Guacamole iodé

Loin de moi l’idée d’être tendance (manquerait plus que ça !), mais, pour rejoindre ce que disait Anaik, je me dois de vous l’annoncer sur ce blog : les algues sont LE it aliment de ce printemps-été. Comment je le sais ? Parce que c’est écrit dans Elle et dans Marie-France, pardi ! Car j’ai beau être une addict du survêtement et une anti-maquillage autoproclamée, je n’en lis pas moins des magazines féminins, parfois (quand je prends le train, pour tout vous dire). Et ce que j’adore, c’est quand ils me disent que j’ai tout juste dans ma cuisine !

Oui, parce que bon, les algues, je n’ai pas attendu ce printemps pour m’y mettre. Mais il suffit que tout le monde s’y intéresse pour qu’il sorte tout plein de nouveaux produits aux algues, et ça, c’est chouette.

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Par exemple, l’Algothé, un nouveau thé mis au point par Kusmi Tea. Ceux qui connaissent sont déjà très certainement, comme moi, accros à leurs jolies boîtes qui donnent envie de lancer une collection. Pour eux, et pour tous les autres, bonne nouvelle : Kusmi vient de sortir un thé vert aux algues original et délicieux. Je vous rassure, on n’a pas l’impression de boire la tasse en pleine marée : pas de goût salé, juste des algues d’excellente qualité ! Un thé qui peut bien sûr se boire chaud (3 minutes d’infusion) mais aussi froid, dans une bouteille à trimballer partout avec soi (5 heures ou une nuit d’infusion dans de l’eau froide).

Et parce que les algues, non seulement ça se boit, mais ça se mange aussi, voici une petit recette pour accommoder les algues séchées vendues en mélange sous le nom « Salade du pêcheur » (Celnat). C’est une version « santé » du guacamole, ultra fraîche, sans épices mais avec la touche d’air marin apportée par les algues et la texture crémeuse que permet le tofu soyeux.

Mais les idées d’utilisation des algues ne manquent pas : dans les pâtes à tarte, dans les tapenades, les houmous, ou bien parsemées sur une salade… Allez-y !

guacalgues

Guacamole iodé

Pour 4 personnes

1 avocat
200g de tofu soyeux
1 cà s de jus de citron vert
1 cà c de sauce de soja
2 cà s de mélange d’algues séchées « salade du pêcheur »

Mixer tous les ingrédients, et servir très frais.

Petit apéro entre amis

Comme je vous le disais dans mon précédent billet, j’avais prévu le week-end dernier d’inviter des amis autour d’un apéritif dînatoire. Cette soirée a été un vrai plaisir à imaginer, car j’avais envie de plein de petites bouchées différentes, de couleurs, de saveurs… En plus mes invités étaient royaux, puisqu’ils n’avaient pas beaucoup de « j’aime pas » (essayez un peu de m’inviter pour voir, c’est une autre paire de manches !).

Voici le résultat, en recettes et en images !

Un peu de tout :

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L’indétrônable sushi
Mes invités sont des fans de sushi… Excuse idéale pour que j’en fasse, j’adore ça !

aperosushi

J’ai fait ma recette habituelle, avec comme garniture concombre cru et saumon fumé.

En guise de canapés : des tartinades à la tapenade de Laurence Salomon

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Pour les canapés, j’ai utilisé du pain de mie – pas le top niveau goût, mais sympa à découper et à griller. Pour obtenir une forme ronde, j’ai tout simplement utilisé un petit verre comme un emporte-pièce. En guise de tartinade, j’ai fait une recette de Laurence Salomon, une tapenade d’olives vertes aux amandes. Un délice ! A refaire sans hésiter.

Mixer 10 amandes avec 200g d’olives vertes dénoyautées, 1 cà s de purée d’amandes blanches, 4 cà s d’huile d’olive et un peu de sel. Se conserve 4 à 5 jours dans un bocal au frigo.

Comme des sandwiches : croque-miso !

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Le croque-miso est né du croisement d’un croque-monsieur et du pâté au miso. Il est indescriptible et inimitable ! C’est surprenant, mais finalement la saveur si japonaise du miso se marie très agréablement avec celle du gruyère fondu. C’est un CGNI (concept gastronomique non identifié) que je voulais faire découvrir à mes invités.

Pour chaque croque : étaler sur une tranche de pain de mie complet 1 cà s de purée de sésame. Sur une autre, 1 cà c de miso. Garnir de gruyère râpé. Replier, et faire griller comme un croque-monsieur. Couper en quatre et servir chaud ou froid.

La verrine du jour : crème de poivron rouge à la noix de cajou

aperoverrine

C’est une recette de mon livre que Mercotte a reprise dans un de ses posts. Habituellement on la fait avec des noix, mais on peut très bien y mettre des noix de cajou.

Mixer 4 poivrons cuits et débarrassés de leur peau avec 1 poignée de noix de cajou et 1 cà c de sauce soja. Porter à ébullition 15cl de lait de soja et 2g d’agar-agar. Mixer avec les poivrons et verser dans des verrines. Laisser refroidir au moins 1 h.

Des mini tartelettes : à la crème d’artichauts

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Comme j’ai fait à la fois des tartelettes sucrées et salées, j’ai utilisé pour les deux une base de pâte brisée au beurre. Habituellement je fais toutes mes pâtes à l’huile d’olive, mais il faut bien changer de temps en temps ! Et surtout, je pensais que le beurre conviendrait mieux, pour une fois, aux tartelettes sucrées que j’envisageais de faire.

J’ai piqué sa recette à Choupette :
Verser 200g de farine (T65) dans un saladier, ajouter 1 pincée de sel. Faire un puits, et ajouter 125g de beurre en morceaux et 1 oeuf battu. Malaxer et mélanger pour former 1 boule. Foncer des moules à mini tartelettes ou à mini muffins. Cuire à blanc 10 minutes puis prolonger la cuisson de 5 minutes environ. Laisser refroidir.

Pour la crème d’artichauts, mixer 120g d’artichauts marinés avec 4 cà s de leur huile, 1 gousse d’ail et 1 grosse cà s de mascarpone. Garnir les tartelettes au dernier moment. Décorer de dés de saumon fumé.

Cette crème est tellement bonne que j’en ai refait pour garnir des sandwiches. Et je garde précieusement l’idée !

En guise de brochettes : poulet au sésame et concombre

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Je cuisine un peu toujours le poulet (et le saumon aussi d’ailleurs) de la même façon : sucré salé, au sirop d’agave et à la sauce soja, avec des graines de sésame. Froid et en brochettes, c’est très sympa aussi !

Détailler 200g de blanc de poulet en bouchées. Dans une grande poêle, mélanger 2 cà s de sauce soja et 2 cà s de sirop d’agave (ou du miel liquide). Faire cuire le poulet dans ce mélange qui caramélise. Rouler les morceaux cuits dans des graines de sésame. Piquer pour faire des brochettes en alternant avec des rondelles de concombre.

Et à croquer : des radis à la fleur de sel, des gressins…

L’assiette des desserts :

aperodesserts

Le tiramisu aux fruits rouges de Mercotte

Je n’avais jamais essayé sa recette, mais je l’ai faite les yeux fermés, comme d’hab ! Délicieux !
Battre 125g de mascarpone avec 2 jaunes d’oeufs et 50g de sucre. Ajouter 15 cl de crème entière montée en chantilly et les 2 blancs battus en neige. La crème doit reposer 2 heures. J’ai garni les verrines de lamelles de fraises.

Des mini key lime pie inspirées de Choupette

Cela faisait un moment que je voulais essayer cette fameuse tarte au citron vert déjà parue sur pas mal de blogs. Pour l’occasion, j’ai découvert le lait concentré sucré – la consistance est super intéressante, mais alors c’est bien trop sucré pour moi (et surtout, pas naturel pour deux sous) ! Ceci dit, la recette de Choupette est excellente et la crème au citron vert est un délice. J’ai donc garni les mêmes fonds de tartelettes que pour les tartelettes salées.

Fouetter 2 jaunes d’oeufs et 1 boîte de lait concentré sucré (397g). Ajouter 12cl de jus de citron vert et le zeste d’1 citron vert. Verser dans les fonds de tartelettes et cuire 10 minutes. Passer 2 heures au frigo.

Comme il m’en restait, j’en ai versé dans deux ramequins et je les ai cuits 10 minutes. On les a dégustés froids avec des miettes de pâte brisée, c’était trop bon !

Si vous voulez un joli rendu, je vous conseille… de cacher la tartelette avec une belle meringue !

Et enfin : des macarons home made – ça y est, j’ai réussi !!

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Et c’est pas faute d’avoir galéré les premières fois !!! Lorette, Mercotte, vous pouvez être fières de moi ;)
Pour info, je les ai garnis d’une ganache chocolat noir / huile essentielle d’orange douce, et décorés de graines de pavot bleu.

NB : Quelques indications sur les quantités :

Quand on invite autour de mini bouchées, difficile de savoir quelle quantité mettre sur la table. J’avais choisi d’en faire beaucoup pour qu’il en reste, mais je vous donne ici à titre indicatifs les quantités pour 4 personnes :
- sushi : 4 à 6 par personne
- canapés : 3 par personne
- mini sandwich : 3 par personne
- verrine salée : 1 par personne
- tartelettes : 1 par personne
- brochettes : 3 par personne

Et encore, on n’avait plus trop de place pour le dessert (1 tiramisu, 1 mini key lime pie et 3 macarons par personne).

Vivement le prochain apéro !

Dédicace et cours de cuisine à Nice les 10 et 11 mai

Amis niçois, bonjour ! Je vous avais fait de l’oeil en détournant le pan-bagnat, et le temps est venu aujourd’hui de me racheter une conduite… Du coup, je vais venir vous rendre une petite visite !

J’ai le plaisir d’être invitée par l’hôtel Hi à aller dédicacer mon livre « Agar-agar » et à animer un cours de cuisine autour de l’algue magique, les 10 et 11 mai prochains.

La dédicace aura lieu à la Fnac de Nice le 10 mai à partir de 17h.

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Photographie de Myriam Gauthier-Moreau dans Agar Agar

Quant au cours, il se tiendra le 11, à 11 heures (au moins c’est facile à retenir !) à l’hôtel Hi. Nous en profiterons pour mettre tous la main à la pâte et réaliser 4 recettes du livre : 2 sucrées et 2 salées. Chacun repartira avec ses petites verrines, fruit de son dur labeur (n’ayez pas peur hein, s’il existe un ingrédient pour fainéants, c’est bien l’agar-agar !). Le prix du cours est fixé à 30 euros (boissons sur place comprises). Comme la cuisine du Hi n’est pas extensible, nous accueillerons 12 participants maximum, sur le principe du premier arrivé, premier servi. Pour vous inscrire, c’est ultra simple : il suffit de m’envoyer un mail à cleacuisine[at]gmail[dot]com.

Edit du 25 avril : il reste 1 place !

Lecteurs niçois, si vous existez (!), n’hésitez pas à venir me faire un petit coucou ! Et si vous avez de bonnes adresses, je suis bien entendu preneuse. J’ai déjà prévu d’aller déjeuner chez Bio et cie :)

La Fnac
44-46 avenue Jean Médecin
06008 Nice

Hôtel Hi
3 avenue des Fleurs
06 000 Nice

The Perfect Salade Verte

Je sais pas vous, mais moi je suis déjà anéantie par les températures extérieures. Le premier qui me dit « rhooo, tu as vu, c’est le printemps, c’est agréaaaaaaaaable, non ? » risque sa vie. Car non, ce n’est pas le printemps, il fait 28° l’après-midi, c’est l’été. Et non, ce n’est pas agréable, c’est du n’importe quoi. Or donc, comme je l’ai déjà dit sur ce blog, au-dessus de 20°, je me liquéfie, je deviens irascible et je n’ai plus envie de rien. Sauf de salade verte. A la rigueur.

Oui mais : pas n’importe quelle salade verte. Pas le truc mou, verdâtre, sans goût, noooooon ! Une merveilleuse salade fraîche, vert chlorophylle, tendre mais craquante. Avec des graines germées dessus. Et des miettes d’algues séchées. Et du gomasio. Et une vinaigrette à la levure maltée, au vinaigre de miel et à l’huile de noix.

Ca va tout de suite mieux !

saladeverte

Quelques explications :

- Les graines germées, je ne vais pas vous faire un dessin, Anaik l’a fait pour moi ! Mais je vous avoue que j’adore le mélange pois chiches – lentilles, riche en protéines et agréable à croquer.
- Les algues séchées, on en trouve facilement dans les épiceries bio. Je prends un mélange appelé salade du pêcheur (kombu, nori, wakamé…), je trouve qu’elle apportent un goût très agréable à la salade verte. Si vous n’aimez pas leur croquant, vous pouvez les faire tremper au préalable. Outre le goût, les algues nous apportent plein de minéraux, ce qui n’est pas négligeable quand on parle d’une bête salade verte (soit de l’eau, essentiellement !).
- Le gomasio, depuis le temps que je vous embête avec, vous devez commencer à le connaître. La semaine dernière j’ai converti une copine, depuis elle en met dans TOUT ! Attention quand même à ne pas en abuser, car c’est un mélange de sel et de sésame toasté, et, comme dit la pub : « Ne mangez pas trop sucré, trop salé, ni trop gras », blablabla…
- La levure maltée dans la vinaigrette, c’est mon secret pour remplacer la moutarde. Non pas que je n’aime pas la moutarde. J’adore la moutarde. Mais j’aime aussi varier les plaisirs, et la levure maltée le permet ! Pour cette vinaigrette, je mélange 1 cà s de levure maltée avec 1 cà s de vinaigre de miel, et je délaye à l’huile de noix.

Bon c’est pas tout ça, mais j’ai un apéro dînatoire à préparer pour demain, moi. Ca m’amuse beaucoup. J’envisage d’en faire des tonnes, histoire qu’il en reste pour dimanche et qu’on puisse se faire un plateau-télé spécial élections. En espérant qu’elles ne nous coupent pas l’appétît, ceci dit…

Bon week-end et bon vote !

Fraisier au chocolat au lait

Quand je vous ai dit que mon week-end de Pâques s’était déroulé sans agneau, sans oeufs en chocolat et sans repas de fêtes, j’ai menti. Oui, je l’avoue devant vous tous, lecteurs de Clea cuisine, j’ai menti, car j’avais oublié une chose : un certain dessert finalement plutôt bien approprié pour l’occasion !

Ce gâteau, celui que vous voyez sur la photo, eh bien j’en suis très fière, figurez-vous. Car il s’avère qu’il ressemble à un « vrai » gâteau, et non pas à un quelconque gloubiboulga bio-baba. Et pourtant, mesdames messieurs, ce gâteau EST bio, décalé, alternatif, bizarre ou tout ce que vous voudrez ! Et c’est bien ça qui me plaît chez lui ;)

Construit autour d’une génoise plutôt « tradi », il renferme une gelée de fraises fondante et une mousse au chocolat au lait aérienne, toutes deux réalisées avec de l’agar-agar et du tofu soyeux. Surtout, n’utilisez pas de tofu ferme pour cette recette, ça ne fonctionnerait pas ! Pas évident non plus de vous dire par quoi remplacer le tofu soyeux si vous n’en trouvez pas. Ricotta, fromage blanc… Cela peut éventuellement faire, mais le résultat sera différent et je ne garantis rien !

J’aime beaucoup l’association des fraises et du chocolat au lait. Je ne sais pas pourquoi, mais j’associe plutôt les framboises au chocolat noir, et les fraises au chocolat au lait – j’ai dû boire trop de lait fraise dans ma jeunesse. Enfin, tout ça pour dire que vous pouvez très bien inventer d’autres variantes : framboises, mangue, passion…

Bon, vous allez dire que je fais un peu ma fière, mais comprenez-moi : c’est la première fois que j’utilise un cercle à pâtisserie sans assistance !!

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Fraisier au chocolat au lait

Pour 6 personnes

Pour la génoise :
3 oeufs
90g de sucre blond de canne
90g de farine T65

Pour la gelée aux fraises :
300g de fraises
100g de sucre complet (ou blond si vous préférez)
2g d’agar-agar
200g de tofu soyeux

Pour la mousse au chocolat :
80g de chocolat au lait 37% (par exemple : Cao grande lait de Valrhona)
2g d’agar-agar
100ml de lait de riz (ou autre lait végétal)
200g de tofu soyeux

Fraises pour la décoration

On commence par la génoise. Mélanger les oeufs entiers et le sucre dans un saladier. Placer le saladier dans un bain-marie tout en continuant à fouetter. Le mélange doit blanchir et doubler de volume. Il faut incorporer de l’air avec le fouet, c’est ce qui permettra au gâteau de lever. Oter du bain-marie et fouetter encore un peu, jusqu’à ce que le mélange ait refroidi. Incorporer la farine en trois fois. Verser le mélange dans un cercle à pâtisserie de 22 cm, posé sur une plaque. Enfourner à 180°C pendant 15 minutes environ (vérifier la cuisson avec la pointe d’un couteau, la génoise ne doit pas trop blondir). Laisser refroidir. Une fois la génoise bien refroidie, ôter le cercle et la couper en deux dans l’épaisseur, pour obtenir deux cercles identiques.

Laver et équeuter les fraises. Passer au mixeur avec le sucre. Ajouter l’agar-agar, et verser dans une casserole. Porter à ébullition et laisser frémir pendant 30 secondes. Reverser dans le bol du mixeur, et mixer avec le tofu soyeux. Replacer un cercle de génoise dans le cercle à pâtisserie, et verser par dessus le mélange aux fraises. Réserver pendant 1 heure, le temps que le mélange soit bien pris. Ensuite, couvrir avec le second cercle de génoise.

Faire fondre le chocolat au lait. Passer au mixeur avec le tofu soyeux. Mélanger le lait et l’agar-agar dans une casserole. Porter ébullition et laisser frémir pendant 10 secondes. Mixer avec le mélange au chocolat, et verser sur la génoise. Réserver pendant 1 heure, le temps que le mélange soit bien pris. Oter le cercle à pâtisserie, décorer de tranches de fraises, et servir bien frais.

Cette recette fait office de clin d’oeil à Hélène Charlotte, pour son adorable idée !

De retour de Paris : deux bonnes adresses et un magazine pour le W-E !

Hier, j’ai fait une virée éclair à Paris. Tellement éclair d’ailleurs que je n’ai pas eu le temps de rencontrer toutes celles que je pensais contacter pour l’occasion (désolée Eliz… Cécile, Pascale, Réquia, Véronique et les autres !). Mais j’ai tout de même eu le temps de visiter deux adresses dans le 9è, en profitant de mon passage dans le quartier.

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Photo internet

« Pousse Pousse »

C’est un endroit à part, petite boutique aussi rose que le papier peint de mon blog, qui ne paye vraiment pas de mine de l’extérieur. Et pourtant ! Dedans, c’est le paradis des graines germées. On y trouve les graines à germer, mais aussi des petits pots de graines déjà germées, au rayon frais. Sur le comptoir du bar improvisé, poussent des bacs entiers d’orge et d’épeautre : on se croirait dans un jardin ! La spécialité des lieux, c’est d’ailleurs le jus d’herbe fraîchement pressé à l’aide d’un extracteur de jus. C’est sans comparaison : on a l’impression de boire de la chlorophylle, de la vie en concentré ! Pousse Pousse propose d’ailleurs une formule à 7 euros : jus d’herbe + bol d’air Jacquier. Je vous conseille de visiter le lien pour plus d’information, mais grosso modo le bol d’air permet de renouveler l’air des poumons, et équivaudrait à une bonne balade en montagne. Personnellement, j’ai essayé pendant 3 minutes et j’avais un peu la tête qui tournait !

La boutique propose une petite restauration à midi : bol de soupe et graines germées, assiette composée, dessert du jour… Elle sert également de dépôt pour des paniers campaniers. J’ai adoré ma petite virée là -bas, et j’ai vraiment été très bien accueillie par Laurence, la patronne, et l’un de ses amis qui tenait la boutique ce jour-là . Mon conseil : allez-y !

Pousse Pousse
7 rue Notre-Dame de Lorette
75009 Paris
01 53 16 10 81

rosebakery

« Rose Bakery »

Vous êtes déjà certainement nombreux à connaître ce salon de thé aux accents british, qui propose des merveilles à consommer sur place ou à emporter. J’hésitais tellement entre la tarte au citron et le cheese-cake que j’ai consommé la première sur place et emporté le second ! (Ben quoi, il faut bien ça pour endurer 3 heures de train !). Le carrot cake me faisait de l’oeil aussi, mais bon, on ne peut pas tout avoir… Sauf le granola : lui, il se conserve longtemps, donc j’en ai acheté un sachet (sur les bons conseils d’Ester !). Là aussi, l’accueil est très agréable, et l’ambiance « industrielle » de la déco n’est pas déplaisante.

Si vous ne pouvez pas y aller, en revanche, vous pouvez très bien consulter le livre, que dis-je, la Bible de Rose Bakery, avec toutes les recettes présentées en boutique (en anglais).

Rose Bakery
46, rue des Martyrs
75009 Paris
01 42 82 12 80

Dans le train, je me suis régalée avec le dernier hors-série Prima, consacré aux nouvelles façons de recevoir (4 euros). Contre toute attente (je n’avais jamais acheté le magazine), il regorge de bonnes idées et donne envie de s’y mettre: une agréable idée lecture pour le week-end printanier qui s’annonce !
J’avais également sous la main le dernier livre de Valérie Cupillard, « Tout cru ». Décidément très en phase avec ma visite chez « Pousse Pousse », il regorge d’idées pour consommer les graines germées, les crudités, les oléagineux, et sublimer les fruits et légumes.

Briochettes à l’huile d’olive

Il y a quelques temps, j’avais testé la recette de briochettes d’Anne, dans laquelle on remplace le beurre par de la purée d’oléagineux (amande, noisette…). J’avais trouvé l’idée géniale, car je n’aime pas spécialement utiliser du beurre dans mes viennoiseries. Il y a quelques jours j’ai voulu en refaire, sauf que voilà : plus de purée d’amande ni de noisette ! Bon, j’aurais pu en faire, comme Virginie, mais j’avoue, j’avais la flemme de me lancer… Je suis donc partie à la recherche de briochettes à l’huile d’olive, et j’ai trouvé celles d’une autre Anne, qui m’ont paru très intéressantes.

Au final, le résultat est assez similaire avec l’huile d’olive et avec la purée d’oléagineux. Clairement, on n’obtient pas une mie aérée et filante comme avec du beurre, mais quelque chose de plus dense. A mon goût, c’est certes différent mais tout aussi bon – tout dépend ce que l’on recherche ! Tout dépend si l’on préfère le goût du beurre, de la noisette, de l’amande… Pour l’huile d’olive, ne vous en faites pas : si vous choisissez une bonne huile, vous n’en sentirez pas le goût dans la brioche et elle n’écrasera pas les autres saveurs. Si vous faites attention à votre cholestérol, choisissez plutôt la version huile d’olive.

J’ai retouché un peu la recette d’Anne pour l’adapter à ce que j’avais dans mes placards : plus d’écorces d’orange confites, mais des raisins secs, pas d’eau de fleur d’oranger, mais de la vanille liquide ! Je ne les ai pas dorées, car je voulais un résultat nature et rustique.

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Briochettes à l’huile d’olive

Pour 6 briochettes

1 cuillerée à soupe de levure de boulanger déshydratée
1/2 verre d’eau
2 oeufs
60g de sucre blond de canne
2 cuillerées à soupe de lait de soja
4 cuillerées à soupe d’huile d’olive douce
1 bouchon d’extrait de vanille liquide
450g de farine T80
45g de raisins secs

Délayer la levure dans l’eau tiède. Battre (au batteur électrique si possible) les oeufs avec le sucre, ajouter le lait, l’huile et la vanille. Incorporer la levure et bien mélanger. Ajouter la farine, petit à petit, tout en continuant à battre à petite vitesse. Former une boule, couvrir d’un torchon et laisser lever au moins une heure, dans un endroit tiède à l’abri des courants d’air. Pétrir la pâte pour incorporer les raisins secs. Séparer la pâte en 6 boules, et foncer des moules à muffins. Laisser encore lever une heure. Enfourner à 180°C pour 20 minutes.

Biscuits aux figues, dattes et abricots

Joyeuses Pâques à tous !

Ici, on a commencé la matinée par une chasse au trésor ! De devinette en devinette, chacun a cherché son butin dans toute la maison, en passant par le jardin. Au moins, les petits oeufs Valrhona que j’avais achetés pour l’occasion ont été amplement mérités ! [Parenthèse : pour ma part, j'ai déjà largement eu ma dose de chocolat pour cette année - exceptionnelle, s'il en est - et ma maman a fait l'excellent choix de m'offrir à la place des conserves La Belle Iloise spéciales apéros gourmands ! Merci maman !].

Comme vous pouvez vous en douter, chez Clea on n’est pas spécialement branché gigot d’agneau ni gâteau aux oeufs de Pâques. Pour l’occasion, on s’offrirait même encore un peu plus de bizarreries biogourmandes qu’à l’accoutumée ! Ma maman, au retour d’une balade, a eu la bonne idée de refaire des biscuits aux figues, mais en améliorant sensiblement la recette. Et forcément, comme d’habitude, elle a trouvé le moyen de ne pas doser et de tout mettre au pif, parce qu’elle adore embêter sa maniaque de fille quand elle regarde par dessus son épaule !! Mais bon, à deux, on a tout de même réussi à noter ça à peu près comme il faut. « A peu près », hein ;)

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Si je vous donne la variante d’une recette déjà présente sur ce blog, c’est parce que le résultat n’a vraiment plus rien à voir. La photo en témoigne. Les biscuits ici sont bien plus moelleux, moins granuleux, et ce notamment grâce à l’utilisation de jus de poires. En tout cas, ils sont toujours aussi sains, énergétiques et goûteux. En cas de coup de pompe, c’est vraiment le petit en-cas idéal !

Vous pourrez également remarquer que nous avons utilisé de la farine de noix. Eh oui, encore un nouveau truc relativement introuvable ! Mais ma maman a des tas de fournisseurs officiels de trucs du jardin, d’oeufs de la ferme et autres productions ultralocales, et donc régulièrement de nouveaux produits à tester. Que je vous dise tout de suite, ce n’est pas de la poudre de noix. Si j’ai bien compris, ce serait plutôt ce qui reste des noix une fois que l’on en a tiré toute l’huile. L’odeur est à tomber, et c’est un pur délice. C’est donc forcément plutôt rare, plutôt cher, mais si on vous en donne, au moins, vous saurez l’apprécier à sa juste valeur ! Sinon, remplacez-la par n’importe quelle autre farine dans la recette.

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Biscuits aux figues, dattes et abricots

Pour 20 biscuits

180g de fruits secs (figues, dattes et abricots à part égale)
10 à 15cl de jus de poires
40g de farine de noix
80g de farine de blé T80
1 cuillerée à soupe de purée de noisette
4 cuillerées à soupe d’huile d’olive

Dans une casserole, faire tremper les fruits secs dans le jus de poires. Porter à ébullition et laisser gonfler quelques minutes.
Pendant ce temps, mixer le reste des ingrédients, puis incorporer les fruits secs ET le jus. Mixer suffisamment pour obtenir une boule de pâte qui se décolle des parois du mixeur. Préchauffer le four à 180°C. Prélever des boules de pâte et les disposer sur la plaque du four. Appuyer avec le plat de la main pour les aplatir un peu. Enfourner pour 20 minutes, puis laisser refroidir.

Nouilles chinoises sautées au wok

Lundi dernier, je suis passée devant Habitat. Je n’aurais jamais dû ! Parce que du coup j’ai fait ma Requia : j’ai craqué pour des trucs très beaux et très tendance mais dont mon porte-monnaie aurait très bien pu se passer ! Mais que voulez-vous, ça faisait quelques temps que j’en voyais régulièrement dans les magazines féminins, et j’ai beau ne pas beaucoup les lire, je n’ai pas pu m’empêcher de les voir: eux, oui, eux – mon coup de coeur vaisselle de la saison, quoi !

Il s’agit de bols en bambou laqués, avec des couleurs un peu flashy à l’extérieur (bon ok j’ai pris le crème, mais il y avait aussi le vert anis, le chocolat et le rose pétard, forcément), mais un aspect très naturel à l’intérieur. J’adooooooore ! D’abord ils sont tout doux, mais aussi ils me rappellent l’époque où je vivais à même le tatami, où je mangeais forcément à la baguette et où les forêts de bambous étaient légion. Quand je les ai vus, j’ai tout de suite imaginé des plats vapeur encore fumants, du riz blanc nature ou des nouilles chinoises frisées comme ci-dessous. J’ai revules pluies diluviennes du mois de juin au Japon, et le plaisir tout simple que j’avais à tenir un bol de riz chaud dans mes mains, bien à l’abri sur mon tatami.

Du coup, je n’ai pas attendu bien longtemps avant de le tester avec un petit mélange tout simple, sauté au wok : nouilles chinoises, effilochée de tofu, haricots verts et noix de cajou ! J’avoue, j’adore le look de ce bol rempli de bonnes choses juste un poil asiatisées et encore fumantes (essayez le mélange de sauce soja et sirop d’agave pour faire revenir les légumes au wok, une merveille !). Je ne suis pas déçue de mon achat, et j’ai hâte de le remplir une nouvelle fois ! Peut-être de façon plus « compartimentée », avec de jolis jeux de couleurs cette fois-ci…

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Nouilles chinoises sautées au wok

Pour 3 ou 4 personnes

250g de nouilles chinoises sèches
3 poignées de haricots verts
250g de tofu
1 poignée de noix de cajou
2 cuillerées à soupe de sauce de soja
2 cuillerées à soupe de sirop d’agave

Equeutter les haricots verts, les couper en morceaux et les cuire 15 minutes à la vapeur. Cuire les nouilles chinoises dans 1 litre d’eau pendant 3 minutes, détacher avec une fourchette, égoutter et réserver. Effilocher le tofu (couper en lanières très fines), et mélanger dans le fond du wok avec la sauce soja et le sirop d’agave. Faire griller les noix de cajou à sec, et réserver. Une fois les haricots cuits, ajouter au tofu et faire revenir 5 minutes à feu vif. Ajouter les nouilles et les noix de cajou, et laisser réchauffer 1 minute. Servir sans attendre.