie comme une privation.

– Penses-tu que l’on peut faire les recettes de ton livre en utilisant des ingrédients bio (farine complète, levain…) ? Et sans machine à pain ni robot ?
Oui bien sûr, on peut faire toutes les recettes en utilisant des ingrédients bio. De toute façon, dès que l’on souhaite sortir de la farine blanche de base, la seule possibilité est le bio. Il n’y a que là que l’on puisse trouver un choix tout à fait large & intéressant de farines. Il faudra juste si l’on utilise une farine plus complète que celle indiquée hydrater un petit peu plus la pâte. Le lait utilisé peut également être substitué dans les mêmes proportions par des des ‘laits végétaux » tels que le lait d’avoine (très doux et qui se prête bien à la boulangerie ou aux viennoiseries) ou le lait de noisettes, riz …. Pour les brioches, les purées d’oléagineux (amandes, noisettes) sont de bons substituts au beurre.

– Quelle est ta recette fétiche dans ce livre ?
Ma recette fétiche ?Je vais t’en donner deux : une salée et une sucrée : La salée, c’est le pain de mie aux flocons d’avoine. Je la refais régulièrement. Pour la sucrée, j’ai un coup de coeur pour les petits pains aux pépites de chocolat et écorces d’oranges confites. Mais ça tu le sais déjà ;)

Retrouvez Anne sur son blog, Papilles et Pupilles.

Merci Anne :)

Les recettes d’Anne que j’ai testées
Petits pains bio
Briochettes à la purée d’amande

D’autres livres des copines
Celui de Mercotte
Le dernier livre de Scally
Le livre de Clotilde

Quelques idées pour un menu de Saint Valentin

Une fois n’est pas coutume, pour la Saint Valentin je choisis généralement de me faire inviter au restaurant ou bien de laisser monsieur aux fourneaux, plutôt que de m’y coller… Non que je voue une passion particulière à la Saint Valentin (pas besoin d’une date pour dîner en amoureux, blablabla, on est bien d’accord…). Mais c’est plutôt que je passe beaucoup de temps dans ma cuisine en ce moment, et que j’ai besoin d’exceptions pour confirmer la règle ! La Saint Valentin, fête purement commerciale s’il en est, n’est donc jamais qu’un prétexte pour me reposer un peu ;)

Mais si vous cherchez des idées pour l’impressionner (elle ou lui !) avec un joli repas maison, voici ma petite sélection…

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Cake au gingembre confit

Menu ultra vite fait
Des mini crackers à base de pâte won-ton, époustouflants (il ne croira jamais que c’est vous qui les avez faits tellement ils sont fins !)
Des rillettes mascarpone, pistou et tomates séchées, pour fondre de plaisir (servez-les avec des bâtonnets de crudités à tremper)
Un risotto végétal, cuisiné avec amour pendant l’apéro

Menu simple mais chic
Des palmiers à la tapenade rouge, un classique toujours apprécié
Une petite salade un peu chic
Des conchiglies farcies aux tomates séchées, dinde et pignons

Menu totale épate
Des sablés aux graines de cumin, fenouil et anis, raffinés
Des millefeuilles à la crème de poivrons grillés et aux aubergines, tièdes et fondants (remplacez les aubergines par un légume de saison : fenouil, carotte…)
De beaux pavés de saumon laqués « à la japonaise »

Et tout un choix de desserts !
Des bouchées toutes roses aux griottes et biscuits de Reims
Une pannacotta très chic, parée de sésame noir
Petit duo de mini desserts
Truffes au sésame noir
Ganache passion framboises

Bonne Saint Valentin !