Muffins en Tourbillons de Crème de Marrons

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Hier matin, en me promenant sur les food-blogs anglo-saxons, je suis tombée sur un challenge comme il en existe beaucoup sur les blogs culinaires.
Il s’agissait, cette fois-ci, de rendre hommage à Donna Hay, la grande prêtresse des cupcakes, en confectionnant des cupcakes originaux. Pour moi, qui n’y connais pas grand-chose en cuisine anglo-saxonne, les cupcakes ne sont rien de plus que des muffins cuits dans leurs petites coques de papier (Estelle pourra peut-être nous en dire plus !). Mais à force de voguer de blog en blog, j’ai soudain eu une furieuse envie de faire pareil, et de rendre moi aussi hommage à Donna Hay, la reine des cupcakes ! Comme il me restait un bol de crème de marrons au frigo, j’ai donc décidé qu’il s’agirait de Chestnut Spread Cupcakes, ou encore : des Muffins en Tourbillons de Crème de Marrons ! Pour cette recette, je me suis inspirée d’une recette de muffins de base Marmiton, que j’ai adaptée. Nous nous sommes véritablement régalés : non seulement la recette de base est une merveille de légèreté, mais les tourbillons de crème de marrons… Hmmm, je ne vous dis que ça !!

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Muffins en Tourbillons de Crème de Marrons

Pour 18 gros muffins

250g de farine (j’ai choisi de la farine T80)
2 cuillerées à café de levure chimique
80g de sucre roux
1 sachet de sucre vanillé
50g de beurre fondu
1 oeuf
17,5cl de lait
Quelques cuillerées de crème de marrons Clément Faugier

Mélanger, dans l’ordre, tous les ingrédients sauf la crème de marrons. Dans des moules à muffins, déposer des petites coques en papier. Verser dedans le mélange jusqu’aux 3/4 des moules. Sur chaque muffin, déposer une cuillerée à café de crème de marrons, en lui faisant faire des tourbillons avec la pâte (ça n’a pas l’air très clair comme ça, mais on comprend en le faisant !).
Cuire 15 à 20 mn au four à 180°-200°. Laisser refroidir 5 mn sur une grille avant de démouler.

Terrine jambon-champignons

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« Pas facile d’habiter avec Clea. Elle fait tout le temps la cuisine, parfois c’est même elle qui fait les courses, et on a rarement voix au chapitre pour le choix des menus. Il faut dire que c’est quand même bien plus simple de la laisser décider ! Mais au final, même si on apprécie ses bons petits plats pleins de légumes, équilibrés et gentils avec notre cholestérol, on en a parfois un peu marre de ne pas avoir notre ration de carne !!! »

Si les hommes de la maison pouvaient parler librement, voilà ce qu’ils diraient. J’imagine d’ailleurs très bien cette petite bulle au dessus de leurs mines déconfites lorsqu’arrive sur la table la nième tarte au chou-fleur de la saison !

Pour les consoler, je leur ai fait une terrine. Ils n’ont pas besoin de savoir qu’elle contient plus de champignons que de jambon : l’essentiel, c’est qu’elle ait une bonne tête de terrine à manger sur du bon pain campagnard ! D’ailleurs, elle a totalement fait illusion. Légère comme tout, elle a même remporté mes propres suffrages !

Sur ce, je retourne à mes légumes :)

Terrine jambon-champignons

1,3 kg de champignons de Paris surgelés
1 gousse d’ail
1 oignon
300g de jambon cuit
2 oeufs
sel
ciboulette

Mettre les champignons dans un faitout à feu vif, jusqu’à ce qu’ils aient rendu tout leur jus. Egoutter. Mixer le reste des ingrédients, puis ajouter les champignons et mixer jusqu’à ce que le mélange soit homogène. Mettre dans un moule à cake et cuire environ 1h à 180°. Laisser refroidir et placer au frigo pour la nuit. Démouler et consommer le lendemain.
Elle accompagne délicieusement une salade composée.

“Ma” cuisine ?

Cette semaine, c’était l’anniversaire de mon amoureux. Comme nous étions juste tous les deux, je lui ai demandé ce qu’il voudrait manger pour cette journée très spéciale. Ca a été long, mais il m’a finalement répondu :

- des cannellonis comme fait ma maman
- des patates sautées avec un steak
- des quenelles avec la sauce comme fait ma maman

Je me suis donc quelque peu interrogée. Ce petit-là vit avec moi depuis maintenant un an et demi, mais quand on lui demande de citer ses plats préférés, il ne cite aucun des miens ! Il revient toujours vers la cuisine de son enfance (ce qui est bien normal), ou bien il cite les choses dont il est privé ici car je n’en fais jamais (les patates sautées ou frites, et la viande bien rouge).

fouet

Bah alors quoi ? Elle est pas bonne ma cuisine ???

Comme je cherchais une réponse, j’ai fait un
petit test en lui demandant de citer des plats bien à moi, qui
constituent « ma » cuisine. Il a hésité pendant de longues, très longues
minutes, avant de me dire qu’il n’en savait rien. Devant mon air
atterré, il a balbutié quelque chose comme une tarte au citron.
Damned.
Mon amoureux n’est absolument pas marqué par ma cuisine ! Il ne la
connaît pas, et serait bien incapable de la décrire au monde entier !

Devant
ma mine déconfite, il m’expliqua que si, ma cuisine avait une unité :
elle était toujours légère et avec beaucoup d’ingrédients naturels.
Mais le problème, ajouta-t-il, c’était que je ne refaisais quasiment
jamais deux fois la même recette. Nous y voilà donc ! Dans mon souci
d’innover sans cesse pour ne pas lasser, j’avais oublié une chose
importante : les amoureux ont besoin de repères !
Allez, pour la peine ce soir je vais lui refaire un de mes grands classiques : la galette au fromage toute simple, avec un bon bol de soupe d’Ase.
Et puis après-demain aussi !
Et toute la semaine si il le faut !!
Non mais ;)

Barres au citron

Il y a quelques temps, je vous parlais de mon amour pour la tarte au citron, et de mon dédain du chocolat. Sur ces entrefaits, Estelle me confia une citation de The Gourmet Cookbook : « pour chaque fanatique de chocolat, il existe un fanatique de citron ».
Aussitôt dit, aussitôt fait, c’est devenu ma devise et j’ai donc créé le Club des Fanatiques de Desserts Citronnés dont Estelle et moi sommes les membres fondateurs.

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Or, hier après-midi, j’ai eu, comme cela m’arrive souvent, une envie de tarte au citron. Rien de plus normal, c’est comme si les chocoholiques avaient envie d’un carré (noon, deux !) de drogue chocolatée. Mais soudain, j’ai eu une vision : une photo vue chez Estelle plusieurs mois auparavant et qui venait s’agiter sous mon nez ! Des lemon bars ! Ni une ni deux, j’ai recopié la recette d’Estelle pour l’appliquer à la lettre. Enfin, comme j’avais pas de poudre d’amandes, j’ai réduit en poudre une poignée de pignons… Et puis bien sûr, j’ai mis moins de sucre (c’est un tic chez moi). Mais ce détail mis à part, j’ai suivi sagement la recette. Non sans embêter Estelle plusieurs fois par mail interposé, pour lui montrer les étapes et le résultat final, histoire de l’embêter un peu pendant qu’elle est au bureau et que chez nous c’est déjà le soir !

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Bref, c’est un succès total : j’adore, je suis fan, je viens de trouver un nouveau Dessert Citronné qui me ravit ! Estelle, encore mille mercis !

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La recette d’Estelle est ici.
Et mon adaptation personnelle d’une autre recette d’Estelle : .

Barres au citron

Pour la pate :
- 125 g (1 cup) de farine
- 60 g (1/4 cup) de sucre
- 1 pincee de sel
- 1 petite poignee de poudre d’amande
- 90 g (soit 6 cuilleres a soupe) de beurre froid coupe en petits cubes

Pour la garniture :
- 180 g (soit 3/4 cup) de sucre
- 2 gros oeufs
- 60 mL (soit 1/4 cup) de jus de citron fraichement presse
- 1 cuillere a soupe d’extrait de citron ou, a defaut, de zeste de citron non-traite
- 1 cuillere a cafe de farine
- 1/2 cuillere a cafe de levure chimique
- 1 pincee de sel

Prechauffer le four a 180 degres C (soit 350 degres F). Recouvrir un moule rectangulaire d’une feuille de papier sulfurise. Dans un grand bol, travailler les ingredients de la pate avec les doigts, jusqu’a ce que le melange ait la consistance d’un crumble ou d’une chapelure grossiere, 1 a 2 minutes environ. Pour aller plus vite, vous pouvez egalement utiliser un robot. Transferer la pate dans le moule et la presser sur toute la surface. Enfourner 20 a 25 minutes, ou jusqu’a ce que les bords commencent a dorer. Pendant que la pate cuit, preparer la garniture : a l’aide d’un fouet, melanger tous les ingredients dans un bol de maniere a obtenir une pate lisse. Verser le melange sur la pate precuite et enfourner 30 minutes environ. La surface des barres ne dore pas, la cuisson est finie lorsque la garniture est legerement collante au toucher. Refroidir completement les barres sur une grille. En s’aidant du papier sulfurise, retirer les barres du moule et les poser sur le plan de travail et y decouper 16 barres.

Gâteau lightissime à la rhubarbe

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On peut faire plein de choses avec de la rhubarbe, comme nous l’a déjà révélé l’édition numéro 3 de Blog Appétît ! D’ailleurs avec des fraises, c’est encore mieux… Ce mois-ci, plus de fraises dans les jardins, mais la rhubarbe marque un bref retour avant hibernation, et c’est le moment d’en profiter. On m’en a donné tout plein, et je me suis empressée d’en faire des tartes, des crumbles, de la compote… Et puis j’ai eu envie d’un dessert léger et frais, qui fonde dans la bouche. Je suis donc allée fouiller dans mes archives et j’ai trouvé le candidat parfait !

Gâteau lightissime à la rhubarbe

Pour 6 personnes
250g de rhubarbe
2 jaunes d’oeufs
40g de matière grasse (huile ou beurre)
90g de sucre
un peu de vanille (liquide ou en poudre)
250g de fromage blanc 0%
30g de semoule fine
1 poignée de raisins secs (facultatif)
2 blancs en neige
1 cuillerée à café de levure.

Eplucher et découper la rhubarbe en petits morceaux. Les mettre dans le moule à gâteau et cuire 10 mn au four à 150°. Mélanger ensuite le reste des ingrédients, en ajoutant en dernier les blancs battus en neige. Verser sur la rhubarbe et remettre au four pour 35 à 45 mn, jusqu’à ce que le gâteau soit bien doré. Il retombe ensuite, c’est normal ! Il est encore meilleur fait la veille et consommé frais le lendemain.

Galette au fromage toute simple

Petite, je lisais tous les magazines pour enfants qui me tombaient sous la main : Okapi, Astrapi… ça rappellera des souvenirs à celles et ceux qui connaissent ! Ces magazines étaient pleins de bonnes idées pour faire du bricolage, des travaux manuels et même de la cuisine. J’ai notamment le souvenir d’une fiche cuisine toute illustrée, découpée, et depuis tachée et chiffonnée, qui apprenait la confection d’une galette au fromage.
Autant dire que je l’ai faite et refaite ! Plongée dans mes saveurs d’enfance, je l’ai confectionnée à nouveau il y a quelques jours de cela, et je crois que je l’aime toujours autant. Mangée chaude, elle est à la fois moelleuse et craquante, très riche en goût, et accompagne à merveilles une salade verte bien assaisonnée. Froide, c’est l’amie des piques-niques et des petits creux. Elle a l’avantage d’être très pauvre en graisses et très rapide à faire : en une demi-heure, c’est prêt.
Pour la première fois, je l’ai fait goûter à Ludo, qui a littéralement adoré et en a repris deux fois. Les choses les plus simples sont souvent les meilleures ! Merci Astrapi :)

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Galette au fromage
Pour 4 personnes

100g de farine
1 sachet de levure
50g de fromage râpé
2 oeufs
ciboulette
3 cuillerées à café de lait
sel

Préchauffer le four à 200°. Mélanger la farine, la levure, le sel, la ciboulette et le fromage râpé. Séparer les blancs d’oeuf des jaunes et incorporer les jaunes à la préparation avec le lait. C’est normal qu’il reste de la farine non mélangée, surtout ne pas rajouter de lait ! Battre les blancs en neige ferme. En incorporer la moitié au mélange, en battant bien pour que toute la farine soit incorporée. Ajouter le reste un peu plus précautionnement. Déposer le mélange sur la plaque du four en faisant une boule pas trop grande (environ 20 cm de diamètre). Cuire 25 mn à 200°. Déguster chaud ou froid.

Crumble pomme coing

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« Devine ce qu’on m’a donné ? », demande ma maman, une énorme cagette dans les bras… Des coings ! Voilà l’arrivage annuel qui me ravit le plus. Mes papilles entrevoient déjà les saveurs des confitures, des pâtes de coing et autres douceurs grumeleuses et sucrées dont elles vont pouvoir se régaler. Bien sûr, l’Atelier Coing a immédiatement été mis en place : essuyer (ne pas laver, sinon ça colle !), peler, couper… Faire cuire les peaux et les trognons dans l’eau pour récupérer la pectine, et mettre les morceaux de coing à cuire dans le jus. Une fois cuits, deux options : confiture et pâte de coing.
Pourquoi choisir ? Mais je vous propose, avant cela, de prélever dans la marmite l’équivalent d’un coing – pas plus, pas moins. Pour en faire un crumble surprenant et délicieux !

Crumble pomme-coing

1 coing
3 pommes
6 cuillerées à soupe de farine complète
3 cuillerées à soupe de sucre complet
3 cuillerées à soupe d’huile d’olive
1 cuillerée à café de cannelle

Préchauffer le four à 180°. Eplucher 3 pommes, les couper en morceaux et les mettre dans un plat à gratin. Ajouter le coing déjà cuit, mélanger. Dans un grand bol, mélanger la farine, le sucre et la cannelle. Ajouter l’huile d’olive et émietter le tout entre les doigts, jusqu’à ce que la consistance soit sableuse. Recouvrir les fruits du mélange et mettre au four pour 40mn environ, jusqu’à ce que le crumble soit bien doré.

Déguster chaud, tiède ou froid…!

Pâté de carottes au sésame

Les carottes sont souvent négligées dans ma cuisine : coupées en lamelles et cuites à l’eau, réduites au statut d’accompagnement ou à faire trempette dans une soupe. En les contemplant dans leur petite cagette l’autre jour, toutes rabougries et pleines de terre, les carottes m’ont fait de la peine. J’ai eu envie de les sublimer !
Ca tombe bien, j’ai plein de recettes de carottes sous la main : des bouchées sucrées aux fruits secs, un gâteau carottes-noisettes, et surtout une recette salée que j’avais oubliée dans mes tiroirs : un pâté de carottes aux saveurs d’ailleurs : sésame, raisins secs, curry… Les carottes, agrémentées de féta fondante, sont moelleuses à souhait et contrastent avec la croûte de pâte. Voilà une bonne recette d’hiver pour changer des carottes à l’eau !

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Pâté de carottes à l’orientale

Pour 4 ou 5 personnes

500g de carottes
1 oignon
1 grosse poignée de graines de sésame
sel
curry
40g de raisins secs
100g de féta coupée en dés
280g de farine T80
sel
curry
4 cuillerées à soupe d’huile
un petit verre d’eau

Eplucher et râper les carottes. Emincer l’oignon. Faire dorer une minute dans un fait-tout, puis rajouter un verre d’eau et laisser mijoter 20 minutes environ. Ajouter le sel, le curry, les raisins secs, les graines de sésame et la féta. Préparer la pâte en mélangeant la farine, sel, curry, huile et eau. Etaler en rectangle et déposer sur une plaque. Déposer les carottes d’un côté du rectangle et replier le reste de pâte pour former un carré. Il faut que la pâte renferme totalement la garniture, sous peine de débordements ! Placer au four à 180° pendant 45 minutes environ, jusqu’à ce que la pâte soit bien dorée. Servir chaud.

Tarte choconoisettine aux poires

Mardi matin, 11 heures : un cri s’échappe de la cuisine, et ma maman en sort, toute dépitée. La situation est critique : partie pour faire un gâteau au chocolat pour ses amies au goûter, elle avait mis à fondre 100g de chocolat dans une casserole, avant de s’apercevoir qu’au lieu de 3 oeufs, il n’en restait plus qu’un.
Alors… SuperClea a mis sa grande cape rose pour voler au secours du chocolat fondu ! Et a improvisé en quelques minutes une tarte poires / chocolat / noisettes (on n’avait pas non plus de poudre d’amandes !). L’honneur était sauf : ces dames étaient ravies, elles n’ont rien su du désastre. Le frigo, lui, était toujours aussi vide, mais les estomacs heureux.

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Tarte choconoisettine aux poires

250g de farine
2 cuillerées à soupe de sucre
4 cuillerées à soupe d’huile végétale (olive ou sésame), ou bien du beurre fondu
un petit verre d’eau
100g de chocolat à pâtisserie
crème de soja
5 ou 6 poires selon la taille
1 oeuf
60g de noisettes en poudre
50g de sucre

Préparer la pâte : mélanger farine, sucre, matière grasse et eau. Faire une boule, l’étaler et foncer un moule à tarte. Faire fondre le chocolat avec deux cuillerées à soupe de crème (si ce n’est déjà fait !). Etaler le chocolat sur le fond de pâte. Eplucher et couper les poires. Les répartir sur le chocolat. Mélanger l’oeuf avec le sucre et les noisettes en poudre. Ajouter suffisamment de crème pour obtenir un mélange fluide. Verser sur les poires. Enfourner à 180° pour 45 minutes environ. Déguster tiède ou froid !