Suki / kirai !

Anne a sorti le nez de son Atelier pour nous proposer un nouveau questionnaire spécial blog : un « J’aime / J’aime pas » à la Amélie Poulain. L’idée me rappelle fortement la version japonaise du jeu : le « suki / kirai » (prononcer : « skikiraille »), soit « j’aime / je déteste », que les japonais adorent décliner à toutes les sauces pour chercher à connaître les gens. Et comme les connaissances se font souvent autour des repas, les « suki / kirai » tournent la plupart du temps autour de la nourriture. N’oublions pas que les japonais sont littéralement obsédés par le contenu de leurs assiettes… et surtout de celles des autres ! Je vais donc jouer à la japonaise, pour rester dans le ton de ce blog, et parler essentiellement de nourriture.

Suki (J’aime) :

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  • prendre une recette, réunir des ingrédients différents, et créer une nouvelle recette
  • les tartines de pain complet bio avec de la purée d’amandes
  • les galettes de riz soufflé croquantes à grignoter à l’heure du goûter
  • l’automne et l’arrivée dans nos assiettes des figues et des potimarrons
  • l’hiver et ses plats tout chauds sortis du four : gratins, crumbles, gâteaux aux mille parfums…
  • les spéculos écrasés dans la compote de pomme
  • les tartes aux légumes
  • aller faire les courses au magasin bio
  • être invitée et n’avoir rien à préparer…

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Kirai (J’aime pas) :

  • les plats pleins de gras qui crépite et dégouline
  • l’été et sa chaleur insupportable qui coupe l’appétît
  • les viandes rouges et leur odeur quand elles cuisent
  • rentrer très tard, avoir faim, et manger trois tomates pour aller vite
  • passer des heures à table en famille, le dimanche, quand il fait beau dehors…
  • aller faire les courses à l’hypermarché
  • avoir vraiment très très envie de sushi, et me rappeller que je suis en Savoie

kirai

Si vous voulez répondre à ce nouveau questionnaire, n’oubliez pas que vous n’êtes pas obligé de vous focaliser sur l’aspect culinaire, vous êtes même invité à parler de tout ce qui vous passe par la tête !
Hmm, voyons voir, qui vais-je désigner cette fois-ci ? ;))

Chachou, qui fait son entrée pour la prochaine édition de Blog Appétît
Ma coupine de Bouquet’s blog, qui a sûrement plein de « J’aime / j’aime pas » en commun avec moi ;)
Et enfin à Lali, qui vient de changer de look et qui a de belles couleurs à vous montrer !

Tarte zen pour yogi affâmé

Le mardi soir, désormais, c’est le soir du yoga ! Ma maman et moi prenons nos petits tapis et allons écouter la voix mélodieuse de Madame Yoga en nous roulant sur les tapis en mousse. Un moment de bonheur béat, déstressant au possible (il m’arrive souvent de m’endormir), duquel on ressort étiré et heureux.
Le seul problème du cours de yoga, c’est qu’il est à l’heure du dîner : de 18h30 à 20h, en sachant qu’il faut une demi-heure de trajet aller et pareil au retour. Si ce n’était pas du yoga, je dînerais avant ; ça ne m’a jamais posé problème de manger tôt, bien au contraire (au Japon, j’avais l’habitude de dîner à 18h). Mais allez faire un cours de yoga après le repas, et vous comprendrez votre douleur ! ;o) Donc, je prépare un petit quelque chose dans l’après-midi et on dîne en rentrant, vers 21 heures. Et pour ne pas perdre les effets bénéfiques de notre séance de yoga, j’essaye de confectionner un petit plat à la fois complet et léger.

Cette fois-ci, pour m’amuser, j’ai même voulu faire une tarte aux légumes qui soit équilibrée entre yin et yang ! Je suis donc allée me renseigner un peu (très vite fait, je dois dire – les puristes devront me pardonner) sur les aliments yin et yang.
Pas de chance, les aliments que je compte utiliser pour ma tarte, des poireaux et de la farine de blé complet, sont tous les deux yang ! Pas bien ! Il me faut un peu de yin, mais je dois aussi faire avec ce que j’ai dans le frigo… Voyons voir. L’huile d’olive pour la pâte à tarte est yin, c’est déjà ça ! Mais saumon et fromage de chèvre sont yang eux aussi… On va donc ajouter plein de condiments yin : ciboulette, curry, moutarde… J’ai ! On va faire nos petits totaux :  Côté yang : Farine de blé, poireaux, fromage de chèvre, sel marin  Et côté yin : Eau, curry, ciboulette, moutarde. Youpi,ça fait 4 partout ! Mais la liste ne me dit pas si mon lait de soja est yin ou yang… Boh, il doit bien être un peu les deux ;))

Ah la la, quel boulot tout ça ! Heureusement qu’après il y a le yoga pour me remettre les méninges en place !

tartepoireaux

Tarte yin-yang aux poireaux

Pour 4 yogi affâmés

280g de farine de blé T80
sel marin
un petit verre d’eau
4 cuillerées à soupe d’huile d’olive
1 kilo de poireaux
175ml de lait de soja (ou lait de vache, mais attention, il est yin !!)
1 petit fromage de chèvre
1 cuillerée à soupe de moutarde
1 cuillerée à café de curry en poudre
quelques brins de ciboulette

Faire cuire les poireaux à l’étouffée, sans matière grasse, jusqu’à ce qu’ils soient tendres. Faire la pâte à tarte en mélangeant farine, sel, eau et huile d’olive. Faire une boule, puis l’étaler au rouleau et la mettre dans le moule à tarte. Ecraser le fromage de chèvre, ajouter le lait, la moutarde, le curry, du sel et la ciboulette, bien mélanger. Ajouter les poireaux cuits et égouttés. Verser le tout sur le fond de pâte et cuire à 180° pendant 45 mn, ou jusqu’à ce que la pâte soit dorée.

 

Résultat : cette tarte yin-yangisée s’est révélée vraiment délicieuse ! L’association des différents ingrédients et des condiments était idéale, surtout le mélange curry-moutarde-fromage de chèvre. Décidément, il va falloir que je me penche un peu plus sérieusement sur les principes de base de l’alimentation macrobiotique ! Vivement mardi prochain !

 

NB : maintenant j’ai un doute quant à mes petits croisillons de pâte… Yin ou yang ? Il y a de quoi y perdre son japonais !!

La soupe d’Ase

Ma famille se sépare en deux clans : il y a ceux qui aiment la soupe, et ceux qui ne l’aiment pas. Chacun a ses raisons :
– mon papa n’aime pas la soupe parce que ça lui rappelle la guerre, qu’il n’aime pas les bruits de schlurp schlurp et qu’il refuse de manger à la cuillère.
– moi j’aime la soupe parce qu’elle permet de faire le plein de légumes, qu’on peut varier les saveurs à l’infini, que c’est bien chaud l’hiver et que question cuisine, elle ne demande pas beaucoup d’attention : éplucher, découper, laisser mijoter, et éventuellement mixer… C’est pas très compliqué.
– ma maman aime la soupe sous certaines conditions : quand elle est à la courgette, ou que c’est Mercotte qui l’a faite.
– et mon chéri n’aime pas la soupe, « parce que ».

Mais un jour, ma maman a ramené d’un voyage en Norvège la recette d’une soupe miraculeuse que son amie norvégienne, Ase, lui avait confectionné à de nombreuses reprises. Il s’agit d’une soupe de légumes et de lentilles corail parfumée au cumin et au laurier, qu’on ne mixe pas. A l’époque, on en faisait au moins une fois par semaine, et on en mangeait donc deux soirs de suite, voire plus. On ne s’en est jamais lassées. Je mets le verbe au féminin pluriel, car à l’époque mon papa refusait toujours de la goûter, et Ludo n’était pas encore là .
Et puis, un jour où on avait mis moins d’eau dans la soupe, mon papa accepta de la goûter à condition qu’on ne lui mette que des morceaux de légumes. Et bien sûr, il a adoré.
Ensuite, je suis partie pour le Japon et on a oublié la fameuse soupe. Jusqu’à hier soir, quand j’en ai eu envie à nouveau. L’occasion était idéale pour la faire goûter à Ludo-qui-n’aime-pas-la-soupe-parce-que. Et bien sûr, il a adoré !

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Voici donc la recette de la soupe qui réconcilie ceux qui aiment et ceux qui n’aiment pas, et qui va certainement réchauffer nos soirées d’hiver pendant quelques temps…

La soupe d’Ase

Pour 4 portions

2 pommes de terre
3 petites carottes
1 poireau ou 1 gros oignon
1 poivron rouge ou vert
3 dl de lentilles corail
470g de tomates pelées et leur jus (une boîte)
10 dl d’eau
1 bouillon cube aux légumes
1 cuillerée à café de cumin ou de curry
sel
1 feuille de laurier

Eplucher et couper les légumes en dés. Mettre dans une marmite avec le reste des ingrédients (ajouter le sel en fin de cuisson). Laisser cuire pendant une bonne demi-heure après ébullition, ou jusqu’à ce que les légumes soient tendres. Servir bien chaud, avec éventuellement un peu de crème fraîche. Et bien entendu, ça se réchauffe très bien, c’est même encore meilleur !

Gratin de pommes de terre

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Et voilà , j’ai craqué ! Il s’est mis à faire froid, j’ai ressorti mes chaussettes qui tire-bouchonnent, je me blottis sous ma couette à la moindre occasion, et… J’ai envie de gratins !
J’ai donc testé une recette de gratin de pâtes qui me semblait très chouette, mais les pâtes du dessus se sont retrouvées croustillantes et, finalement, plutôt immangeables. Celles du dessous étaient délicieuses, ceci dit, donc je vais retravailler tout cela pour vous le présenter !
Finalement, pour marquer le retour à mes origines après le détour japonais, je vais opter aujourd’hui pour un gratin savoyard. (Oui, pour ceux qui l’ignorent encore, je suis une savoyarde pur jus… juste un peu japonisée !). Mais pas un gratin de patates tout simple, non ! Ni un gratin dauphinois, faut pas confondre, hein ! Celui-ci a l’appellation d’origine contrôlée : il est sa-vo-yard ! Le mieux, c’est que ça ne veut pas dire qu’il est dégoulinant de reblochon, de crème et de lardons. Je dirais même qu’une fois un peu adapté, c’est un très bon plat complet et équilibré, qui réchauffe et réconforte, parfait pour les soirées d’automne qui nous attendent ! Les pommes de terre et les oignons sont parfumés à l’ail et aux épices, et fondent dans un mélange de lait et de fromage. Le résultat est crémeux et plein de goût… Il a remporté tous les suffrages de la tablée !

Gratin de pommes de terre

Pour 8 personnes

1 gousse d’ail épluchée
20g de beurre
800g de pommes de terre
2 gros oignons
Quatre épices, noix de muscade, poivre, sel
50 cl de lait
125g de gruyère râpé

Préchauffer le four à 180°. Peler, laver et sécher les pommes de terres, les couper en rondelles ultra fines (idéalement au robot). Couper très finement les oignons en rondelles. Mettre le lait à tiédir dans une casserole. Mettre les pommes de terre dans un salader, saler, ajouter les épices, et bien mélanger. Ajouter les oignons et le fromage, mélanger. Ajouter finalement le lait. Frotter l’intérieur du plat à gratin avec la gousse d’ail et beurrer (y compris les bords). Verser les pommes de terre et faire cuire pendant au moins une heure (mais plus ça cuit, mieux c’est !).

La recette est adaptée du livre Délices de lait.

Casseroles, amour et crises

Une fois n’est pas coutume, je vais vous parler lecture… En fait, toute malade que je suis au fond de mon lit, je n’ai pas tellement le courage de parler cuisine ! Heureusement, j’ai un bon pavé pour me tenir compagnie : Casseroles, amour et crises, le dernier ouvrage du sociologue Jean-Claude Kaufmann.

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Ce livre n’est pas du tout hors sujet sur ce blog de cuisine, puisqu’il est sous titré : Ce que cuisiner veut dire.
Comme je n’ai pas encore fini de le lire, et que je m’en voudrais de vous révéler la fin de peur de tuer le suspense, je ne me risquerai pas à vous dire tout ce nous révèlent nos façons de faire autour de la table et des casseroles. Mais voici un petit survol de cet ouvrage, qui vaut le détour, même pour les non-sociologues.
Kaufmann commence par revenir sur l’histoire du repas.
Les trois repas par jour pris à heures fixes, autour d’une table, n’ont pas toujours été une institution. Ils sont même plutôt récents… Quoi qu’il en soit, ils sont devenus un moment de retrouvailles en famille et un vecteur de socialisation et d’apprentissage de la vie en société.
La famille se construit autour des casseroles. Mais aujourd’hui, quand on n’a pas le temps, on fait comme on peut : les tables se multiplient, le frigo remplace la casserole, et les pratiques s’individualisent. On mange dehors, ailleurs, autrement. Mais l’auteur parle aussi de ce qui ne change pas : les repas en famille du dimanche, le repas de présentation du petit-ami à la famille, le changement des manières de cuisiner lorsqu’on se marie, qu’on divorce, ou que les enfants quittent la maison… Tout cela est décrit avec finesse et humour.
On tombe ensuite dans les casseroles : la distinction entre cuisine ordinaire et cuisine passion, entre celle de la semaine et du week-end. Le problème principal : trouver l’idée, le menu. Kaufmann nous parle des hommes aux fourneaux, des filles et de leurs mères, et de toutes ces petites choses qui font notre quotidien culinaire.

Le tout est très agréable à lire, ponctué de très nombreux extraits d’interviews avec des gens comme vous et moi, qui nous aident à saisir le sens caché derrière nos pratiques de tous les jours.

Si vous n’avez rien à lire, je vous le conseille ! Avec ses 342 pages grand format, il vous occupera un moment… En tout  cas, moi j’y retourne !

Tchai pudding et Tchai muffins

En cette belle journée pluvieuse d’automne… que diriez-vous d’un bon Tchai ? Effluves d’épices, douceur du lait et de la crème… Et pourquoi pas en version dessert ? J’ai fait deux essais qui se sont révélés vraiment concluants. Cela nous donne donc un pudding au tchai et des muffins au tchai qui restituent parfaitement toutes ces saveurs. Le premier est un dessert tout léger pour finir un repas sur une note à la fois douce et épicée, et le deuxième trouve naturellement sa place à l’heure du thé ou du petit-déjeûner… A vos épices !

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Tchai pudding

Pour 5 à 6 portions

250 ml d’eau
1 cuillère à café d’agar-agar
3 sachets de thé Darjeeling
3 clous de girofle
3 gousses de cardamome ouvertes et grattées
1 cuillerée à café de cannelle
1 pincée de gingembre
70g de sucre roux
250 ml de lait (vache ou soja)
50 ml de crème (vache ou soja)

Mélanger l’agar-agar avec l’eau et porter à ébullition dans une casserole. Une fois que l’eau bout, baisser le feu et ajouter les sachets de thé et les épices. Laisser bouillir légèrement pendant 1 minute 30. Eteindre le feu et verser le sucre tout en remuant. Faire chauffer le lait et la crème au micro-ondes ou dans une autre casserole (jusqu’à 37 degrés environ). Ajouter au mélange précédent. Enlever les sachets de thé en les pressant bien, puis verser le tchai dans des petits verres à l’aide d’une passoire à thé. Laisser refroidir puis mettre au réfrigérateur pour une heure minimum. Servir avec un peu de chantilly fouettée et saupoudrée de cannelle, ou bien seulement avec une pincée de cannelle pour décorer.

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Tchai muffins

Pour environ 2 plaques de muffins

175g de farine T80
1 petit paquet de levure chimique
2 cuillerées à soupe de sucre roux (ou plus si l’on veut un goût bien sucré)
2 cuillerées à café de cannelle
1 oeuf
50g de beurre allégé fondu
200 ml de lait
2 sachets de thé noir
3 gousses de cardamome ouvertes et grattées
1 pincée de gingembre
3 clous de girofle

Porter le lait à ébullition. Couper le feu. Mettre dans le lait les sachets de thé, 1 cuillerée à café de cannelle, le gingembre, la cardamome et les clous de girofle. Laisser infuser une demi-heure en remuant de temps en temps pour éviter que de la peau ne se forme. Préchauffer le four à 210°. Mélanger la farine, le sucre, la levure et 1 cuillerée à café de cannelle. Dans un autre bol, battre l’oeuf et le beurre. Oter les sachets de thé du lait et le verser dans le mélange oeuf-beurre à l’aide d’une passoire à thé. Bien mélanger puis verser dans le mélange à la farine. Mélanger grossièrement – pour des muffins, mieux vaut une pâte grumeleuse qu’une pâte lisse. Verser dans des moules à muffins. Mettre au four pour 15 à 20 mn. Vérifier la cuisson avec la pointe d’un couteau. Laisser refroidir 5 mn avant de démouler. Laisser ensuite refroidir sur une grille.

Muffins à la courge

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C’est officiel : c’est l’automne et les courges et autres potimarrons ont enfin débarqué sur nos étals et dans nos jardins (ou ceux des gentils voisins !). C’est beau, c’est rond et orange, et ça donne envie de faire plein de choses avec !
Si vous avez pris l’option potimarron, vous l’avez peut-être cuisiné en terrine, en purée, ou encore en velouté au romarin, ou à la sauge. Avec l’option courge, en revanche, vous avez peut-être opté pour un gratin au gorgonzola ou une soupe onctueuse
Quoi qu’il en soit, même après ça, il vous en reste ! C’est bien là tout le dilemme de la courge : que faire de ces 300 grammes de purée de potimarron (ou de courge) toujours et indéfiniment restants ?
Heureusement que Clea est là avec la solution : des muffins d’automne calibrés exprès pour utiliser un reste de cucurbitacée en perdition !
Inventés au pif, ils se sont révélés moelleux et pleins de goût. J’ai associé au potimarron de la farine de sarrasin, et j’aurais bien aimé y mettre de l’emmental, mais je n’en avais pas sous la main… Par défaut, le sérac de chèvre s’est révélé assez approprié. Enfin, pour finir avec une note croquante, j’y ai ajouté quelques noix de cajou. Mais libre à vous de les remplacer par des noisettes ou des graines de tournesol, c’est l’automne après tout !

Muffins à la courge

Pour 2 plaques (une de 12 petits et une de 6 gros muffins)

80g de farine T80
80g de farine de sarrasin
1 petit paquet de levure chimique
300g de purée de potimarron déliée avec du lait
150ml de lait
1 oeuf
2 cuillerées à soupe d’huile d’olive
un peu de sel
1/3 de boîte de sérac de chèvre, ou 100g d’emmental râpé
quelques noix de cajou

Mélanger les deux farines, le sel et la levure d’un côté. Dans un autre bol, mélanger l’oeuf, le lait, l’huile d’olive, et ajouter le potimarron. Ajouter le mélange de farine. Bien mélanger, puis ajouter le sérac émietté ou bien le fromage râpé.
Verser dans des plaques à muffins, décorer avec des noix de cajou. Passer au four 15 à 20 mn à 210°. Laisser refroidir 5 minutes avant de démouler.

Tatin d’aubergines aux tomates confites

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En cette fin d’été, voici une nouvelle recette inratable et toujours appréciée de ma petite maman : la tatin aux aubergines. Mais avant de vous la donner, il faut que je vous fasse un aveu cuisant : ma maman et moi n’avons pas la même façon de cuisiner. Nous aimons souvent cuisiner les mêmes choses et nous avons les mêmes influences, mais dans la cuisine, rien n’est plus pareil.

Ma maman aime :
– cuisiner au pif et ne jamais refaire deux fois exactement la même recette
– faire et refaire ses classiques, qui tendent à la perfection
– tout déranger, puis ranger… parfois
– utiliser plein de torchons tout mouillés et de cuillères, pour un peu tout…

Et moi, j’aime :
– faire la recette au gramme près, en notant les proportions modifiées, pour avoir la recette sur papier (et sur blog !)
– tenter sans arrêt de nouvelles recettes et faire de nouveaux essais (et les classiques, pour les jours sans imagination)
– déranger mais laver et ranger dans la foulée !
– ne jamais rien avoir qui traîne autour de moi…

En conclusion : je suis dans l’incapacité totale de vous donner la recette exacte de la tatin d’aubergines… Je vais donc faire dans l’à peu près, pour une fois, vous me pardonnerez ;)

Tatin d’aubergines aux tomates confites

Pour 4 personnes

1 très grosse aubergine ou 2 si elles sont moyennes
4 cuillerées à soupe d’huile d’olive
280g de farine T80
un petit verre d’eau
sel
tomates séchées confites
pignons de pin
huile d’olive
sucre complet
herbes de provence

Découper l’aubergine en tranches (avec la peau, si elle est bio) et les faire cuire à la vapeur.
Confectionner la pâte à tarte en mélangeant farine, huile d’olive, sel et eau. Faire une boule, puis l’étaler en un grand cercle.
Dans le fond du moule à tarte, déposer un peu d’huile d’olive, puis du sucre complet (un tout petit peu, mais le fond du moule doit être couvert !). Ajouter les pignons de pin, puis les tranches d’aubergines. Saler et ajouter les herbes de provence. Disposer ensuite quelques tomates séchées coupées en deux si elles sont grosses. Recouvrir avec la pâte à tarte. Faire caraméliser le moule quelques instants sur le gaz en le faisant pivoter plusieurs fois. Mettre ensuite au four à 180° pendant 35 à 45 minutes, jusqu’à ce que la pâte soit cuite et dorée. Retourner la tarte sur un plat de service et déguster bien chaud.Elle accompagne divinement un poisson blanc ou une salade toute simple.

Cheese-cake à la japonaise

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Il y a quelques temps, je vous parlais de ma passion pour la tarte au citron, qui n’a qu’une égale : ma passion pour le cheese-cake. Mais pas n’importe comment : ni pâteux, ni étouffe-chrétien, ni farineux… Non : le seul cheese-cake digne de ce nom doit être crémeux et fondre sous la langue. Pour tout vous avouer, j’ai découvert le cheese-cake de mes rêves au Japon. Mais pas dans un restaurant haut de gamme ni dans une pâtisserie de luxe, non… Dans un « family restaurant », soit l’équivalent de nos cafétérias d’hypermarchés, un dimanche soir, bien inspirée : Joyfull !

Je vous invite à visiter leur page web pour découvrir une cafétéria à la japonaise – même si vous n’y comprenez rien, les photos parlent d’elles-même ! Allez, on va faire le tour ensemble. Au menu, nous avons :

- la série « plats légers » (légers ??) : pâtes, gratins, salades, hamburgers, omelettes, currys, pizzas… En fait de « plats légers », ce sont les plats à l’occidentale (forcément, ça cale pas aussi bien que le riz blanc !)
le grill : steaks hâchés et côtelettes au barbecue
les plateaux : un bol de riz, un bol de soupe miso, un bol de pickles, parfois un peu de salade et toujours un plat à base de viande ou de poisson (très souvent frits).
les plats légers « wafu » (à la japonaise) : de gros bols remplis de riz et surmontés d’une garniture (poulet grillé, thon cru…) ou bien des soupes de pâtes. Ma préférence allait toujours au tout premier de la liste : le negitorodon.
les accompagnements à la carte : brochettes, fritures, pois salés, pieuvre grillée…
les desserts : mille-crêpes, gâteau au chocolat, gâteau au thé, et… le fameux cheese-cake !

Le jour où j’ai goûté ce cheese-cake, j’ai su que c’était l’élu : je n’avais jamais rien mangé d’aussi délicieusement fondant et crémeux. Portée par mon enthousiasme, j’ai donc fait tous les grands magasins de la ville pour comparer les différents cheese-cakes : des soufflés, des new-yorkais, des sablés, des entartés, des gonflés, des dégonflés…

Mais aucun qui remporte mon suffrage. J’ai donc continué à aller régulièrement chez Joyfull sous des prétextes fallacieux (« J’ai pas envie de cuisiner », « on est juste à côté ! », « Tiens, un Joyfull qu’on a pas encore testé ! »), tout ça pour déguster mon merveilleux cheese-cake.

Et un jour, j’ai reçu d’une lectrice de ce blog la vraie recette du cheese-cake à la japonaise, que je viens de tester. Je rêvais de la réaliser avec du cream-cheese Philadelphia, mais comme on n’en trouve pas en France (mais pourquoi ????), je me suis rabattue sur de la ricotta. Le résultat était très proche de mes espérances, très fondant, et s’il aurait été encore meilleur avec du vrai cream-cheese, comme au Japon, j’étais vraiment satisfaite. Merci beaucoup pour cette recette, Trisha !

La recette de Trisha est disponible ici en anglais.

Voici également une petite traduction en français avec les adaptations que je lui ai apportées :

Cheese-cake à la japonaise

250g de cream-cheese ou de ricotta
3 oeufs
50ml de lait
80g de sucre
30g de maïzena
2 cuillerées à soupe de jus de citron
1/2 cuillerée à café de poudre à lever

Préchauffer le four à 175°C. Mélanger le fromage avec le lait, ajouter 50g de sucre, les jaunes d’oeufs, la maïzena, le jus de citron et la levure. Battre les blancs d’oeufs avec le reste du sucre. Ajouter les blancs battus dans la préparation précédente. Verser le tout dans un moule rond (avec papier cuisson) et faire cuire au bain-marie pendant 35-45 minutes. Bien laisser refroidir. Servir avec de la confiture de fraises (à réchauffer dans une casserole avec 1/2 cuillerée à soupe d’eau), soit étalée sur le gâteau soit servie à côté.

Clea… ailleurs !

Ce mois-ci, vous pourrez aussi me retrouver dans le magazine Wasabi, magazine entièrement consacré à la gastronomie japonaise, mais en français dans le texte.

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J’ai collaboré en rédigeant deux articles, l’un consacré à l’agar-agar et l’autre au ringo-su, le vinaigre de pomme, les deux tendances de l’été au Japon. Voilà une occasion pour les passionnés de cuisine japonaise que vous êtes de découvrir ce magazine tout nouveau tout beau, qui n’en est qu’à son cinquième numéro !

NB : ce n’est pas moi qui suis en couverture ;))

NB2 – dernière minute ! : Wasabi est gratuit et distribué essentiellement dans les restaurants japonais ! En revanche, mes articles sont disponibles en PDF sur le site de Wasabi.